Dans cette série d'articles, nous abordons un sujet fascinant : la poudre noire. Les armes à feu ont vu le jour en Asie au VIIe siècle de notre ère avec l’invention de la poudre noire, en Chine.
Succinctement, le principe de fonctionnement de ces armes est basé sur l’explosion de la poudre à canon. Les armes à feu d’artillerie lourde fonctionnent de la même manière que les armes à feu d’artillerie légère. Les boulets sont des projectiles sphériques de pierre, de fer ou de fonte lancés par des canons. Les obus sont également les munitions des canons.
Le bâton à feu est une autre forme de canon à main. Ces canons correspondent en général à l’idée-même qu’on se fait d’un « canon ». Si, comme moi, vous aimez tout ce qui se rapporte aux pirates, vous avez surement déjà entendu ou lu quelque chose comme : « Sortez les canons de 12 ! ». Ces chiffres désignent le poids en livres des boulets pouvant être tirés par le canon et, de fait, le calibre de ce dernier. Le mortier est une bouche à feu, un canon, tirant avec une inclinaison de 45° ou plus pour effectuer des tirs indirects. La trajectoire courbe du projectile forme une cloche qui permet d’atteindre un objectif placé derrière un obstacle.
Le hwacha se compose d’une charrette à deux roues sur laquelle une planche est fixée perpendiculairement. Au niveau de la fameuse culasse, se trouve une sorte de tiroir en forme de tasse, que l’on appelle la chambre, dans lequel on insérait le projectile et la poudre. La chambre était ensuite mise en place, bloquée et on pouvait tirer. Le veuglaire est une pièce d’artillerie des XIVe et XVe siècles se chargeant par la culasse.
Le lance-roquettes est une pièce de l’artillerie moderne. Il consiste en un tube dans lequel on glisse la roquette. Le chargement se fait par le canon et la mise à feu de la charge propulsive de la fusée se fait par un système de décharge électrique. Comme évoqué plus haut avec le hwacha, il existe des lance-roquettes multiples. L’arme de base étant limitée à un seul tir, ce système permet d’en lancer plusieurs à la suite.
Lire aussi: Tout savoir sur la poudre noire et la loi française
Voici quelques définitions de termes clés liés aux armes à feu :
Une munition est l'ensemble qui charge une arme à feu, contenant au minimum une charge propulsive et un ou plusieurs projectiles. La cartouche (nom de la munition complète) est composée d’une balle (le projectile), d’un étui (la « douille »), d’une amorce et de poudre. L’étui est à la fois support de l’amorce, de la balle et contenant de la poudre. L’amorce met le feu aux poudres.
Aussi connue sous le nom de douille, cette partie de la munition a pour rôle principal d’unir toutes les composantes entre elles. C’est une sorte de récipient dans lequel est contenue la poudre, la capsule d’amorçage et l’amorce. Au bout du collet de la douille (son extrémité), entre ses lèvres en alliage adapté se trouvent les projectiles. Cette partie de la douille est souvent sertie de couche de graisse. Comme elle est censée se déformer sans pour autant céder, elle est faite avec un alliage adapté à cet effet. C’est pourquoi la douille est souvent faite soit en laiton, soit en aluminium. Quand elle est faite en laiton, elle peut se déformer sans pour autant céder, facilitant la reconstruction de la munition lors du prochain chargement.
Cette capsule contient l’explosif primaire (composé résultant du Fulminate de mercure découvert en 1805) qui va servir à mettre le feu aux poudres. Cet explosif primaire, dont la vitesse de combustion est de 1000m/s, est très sensible aux chocs et aux frictions. C’est pour cette raison qu’il faut qu’il y ait une capsule qui soit en mesure de la contenir. La fonction principale de la capsule d’amorçage est de minimiser les risques, car si jamais l’explosif primaire est secoué ne serait-ce qu’un petit peu, le mécanisme se mettra d’aussitôt en marche.
La poudre a pour fonction principale d’émettre le gaz qui propulsera le projectile hors de la douille. Pour les armes semi-automatiques ou automatiques, en plus de la propulsion, la charge projectile va servir à réarmer le système de percussion. La poudre n’est pas uniforme et sa forme change en fonction de sa fabrication.
