La nouvelle série Marvel, consacrée au justicier archer, donne dans une dimension familiale et détendue en s’attachant à la personnalité du super-héros incarné par Jeremy Renner.
Bientôt Noël… une bonne période pour déguster des séries en famille, ce qui tombe bien avec l’arrivée de la très attendue « Hawkeye », sur Disney +.
Très différente des précédentes séries Marvel post-Avengers - « WandaVision », « Falcon et le soldat de l’hiver », « Loki » - la série met en scène Clint Barton (Jeremy Renner), alias Hawkeye (œil de faucon), le justicier très doué pour le tir à l’arc, dans des aventures assez détendues et pleines d’humour qui s’attachent particulièrement à son parcours personnel.
Bref, un super-héros pour tous, qui pourra plaire à chaque membre de la famille.
Après plus de vingt films, dix ans d’existence et deux gigas productions sous forme de crossovers parmi une succession de blockbusters, le Marvel Cinematic Universe a besoin de fraîcheur.
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Désormais lancés à plein régime sur le petit écran, Marvel Studios et son architecte Kevin Feige profitent des séries pour passer le flambeau à une génération inédite de super-héros : Sam Wilson devient le nouveau Captain America, Spider-Man tisse sa toile jusqu’au trône des Young Avengers tandis qu’une poignée de nouveaux justiciers, tels que She-Hulk, Moon Knight ou encore Blade, sont attendus dans les prochaines années.
Après Wanda et Vision, Sam et Bucky, Loki et ses variants, c’est au tour de Clint Barton alias Hawkeye de prendre la vedette dans sa propre série.
Durant les deux premiers épisodes, Hawkeye, qui a vu disparaître la plupart de ses amis après les événements survenus dans « Avengers Infinity War » et « Endgame » (2019), est désormais en quasi-retraite, et s’emploie, en cette semaine de veille de Noël, à faire ses emplettes de jouets pour ses enfants, en leur compagnie, dans les rues de New York.
Cette sérénité va être troublée par l’arrivée intempestive dans les parages de Kate Bishop, jeune archère surdouée de 22 ans qui se rêve en super-héroïne, et qui se retrouve empêtrée malgré elle dans une sombre histoire de cambriolage.
L’archer émérite des Avengers est sur la corde raide depuis l’attaque de Thanos, où il a cru perdre sa famille, et la mort de Natasha Romanoff, qui s’est sacrifiée pour lui et ses proches.
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Consumé par le chagrin, éreinté par ses combats contre des adversaires venus du fin fond du cosmos, Clint ne pense qu’à prendre sa retraite pour vivre paisiblement auprès de sa femme et de ses enfants.
Mais un séjour plaisant à New York pendant la période de Noël va vite tourner au vinaigre.
Hawkeye est pris en chasse par des criminels qu’il avait lui-même traqués pendant sa période sombre sous le pseudonyme de Ronin, aperçu rapidement dans le film Avengers: Infinity War.
Dans les rues de Manhattan, Clint va tomber sur une alliée insoupçonnée en la personne de Kate Bishop, une jeune justicière admirative de ses exploits avec les Vengeurs depuis son enfance.
D’abord réticent à l’idée de prendre sous son aile une civile, Clint va vite comprendre qu’il a affaire à une experte du tir à l’arc potentiellement capable d’assurer sa relève après avoir définitivement rangé au placard son arc et son carquois.
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Le choix paraît surprenant et il pouvait même inquiéter à la vue des premiers trailers.
Une série de super-héros avec des dramas mielleux, des décors cheap et une histoire qui s’oublie aussi vite qu’une flèche tirée par Clint, ça paraît aussi absurde qu’inintéressant.
Jingle bells, jingle arrows. Les haters de Marvel et du MCU reprochent souvent à la Maison des Idées de recycler en boucle une recette miracle sans se réinventer.
Même les fans pouvaient trouver lassant le phénomène de teasing entre chaque production de l’univers étendu, qui ressemble parfois à de longues bandes-annonces du prochain crossover explosif.
L’arrivée du MCU sur le petit écran a quelque peu changé la donne avec des séries plus créatives et audacieuses, mais aussi une véritable volonté de revisiter les genres de la part du studio : les sitcoms avec WandaVision, le thriller d’espionnage avec Falcon et le Soldat de l’hiver, le space opera avec Loki et le film de Noël dans le cas présent.
En réalité, le showrunner Jonathan Igla et ses scénaristes ont seulement retranscrit à l’écran l’ambiance d’un conte de Noël.
Que les fans se rassurent, outre beaucoup de neige, des chants traditionnels des fêtes de fin d’année et quelques guirlandes clinquantes, Hawkeye reste une série de super-héros made in Marvel pur jus, avec un équilibre bien dosé entre humour enfantin (la comédie musicale Rogers, déjà élue meilleure scène de la série), scènes d’action musclées et séquences d’émotion larmoyantes.
Là encore, on observe sur Clint les conséquences de leur semi-victoire face à Thanos, qui leur a coûté bien plus que la mort de leur leader et camarade Tony Stark.
La notion de deuil, qui hantait déjà des personnages comme Wanda, Bucky et Loki, est également bien présente dans l’esprit de l’archer.
Depuis l’épisode du Snap, nos héros sont traumatisés, pour la plupart terrifiés à l’idée de revenir sur le champ de bataille.
Si le MCU peine clairement à se développer et montrer la voie dans cette quatrième phase (la pandémie n’ayant pas franchement aidé le planning et la production), avec un univers et des personnages dont on ne comprend plus forcément les enjeux et l’avenir, cet aspect plus sombre au sein des films et des séries Marvel est une franche réussite.
Comme on l’a vu chez la digne concurrence avec la trilogie de Nolan, les super-héros sont plus humains et identifiables quand ils font face à leurs démons et leurs faiblesses.
Le deuil de Clint, clairement relié au sacrifice de Natasha, va se transformer en force rédemptrice après sa rencontre avec Kate Bishop.
La jeune femme, qui lui redonne confiance et assurance, applique le même effet bénéfique que Peter Parker sur Tony Stark : une forme de tendresse, de naïveté enfantine, symbole de la bienveillance et de la chaleur de ses proches lorsque l’on est confronté à la mort.
De ce point de vue là, et comme l’avait très bien exprimé WandaVision et Falcon sur les épisodes consacrés à Bucky, Hawkeye est sincèrement très émouvante et réussie.
Le reste de la série est plutôt classique mais efficace dans l’ensemble, notamment grâce à une belle alchimie à l’écran entre Jeremy Renner et Hailee Steinfeld, déjà excellente dans Dickinson, qui apporte beaucoup de fraîcheur et de bienveillance à cet univers chaotique.
D’une certaine façon, le personnage incarné par l’actrice, Kate Bishop, est une version féminisée de Peter Parker : une femme lumineuse, pleine de naïveté touchante et de maladresse souvent drôle.
Propulsée au rang de justicière emblématique grâce à l’arc narratif exceptionnel de Matt Fraction et David Aja dans les comics Marvel, Kate écope d’une introduction pétillante et sympathique dans Hawkeye.
Une condition sine qua non pour l’intégrer prochainement au roster des Young Avengers.
On apprécie d’ailleurs la capacité du MCU à se renouveler (ou à se recycler, diront les détracteurs) à travers la propre mythologie qu’elle construit.
L’aspiration de justicière de Kate est née à cause de l’attaque de New York par les Chitauri dans le film Avengers premier du nom.
Sans le déroulement de ce cataclysme cosmique, elle n’aurait jamais été sauvée par Clint et donc trouvé une forme de modèle inspirant à travers lui.
Marvel avait déjà fait le coup dans Spider-Man: Homecoming, mais du côté obscur : Adrian Toomes devenait le Vautour par vanité, après avoir perdu son poste de déblayeur de débris extraterrestres à cause de Stark Industries, l’entreprise d’Iron Man.
Hawkeye, de son vrai nom Clinton « Clint » Francis Barton, est un personnage complexe, marqué par un passé tumultueux et des relations profondes.
Voici un aperçu des relations clés qui façonnent son parcours :
| Relation | Rôle | Impact narratif |
|---|---|---|
| Laura Barton | Épouse et ancre familiale | Motivation morale, équilibre vie pro/pivoine héroïque |
| Natasha Romanoff | Meilleure amie et coéquipière | Évolution du doute moral et de la loyauté |
| Kate Bishop | Protégée et parfois partenaire | Renouvellement de l’héroïsme parental |
Hawkeye est à l’image de Batman, un super héros sans réels pouvoir, et c’est ce que suscite l’admiration de ses fans.
Hawkeye s’appuie sur son tir précis, son intelligence tactique et son entraînement du S.H.I.E.L.D.
Au travers de ses histoires, il s’est surtout illustré par son jeu de jambes et son jeu physiques qu’il a acquis après avoir suivi le même entrainement que Captain America.
En plus de son adresse naturelle au tir à l’arc, Hawkeye était un véritable acrobate. Il parvenait à faire mouche sur une cible en mouvement tout en virevoltant dans les airs.
Au fil des histoires dont il est le protagoniste, Hawkeye est un aventurier, un hors la loi, un espion, un ancien prisonnier fédéral, un ancien révolutionnaire, un ancien rancher, un ancien agent non officiel du SHIELD, un ancien apprenti boucher, l’ancien chef de la sécurité de Cross Technological Enterprises, et surtout un ancien professeur de tir à l’arc qui est la discipline dans laquelle il excelle magnifiquement.
On a connu Hawkeye sous diverses identités. Ses amis et ses ennemis l’ont appelé l’archer doré, Mr Costello, Longbow, œil de faucon, Bruno, Rônin ou Robin des bois.
Pendant longtemps, nous l’avons également connu sous le pseudonyme de constricteur ou Dreadknight.
Avant d’intégrer les Avengers, Hawkeye fut membre du WCA ou agence mondiale de contreterrorisme, des défenseurs, des ombres, des enchaînés, du SHIELD, du cirque Carson.
Hawkeye est le deuxième enfant d’Harold et Edith Barton.
Avec son frère ainé Barney, Hawkeye a travaillé comme apprenti boucher dans l’établissement familial géré par son père.
Bien qu’Harold soit populaire et très apprécié de sa communauté, il buvait un peu trop et se montrait violent envers les membres de sa famille.
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