En France, le lexique de référence pour les termes d'armement est une source incontournable. Il n'appartient ni aux collectionneurs, ni aux vendeurs de modifier les définitions établies. Chacun est libre d'utiliser les termes qui lui plaisent, mais cela ne garantit pas leur exactitude.
Selon la définition de l'infanterie française, une mitrailleuse est une arme collective à tir continu, conçue pour le tir à moyenne et longue distance. Elle se distingue du fusil-mitrailleur par ses appuis et son poids, qui lui confèrent une plus grande stabilité. Le mode d'alimentation n'est pas un critère déterminant. Le mot clé de cette définition est "COLLECTIVE", signifiant que son service exige plusieurs hommes.
Un tireur de fusil-mitrailleur peut porter et servir son arme seul, ce qui est impossible avec une mitrailleuse, qui est équipée d'un affût lui permettant de doubler sa portée pratique théorique.
Le document réglementaire INF 401/4, titre II, approuvé en 1964, traite des deux versions de l'arme : FM et mitrailleuse. Sur la couverture de l'exemplaire en ma possession, les mots "Le fusil-mitrailleur ..." ont été barrés et remplacés par "l'arme automatique", et des découpages des feuilles du modificatif n° 1 (du 23-1-1973) ont été collées un peu partout sur des définitions ou termes devenus obsolètes. Le fascicule traite bien, en son contenu, des deux versions de l'arme, FM et mitrailleuse.
Le fascicule traitant de "l'arme automatique de 7,62 mm N Modèle F1", n'est approuvé qu'en tant qu'additif au précédent, le 27-6-1967, et décrit la version fusil-mitrailleur en la qualifiant comme telle. Il convient d'utiliser les appellations suivantes :
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À la fin de la guerre, l'armée française utilisait divers matériels anglais, américains, français d'avant-guerre, et même allemands. C'est ce qui explique les armements très hétéroclites des appareils utilisés. Certains, comme les chasseurs d'origine US, étaient armés de mitrailleuses de 12,7 mm ou, comme par exemple les Corsair, de canons de 20 mm.
Les plus anciennes armes, d'origine française, étaient les mitrailleuses MAC 34 d'un type destiné à l'aviation, dérivé d'une arme MAC 1931 de "casemate". Dès le début des années 30, l’alimentation de ces armes par ces « camemberts » empêchait le tir de longue rafale et nécessitait le changement des chargeurs, ce qui était évidemment impossible sur les monoplace. Il en restait encore un certain nombre en bon état et qui pouvaient encore servir. Ce type de cartouches avait été normalisé à partir de 1929 pour remplacer les cartouches de 8 mm « Lebel » lequel avait une cartouche plus conique, ce qui rendait sont utilisation difficile dans une arme automatique moderne.
La mitrailleuse d'aviation modèle 1934 a été construite pour l'aviation par la Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault (MAC). La conception est dérivée de celle du fusil-mitrailleur modèle 1934 (qui ne sera pas fabriqué en série). La mitrailleuse MAC 34 tire des cartouches de 7,5 mm modèle 1929 C à balle légère. La cartouche à une longueur 76 mm et un poids environ 24 g. Le canon de l'arme est en acier forgé, sa température de revenu est d'environ 480 °C. Sa longueur est de 0,60 m.
La mitrailleuse de tourelle est dérivée de l'arme d'aile. D'autre part, les organes pneumatiques étant supprimés, les manœuvres d'armement, de détente et de sûreté sont assurées manuellement par des commandes mécaniques. Le montage est fait sur des tourelles SAMM de type divers suivant les époques et les appareils.
Du fait de la faible contenance des chargeurs rotatifs, ce type de mitrailleuse amena immédiatement à l'étude d'une nouvelle version : type "Mac 34 modifié 39" à bandes, dite "à alimentation continue". C'est cette version qui équipa les Bloch 174 et peut-être 175. Ces armes avaient été préférés à la mitrailleuse Darne Modèle 1933 qui pourtant était plus économique, fonctionnait à bande depuis les années 20, et qui fonctionnait tous aussi bien.
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Arme utilisée sous les ailes des T-6 ainsi que sur les MS "Vanneau" et les SIPA, en montage sur supports fixes, les bandes étant positionnées à l'intérieur des ailes. L'alimentation de l'arme s'effectue par la droite ou par la gauche (côté du cylindre à gaz ou côté du canon).
