Cet article explore le fonctionnement des munitions de canon de salut, en abordant divers aspects tels que l'horizon optique, les types d'obus, les fusées, et l'évolution des projectiles à travers l'histoire.
La portée maximum d’un télémètre est limitée par l’horizon optique, c'est-à-dire la distance maximum que son regard peut voir.
Vous êtes au niveau de la mer, vos yeux sont à 1,70m du sol pris au niveau de la mer. A quelle distance se trouve cette belle ligne courbe que vous voyez dans le lointain depuis la plage de vos vacances et que l’on appelle l’horizon ? Réponse : 4,65 km.
Voici la formule simplifiée bien suffisante pour nous, mais retenez qu’il en existe une autre plus complexe et beaucoup plus précise :
d = 3.57 * racine carré de h
Lire aussi: Tout savoir sur les munitions pour fusils de chasse
d = distance en km
h = hauteur des yeux en m ou axe optique
On comprend tout de suite l’importance d’une hune d’observation le plus haut possible et pourquoi on a des télémètres dans les hauts, mais on voit aussi les limites du tir à grande distance en mer, sur terre une cible est un point sur une carte même à 120 km, sur mer c’est totalement différent.
Si votre axe optique le plus haut est à 30 m, vous ne voyez qu'à 19.550 km, à 40 m 22,570 km.
Dans un combat naval, il est important de voir l’ennemi le premier. Il serait digne d’intérêt de connaître l’horizon optique de BISMARK, du HOOD, des grosses unités de l’époque pour essayer de comprendre pourquoi les premiers obus sont parties à cet instant plutôt qu’un autre. Cela explique aussi la portée « relativement modeste » des pièces de gros calibre sur les bâtiments comparée au même calibre en terrestre, on ne peut pas tirer sur ce que l’on n’a pas encore détecter.
Lire aussi: Munitions disponibles à l'Armurerie de la Bourse
On se rend compte rapidement que certain boulet se désagrège en frappant la muraille et ne cause aucun dégât, c’est pas assez solide. Si c’est bon pour jouer aux quilles avec l’infanterie adverse, c’est pas terrible. Les forts aussi bien vite fabriquer rapidement des boulets en fer plus robuste, qui permettent toujours de jouer aux quilles avec la piétaille mais qui est aussi efficace contre les murailles.
À ce propos, s’il vous arrive de lire des récits de bataille de cette époque reculée, c’est souvent cité « Monsieur le Maréchal a été emporté par un boulet ». La mitraille ne sera utilisée qu’à portée courte mais fait de terribles ravages.
Toujours dans un souci d’efficacité, le boulet deviendra creux et sera rempli de poudre, une mèche de longueur variable le fera exploser en vol ou après être tombé au sol. On appelle ce tir le « tir à double feu » car on allume la mèche du boulet avant de l’introduire (premier feu) puis on allume le bassinet du canon (deuxième feu).
Pourtant on s’aperçoit bien vite que si dans le feu de l’action, la mèche du boulet n’est pas allumée, le projectile explose quand même, le double feu est abandonné, et l’artilleur va pouvoir ainsi prévoir avec exactitude l’endroit ou va exploser le boulet.
Le boulet plein trouve une autre utilisation, chauffé au rouge il mettra le feu ou il tombe et roule.
Lire aussi: Charger une arme à feu en toute sécurité
La marine utilisera aussi un type de boulet bien particulier : le boulet ramé chargé de détruire les matures adverses.
On restera là jusqu’à l’apparition de la rayure.
Avec la rayure, le projectile va s’allonger, l’allumage de la charge explosive sera une simple mèche lente dans un premier temps dans le culot, mais avec l’apparition des poudres modernes sans fumée, ce dispositif ne fonctionne plus, aussi il est remplacé par une fusée de tête ou de culot.
Son but est de faire exploser l’obus au bon moment, il ne doit pas exploser s’il rencontre un obstacle à la sortie de canon (distance d’armement) mais le faire exploser à l’impacte ou en altitude.
À l’impacte, on peut avoir deux types d’effet :
Le montage en tête de la fusée est la majorité dans les moyens et gros calibres, mais sur les très gros calibres, elle est montée en culot. En effet la tête est souvent renforcée et on ne veut pas perdre l’effet d obus d’une tonne arrivant à 500 m/s, c’est ce premier impact qui va percer les blindages et ensuite l’explosion pour augmenter la destruction, la fusée en culot est ainsi protégée de l’impact initiale (voir explosion du HOOD face au BISMARK).
Il existe des dizaines de modèles de fusée qui sont adaptés à chaque emploi ou à une arme particulière, se sont des pièces d’horlogerie, parfois fabriquées par de grandes marques d’horlogerie.
Le projectile qui était rond jusqu’à maintenant, va changer de forme, l’apparition des rayures ne permet plus le tir de projectiles ronds celui -ci s’allonge avec une partie pointue.
On utilisera, à cette époque 3 types d’obus :
La première guerre mondiale verra l’utilisation massive d’autres types d’obus dont les redoutables obus à charges chimiques (ypérite, fumigène, chlore …..).
La leçon de la première guerre, et l’évolution de la technique et de créer d’autre projectiles qui répondent à de nouveaux besoins, ainsi le début du char d’assaut pendant la première guerre mondiale oblige à fabriquer des obus anti-char, l’avion oblige à fabriquer des obus anti-aériens et sa forme change après des essais fait dans la différente école de tir dont celle de Chalons sur marne. De nos jours, son évolution continu et devient de plus en plus complexe.
Un exemple : l’obus anti-char, d’abord un simple projectile en acier qui fait un trou grâce à sa masse et sa vitesse, mais son efficacité est limitée comme le démontre certain char tigre de retour du combat avec des obus qui sont restés dans le blindage et dont la tête émerge légèrement à l’intérieur du char, c’est aussi pour cela que certains blindés étaient recouvert de patins de chenilles.
Ensuite on verra les obus à charge creuse qui percent sans soucis 20 à 30 cm d’acier et bien sur une parade a été mise au point (le principe de la charge creuse est connu de puis longtemps).
Lorsque la charge creuse percute sa cible, la fusée déclenche l’allumeur, l’énergie de l’explosion (vitesse de détonation de 10 000 m/s), le cône en cuivre qui passe à l’état gazeux (sublimation) et forme une dar gazeuse d’une température de 3000°, la pression atteint 100 000 bars et ceci sur un cercle de 3 à 5 cm de rayon, le blindage fond et le dar traverse.
La parade consiste à renvoyer la dar en arrière, c’est le blindage réactif.
Chaque boite posée sur le char (ici un T72 ) contient une petite quantité d’explosif qui détone lorsque la charge creuse le touche et renvoie ainsi le dar vers l’extérieur.
Aujourd’hui, même si l’on a trouvé la parade au blindage réactif pour les charges creuses ,c’est l’obus flèche qui prédomine, sa perce tout sur une bonne épaisseur, même les blindages réactifs qu’il fait voler en morceaux. Le principe est enfantin, on lance un projectile en forme de flèche fabriquée en métal très dur et même parfois irradiés d’un diamètre de 3 à 4 cm avec un canon de calibre 120 mm à une vitesse d’environ 1800 m/s.
Une discussion sur un forum aborde la signification du poids des cartouches, par exemple en 9mm on a du 115gr, 124gr, 143gr, et j'ai vu que mon USP avait été testé avec du 95gr...Je sais qu'il ne s'agit pas de grammes mais de grains, mais que cela signifie exactement? Poids de l'ogive?Et qu'est ce que ça apporte du plus ou moins lourd?
Le grain est une unité de mesure. 1 grain = 64,79891 milligrammes. Mais surtout le nombre de grains qui figure sur une boîte de cartouches ne correspond en aucun cas à une masse de poudre! C'est la masse du projectile!
Le poids d'une balle est souvent utilisé pour différencier entre un chargement subsonique ou autre en fonction du but recherché. Mais a un poids de balle correspond des recettes qu'on trouve dans des livres de référence en fonction de la poudre qui sera utilisé. C'est pas du pifomètre ou des généralités.
Pour une balle en 115 gr on augmentera un peu la charge par rapport a du 124 gr uniquement pour avoir le meme facteur en IPSC.(prière de lire les tables pour savoir de combien) Le facteur IPSC se calculant rapidement en multipliant le poids en gr par la vitesse....(poid en grain et la viettes en pieds/sec , le tout divisé par 1000...Le facteur étant en production si je me souviens bien 125 (en gros 9mm para)et le majeur a 175..... (au moins du .40S&W) D'ou cette idée de mettre plus de poudre pour une balle de moindre poids... mais ca n'a rien avoir d'une règle....absolument pas.
C'est juste en IPSC pour assurer le facteur et trouver ce qui donne le moins de recul ressenti. Normalement on teste le meilleur chargement avec chaque poid de balles pour soit de la défense, soit de la précision, etc...
Voici un tableau récapitulatif des unités de mesure mentionnées:
| Unité | Équivalence |
|---|---|
| 1 grain (gr) | 64.79891 milligrammes |
| 1 gramme (g) | 15.432 grains |
| 1 grain (gr) | 1/7000 livre (lb) |
Une balle coincée, ne sort pas toujours facilement.
