Envie de participer ?
Bandeau

Le Nikon Coolpix P7800 est un appareil photo compact expert mis sur le marché en septembre 2013. Il est destiné aux photographes à la recherche d'un boîtier performant se rapprochant de leur reflex habituel.

Caractéristiques principales

  • Capteur BSI-CMOS de taille 1/1.7" (7.44x5.58 mm) proposant une résolution de 12.2 mégapixels.
  • Zoom optique de 4x, avec une distance focale de 28-200 mm.
  • Écran de 3 pouces.
  • Stabilisateur d’image optique.
  • Enregistrement de films avec une résolution de 1920x1080 pixels.
  • Viseur électronique.

Viseur électronique : Un ajout attendu mais perfectible

Le Coolpix P7800 se distingue de son prédécesseur, le P7700, par l'ajout d'un viseur électronique. Nikon vous a entendu réclamer des viseurs sur vos boîtiers. En lieu et place des trous de serrures (optiques néanmoins) qui équipaient les précédents modèles P7000 et P7100, voici donc un nouveau viseur électronique sur le P7800. Contrairement au Canon G16, la visée est ici électronique. Nikon a opté pour un écran ACL de 921 000 points, ce qui correspond à une définition VGA de 640x480.

Cependant, ce viseur électronique présente certaines limitations. Dans la pratique, ce viseur électronique est aussi étriqué que la lucarne optique du G16, présente une teinte légèrement rosée, est granulé, souffre d'une latence perceptible et ne dispose pas de détecteur oculaire automatique. La permutation viseur/écran se fait via un bouton, juste à côté de la touche Menu Rapide.

L'intégration d'un viseur électronique, autrement plus précis que les viseurs optiques habituellement proposés, est une bonne idée, mais la réalisation n'est pas à la hauteur du modèle.

Fonctionnement et ergonomie

Le P7800 reprend le principe des deux molettes de commande avant et arrière et dispose d’une couronne supérieure permettant de basculer d’un mode de prise de vue à l’autre (P, S, A, M et modes scènes). Presque tout le monde est passé à la navigation par onglets, même les Nikon 1, même le petit S6600, c'est à croire que, pour Nikon, les experts sont forcément des ermites hirsutes totalement réfractaires à tout confort graphique. Heureusement, ce manque de sex-appeal est compensé par des possibilités de personnalisation riches.

Lire aussi: Avis et comparatifs des meilleures lunettes de tir

Cette fois encore, nous apprécierons la touche Fn1 qui, utilisée en même temps qu'une molette, permet au choix de régler la sensibilité, la balance des blancs, la puissance du flash, etc. Pour l'atteindre, il faudra jouer de l'annulaire et avoir de grandes mains. Dans un autre genre, la possibilité de démarrer l'appareil sur une focale fixe prédéterminée sera très appréciée.

Si le P7800 est plutôt à ranger dans la catégorie poids lourds parmi les compacts experts modernes, son encombrement supérieur permet de bénéficier d'une prise micro et d'une prise télécommande, souvent absentes chez la concurrence.

Qualité d'image

La combinaison capteur-objectif est inchangée ; ce sont donc toujours le BSI CMOS de 12 millions de pixels en 1/1,7" et le zoom 28-200mm f/2-4 qui officient. À n'en pas douter, le P7800 délivre une très belle image. Très piquée et homogène, quelle que soit l'ouverture, quelle que soit la focale. Il sera même possible de pousser le compact expert jusqu'à 1600 ISO sans arrière-pensée.

Vidéo

Nikon réitère l'erreur ergonomique de ne pas proposer un déclencheur vidéo dédié. Il faut du coup utiliser l'un des deux modes vidéo proposés sur le sélecteur de mode. Le premier est tout automatique, l'autre laisse le choix entre la priorité ouverture, l'exposition manuelle ou sept effets spéciaux. Conséquence logique de ce choix, il n'est pas possible de prendre une photo pendant l'enregistrement vidéo.

L'image, en Full HD à 25 images par seconde, progressif, est moins nette et détaillée que ce dont est capable le P7800 en photo. L'exposition est juste mais des fourmillements sont visibles. La mise au point continue prend du temps à se stabiliser. Sur une scène fixe, il y aura quelques secondes de flottement, sur un sujet mobile, l'autofocus sera totalement perdu. Le P7800 filmera donc plutôt des "images animées", sur trépied, plutôt que des scènes d'action du quotidien.

Lire aussi: Test des lunettes de tir Nikon Monarch

Bien qu'il dispose de deux micros pour la stéréo, c'est plutôt un son mono que nous entendons, provenant uniquement de la gauche. Bien que les voix sont claires et les ambiances bien restituées, le tout est noyé sous un souffle persistant. Dans un tout autre genre, le zoom se montre particulièrement lent pendant l'enregistrement vidéo.

Réactivité

Le démarrage demande toujours près de 2 secondes, ce qui en 2013 est beaucoup trop. L'autofocus, sans non plus être le pire, n'est pas au niveau de ce que nous sommes en droit d'attendre d'un compact expert actuel, surtout lorsque la lumière faiblit. La plus grande source de frustration viendra du buffer à la lenteur scandaleuse. Comptez 1,7 seconde entre deux JPG et un peu plus de 5 secondes entre deux Raw.

Lire aussi: Lunettes de tir Nikon avec télémètre : analyse

tags: #nikon #p7800 #affichage #du #viseur #fonctionnement

Post popolari: