La réglementation française encadre strictement l’usage des cartouches de chasse, notamment l’emploi de la chevrotine selon les circonstances et les départements. Avant de tirer, il est impératif de vérifier l’arrêté préfectoral et la règle en vigueur sur votre territoire.
Les armes à feu font l'objet, lors de leur fabrication, d'un marquage comportant l'indication du fabricant, du pays ou du lieu de fabrication, de l'année de fabrication, du modèle, du calibre et du numéro de série.
Le marquage lors de la fabrication est apposé sur un ou plusieurs éléments de l'arme à feu et doit être lisible sans démontage de celle-ci. Le numéro de série figure au moins sur la carcasse de l'arme. Le marquage peut consister en l'apposition d'un code alphanumérique à condition que celui-ci permette de déterminer que l'arme ou les munitions ont été fabriquées en France ou dans un Etat adhérent à la Commission internationale permanente ou, dans le cas prévu au deuxième alinéa de l'article 4, que l'arme a été cédée par l'Etat français.
Le diamètre des plombs de chasse désigne la taille individuelle de chaque bille de grenaille contenue dans une cartouche de chasse. En France, on l’exprime le plus souvent via un numéro de plomb (série dite de Paris ou de Lyon) qui correspond à une taille et donc à une masse et une énergie cinétique différentes au tir.
Plus le numéro est grand, plus le projectile est petit ; plus le numéro est petit, plus la bille est grosse et donc plus la pénétration est élevée à distance courte. Comprendre cette échelle est essentiel pour adapter sa munition au type de gibier et à la portée recherchée.
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Historiquement, la série de Paris et la série de Lyon coexistent et ne donnent pas exactement la même mesure pour un même numéro. Avec les plombs de Paris, un n°6 sera légèrement différent d’un n°6 en plombs de Lyon. Cette différence tient à une tradition de fabricant, la taille du plomb variant de quelques dixièmes de millimètre.
Dans la pratique, les chasseurs retiennent surtout la cohérence interne à une marque et à une gamme : rester sur la même série garantit une gerbe régulière et des groupements reproductibles. Pour s’y retrouver, lisez le marquage de la douille et de la boîte : il précise le numéro de plomb, la charge en grammes, la bourre (grasse ou à jupe), le calibre (12, 16, 20, 28, 10) et parfois la portée indicative.
Ce cadrage varie selon plombs de Paris ou plombs de Lyon et selon la qualité de la grenaille (plomb durci, acier, bismuth) et la cartouche. L’important est la cohérence avec la fonction visée : toucher une cible en mouvement à la distance de tir prévue.
| Numéro de Plomb | Description |
|---|---|
| n°10 | Très petit projectile, usage très court en tir rapproché (oiseaux très légers), gerbe très dense. |
| n°9 / n°8 | Petit gibier de plaine à courte ou moyenne distance (ex. perdrix au début de saison) ; densité maximale, probabilité de toucher élevée. |
| n°7 / n°6 | Polyvalents pour faisan, perdrix, pigeon, canard en début de saison selon conditions ; bon compromis portée/énergie. |
| n°5 / n°4 | Bille plus grande, meilleure pénétration sur gibier robuste (lièvre, canard tardif), tuer net à moyenne portée. |
| n°3 / n°2 / n°1 | Usage spécifique sur oiseaux coriaces ou situations venteuses ; trajectoire plus stable mais gerbe moins fournie. |
La différence tient principalement à l’étalonnage du diamètre pour un même numéro de plomb. En série de Paris, chaque numéro correspond à un diamètre légèrement inférieur ou supérieur à la série de Lyon (selon le rang), ce qui change la masse et donc l’énergie.
Résultat : à portée identique, la gerbe d’une cartouche « Paris » peut présenter une densité et un effet terminal différents d’une « Lyon ». Pour un chasseur qui veut un rendu constant, mieux vaut rester dans la même série toute la saison et vérifier ses groupements sur cible papier à 25-35 mètres.
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Le type de cartouche (charge, bourre, plomb ou substitut) est déterminant. Le type de projectile (numéro) s’accorde à la distance de tir, au gibier et au calibre du fusil.
L’objectif : augmenter la probabilité de toucher la cible et de tuer net en respectant l’éthique.
Retenez : plus la bille est grosse, plus la puissance est élevée mais plus la gerbe est clairsemée ; en battue au grand gibier, la munition de chasse admise est la balle dans un fusil calibre lisse ou la carabine en canon rayé, la chevrotine liée à des cas spécifiques et souvent restreints.
