Une tentative de braquage dans une armurerie a tourné au drame ce mardi 9 janvier 2024, près de Rouen (Seine-Maritime). L’un des suspects est décédé.
Une tentative de braquage a tourné au drame au nord de Rouen, à Eslettes, ce mardi 9 janvier en fin de matinée. Trois personnes ont tenté de braquer une armurerie située au hameau de la Saussaye, d’après une information de nos confrères de 76Actu, confirmée par Ouest-France.
Mardi 9 janvier 2024, trois hommes font irruption dans une armurerie à Eslettes, près de Rouen. Ils tentent de braquer les lieux, mais l'employé du commerce utilise alors son arme personnelle et tire sur l'un des suspects. Celui-ci décède. Les deux autres prennent la fuite.
L'un des auteurs d'une tentative de braquage d'une armurerie est décédé à Eslettes, près de Rouen, ce mardi 9 janvier au matin, a indiqué la cheffe de cabinet du procureur de la République de Rouen Mary-Lou Sadiky.
Eslettes est une petite commune de 1500 habitants située à une vingtaine de kilomètres au nord de Rouen, sur la route de Dieppe.
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Philippe, un des voisins de l'entreprise a dit avoir "entendu vers 11h30 six ou sept coups de feu", et si des coups de feu sont entendus régulièrement dans ce village "car il y a des chasseurs", cette fois-ci "c'était impressionnant car c'était en rafale". La gendarmerie est "arrivée très rapidement" et a bouclé "tout le secteur",a-t-il ajouté.
Selon les premiers témoignages, la scène a été d’une extrême violence. L’un des auteurs d’une tentative de braquage d’une armurerie est décédé à Eslettes, près de Rouen, mardi matin, a indiqué à l’AFP la cheffe de cabinet du procureur de la République de Rouen Mary-Lou Sadiky.
« Je vous confirme la tentative de vol avec armes par plusieurs individus à l’armurerie d’Eslettes » a-t-elle déclaré, « l’un de ces individus est décédé, deux enquêtes ont été ouvertes et confiées à la gendarmerie : l’une concernant la tentative de vol et l’autre concernant les circonstances du décès ».
Selon les premiers éléments, le salarié de l’armurerie aurait vu plusieurs individus tenter de le braquer. Pour des raisons que l’enquête devra déterminer, l’homme voulant se défendre se serait saisi d’une arme et aurait fait feu, blessant mortellement l’un des braqueurs. Il a été placé en garde à vue, ainsi qu’un des braqueurs, confirme le parquet.
Selon une source proche du dossier, au moins un autre complice aurait pris la fuite.
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Le second suspect a été placé en garde à vue à la mi-journée, ce mardi. L’un des salariés de l’armurerie également.
Un salarié du magasin avait fait feu, tuant l'un des braqueurs et faisant fuit les deux autres.
L'un, blessé, est rapidement arrêté tandis que le troisième est parvenu à s'échapper à l'aide d'un complice, en voiture.
Les deux autres suspects du braquage de l'armurerie se sont enfuis en voiture avant d'abandonner le véhicule, rapporte France Bleu Normandie.
L'un des deux braqueurs présumés est interpellé par une patrouille de la compagnie de gendarmerie départementale de Rouen. Le second a pris la fuite.
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La gendarmerie fait appel à toute personne pouvant apporter son témoignage afin de le retrouver.
Dans cette affaire, deux hommes sont en garde à vue depuis mardi, l'un des trois braqueurs présumés et le salarié de l'armurerie qui a tiré le ou les coups mortels.
Le salarié du magasin qui a tiré, spécialiste du maniement des armes, fait d'ailleurs l'objet d'une instruction séparée pour "homicide et violence avec arme", et plaide la légitime défense.
La victime était recherchée par la police pour son implication présumée dans la mort d'un adolescent, début décembre 2023 dans le Val-de-Marne.
L'homme avait agressé deux adolescents début décembre lors d'un rendez-vous conclu en ligne pour vendre un jogging. Dans la soirée du vendredi 8 décembre, l'adolescent de 17 ans se rend avec son cousin et deux autres jeunes à un rendez-vous conclu sur un site de vente en ligne pour vendre un jogging.
Là, au moins cinq personnes "en cagoule" les attendent. Une bagarre éclate et l'un d'eux sort un couteau et poignarde deux adolescents.
Le principal suspect du meurtre a été interpellé. Un deuxième individu, âgé de 18 ans, suspecté d'être lié au meurtre, était recherché dans le cadre de l'enquête. C'est lui qui a trouvé la mort mardi lors du braquage de l'armurerie en Seine-Maritime.
Treize personnes, originaires de la région parisienne et de la métropole rouennaise, ont été interpellées par la section de recherches de la gendarmerie de Rouen au fil de l'enquête sur le braquage d'une armurerie à Eslettes, au nord de Rouen.
Des jeunes, dont certains sont originaires de Canteleu, qui auraient essentiellement assuré la logistique et notamment le vol des deux voitures qui ont servi au braquage commis par d'autres jeunes venus d'Île-de-France.
Un des participants au braquage de l'armurerie d'Eslettes, au nord de Rouen (Seine-Maritime), en détention provisoire, a été libéré par erreur mercredi 15 mai 2024.
En janvier 2024, l’armurerie d’Eslettes, près de Rouen (Seine-Maritime), a été le théâtre d’un braquage qui a fait un mort.
Un oubli dans la procédure. Voilà ce qui a conduit un des participants au braquage mortel de l’armurerie d’Eslettes en janvier au 2024 au nord de Rouen (Seine-Maritime), à retrouver la liberté, alors qu’il se trouvait en détention provisoire, comme le révèlent nos confrères de Paris-Normandie.
Un oubli dans la procédure« Un magistrat a oublié de prolonger son mandat de dépôt, explique son avocat à 76actu. Cela aurait dû être fait avant le 15 mai. Dans ce contexte il devait être remis en liberté. »
L’homme âgé d’une vingtaine d’années, soupçonné d’avoir aidé un des braqueurs à fuir en voiture, est donc désormais en liberté, sous contrôle judiciaire. Il le restera le temps de l’enquête, et ne retournera en détention que s’il viole son contrôle judiciaire, ou si des éléments nouveaux venaient à apparaitre, débouchant sur une mise en examen supplétive.
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