Si on veut la chasser avec une baguette il faut prendre le temps de bien préparer le matériel : une baguette résistante, de longueur appropriée (la plus courte possible), pourvu d'un embout ad-hoc. Sinon on risque d'élargir encore la balle en la déformant, ou de coincer la baguette entre l'ogive et le canon.
Le risque de tirer une nouvelle cartouche "dans la foulée" est du coup assez grand lorsque ce problème (appelé "squib") se produit.
J'ai deux baguettes en inox , une pour le .32 , l'autre pour les 9 - 38 , bien ajustées aux alésages . Jamais rencontré le cas où une balle coincée résisterait , et pas besoin d'une masse .
Cela m'est évidemment arrivé comme à pas mal de rechargeurs je pense. (Oui je sais ça ne devrait pas ). Une dose de dégrippant, canon maintenu vertical pendant... un certain temps comme disait Fernand Rainaud puis éjection de la balle avec un jet de laiton de 8mm et un marteau. Je n'ai rencontré aucun problème. Un lubrifiant quelconque genre WD40 ou autre ferait je pense tout aussi bien l'affaire, mais comme j'avais du dégrippant...
Divers marquages que l'on rencontre sur les caisses de munitions, françaises, en bois, ou en métal de ma collection. Il va sans dire qu'une caisse ou deux complète bien une évocation mili!!!!!!! Le tout est de ne pas mettre n'importe quoi n'importe ou!!!!!!
Le premier cas est une caisse de cartouches de 9mm. Vue de la caisse et des marquages des grands cotés qui nous indiques: 2208 cartouches de 9mm, qu'il n'y a pas de restriction d'emplois (PA et PM), 63em lot de l'atelier de construction de Tarbes pour 1960, T24CA est le code "produit", la caisse pèse 30 Kgs ,que son volume est de 0,016m3, que ce sont des munitions à étuis laiton et pour finir que ce sont des balles traçantes (bandes rouges aux angles).
Sur les petits cotés, couleur des balles traçantes, code caisse ou code définitif, tampon de contrôle en 1966(vs 66). Face interne du couvercle avec emplacement de la clé d'ouverture de l'emballage étanche de certaines fabrications, et n° de lot de la caisse à l'intérieure de celle ci.
Ce que la caisse ne dit pas c'est qu'a l'intérieure les cartouches sont en boite carton de 32, que ces boites sont en trousse de 3 boites qu'il y a donc 23 trousses par caisse!!!! Donc cette caisse ne peut pas aller avec une évocation Algérie, puisqu'il y a un tampon de 1966, d'où l'importance de savoir lire un caisse.
C'est une caisse pour 675 cartouches de 7,5mm Mle 1929 balles C, les autres indications sont classique à première vue!!! L'autre face nous montre une étiquette de réemplois, comme quoi rien ne se perd!!!!!!! Sur les petits cotés en plus des marquages une étiquette de détail de la munition, et trace d'étiquettes de réemplois. Sur le fond est graver le type et le n° de lot de la caisse et sur la face interne du couvercle étiquette de contrôle, mise en 1982 sur la gravure du type. Détail de l'étiquette de contrôle. Ressaincourt est (était??) un dépôt de munition dans la région de Metz, ou il y a eu un accident il y a quelques temps.
Cette caisse à première vue est banal. Oui mais non!!! Non parce qu'en1969 elle ne fais plus (pas) partie des conditionnements des cartouches de 7.5 cités dans l'INF 402 de 1966, remplacer par une autre caisse. Sans doute pour éviter les risques d'erreurs avec la caisse de 9mm. D'autre part l'étiquette interne nous indique que 14 ans après fabrication les munitions étaient toujours stockées!!!!!! Elles devaient avoir changer de classification passants de "bonne de guerre" à "instruction". Le tampon VS sur le petit coté doit être suivi de "83" en plus cette caisse a été réemployé par le service du matériel pour d'autre contenu !!!!!
Voici les deux grandes faces qui indiquent une caisse de 2025 cartouches de 7.5mm Mle 1929 à balles traçantes de type A, étuis laiton, 178e lot de chez AVE pour 1961. En plus des bandes rouges des angles il y a un T rouge, la petite étiquette jaune donne le conditionnement à l'intérieur de la caisse, qui est une caisse n°3 MLe 1906-33. T12BA est le code caisse. Sur le couvercle marquages de réemploie en unités!!!! Sur les petits cotés étiquettes des boites à l'intérieur, code caisse, tampon de visite en 1981 marquage du fabriquant de la caisse à l'intérieur du couvercle les différentes étiquettes et la fiche de visite au dépôt .
Quelle sont les caractéristiques des munition bosquette 22 tete conique,vitesse ,precision,perforation etc?et se chanbre elle bien dans un canon de carabine 22lr?
tags: #munitions #canon #de #salut #fonctionnement