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L'avion de chasse, évolution marquante du début du XXe siècle, a radicalement transformé la guerre aérienne. De la Première Guerre mondiale aux conflits modernes, ces appareils ont constamment évolué, tant en termes de conception que de systèmes d'armes embarqués.

Les Systèmes d'Armes des Avions de Chasse : Une Nécessité Opérationnelle

Un système d'arme pour un avion de chasse est un ensemble complexe de dispositifs, d'équipements et de technologies conçus pour menacer ou détruire des cibles aériennes ou au sol. Ces systèmes incluent des missiles air-air, des bombes, des mitrailleuses et d'autres armes spécifiques.

Les systèmes d'armes sont cruciaux pour la capacité d'un avion de chasse à remplir sa mission. Ils déterminent la portée, la puissance et la capacité de l'avion à affronter des ennemis et à mener des attaques au sol. Les systèmes modernes sont interconnectés avec les systèmes de navigation, de communication et de contrôle de vol, augmentant ainsi leur importance opérationnelle.

Missiles Air-Air : La Défense Aérienne Moderne

Les missiles air-air sont des armes conçues pour être lancées depuis un avion de chasse afin d'atteindre et de détruire un autre avion ennemi. Ils utilisent des systèmes de guidage sophistiqués, basés sur le radar, les infrarouges ou des capteurs de vision, pour se diriger vers leur cible.

Une fois la cible identifiée, le missile utilise son système de propulsion pour atteindre la cible à grande vitesse. Les missiles air-air modernes sont précis et autonomes, permettant des attaques rapides et efficaces sans nécessiter une assistance constante du pilote.

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Les missiles air-air à courte portée sont conçus pour les combats rapprochés, où les avions ennemis sont très proches. Plus petits et plus maniables que les missiles à longue portée, ils sont souvent utilisés en conjonction avec d'autres systèmes d'armes comme les canons et les missiles longue portée.

Les missiles air-air à longue portée, en revanche, peuvent atteindre des cibles jusqu'à 150 kilomètres ou plus. Ils sont équipés de têtes chercheuses infrarouges ou radar, leur permettant de détecter et de suivre les cibles à distance. Ces missiles sont particulièrement utiles dans les combats aériens à grande distance.

Le guidage des missiles air-air est un aspect essentiel de leur fonctionnement. Le guidage radar utilise des ondes radio pour détecter et suivre les cibles, tandis que le guidage infrarouge utilise des capteurs pour détecter la chaleur émise par les cibles. Le guidage par GPS utilise des signaux satellites pour positionner et guider le missile vers sa cible.

La propulsion des missiles air-air est assurée par des moteurs à réaction ou des moteurs à propulsion solide. Les moteurs à réaction utilisent un mélange de carburant et d'oxydant pour produire une poussée, tandis que les moteurs à propulsion solide utilisent un mélange de composants solides pour générer une poussée.

Bombes : La Puissance de Frappe au Sol

Les bombes sont un autre système d'armes crucial pour les avions de chasse, libérant une grande quantité d'énergie sous forme de choc, de pression et de température lors de l'impact avec la cible. Les bombes à fragmentation dispersent des fragments métalliques à grande vitesse dans toutes les directions, causant des dommages matériels importants sur les cibles au sol. Elles peuvent être larguées depuis un avion de chasse et déclenchées par un dispositif de minutage ou une commande à distance.

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Les bombes à guidage laser utilisent un laser pour cibler des objectifs au sol. Le laser est dirigé vers la cible depuis l'avion de chasse, permettant à la bombe de suivre le faisceau laser avec une grande précision. Ces bombes peuvent également être déclenchées par un dispositif de minutage ou une commande à distance.

Le guidage des bombes peut être inertiel, utilisant des capteurs pour mesurer les accélérations et ajuster la trajectoire, ou par laser, suivant le faisceau laser dirigé vers la cible. L'utilisation de systèmes de guidage maximise la précision des frappes et minimise les dommages collatéraux.

La propulsion des bombes peut être assurée par des moteurs de fusée, projetant la bombe à grande vitesse vers sa cible, ou par la gravité, laissant la bombe tomber vers sa cible.

Mitrailleuses : L'Arme de Proximité

Les mitrailleuses sont des armes à feu à fort débit de tir utilisées sur les avions de chasse. Elles envoient rapidement de nombreuses balles à travers un canon et sont généralement alimentées par un système de bande de munition, permettant de tirer pendant de longues périodes sans interruption. Elles sont utilisées pour la suppression de la défense ennemie lors de combats aériens, ainsi que pour des missions de reconnaissance et de reconnaissance armée.