Il s'avéra très vite que l’armée française (l'infanterie principalement mais aussi l'aviation) devait posséder une arme automatique de fabrication française, ce fut l’Arme Automatique type 52 fabriquée par la Manufacture d’Armes de Châtellerault. La mitrailleuse AA 52 (ou MAC 52) fut donc conçue et développée en raison des retombées directes des campagnes d'Indochine du début des années cinquante.
Cette arme fonctionne à culasse non verrouillée. La percussion de la cartouche déclenche évidemment l’action de projection de la balle, et la réaction provoque le recul de la masselotte et l’extraction-éjection de l’étui percuté, l’action se répète tant que la détente est actionnée. Ce système déjà utilisé par les pistolets-mitrailleurs notamment les Sten et les MAT 49, mais avec des cartouches courtes, devenait plus difficilement réalisable avec les cartouches type 1929, et la mise au point fut assez délicate. L’arme était simple et relativement légère et pouvait donc aussi servir d’arme pouvant tirer à la hanche. Par la suite l’AA 52 fut modifiée pour tirer des cartouches OTAN de 7,62. Cette version calibrée à 7,62 mm est la AA 7,62 NF-1.
Les mitrailleuses AA 52 furent montées par deux sur les T-6 dans des carénages fixés sous les ailes, évidemment allégées des pièces inutiles et avec un système de déclenchement électrique. Très utilisée en Algérie pour tout un tas d’applications, elle ne semble pourtant pas avoir été utilisée sur les avions, seul quelques T-6 semblent en avoir été équipés en arme de capot avec tir synchronisé à travers l’hélice, et d'arme d'aile, mais sans que ces appareils aient été utilisés en opération.
C'est une arme collective à tir tendu des petites et moyennes distances, jusqu'à 1.200 mètres. Destinée aux compagnies F. Elle exécute du tir direct, éventuellement du tir masqué, du tir repéré et exceptionnellement du tir contre avions. Sa portée maximum est de 3.160 mètres avec une balle ordinaire et traceuse, et de 4.100 mètres avec une balle perforante A P M 2. C'est une arme précise avec une hausse réglable, à tir automatique, ne tirant pas coup par coup. Son principe moteur est le court recul du canon avec refroidissement à l'air. Sa cadence de tir est de 400 à 500 coups-minute, avec une vitesse pratique de tir de 150 coups-minute. Elle utilise la bande chargeur souple en toile.
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Ce type d'arme, très courante dans toutes les armées pendant la Deuxième Guerre mondiale, en AFN et même encore actuellement, était alors aussi bien montée sur des blindés qu'en casemate ou sur les avions, mais dans ce cas, principalement sur les appareils américains (par exemple dans les ailes sur les P/F 47 ou le nez des B-26 "Invader") mais elles furent aussi utilisées montées en gondole sur les "Fennec" un système d'armement de fabrication française.
C'est une arme collective à tir tendu, très précise et très stable destinée aux compagnies d'accompagnement et à la protection des véhicules. Sa puissance et sa fiabilité l’ont utilisée par l’aviation américaine notamment sur les avions P-47, et les avions de la deuxième guerre mondiale avec l'appellation arme de .50 (soit 50/100 de pouces = 12,7 mm).
Sa vitesse initiale est de 762 à 914 m/s et elle a une perforation de blindage de 16 mm à 500 m. C'est une arme à tir automatique et coup par coup. Son principe moteur est le court recul du canon avec refroidissement par air. Sa cadence de tir est de 400 à 500 coups/minute, avec une vitesse pratique du tir de 100 coups/minute. Elle peut effectuer un tir exceptionnel (avec un canon froid) d'une rafale de 150 cartouches, et un tir normal de 40 coups/minute à condition de ne pas tirer plus de 500 coups de suite.
Le conteneur pour deux mitrailleuses de 12,7 mm monté sous les avions Fennec est un exemple de son utilisation.
