Cet article explore en détail le fusil Lee-Enfield N°4 MkI, ses variations, ses organes de visée et son rôle durant la Seconde Guerre Mondiale. Nous aborderons également la mitrailleuse MG 13 et la Jeep SAS.
Le programme d’essai, qui produira environ un millier d’exemplaires de SMLE N°1 MkVI dans diverses configurations, prend place à partir de 1926. Ce programme a cinq objectifs d’améliorations pour le N°1 MkIII* :
Le N°1 MkV, un prototype quasi standardisé puisque produit à plus de 20 000 exemplaires, a déjà montré et fait accepter dès 1911 la supériorité de la visée par œilleton. Cette disposition est mise en œuvre dès les premières itérations du MkVI d'essai, les autres améliorations apparaissent au fur et à mesure.
Le N°4 et ses variantes seront produits aux sites suivants :
A noter que la nomenclature passe des chiffres romains aux chiffres arabes en septembre 1944 durant la période de production du N°4. Notamment le N°4 Mk2 est bien la dénomination officiellement observée et non pas un raccourci.
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En 1933, la nouvelle numérotation entre en vigueur simultanément avec l’adoption de la nouvelle variante du Lee-Enfield. Le SMLE devient Rifle N°1 et est désormais rendu obsolète par l’arrivée du N°4 MkI. Visuellement le N°4 est instantanément différenciable du N°1 au niveau de l’embouchoir et il n’y a quasiment aucune pièce interchangeable. Si l’on considère le N°1 MkIII comme référence, le N°4 dans sa version initiale peut être décrit par les attributs suivants :
Malgré une adoption en 1933, la production met un temps interminable à se mettre en route et les premiers N°4 ne sont placés dans les mains des troupes qu’à partir de Juin 1941. Et malgré ce laps de temps, le démarrage de la production fut si lent que la participation de Long Branch et Stevens fut requise. A l’issu de l’année 1941 durant laquelle seules les usines anglaises produisent le N°4, moins de 34 000 sont achevés.
Globalement l’évolution du N°4 perds cette habitude maladive de créer une nouvelle dénomination dès le moindre changement mineur. Afin d’accélérer la production il sera acté que les battants de bretelle et plaque de couches sont interchangeables entre N°1 MkIII et N°4 MkI. Plus intéressants, ce besoin d’équilibre entre la configuration adoptée, l’urgence du conflit et les difficultés de production vont mener à pas moins de 5 variations de la hausse et 3 variations du porte-guidon.
La hausse Mk1I dit « Singer » est un bel objet. Finement réglable via une molette, usinée dans la masse, avec une planchette d’œilleton quadrillée pour éviter les reflets, avec une échelle finement graduée. Elle est aussi très fastidieuse à produire et est un des premiers points de recherches d’optimisations.
Au final, nombre d’exemplaires récupérerons une hausse MkI par la suite une fois que leur production deviendra suffisante.
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Le support de guidon a été simplifié à deux reprises. Le premier type a des oreilles de protection séparée du support de guidon et le guidon est monté sur queue d’aronde et sécurisé par une vis. Le deuxième type supprime la sécurisation par vis, le guidon n’est retenu que par la friction de la queue d’aronde. Le troisième rend monobloc le support de guidon de oreilles de protection.
Le N°4 MkI reprends la méthode d’extraction de la culasse déjà présente sur le SMLE. Il s’agit d’un bouton guide cranté positionné juste en arrière du portique de lame chargeur. Afin d’extraire la culasse il convient d’enfoncer ce bouton afin de le mettre hors de la trajectoire de la tête de culasse.
Il s’avère que cette pièce a posé des problèmes d’approvisionnement et une solution alternative fut approuvé en juin 1942 puis employé à partir de 1946 exclusivement sur les productions nord-américaines de Long Branch et Savage.
