La phrase complexe est une phrase composée de plusieurs propositions. Ces propositions peuvent être de natures différentes : indépendantes, principales ou subordonnées. La phrase complexe commence par une majuscule et finit par un point ou une ponctuation forte (?, !, ...).
Les trois formes de phrases suivantes sont obligatoirement complexes, c'est-à-dire qu’elles comportent plusieurs verbes donc plusieurs propositions (un verbe par proposition).
Une proposition peut être juxtaposée à une autre, c'est-à-dire "posée à côté". Elle est souvent séparée de la précédente par une virgule.
Quand deux propositions sont juxtaposées, elles sont liées par un signe de ponctuation : une virgule, un point-virgule ou deux points.
Exemple : L'automne arrive, les feuilles tombent, le froid reprend. La phrase précédente est composée de trois propositions indépendantes juxtaposées. Elles sont séparées par une virgule.
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Exemple : Le grenier révéla toutes ses tentations : je ne le quittais plus.
Une proposition peut être coordonnée à une autre. Dans ce cas, elle est reliée à la précédente par une conjonction de coordination.
Quand deux propositions sont coordonnées, elles sont reliées par une conjonction de coordination ou un adverbe de liaison :
Exemple : L'automne arrive, les feuilles tombent et le froid reprend. La phrase précédente est composée de trois propositions indépendantes. La proposition "le froid reprend" est indépendante et coordonnée à la précédente par la conjonction de coordination "et".
Exemple : J'ai donné ma leçon à recopier à une copine mais (ou cependant) elle doit me la rendre demain.
Une proposition subordonnée est une proposition qui dépend d'une autre proposition sans laquelle elle ne peut exister.
Quand deux propositions sont subordonnées, elles sont liées par un mot subordonnant :
Exemple : Les feuilles tombent parce que l'automne arrive. Dans la phrase précédente, "parce que l'automne arrive" est une proposition subordonnée. Elle dépend de la proposition principale "les feuilles tombent" sans laquelle elle n'aurait aucun sens.
Exemple : Il mangeait parce que c'était l'heure du dîner.
Certaines locutions conjonctives qui se terminent par "que" sont également des conjonctions de subordination : "ainsi que", "vu que", "alors que", "à moins que", "après que", "depuis que", etc.
En grammaire, les phrases simples offrent une communication idéale pour transmettre des idées claires. Les phrases complexes permettent une expression plus nuancée, en reliant des idées de manière élaborée, offrant ainsi une richesse et une complexité supplémentaires à la communication.
Une phrase simple s'organise autour d'un seul verbe conjugué. Elle a un seul noyau verbal.
Exemple : Je mange des pommes.
Une phrase complexe s'organise nécessairement autour de plusieurs verbes conjugués. Elle comprend une ou plusieurs phrases juxtaposées, coordonnées, ou subordonnées.
Exemple : Marie travaille car elle veut réussir ses examens.
Les phrases coordonnées peuvent être complexes à aborder, voici toutes nos explications. Les phrases coordonnées sont essentielles pour créer de la diversité stylistique dans un texte. Elles permettent de relier des idées ou des actions de manière équilibrée et fluide. En utilisant des conjonctions comme "et", "mais", "ou", elles ajoutent du rythme et de la clarté.
Ces constructions :
| Type de phrase | Exemple | Liant(s) | Verbes conjugués |
|---|---|---|---|
| Phrases juxtaposées | Julie aime bien les chats, Léon aime bien les chiens. | la virgule (« , ») | « aime » « aime » |
| Phrases coordonnées | Manon est allée à la plage car il faisait très chaud tandis que sa mère est restée à la maison. | « car » « tandis que » | « est allée » « faisait » « est restée » |
| Phrases subordonnées | Il n'a pas mangé les pommes que je lui ai données. | « que » | « a mangé » « ai données » |
| Phrases subordonnées et coordonnées | L'homme avait enlevé ses chaussettes, puis s'était endormi, tandis que le soleil se levait. | « puis » (coordination) « tandis que » (subordination) | « avait enlevé » « s'était endormi » « se levait » |
Une proposition subordonnée peut être introduite par un mot subordonnant dans plusieurs contextes.
Une phrase relative est introduite par un pronom relatif, comme qui, que, quoi, où, lequel, laquelle, ...
Exemple : J'écoute ce disque qui me passionne.
Une proposition subordonnée peut être une interrogative indirecte. Si elle est introduite par un si, il s'agit alors d'une interrogation totale.
Exemple : Je me demande si autre chose m'intéresserait autant ?
Si elle est introduite par un mot interrogatif, comme combien, pourquoi, qui, où, comment, alors il s'agit d'une interrogation partielle.
Exemple : J'aimerais savoir comment il a fait.
Une proposition subordonnée introduite par que est une conjonctive complétive.
Exemple : Mes amis savent que cette musique me passionne.
Une proposition subordonnée introduite par une autre conjonction de subordination (comme, pour que, si bien, quand, alors que, ...) est une conjonctive circonstancielle.
Exemple : J'écoute ce disque parce qu'il me passionne.
D'autres propositions subordonnées peuvent être introduites sans mot subordonnant.
Le sujet du verbe au participe présent ou passé est différent du sujet du verbe principal. La proposition participiale est séparée de la proposition principale par un signe de ponctuation.
Exemple : J'écoute ce disque, les paroles étant passionnantes.
Dans cette phrase, « J'écoute ce disque » est la proposition principale et « les paroles étant passionnantes » est la proposition subordonnée.
Dans une proposition infinitive, le sujet du verbe à l'infinitif est différent du sujet du verbe principal.
Exemple : J'écoute les oiseaux chanter.
Ici, le verbe à l'infinitif « chanter » a pour sujet « les oiseaux », tandis que le verbe conjugué « écoute » a pour sujet « j' ».
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