L'histoire des armes à feu et des équipements militaires allemands est riche et variée, avec des innovations qui ont influencé les forces armées du monde entier. Dans le contexte de l'airsoft, ces équipements sont souvent reproduits pour leur réalisme et leur performance. Cet article explore l'histoire et l'utilisation des lunettes sous-marines allemandes, ainsi que certains équipements emblématiques utilisés dans l'airsoft.
Le HK USP est un pistolet semi-automatique double action de la société allemande Heckler & Koch, apparu en 1993. Le Universal Selbstlade Pistole, ou pistolet semi-automatique universel, est chambré pour différents calibres et disponible en de nombreuses versions.
Il bénéficie d'une conception entièrement originale, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'un ancien modèle modernisé. Il a été d'emblée conçu pour tirer le .40 S&W pour ensuite donner lieu à une version d'une puissance inférieure tirant le plus conventionnel 9mm Parabellum, une évolution inverse à ce qui a généralement été fait sur les modèles concurrents. Les deux munitions ayant des dimensions relativement proches, la version 9mm ne diffère que par le canon et les dimensions du chargeur.
Ce pistolet moderne doté d'une carcasse en polymère fonctionne avec un mécanisme qui est une amélioration du browning. Un grand nombre de détentes sont possibles, double action ou simple action uniquement et toute une gamme de sécurités qui ne donne pas moins de 9 combinaisons disponibles. La carcasse est dotée d'une rainure horizontale en dessous du canon qui permet de monter un large gamme d'accessoires comme des lampes, désignateurs laser mais aussi le contrepoids de la version match.
Les premières versions compactes ont été commercialisées en 1994. En 1995, une version chambrée en .45 ACP a été commercialisée, essentiellement pour le marché américain.
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Les modèles de compétition se déclinent en la version Match, plus lourde, équipée d'un contrepoids au bout du canon improprement considéré comme un compensateur de relèvement et réglée pour le tir sur cible et la version expert destinée aux compétitions IPSC beaucoup plus proches du tir de combat.
En dernier lieu, la version tactique est dérivée du HK Mk.23 conçu pour le projet SOCOM de l'armée américaine. Ce pistolet est chambré en .45 ACP uniquement et équipée d'organes de visée réglable et d'un canon spécifique qui permet d'y fixer un silencieux.
Le HK USP a été adopté par l'armée allemande sous la dénomination P8 et dans sa version compacte par la police allemande sous la dénomination P10, tous deux chambrés en 9 mm Parabellum. Le HK USP standard en 9 mm Parabellum équipe aussi une partie des militaires espagnols. L'USP Compact entre cette année en service dans la gendarmerie maritime et la marine nationale françaises en remplacement du PSA MAC 50 sous le nom de PA HK Marine. Une partie des Commandos marine de Lorient est équipée de la version standard, l'autre du Glock 17.
L'entreprise autrichienne Glock produit des pistolets particulièrement innovants dont le premier modèle fut le Glock 17, datant du début des années 1980, premier pistolet industriel principalement constitué de polymères ayant rencontré un succès commercial. Le premier pistolet utilisant des polymères fut le HK VP70 plus de 10 ans avant le Glock.
Grâce à ces matériaux l'arme est légère et peu sensible à la corrosion. Leur souplesse rend par ailleurs son recul légèrement moins brutal qu'avec une carcasse parfaitement rigide d'une arme de poids équivalent.
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Ces matériaux non métalliques ont été à l'origine d'une controverse aux États-Unis sur les armes produites par Glock, qui ont été considérées comme délibérément indétectables, en premier lieu par une association luttant contre la possession d'armes à feu par les civils. Pourtant, plus de 80 % des pièces composant le Glock sont en métal (la culasse, le canon, le ressort du chargeur, le percuteur, les munitions...), les polymères utilisés sont denses et donc détectés par les systèmes aux rayons X conventionnels. Un opérateur de sécurité correctement formé repérera l'arme sans difficulté.
Un motif commercial a probablement contribué à la persistance de cette controverse. Les pistolets Glock représentaient en effet une petite révolution et des entreprises concurrentes, notamment américaines, avaient sans doute besoin d'un alibi afin de protéger leur marché. L'utilisation des polymères est d'ailleurs devenu la norme chez tous les constructeurs et cette polémique ne se pose plus.
La légende persiste toujours, notamment en raison de l'exploitation faite de cette rumeur par le film Die Hard 2 dans lequel il est fait mention d'un "Glock 7" en porcelaine indétectable. Cette arme n'existe pas, bien que des pistolets en porcelaine aient été utilisés par les services secrets du pacte de Varsovie (en particulier en République tchèque) à l'apogée de la guerre froide.
Outre les pistolets, d'autres armes et équipements sont utilisés dans le contexte de l'airsoft, souvent inspirés par des modèles réels utilisés par les forces spéciales et les militaires. Parmi ceux-ci, on trouve :
Les armes à air comprimé ne sont pas une invention récente. Le principe en est connu depuis près de 2500 ans chez les Grecs. Les premières armes à air comprimé modernes appelées « armes à vent » apparaissent à la fin du XVIème siècle en Suède.
