Après un demi-siècle de progrès, nous assistons depuis plus d’un an à des régressions environnementales sans précédent, malgré l’urgence climatique et les aspirations de nos concitoyens.
L’érosion de la biodiversité menace les écosystèmes, la sécurité alimentaire et notre propre santé.
Un nouveau cap alarmant a été franchi avec l’adoption, le 20 février dernier, de la loi d’orientation agricole (LOA) : dépénalisation des atteintes graves à la biodiversité (destruction d’espèces protégées, arasement de haies champêtres), assouplissement des règles sur les pesticides et l’implantation de mégabassines…
En parallèle, des attaques injustifiables visent des associations et organismes publics essentiels tels que l’Office français de la biodiversité, l'Agriculture Biologique et l’ADEME .
Des menaces sans précédent pèsent sur la Commission nationale du débat public - CNDP et donc sur la démocratie environnementale, l’accès à l’information et à la justice.
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En réaction, la LPO s'est mobilisée afin d'alerter sur ces reculs préoccupants. La LPO Hauts-de-France a participé à la mobilisation générale en informant et sensibilisant sur les réseaux sociaux mais aussi en organisant deux manifestations.
Une cinquantaine de personnes se sont réunies à Lille et Amiens.
À Lille, nous avons pu compter sur le soutien d'Alexandre Cousin, élu au conseil régional et de Christelle Libert élue de la ville de Lille, conseillère municipale déléguée jardins familiaux et partagés apiculture urbaine bien-être animal.
D'autres associations se sont également jointes à nous comme One Voice Nord - Je suis la voix des animaux avec la déléguée locale Delphine Demarquoy, l'ASPAS ou encore le GON Groupe ornithologique et naturaliste agrément Hauts-de-France avec le président Alain Naessens.
À Amiens, One Voice Picardie et Nord Nature étaient présents pour faire entendre leurs voix.
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Si la semaine de mobilisation touche à sa fin, le combat continue.
Les Groupe Jeunes LPO s’adressent aux jeunes, naturalistes ou non, qui ont soif de connaissances ou souhaitent participer à des actions en faveur de la biodiversité.
Ils rassemblent des jeunes qui ont entre 18 et 35 ans et qui sont désireux d’agir sur le terrain, de se former à la biodiversité, de découvrir la vie associative ou d’échanger avec d’autres naturalistes novices ou confirmés !
Tout au long de l’année, les membres des groupes proposent des activités : sorties nature, conférences, projections, actions militantes, défis, chantiers etc.
Les thématiques sont variées et dépendent des goûts de chacun !
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Les Groupes Jeunes sont gratuits et ouverts à tous les jeunes, même non adhérents LPO.
En Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs Groupes Jeunes ont vu le jour, tout d’abord en Côte-d’Or et Saône et Loire, puis dans le Doubs et récemment dans le Nord Franche-Comté.
D’autres projets émergent actuellement dans les autres départements avec la volonté de déployer cette dynamique dans toute la région.
Au total, plus de 100 jeunes sont aujourd’hui impliqués et investis dans cette belle aventure !
Des outils dédiés ont été déployés pour faciliter la communication au sein des groupes.
Ainsi, une chaîne de discussion Discord a été créée, au niveau régional, pour partager les observations, identifications et idées de sortie nature.
Les sorties des groupes sont référencées dans l'agenda nature, n'hésitez pas à y jeter un œil !
Tu souhaites rejoindre ou créer un Groupe Jeunes ?
« Les Verts, c’est dehors. » Xavier Bertrand l’avait promis pendant la campagne des régionales. C’est chose faite.
Les chasseurs sont désormais au pilotage des politiques écologiques des Hauts-de-France.
Un pilotage musclé.
Ce qui ne va pas sans entraîner des inquiétudes dans le monde de la protection de la nature.
C’est ce soir-là qu’on a pu mesurer la révolution.
Le 23 novembre 2016, Xavier Bertrand descend les marches de l’hôtel de Région à Lille en fendant une haie d’honneur toute en gabardines rouges d’apparat et cors de chasse.
Les chasseurs sont à l’honneur à travers une exposition et ça résonne dans les couloirs.
« On est au-delà de la limite de ce qui est convenable en termes de démocratie.
Ce mercredi au conseil régional, les chasseurs de la région présentent les résultats d’une étude radar sur les oiseaux migrateurs en baie de Canche menée depuis un an.
Le radar des chasseurs avait été inauguré l’an dernier par Xavier Bertrand.
Les chasseurs ont battu le rappel.
La présentation des résultats de leur radar de suivi des oiseaux migrateurs installé en avril 2018 à Étaples est avant tout une bataille de communication.
Il faut faire nombre pour renforcer l’intérêt d’une étude financée en grande partie par la Région (226 000 €).
Dans un texte signé Joël Deswarte, « patron » des chasseurs du Nord, on peut ainsi lire qu’« i l est impératif de faire la démonstration du soutien de tous les chasseurs (…).
Le Président Schraen (de la Fédération nationale de chasse, NDLR) souhaiterait que les chasseurs (…) se mobilisent pour montrer à nos adversaires notre détermination à défendre nos chasses au gibier d’eau.
Les résultats pourront peut-être permettre d’apporter de nouvelles données scientifiques favorables aux chasseurs dans le débat des dates de chasse ou sur (…) les projets d’implantation d’éoliennes ».
Dramatisation étonnante, alors que les chasseurs n’ont jamais été aussi écoutés à Lille comme à Paris.
L’objectif du radar est donc assumé.
Il s’agit d’aider les chasseurs à pouvoir éventuellement chasser plus longtemps en montrant qu’il y a plus d’oiseaux qu’on ne pense pour certaines espèces.
Il s’agit de « mettre fin à 30 ans de bataille avec les associations écologistes sur la question du comptage », comme le dit Jean-Michel Taccoen, élu chasseur en charge de la biodiversité au conseil régional.
Les associations de protection de la nature, elles, se montrent sceptiques depuis le début.
« Les radars sont utiles, mais pour mesurer des flux migratoires, pas donner un état des lieux de la biodiversité régionale », avance Alain Ward, ornithologue au Groupement ornithologique du Nord (GON), auquel la Région a coupé les subventions à l’arrivée de Xavier Bertrand et de ses alliés chasseurs, pour « militantisme ».
« Scientifiquement, je doute que le radar puisse dénombrer des espèces précises.
Au mieux, on saura distinguer entre des grands groupes, les passereaux et les oiseaux d’eau », estime quant à lui Christophe Luczak, ornithologue à l’université de Lille et membre du GON.
Doute partagé par Serge Larivière de la LPO 62, qui réserve son jugement à la publication des résultats.
Alain Ward, lui, en est sûr : les chasseurs « veulent apporter des preuves pseudo-scientifiques aux élus pour tenter une nouvelle fois de déroger aux lois qui protègent les oiseaux et étendre la chasse, y compris pendant la période de reproduction ».
Argument balayé par Jean-Michel Taccoen.
« Les résultats pourraient d’ailleurs se retourner contre les chasseurs.
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