Au moment d’acquérir une longue-vue pour le tir, le sportif est souvent hésitant quant aux caractéristiques de l’instrument qui lui est adapté et désorienté par une offre importante. Il a parfois tendance à viser l’économie maximale, opérant de ce fait un mauvais choix car le tir sportif dicte des contraintes sévères au moment de choisir une longue vue. Le tir sportif impose à la longue-vue et au trépied des contraintes élevées et bien précises dans deux domaines :
Le tir sportif exige une grande précision et la capacité d'analyser rapidement les résultats. Une longue-vue de qualité permet de visualiser les impacts de balles sur la cible sans avoir à se déplacer constamment, facilitant ainsi les ajustements de visée. Le choix d'une longue-vue adaptée est donc crucial pour optimiser les performances et améliorer l'expérience de tir.
Pour choisir la longue-vue idéale pour le tir sportif, plusieurs critères doivent être pris en compte :
Le grossissement est un facteur déterminant pour distinguer clairement les impacts en cible. Il est important de noter que le grossissement est important pour bien distinguer les impacts en cible. En effet il devient difficile de distinguer des impacts en cible avec un grossissement de lunette de tir en x10 au delà de 100 mètres. A 200 mètres un grossissement x33 de longue vue vous permet difficilement de distinguer correctement vos impacts. Au-delà de 100 mètres, il devient difficile de discerner les impacts avec une lunette de tir à grossissement x10. À 200 mètres, un grossissement x33 peut s'avérer insuffisant. Pour des distances allant jusqu'à 100 mètres, une longue-vue avec un objectif de 60-65 mm de diamètre avec un zoom de type 16-48 est généralement suffisante. Au-delà, la longue-vue devra avoir un diamètre d’objectif de l’ordre de 80mm et sera équipée d’un zoom de type 20-60. Pour le tir à 200 mètres, il est préférable d'opter pour une longue-vue avec un objectif de 80 mm et un zoom de type 20-60. En cas de faible luminosité ou de mirage, il est conseillé de réduire le grossissement vers 20 ou 30x. En donnant la possibilité de faire varier le grossissement, le zoom permet une meilleure adaptation aux conditions de luminosité et de perturbations ambiantes. Par faible lumière ou dans le cas de l’apparition d’un effet mirage, il vaut mieux réduire le grossissement vers 20 ou 30x. Dans des conditions optimales, les zooms 40 ou 50x peuvent être utilisés. Dans une atmosphère calme et par bonne lumière, on pourra sans problème évoluer vers 40 ou 50x.
Il existe cependant une astuce simple qui est celle des cibles réactives fluorescentes permettant une vision claire des impacts avec un grossissement x33 même à 300 mètres !
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La qualité des verres est primordiale pour obtenir une image nette, lumineuse et contrastée. Les verres traités améliorent les qualités optiques en réduisant les aberrations chromatiques et en optimisant la transmission lumineuse. Les verres fluorite, ED (Extra-low Dispersion) ou HD (High Definition) sont particulièrement recommandés. Les verres spéciaux à basse dispersion permettent une meilleure gestion de la lumière, limitent les halos perturbateurs et les contrastes violents en lumières frontales ou latérales et améliorent le piqué et le contraste de l’image. Certaines longues-vues sont équipées de verres spéciaux dénommés « ED » (Extra-basse Dispersion), « HD » (Haute Définition), « APO » (Apochromatiques) ou « Fluorite » (d’après la nature de ces verres), selon les marques. Elles sont nettement plus chères que les longues-vues à verres « normaux », même quand ceux-ci sont pourvus d’enductions sophistiquées optimisant les résultats optiques. Le traitement multicouche permet d’éviter qu’une partie de la lumière soit réfléchie par les verres. Le traitement multicouche permet d'éviter qu'une partie de la lumière soit réfléchie par les verres, améliorant ainsi la luminosité de l'optique. Il est important de vérifier que le traitement multicouche est appliqué à toutes les surfaces des verres (objectif, prismes et oculaire). Plus l’optique sera cher plus il sera de bonne facture. En général un traitement faisant l’objet d’un brevet déposé est synonyme de qualité.