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Au début du XVIIème siècle, une « arquebuse à vent » est offerte à Henri IV par Marin BOURGEOIS*. Dans les faits, cette « arquebuse » préfigure les modernes carabines à air pré-comprimé dites PCP. La technique, rudimentaire, va évoluer, et à la fin du XVIIème elle sera au point, particulièrement chez nos voisins d’outre-Rhin qui s’en servent pour chasser le petit et le grand gibier.
Dans d’autres pays, ces armes sont prohibées, car silencieuses et sans fumée. L’Autriche équipera un bataillon tyrolien avec des « carabines à vent » dans sa guerre contre les Turcs. Ce sera le seul pays à utiliser ce type d’armes de façon régulière pour la guerre.
On retrouve des carabines à vent jusqu’en 1830 en Amérique du nord pour la chasse, et dans quelques escarmouches avec les Premiers Peuples. Le plus gros problème de ces armes efficaces résidait dans les pompes à main peu performantes, et la difficulté de réaliser les réservoirs interchangeables.
Ces carabines à répétition, dites de Girandoni, offraient en gros la puissance d’une cartouche de 45 ACP avec une portée utile de 100 à 120 pas pour les 10 premiers tirs. Ces premières armes à air comprimé étaient d’un calibre allant de 31 à 51 in (8 à 13 mm). Les vitesses s’échelonnaient de 200 à 300 m/s.
Cette période voit l’émergence des fabricants allemands (EISENWERKE GAGGENAU, DIANA…), mais aussi de divers fabricants anglais ou américains (DAISY, QUACKENBUSH…). Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne démilitarisée n’a plus le droit de fabriquer d’armes à feu.
Même si cette période ne dure pas longtemps, elle pousse les fabricants allemands vers le développement des armes à air dont ils vont devenir les spécialistes, malgré la concurrence anglaise. Aujourd’hui, le marché de l’air comprimé (piston ou PCP) et du CO2 a entrainé la prolifération de fabricants plus ou moins connus ou présents chez nous.
Allemagne, Angleterre, Espagne, Suède, Autriche, USA, Corée du Sud, Chine et Turquie se partagent le marché. Le marché est dominé par les carabines dont la puissance n’excède pas 19,9 j pour un tas de raisons, dont les plus évidentes sont la gestion des stocks, le profit, et la réglementation.
En effet la limite de 19,9 j met ces armes à la portée de tout majeur sans obligation de licence ou permis de chasser. Ci-dessous un petit classement par tranche de puissance, dans lequel j’essaie de présenter leur utilisation principale.
Les carabines de moins de 7,5 j permettent de débuter le tir, qu’il soit tir de loisir ou tir de compétition. Il existe des modèles bien adaptés au gabarit moyen des enfants de 7/8 ans ou de petite stature.
Leurs canons basculants ne nécessitent pas trop de force pour compresser le ressort, et leur poids contenu facilite le maniement. Le recul provoqué par le ressort est insignifiant. Leur portée et leur puissance permettent de tirer sans problème jusqu’à 10 m (distance réglementaire) mais aussi bien plus loin, 15 à 20 m, pour du tir de loisir. Les GAMO Delta/Delta Fox sont un exemple type de ce produit.
Lorsque la carabine offre une excellente précision il est intéressant de tester divers types de plomb pour trouver celui qui convient le mieux. Il y a de grandes différences suivant marques et modèles.
Les armes à air comprimé de 10 joules apportent un petit plus en puissance, une tension de trajectoire améliorée, une meilleure tenue au vent pour ceux qui tirent en plein air. C’est aussi la puissance maximum pour les armes à air de compétition ou de celles employées par les écoles de tir.
Même si 2,5 joules de plus paraissent ridicules aux champions du clavier, ça demande plus de force pour compresser le ressort. Pour de jeunes enfants, ça peut limiter l’attrait d’une belle séance de tir. Si ce problème ne se pose pas, on peut passer directement à une 10 joules. La plupart des armes de match sont de type PCP et tournent autour des 10 j. Nous aborderons les PCP une autre fois.
Que ce soit pour les 7,5 ou les 10 j, les nuisances sonores sont très limitées, elles sont idéales lorsqu’on tire dans son jardin. Attention toutefois à respecter les règles de sécurité. Un de mes amis, ancien des Forces Spéciales portugaises vit depuis 7 ans avec un plomb de 4,5 mm dans le foie, tiré par une FEINWERKBAU de 10 j ! Ces modèles constituent la majorité du marché.
Ce sont des carabines pour adolescents et adultes en raison d’un gabarit et d’un poids plus important. Lorsqu’on approche de la puissance maxi de 19,9 joules, on possède un outil qui permet d’envisager des tirs plus longs, 40 m n’étant pas ridicules si la carabine est précise, que ses organes de visée sont adéquats, ou qu’elle dispose d’une lunette.