Les mitrailleuses à canon rotatif sont utilisées pour les attaques à courte distance, offrant un grand nombre de tirs par minute grâce à plusieurs barillets tournant autour d'un axe central. Cette configuration maintient une cadence de tir élevée tout en réduisant la surchauffe et les défaillances mécaniques.

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Les mitrailleuses à gaz utilisent la pression générée par la combustion des gaz d'échappement pour alimenter le mécanisme de recul et faire tourner le canon, permettant une cadence de tir plus élevée que les mitrailleuses traditionnelles à ressort de rappel.

Les technologies utilisées dans les mitrailleuses des avions de chasse comprennent le guidage des balles par un système de visée mécanique ou optique, ainsi que par un système de contrôle électronique. La propulsion des balles dépend de la technologie utilisée pour alimenter la mitrailleuse, avec des sources de propulsion électrique pour les mitrailleuses à canon rotatif et la pression générée par la combustion du gaz pour les mitrailleuses à gaz.

Les Défis Physiologiques du Vol à Haute Altitude

Évoluer à des altitudes supérieures à 15 km pose des défis considérables pour les pilotes de chasse, qui sont exposés à des conditions extrêmes. Le médecin en chef Fabien, de l'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), souligne l'importance de la préparation physiologique pour ces missions. Lors d'un récent exploit technique, des pilotes de chasse ont détruit deux ballons stratosphériques à très haute altitude (THA).

Contrairement aux avions de ligne, la cabine d'un avion de chasse n'est pas pressurisée. La pression diminue avec l'altitude, ce qui peut entraîner la formation de bulles d'azote dans l'organisme du pilote. Ces bulles, en grossissant, peuvent causer des lésions dans des organes vitaux comme le cerveau, les poumons ou le cœur.

Pour contrer ce phénomène, les pilotes suivent une procédure de dénitrogénation, consistant à respirer de l'air composé à 100 % d'oxygène pendant au moins une heure avant le vol. Cette pratique, bien que datant des années 1980, reste essentielle pour la sécurité des pilotes. En haute altitude, la marge d'erreur est inexistante. Un problème technique ou une défaillance de la pressurisation peut entraîner une perte de conscience en quelques minutes.

Des dispositifs médicaux sont utilisés pour surveiller l'état de santé des pilotes en vol, notamment pour détecter l'hypoxie, un manque d'oxygène. Avant les missions, les pilotes s'entraînent dans un caisson hypobare au Centre d'expertise aéronautique militaire (CEAM) de Mont-de-Marsan. Ce caisson simule les conditions de basse pression en altitude de manière sécurisée. Après chaque vol d'entraînement, les médecins du DMAO analysent les données physiologiques et donnent leur feu vert pour les vols suivants.

L'Évolution Historique des Avions de Chasse et de Leurs Armements

Les avions de chasse sont apparus lors de la Première Guerre mondiale pour attaquer les avions et ballons de reconnaissance ennemis, puis les premiers bombardiers. Le premier combat aérien a lieu le 5 octobre 1914 près de Reims.

Le combat aérien naît de la frustration des équipages d'avions de reconnaissance croisant l'ennemi dans les airs sans pouvoir le combattre. Des expédients sont employés, y compris des armes de poing et d'épaule, voir des grappins. Les Allemands utilisent rapidement la mitrailleuse.

Le Français Roland Garros conçoit le premier un système permettant de tirer à travers l'hélice, en montant une mitrailleuse sur son capot moteur et en plaçant des pièces métalliques sur l'hélice pour dévier les balles. Après sa capture, Anthony Fokker améliore ce système en concevant un ensemble mécanique bloquant le tir lorsqu'une pale de l'hélice se trouve devant le canon de la mitrailleuse.

Les appareils sont développés très rapidement au cours de ce conflit, offrant une supériorité de quelques semaines ou mois à un nouveau modèle performant. Les pertes humaines sont nombreuses, et les jeunes pilotes ont généralement une formation ne dépassant pas quelques semaines.

Rapidement après la Première Guerre mondiale, le monoplan devient la norme pour les avions de chasse. À la fin des années 1930, les appareils à revêtement métallique ont l'ascendant technologique.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les chasseurs ont eu un rôle prépondérant. Les recherches destinées à produire des chasseurs de plus en plus performants aboutirent à l'apparition des premiers avions à réaction. Dès les années 1950, des avions de chasse supersoniques furent développés.