Ces caractéristiques peuvent constituer un avantage marquant, surtout pour le tir à grande distance. Le réalisme est ici de rigueur.Quelles que soient ses performances, une longue-vue est incapable de supprimer les perturbations atmosphériques et notamment « l’effet mirage » provoqué par l’agitation des couches d'air en contact avec un sol chaud. Dans de telles circonstances, il faudra se résoudre à ramener sa cible ou à marcher. De même, si une longue-vue de haut de gamme peut encore permettre l’observation des impacts de tir à 300m de distance, c’est là un maximum absolu. Le matériel adéquat aux distances supérieures est intransportable et les perturbations atmosphériques deviennent ingérables. Afin de pouvoir discerner des impacts de tir de petit calibre à 100m voire au-delà, même dans les zones noires de la cible, la longue-vue doit fournir une image très précise (on parle du « piqué ») et très contrastée. Elle doit également offrir ces qualités à des facteurs de grossissement assez élevés (30 x et plus) et donc être lumineuse.
Les prismes sont des blocs de verre situés dans le coude de la longue-vue qui servent à réfléchir l'image dans l'oculaire. Les prismes Bak4 offrent une qualité supérieure aux prismes Bk7. L'architecture des prismes peut être en toit ou de Porro, la majorité des longues-vues étant équipées de prismes de Porro, plus simples à fabriquer.
Un trépied robuste et adapté est indispensable pour une utilisation confortable de la longue-vue au stand de tir. Un simple trépied de table bon marché tel que ceux que les photographes utilisent sera insuffisant. Une longue-vue coudée à 45° et un collier de fixation rotatif facilitent l'observation en position couchée ou assise. La présence sur la longue-vue d’un collier de fixation permettant de faire pivoter celle-ci autour de son axe alors qu’elle est fixée sur le trépied est un atout, car c’est la meilleure manière de trouver la position idéale, à proximité de l’œil du tireur. Pour le tir couché, l’accès à l’oculaire doit se situer à 20cm du sol environ et être latéral. Pas question pour le tireur de se hisser « au-dessus » de son oculaire alors qu’il est couché. Le premier besoin est donc celui d’un trépied bas mais assez stable et robuste pour supporter une longue-vue qui pèsera 1,5 kg ou davantage. Le second besoin est une longue-vue coudée à 45° qui donne précisément un accès latéral à l’oculaire, impossible avec un modèle droit.
Voici quelques modèles de longues-vues recommandées pour le tir sportif :
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La digiscopie consiste à prendre des photos avec un appareil numérique au travers d'une longue-vue. Pour cela, il est important de choisir une longue-vue avec des verres spéciaux (HD, ED, fluorite, APO) et une bonne luminosité. Une longue-vue coudée et un oculaire fixe à champ large sont également recommandés.
La CVLife 20-60×80 propose un zoom allant de 20x à 60x avec une sortie de 80 mm. Jusqu’à présent, je plaçais parfois une caméra près de la cible… avec le risque de l’endommager ! Avec cette longue-vue, on filme directement à distance et en sécurité. Premier test : un tir à 60 m sur un gong. Grâce à l’iPhone monté sur la lunette, j’ai pu suivre les impacts en temps réel. Résultat : une image nette, claire et parfaitement exploitable. On pousse les tests plus loin en visant un cerisier à 200 m. À ma grande surprise, on distingue clairement les feuilles et les cerises. Puis on s’attaque à une antenne électrique située à environ 700 m.
Avec l'arrivée des beaux jours, nous retrouvons le plein air et le plaisir des longues distances. Mais la saison extérieure apporte bien des défis, comme voir ses flèches en cible! Entre grossissement, diamètre de l’objectif, étanchéité et mise au point, plusieurs critères sont à considérer.
Indispensable en discipline olympique, la longue-vue permet à l’archer d’analyser où sont ses flèches en un coup d’œil, sans perdre de temps.
Avant de choisir sa paire de jumelles et/ou sa longue vue il convient de définir ses besoins. Même si on peut avoir en tête le fait que notre discipline partage a priori les critères retenus dans d’autres contextes sportifs ou non, mieux vaut s’y pencher pour se les approprier. D’une manière général, je ne parle dans la suite que des critères concernant l’archer (cf. pas les spectateurs ni le coach). On veut un instrument de maniement facile qui permettent d’apprécier rapidement et confortablement où sont ses propres flèches et juger les cordons accessoirement.