L’automitrailleuse légère (AML) fabriquée par la firme Panhard équipa l’armée de Terre française au cours des années 1960. Elle était proposée avec un mortier (AML 60) ou un canon (AML 90). Durant les années 1950, l’armée française usa de Daimler Ferret en grand nombre. Elle décida ensuite d'adopter une automitrailleuse de conception nationale et Panhard débuta donc la production de l'AML (appelée AML 245 par cette société) en 1960. Depuis son adoption, plus de 4000 véhicules ont été livrés et la fabrication continue pour l'export.
La Panhard AML 60/90 est un blindé léger dont la transmission 4x4 permanente lui procure une exceptionnelle mobilité. Elle dispose de deux portes latérales et son moteur est en position centrale arrière. L'armement auxiliaire de ce blindé évolua pour des raisons d'efficacité. Ainsi, la mitrailleuse de 7,62mm fut remplacée par une Browning M2 de 12,7mm sur les versions HE 60-12 voire pour l'HE60-7. De même l'AML 60 HE-20 monte un mortier de 60mm et un canon de 20mm. La portée d'un mortier étant limitée, le constructeur français développa ensuite une version à canon de 90mm. L'AML 90 évolua elle aussi donnant naissance à l'AML 90 Lynx.
Au début des années 60, l'Afrique du Sud adopte l'AML-60 qu'elle importe de France mais rapidement elle en obtient la licence de fabrication. Une firme locale (Reumtech) l'adapte aux dures conditions du combat en Afrique australe en créant l'Eland MK1 en 1962. Depuis, l'AM sud-africaine a connu plusieurs modifications. Ainsi les MK2 à MK4 sont dotées de freins, d'une pompe d'alimentation et d'un embrayage améliorés. La MK 5 (1972) reçoit une motorisation diesel. Adoptée en 1979, l'Eland MK7 dispose enfin d'un groupe turbodiesel d'origine commerciale (facilitant ainsi la logistique pour les mécaniciens des unités).
Les AML 60/90 ont été utilisés lors de la Guerre du Liban (1975-1990), en Rhodésie du Sud (1970-1980) et lors de la Guerre des Malouines (1982).
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France s'engage dans un programme ambitieux visant à moderniser son armement léger. Cette période charnière, marquée par les décennies 1950 et 1960, voit les armées françaises évaluer minutieusement les armes en service à l'étranger. À la tête de ce projet de modernisation se trouve un homme clé : Paul Tellié, ingénieur en chef à la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne (MAS). Dès les années 1960, il consacre ses efforts à la conception de plusieurs prototypes de fusils d'assaut.
En 1975, le ministre français de la Défense, Yvon Bourges, tranche : le nouveau fusil d'assaut des forces françaises sera de conception nationale. Cette décision politique marque un tournant décisif dans l'histoire de l'armement français. Le développement entre alors dans sa phase finale. Plusieurs modifications sont apportées : amélioration de la fiabilité, ajustement du nombre de rayures dans le canon, introduction d'un limiteur de rafale - fonctionnalité non prévue initialement - ou encore refonte de l'ergonomie générale. La production de masse débute en juillet 1979, et le FAMAS équipe rapidement les forces françaises.
À la fin des années 1980, la Marine nationale émet le souhait de se doter de 10 000 fusils d'assaut modernisés mieux adaptés aux standards de l'OTAN. Le G1 ne sera toutefois pas un projet vain. Il sert de base à la conception du FAMAS G2, modèle spécifiquement développé pour équiper la Marine nationale. Les premières livraisons débutent en 1995. Le développement du FAMAS remonte à la fin des années 1960, et son adoption officielle par l'armée française intervient en mai 1977.
Lancé en 1995, le programme FELIN vise à révolutionner l'infanterie française en améliorant les capacités de communication, d'observation, de mobilité, de protection et de létalité du soldat. Afin d'accueillir ces nouveaux éléments, le FAMAS subit d'importantes modifications. Toute la partie supérieure de l'arme est redessinée : le levier d'armement est déplacé pour laisser la place à un rail Picatinny, les organes de visée sont revus, et le montage du bipied est repoussé vers l'arrière.
Sous son apparence singulière, le FAMAS dissimule un mécanisme aussi original qu'efficace. En position de tir, la culasse et le porte-culasse sont en avant, avec une cartouche chambrée. L'énergie générée par la détonation exerce alors une poussée sur la culasse et le porte-culasse, les faisant reculer. Toutefois, l'ouverture est retardée par un levier amplificateur, sur lequel le porte-culasse doit d'abord exercer une pression.