De 1941 à l’introduction du N°5 MkI en 1944 puis du N°4 Mk2 en 1949, ce sont 2 021 913 N°4 MkI qui sortiront des usines anglaises BSA, Maltby et Fazakerley. A cela s’ajoute les productions américaines, 1 236 000 pour Savage et 330 000 pour Long Branch. En prenant en compte les contrats pour l’étranger, ce ne sont pas moins de 4 170 000 N°4 MkI et MkI* qui seront produits ce qui explique leurs statut d’incontournable de l’armement réglementaire.
Variante pour tireur d’élite du N°4 MkI, le MkI(T) retiens les leçons de la myriade de montages et d’optiques utilisés sur le SMLE. Un modèle unique standardisé, y compris avec les autres membres du Commonwealth est souhaité. Dès 1940, un montage amovible est conçu pour associer au N°4 l’optique N°32, initialement conçue pour le Bren. Les premiers exemplaires sont confiés aux troupes en février 1942.
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Environ 28 900 MkI(T) seront produits le plus souvent sur une base de N°4 fabrications BSA, estimé à 85%, ce qui atteste d’une qualité de fabrication un tant soit peu supérieure aux autres fabricants. Le processus de conversions comprend une sélection d’exemplaires particulièrement performants en précision qui sont ensuite envoyés chez un prestataire chargé de la conversion. Holland&Holland réalisera environ 26 442 des MkI(T), 1 403 seront convertis par Enfield, 950 par Savage et 100 par BSA.
Un authentique N°4 MkI(T) se reconnait par les attributs suivants :
En 1928, Louis Schmeisser a créé une arme révolutionnaire pour résoudre les problèmes tactiques posés à l’Empire allemand par les fusils mitrailleurs Chauchat et Lewis, ainsi que pour remédier aux enjeux de poids et d’utilisation tactique des MG08. Il a converti et modernisé la mitrailleuse Dreyse modèle 1918, une création personnelle, en une arme portative refroidie à l’air, en conservant le mécanisme et en le simplifiant. Fonctionnant sur le principe du court recul du canon avec un verrouillage de la culasse par rotation des galets sur les tenons du canon, elle était alimentée par un chargeur latéral de 25 cartouches de 7.92, évoluant plus tard vers un chargeur à tambour de 75 cartouches (MG 15 et 17).
En raison des restrictions imposées par le Traité de Versailles à la République de Weimar, les brevets ont été transférés à des sociétés écrans, notamment Solothurn et Steyr, pour contourner ces limitations. À partir de 1933 et avec l’ascension du régime nazi, la production a repris pour une production de masse par la société Simson. Les MG.13 ont équipé les Panzer I, notamment ceux vendus à la Chine. La version la plus évoluée de ce fusil-mitrailleur a été le MG30, produit par Solothurn et Steyr, avec des variantes comme le MG 15 et le MG 17 pour équiper les aéronefs.
Ce fusil mitrailleur révolutionnaire a été adopté par plusieurs nations, dont l’Allemagne, la Chine et le Portugal.
La Jeep S.A.S. était un véhicule essentiel pour les opérations des Special Air Service (S.A.S.) pendant la Seconde Guerre mondiale et au-delà. Ces jeeps étaient spécialement modifiées pour répondre aux exigences des missions de reconnaissance, de raid et de sabotage en territoire ennemi.
Les modifications apportées aux Jeeps S.A.S. comprenaient généralement :
Les Jeeps S.A.S. ont joué un rôle essentiel dans de nombreuses opérations des forces spéciales pendant la Seconde Guerre mondiale et au-delà. Leur mobilité, leur puissance de feu et leur capacité à opérer dans des environnements difficiles en ont fait un atout précieux pour les équipes S.A.S.
Voici quelques exemples notables de l'utilisation des Jeeps S.A.S.:
Les Jeeps S.A.S. sont devenues un symbole de l'ingéniosité et de l'esprit d'initiative des forces spéciales pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur héritage perdure aujourd'hui, et les véhicules spécialement modifiés continuent d'être utilisés par les forces spéciales du monde entier.
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