La taille du plomb influence trois paramètres clés : la vitesse de la grenaille, la portée utile et l’énergie résiduelle. Un plomb petit (n°9) offre une gerbe dense et une excellente couverture à 20-25 m, mais perd vite sa vitesse ; un plomb plus gros (n°5) porte plus loin, conserve mieux sa cinétique et pénètre davantage, utile à 30-40 m.
Cependant, avec des numéro faibles (gros projectiles), on compte moins d’impacts dans la cible, ce qui peut réduire la probabilité de toucher un animal de petite taille. La combinaison idéale dépend du type de gibier, du choke, de la bourre, de la charge propulsive et de la qualité de la munition.
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Série de Paris : pour un numéro de plomb donné, diamètre légèrement différent qui peut produire plus de poids de chaque plomb ou une quantité plus élevée (si plus petit), modifiant la densité d’impact.
Série de Lyon : autre échelle, sensation de portée un peu différente en fonction de la masse et de la vitesse restante. Sur le terrain, ces nuances se traduisent par des variations de groupement.
D’où l’importance de « coller » à une seule série, d’observer ses coup sur cartons, et d’ajuster selon votre arme à feu (longueur et âme du canon, choke, sertissage étoile).
Choke : le rétreint du canon (cylindrique, ¼, ½, ¾, full) canalise la gerbe. Plus le choke est serré, plus la portée théorique augmente, mais attention au choix du plomb/acier (compatibilité acier requise pour chokes serrés). Associez ce trio au numéro de plomb et au calibre pour obtenir une combinaison efficace.
Ce choix doit toujours tenir compte du calibre, de la cartouche utilisée, du choke monté et des conditions (vent, pluie, longue ou courte distance).
La chevrotine regroupe des billes de gros diamètre dans une même cartouche. Sa taille maximale et les contextes d’emploi sont strictement autorisés ou interdits selon les départements. Souvenez-vous : la chevrotine est une munition qui ne peut pas être utilisé pour le petit gibier ; elle vise des situations spécifiques de chasse en battue très courte portée.
La matière impacte la taille : à effet équivalent, on monte d’un ou deux numéros en acier par rapport au plomb.
Le calibre conditionne la charge (grammes) et donc la densité de la gerbe pour un même numéro. Un calibre 12 autorise des charges plus grande (ex. 32-36 g) et donc plus d’impacts ; un calibre 20, plus léger, demandera un choix plus fin du numéro de plomb pour garder une probabilité de toucher suffisante. En calibre 10, on parle d’usages longue distance spécifiques (migrateurs), avec cartouches de chasse puissantes et contrôlées.
Une cartouche se compose d’une douille, d’une amorce, d’une poudre propulsive, d’une bourre et de grenaille. À l’allumage, la charge propulsive accélère la grenaille dans le canon ; la bourre protège et pousse la gerbe jusqu’à la bouche, où interviennent choke et âme lisse/canon rayé (pour balles). Chaque type de munition est prévue pour une utilisation précise : ne tirez jamais une cartouche non compatible avec votre arme.
La portée utile dépend du diamètre du plomb, de la vitesse initiale et du maintien de la cohésion de la gerbe. Une cartouche trop « rapide » peut ouvrir la gerbe et réduire l’efficacité ; trop lente, elle baisse l’énergie à l’impact. Recherchez la combinaison « vitesse/numéro/charge/choke » qui donne le meilleur équilibre sur cibles carton (40 cm) à 25, 30 et 35 m. C’est ce protocole qui vous dira si vous tuez net ou non dans votre configuration.
Restez attentif au recul, à la qualité de vos cartouches de chasse, et vérifiez la série de Paris ou de Lyon gardée.
La qualité de la grenaille (régularité du diamètre, dureté), de la bourre, du sertissage et de la poudre conditionne la répétabilité des résultats. Une cartouche de bonne facture donne des vitesses moyenne stables, une gerbe homogène et un emploi sûr. Sur le terrain, cela se traduit par des coup qui « portent » là où vous visez, sans trou dans la gerbe.
Respectez les distances, angles et conditions de tir ; en zones humides, optez pour substitut au plomb (acier, bismuth). Vérifiez l’autorisé/interdit pour la chevrotine dans votre département. Sécurisez vos cartouches et conservez-les au sec.
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