Ce mécanisme présente deux particularités :
Le développement du FAMAS Commando ne répondait pas à une demande spécifique de l'armée française, mais visait plutôt l'exportation. L'idée était de réduire au maximum la taille de l'arme pour créer une version ultra-compacte. Pour ce faire, le canon a été raccourci à 28 centimètres, entraînant également la réduction du garde-main. Le résultat est un fusil d'assaut mesurant à peine 49 centimètres de long, soit un gabarit similaire à celui d'un FN P90. Malgré ses qualités ergonomiques et sa maniabilité extrême, le FAMAS Commando n'a jamais dépassé le stade de prototype et n'a jamais été commercialisé à grande échelle.
Un FAMAS un peu particulier a été conçu pour un usage bien spécifique : l'entraînement. Il s'intègre au sein du système SITAL, un simulateur d'instruction technique aux armes légères. Modifié pour cet usage, le fusil est équipé d'un émetteur - probablement laser ou infrarouge - monté au-dessus du canon.
Au fil des années, les ingénieurs de la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne ont développé une multitude de prototypes de FAMAS, dont plusieurs sont restés à l'état d'expérimentation. Parmi eux figure une version à canon long, conçue pour remplir un rôle de fusil de précision. Autre projet ambitieux : le MAS 7.62, une tentative d'adapter le FAMAS à la cartouche OTAN de 7,62x51mm. Pour supporter cette munition nettement plus puissante que le 5,56x45 mm, l'arme a dû être profondément modifiée.
Après plus de quarante ans de service, le FAMAS tire sa révérence. De la version F1 à ses itérations plus modernes comme le G2 ou le FAMAS Valorisé, il aura équipé des générations de soldats français, participant à la modernisation de l'armée et à la transition vers une infanterie mieux équipée et plus mobile. Son architecture bullpup, atypique mais innovante, aura marqué l'histoire de l'armement individuel.
C'est dans ce contexte que le HK416F, produit par Heckler & Koch, a été choisi en 2017 pour remplacer progressivement le fusil d'assaut français. Plus modulaire et mieux adapté à l'intégration d'accessoires modernes, il répond aux standards actuels de l'infanterie tout en assurant une meilleure interopérabilité avec les alliés de la France.
Si le FAMAS quitte la scène, il demeure une pièce maîtresse de l'histoire industrielle et militaire française.
L'Armée Française, fière de sa longue tradition militaire, dispose d'une vaste gamme d'armes pour répondre à ses divers besoins opérationnels. De l'infanterie aux forces spéciales, chaque unité est équipée d'armes spécialisées conçues pour maximiser son efficacité sur le terrain.
L'armée française utilise plusieurs types d'armes de poing pour différents rôles et missions.
Ces armes de poing sont utilisées par l'armée française pour diverses tâches, y compris l'autodéfense personnelle, la protection des installations militaires et les opérations spéciales.
L'armée française utilise plusieurs fusils de précision pour des missions variées, notamment le tir de précision à longue distance, la lutte contre le terrorisme, et les opérations spéciales.
L'armée française utilise plusieurs types de lance-grenades pour fournir un soutien indirect aux troupes sur le terrain.
L'armée française utilise plusieurs types d'armes anti-char pour contrer les menaces blindées sur le champ de bataille.
L'armée française intègre également des technologies modernes pour améliorer ses capacités opérationnelles.
L'armée française continue d'innover et d'investir dans des armes modernes pour maintenir sa capacité opérationnelle et sa réactivité sur le champ de bataille.
| Arme | Type | Utilisation |
|---|---|---|
| AAN F1 (FM) | Fusil-mitrailleur | Arme à canon léger, portée pratique : 600 m |
| AAN F1 (Mitrailleuse) | Mitrailleuse | Arme à canon lourd, portée pratique : 1200 m |
| AA 52 (MAC 52) | Mitrailleuse | Arme collective à tir tendu, portée jusqu'à 1200 m |
| Browning M2 | Mitrailleuse lourde | Missions anti-aériennes, anti-véhicules blindés |
| AML 60/90 | Automitrailleuse | Véhicule blindé léger, mobilité exceptionnelle |
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