Lire aussi: Le .38 Long Colt : un retour sur son histoire
Il existe une multitude de balles avec leurs spécificités. Voici les balles les plus courantes et leurs caractéristiques :
La balistique est la science des projectiles en mouvement. Elle se divise en trois segments :
La poudre noire est un mélange explosif utilisé comme propulseur dans les armes à feu anciennes. Lorsqu’elle est enflammée par une amorce, elle produit une détonation qui propulse la balle hors du canon.
La poudre noire est inflammable, elle doit être stockée dans un récipient sécurisé et à l’abri de l’humidité et de la chaleur.
Voici quelques questions fréquemment posées sur les armes à poudre noire :
Lire aussi: Le .22 LR et les armes à poudre noire
Quelle est la durée de vie d’un étui tiré? C’est une des questions fréquemment posée. Franchement, je ne sais pas, et je n’ai jamais rencontré quelqu’un hasarder un avis. Il y a des années j’ai essayé de trouver la réponse par un test pratique.
Le test n’est pas terminé quand ceci est écrit, et je n’utilise pas ces étuis tout le temps, préférant des chargements développant moins de pression. A présent elles arrivent à leur quarante troisième rechargement avec des amorces Remington #8 ½ sans mercure et non corrosives, et le nombre des étuis ainsi rechargés est de quarante neuf, dont aucun ne présente des signes de défaillances ou d’efforts déraisonnables. Mon cahier indique que quand le trente deuxième rechargement a été tiré, ils ont été qualifiés comme du niveau du haut du classement du Manson.
Le seul étui qui a été réformé l’a été suite à un réglage incorrect d’un outil de recalibrage au cinquième rechargement, à la fin 1927, qui gauchit le collet et entraîna la réforme immédiate de l’étui.
On pourrait donc supposer que des étuis de fabrication récente peuvent être utilisés indéfiniment avec des composants modernes et avec un soin raisonnable. Pas un de ces étuis n’a été calibré intégralement, seule des charges complètes ont été utilisées, et ils ont été tirés dans le même fusil pendant les 34 premiers rechargement.
Bien d’autres étuis du même calibre ont montré des fissures et autres défauts qui ont provoqués leur rejet après 5 ou 6 rechargement. Tous les efforts ont été fait pour analyser ces défauts, mais au final cela est due à un manque de chance.
Il est cependant sûre de dire qu’un étui, s’il est utilisé uniquement avec des amorces sans mercure, et si il s’avère être de bonne qualité au début, peut endurer 25 à 50 rechargement dans la gamme de pression pour laquelle il a été conçut.
Un tableau récapitulatif des types de balles et de leurs utilisations :
| Type de Balle | Description | Avantages | Inconvénients | Utilisations |
|---|---|---|---|---|
| FMJ (Full Metal Jacket) | Noyau en plomb recouvert d'une enveloppe métallique | Coût réduit, fiabilité, pénétration accrue | Émission de plomb, moins de précision | Entraînement, armes automatiques |
| TMJ (Total Metal Jacket) | Entièrement enveloppée de métal | Réduction de la contamination au plomb, meilleure précision | Coût plus élevé, pénétration légèrement moindre | Entraînement en espaces clos |
| Hollow Point | Pointe creuse conçue pour l'expansion | Pouvoir d'arrêt élevé, dommages internes importants, sécurité accrue | Peut être illégale dans certaines zones | Défense personnelle, chasse |
| Soft Point | Offre une expansion contrôlée et une pénétration efficace | Bon compromis entre pénétration et expansion, polyvalence | Moins de stabilité que les balles FMJ | Chasse, défense |
| LRN (Lead Round Nose) | En plomb nu sans chemisage | Coût bas, disponibilité | Encrassement du canon, expansion limitée, risques de ricochets | Entraînement, tir récréatif |
| Wad-Cutter (WC) | Forme plate et cylindrique | Précision, découpe propre des cibles, faible recul | Pénétration limitée, usage limité au tir sur cible | Tir sportif |
tags: #long #feu #poudre #noire #définition #composition