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Le diamètre D de l’objectif est exprimé en mm et apparait associé au grossissement, on parle de jumelles 10x50 par exemple ce qui signifie que le grossissement est de 10 et que le diamètre d’entrée est de 50mm. On sent bien que plus le diamètre d’entrée est grand plus il y a de lumière qui rentre, mais primo ce n’est pas si simple, et secundo plus les lentilles sont grandes plus elles sont lourdes, encombrantes et doivent être de bonne qualité optique pour limiter les aberrations (ou défauts).
Si la pupille de sortie n’a pas des bords francs, et n’est pas ronde, alors cela permet de se convaincre que l’on a une paire de jumelles médiocre entre les mains ! Concernant, la pupille oculaire elle varie en taille selon l’éclairage : 3mm en vision diurne donc à prendre en compte en extérieur sur un terrain dégagé, 5mm à 7mm en vision crépusculaire donc à prendre en compte en extérieur en sous-bois par exemple et en éclairage intérieur. Si la pupille de sortie est plus grande que la pupille oculaire, cette dernière agit comme un diaphragme (exemple : en sous bois avec une paire de jumelles de trop fort grossissement). Dans le cas inverse, où la pupille oculaire est plus grande, alors la pupille de sortie ne transmet pas suffisamment de lumière et donc l’image paraît sombre. L’idéal est d’accorder au mieux la paire de jumelles/longue vue de telle façon que les deux pupilles (sortie et oculaire) soient quasi-identiques. Cela va dépendre de chacun et des conditions extérieures de luminosité.
A un facteur $\pi/4$ près, l’indice de luminosité n’est autre que la surface du « trou » de sortie. Plus l’indice de luminosité est grand (et donc la surface de sortie est grande) plus la quantité de lumière est élevée et la paire de jumelle (la longue vue) est dite « lumineuse ».
L’usage d’une optique 20-60 x 60 permet un grossissement variable appréciable et même si la pupille de sortie est réduite au grossissement maximum, il y a suffisamment de lumière dans les conditions d’utilisation pour ne pas être affecté par une réduction de luminosité, surtout si l’optique est en BK 7 et traité multi. Le champ de vue de 2° (typique) convient parfaitement, cela donne 38m à 1000m en 20x et 17m à 1000m en 60x. Il n’y a pas besoin de « grand champ » car on ne suit pas un oiseau en vol !!! Je privilégierais par contre un modèle dont la mise au point ne se fait pas sur l’oculaire, étanche à la pluie, de coque en caoutchouc anti-choc et avec un capuchon pare-soleil. Bien entendu, il faut utiliser un pieds, et je préfère un pieds assez lourd stable qui résiste au vent (même s’il est bon d’utiliser une sardine…).
Pour les parcours 3D, Nature, Campagne ont a besoin d’une paire de jumelles de poids le plus faible possible (cf. 600g) de grande luminosité donc des diamètres d’entrée de 40-50mm par exemple et d’une optique traitée si possible multicouche avec des verres en BK 7 voire BAK4. Pour le grossissement un 10x permet de bien voir les détails des bêtes mais en pratique au delà de 8.5 pose des problèmes de stabilité de l’image et la recherche de la bête (la luminosité est plus le coté qualité de l’optique et moins sur le grossissement). Un grossissement plus fort peut être balancé par une optique grand champ peut être utile sans doute pour 1) ne pas perdre de temps à situer la cible cachée ou dans la pénombre et 2) d’apprécier des éléments annexes permettant de calculer la distance. La coque en caoutchouc avec protection des optiques me semble indispensable. Une étanchéité à l’eau et condensation est sans doute indispensable étant donné les conditions d’humidité changeante en extérieure. Les porteurs de lunettes doivent prendre gare au dégagement oculaire.
Le tir sur cibles anglaises à des distances jusqu’à 50m ne justifie pas l’usage de longue vue. On peut tout à fait utiliser une paire de jumelles comme celle décrite pour les parcours. On peut se dire même que l’aspect « grand champ » n’est pas indispensable puisque un FOV de 2° donne 1.74m à 50m ce qui est suffisant pour les cibles FITA 50m sur blason de 80cm.
Le tir en salle nécessite une paire de jumelle lumineuse donc 45-50mm d’objectif ainsi que des optiques traitées, mais je pense qu’un grossissement de 8 peut suffire. La pupille se dilate au maxi et si on prend on prend une valeur de 6mm alors 6x8 = 48mm, donc l’adéquation entre taille de l’objectif et la pupille est parfaite.
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