Pierre Lance, né le 29 septembre 1933 à Trouville-sur-Mer et décédé le 15 janvier 2020 à Cannes, était un écrivain, journaliste et philosophe français dont l'œuvre a marqué son époque. Au cours de sa 16e année, il crée son premier journal, fonde une troupe de théâtre, devient le benjamin de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques et entre au Centre de Formation des Journalistes à Paris.
Il commence en 1965 son œuvre d'écrivain et crée l'association de lecteurs « La Septième Aurore » qui publie la même année son second livre « Charles de Gaulle, ce chrétien nietzschéen ». Vingt autres livres se succéderont jusqu'à ce jour, dont un roman d'anticipation « Le Premier Président », paru chez Filipacchi en 1993. Son œuvre publiée à ce jour est estimée à 15.000 pages environ.
Pierre Lance a donné de nombreuses conférences et a fait paraître, en quarante ans d'activité littéraire ininterrompue, une multitude d'articles, tant dans ses propres revues que dans d'autres publications.
Dans « Le Spiritualisme athée » (1966) il expose les bases de sa philosophie : il se dit en effet spiritualiste, car il croit que l'univers est avant tout esprit, mais il refuse le déisme, car selon lui la spiritualité est incompatible avec quelque autorité que ce soit. « L'esprit souffle où il veut », répète-t-il volontiers, et il pense qu'il n'y a pas de spiritualité sans liberté. Il dit que l'intensité de la première est exactement proportionnelle à l'amplitude de la seconde.
Il rejette tous les collectivismes, qu'ils soient religieux ou politiques : « Le monde recule par les masses et avance par les individus ». Le capitalisme, c’est l’exploitation des imbéciles par des intelligents, et le socialisme, c’est exactement le contraire.
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Son recueil de biographies de scientifiques « Savants maudits, chercheurs exclus » a été publié le 15 avril 2001 par les Presses de Valmy, puis réédité en 2003 par Guy Trédaniel qui publiera un second tome en janvier 2005 et un troisième en janvier 2006. Après le succès rencontré par le premier volume, PIERRE LANCE a rédigé un second recueil de douze autres mini-biographies de pionniers du monde scientifique qui furent contestés, oubliés ou méconnus.
Parmi ces figures, on retrouve :
D'autres savants comme Paul Kammerer, Antoine Béchamp, Jules Tissot, René Quinton, Marcel Ferru, Edgard Nazare, Marcel Macaire, René Jacquier, Antoine Priore, Jean Solomidès, Mirko Beljanski, et Loïc Le Ribault ont également été mis en lumière pour leurs travaux novateurs et souvent controversés.
René Quinton découvrit l'identité chimique de notre sang et de l'eau de mer. Il fut mondialement célèbre en 1906 pour avoir sauvé du choléra des milliers d'enfants. Avant la guerre de 1914, les « dispensaires marins » créés par René Quinton fonctionnaient à Paris mais aussi dans de nombreuses villes de France: Lyon, Elbeuf, Nancy, Dunkerque, Pont-à-Mousson, Brest, Reims, Creil, Commercy, St-Denis, Dugny... et hors de nos frontières à Bruxelles, Bougie, Alexandrie ...
En 1905, alors que la mortalité infantile était énorme et que sévissait une épidémie de choléra, le nombre d'injections de « plasma de Quinton » (eau de mer isotonique) pratiquées sur des nourrissons en danger atteignait 100 000 par an à Paris et 150 000 à Lyon. « Les médecins qui prescrivent des injections d'eau de mer voient leur nombre croître chaque jour et Quinton atteint immédiatement la célébrité. Il faut bien dire que les résultats dépassent toutes les espérances : le nourrisson cholérique guérit dans presque tous les cas, l'athrepsique, qui est à l'époque voué à une mort inéluctable, accepte sous l'influence marine de se réalimenter, ce qui assure son rétablissement. C'est ainsi que des milliers de nourrissons condamnés par l'hôpital seront arrachés à une mort certaine.
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| Année | Ville | Nombre d'injections de plasma de Quinton |
|---|---|---|
| 1905 | Paris | 100 000 |
| 1905 | Lyon | 150 000 |
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