Aujourd’hui, nombre de ces carabines possèdent un piston à gaz qui remplace le piston à ressort. Ces systèmes qui ont demandé une mise au point sont aujourd’hui parfaitement fiables. Le bruit, la vibration et le recul générés par la mécanique sont considérablement réduit.
Dans des pays où les armes à air sont autorisées à la chasse, les armes de cette tranche de puissance servent à réguler rats, pigeons, pies et lapins en zones urbaines, ou dans des endroits clos (étables, entrepôts). En France, la chasse avec des armes à air est interdite ! Plus encore qu’avec les modèles 10 j, le respect des règles de sécurité s’impose.
Les calibres courants sont : 4.5 mm, 5.5 mm et 6.35 mm, ce dernier se faisant rare. Quelques marques connues : GAMO, DIANA, STOEGER, HATSAN, NORICA, SWISS ARMS, HAMMERLI, CROSMAN, ARTEMIS etc… Personnellement, j’utilise deux GAMO 440 Hunter en 6,35 et 4,5 mm et une BSA cal 6,35 mm depuis plus de 20 ans.
Elles ne sont pas les plus répandues pour de multiples raisons, tout d’abord le classement en catégorie C qui impose licence de tir ou permis de chasser, puis pour leur poids, leur encombrement, l’effort à exercer pour l’armement et le bruit si on tire sans modérateur. Dépassant les 330 m/s en 4,5 mm, ces carabines génèrent un claquement important.
D’autre part, elles ne sont pas destinées à un débutant car difficile à maîtriser pour profiter pleinement de la puissance. Si vous faites partie de ceux qui gèrent tous ces paramètres, le tir en plein air, à 50 m et plus, avec ces carabines devient rapidement une drogue, surtout si on emploie des mini-silhouettes ou des objets comme des balles de golf ou de ping-pong (DIANA, GAMO, STOEGER etc…).
Il ne faut pas confondre les carabines CO2 avec les PCP. Ces armes emploient des « sparclettes » de gaz comprimé (CO2) de 12 g ou 88 g. Ce type d’alimentation, s’il est plus onéreux, a permis de développer un important marché d’armes de loisir et la réalisation de copies d’armes semi-automatiques dont elles empruntent le fonctionnement.
Disponibles en puissance réduite de 6 à 10 joules, mais aussi jusqu’à 20 joules, elles offrent d’autres plaisirs que les carabines traitées plus haut. Attention à ne pas les confondre avec des airsofts qui peuvent leurs ressembler.
Si vous débutez et tirez en club FFT l’achat d’une carabine de 10 joules, la plus précise possible s’impose. Si vous voulez initier un ou une jeune (7/8 ans), les 7,5 j sont un bon choix. Ensuite tout dépend de vos besoins et envie, jusqu’à 20 joules vous pourrez tirer plus loin, sur cibles papiers, sur mini silhouettes ou cibles de fortunes. Si vous voulez repousser les limites et que vous êtes licenciés, les 28/35 joules sont faites pour vous, particulièrement en calibre 5,5 mm qui tiendra mieux au vent et conservera plus d’énergie.
Les SFG (Special Forces Group) sont une composante essentielle des Forces spéciales de l'US Army (USASOC), elles-mêmes intégrées à l'USSOCOM. Les Bérets verts, membres de ces unités, sont réputés pour leurs compétences intellectuelles et techniques, leur polyvalence et leur spécialisation dans divers domaines tels que les explosifs, les transmissions, l'ingénierie et le domaine sanitaire. Ils parlent plusieurs langues et suivent une formation continue.
Les SFG sont chargés de cinq types de missions :
Un ODA (Operational Detachment Alpha) de 12 hommes se compose selon un schéma valorisant la spécificité de chaque élément :
Les SFG sont regroupés en cinq groupes différenciés par leur préparation spécifique à un théâtre d'opérations :
Deux groupes de la National Guard complètent cette structure :
L'armement des SFG est varié et adapté aux missions spécifiques de chaque unité. Voici une liste non exhaustive des armes utilisées :
Pistolets:
Fusils à pompe:
SMG:
Fusils d'assaut:
Les SF utilisent plus ou moins certains éléments de ce kit. Ainsi, l'ACOG reflex a été très peu utilisé, les opérateurs lui préférant l'aimpoint M68, supplanté depuis par l'EOTech Holographic Weapon Sight (HWS) 550. De même, certains accessoires sont ajouté à la lunette trijicon ACOG :
Autre exemple d'amélioration, le M203 se voit doté d'un montage QD amélioré. La lampe VBL 2 PIP une version miniaturisée de la lampe de la firme ITI fait son entrée dans le bloc I. Cependant, il apparaît que les SF lui préfèrent les modèles Surefire (SureFire M900A notamment).
Le casque F3 est l’un des éléments essentiels du programme « Combattant 2020 ». Offrant une protection contre les éclats et les balles de 9 mm grâce à sa coque aramide [kevlar], le casque F3 se distingue des modèles précédents par une « surface d’accrochage » plus importante qui, associée à des « rails de fonction », permet d’augmenter significativement sa capacité d’emport d’accessoires, comme les jumelles de vision nocturne.
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