Depuis le début de la Première Guerre mondiale, le fait aérien a pris une place de plus en plus importante dans les opérations militaires. La vitesse, la mobilité, le rayon d'action sont les caractéristiques principales de l'avion de pénétration.

Les Mitrailleuses et Canons : Une Évolution Constante

Au début des années trente, des mitrailleuses sont montées à l'intérieur des ailes, et le nombre d'armes intégrées dans chaque appareil augmente. À l'orée de la Seconde Guerre mondiale, les armes utilisant les munitions de fusils deviennent insuffisantes.

Les mitrailleuses lourdes commencent à supplanter les modèles plus légers, et la plupart des pays se tournent vers le canon-mitrailleur. Les mitrailleuses sont néanmoins conservées car leur cadence de tir plus élevée augmente le nombre d'impacts durant des fenêtres de tir de plus en plus courtes.

La mitrailleuse était un bon moyen de défense pour les bombardiers et les avions de reconnaissance face aux chasseurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces systèmes défensifs très complets couvrent toute la périphérie de l'avion. Après la guerre, la télécommande se généralise.

Le Missile MICA : Une Révolution dans le Combat Aérien

Le MICA, premier missile à électronique entièrement numérisée, est un missile air-air à autodirecteur actif et pouvant être tiré sur coordonnées. Une liaison hyperfréquence avion missile (LAM) permet aussi de rafraîchir en cours de vol les données de la cible.

Sur le Rafale F3, le MICA permet au collimateur tête haute de l'avion d'afficher au pilote la probabilité de coup au but de son missile avant le tir. Il offre différents modes de tir, adaptés à diverses situations de combat.

En 2007, un missile air-air Mica, tiré à partir d'un Rafale F2, a réussi à abattre une cible située en arrière et poursuivant l'avion tireur. Ce tir met en jeu une combinaison unique d'éléments spécifiques : détection et transmission des coordonnées de la cible par un avion et tir à 180° sans contact radar direct par l'avion menacé.

Ce tir valide la pertinence tactique de l'ensemble du système d'armes, qui allie les performances du radar RBE2, l'agilité du Mica et les capacités d'échanges d'informations de la Liaison 16.

Lance-Roquette LAU-131: Caractéristiques et Configuration

Le LAU-131 est une lance-roquette capable de tirer jusqu'à sept roquettes de 70 mm, utilisée principalement pour des missions AIR-SOL. Ses caractéristiques incluent un poids de 66 lb à vide, une longueur de 1800 mm, et elle peut être configurée pour un tir unique ou en rafale. La lance-roquette est composée d'une section centrale, de carénages optionnels, et de tubes en aluminium pour le stockage des roquettes.

Les guerres contemporaines ont révélé l’importance des frappes dans la profondeur. Elles désorganisent la logistique ennemie, amenuisent ses capacités, entravent ses moyens de commandement et de contrôle. En façonnant le dispositif de l’adversaire, elles préparent le succès de la manœuvre amie. Elles prémunissent les combattants contre le risque d’imbrication, sur une ligne de front figée.

Grâce au AAROK, aux satellites, aux drones du champ de bataille, aux moyens de recueil du renseignement électromagnétiques du combattant, les armées alliées détectent les cibles à haute valeur ajoutée de plus en plus loin. Le champ de bataille devient transparent sur des franges étendues de la zone d’action.

Grâce à ODIN, aux systèmes d’information tactiques, aux moyens de transmission duales et redondants, à l’intelligence artificielle, les armées alliées classent et identifient ces cibles de plus en plus massivement. Cette transparence du champ de bataille devient exploitable par des outils IA d’assistance à la planification des frappes.

Foudre complète la boucle en traitant les cibles d’aussi loin qu’elles peuvent être identifiées.

Dans mon introduction, je parlais également de cartouches, au sens de munitions des armes de poing. Il y a un peu moins d’une dizaine d’années, la presse spécialisée s’était faite l’écho d’évolutions allant jusqu’à parler de projectiles pouvant changer de trajectoire pour suivre leur cible (voir l’article de France 24 ici). Aujourd’hui, de tels projets semblent tomber dans l’oubli. Cela peut s’expliquer par des coûts très élevés.

Les Roquettes Activées par Induction (RAI)

Massivement utilisée par les Alliés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, puis par les Américains pendant la Guerre de Corée et au Vietnam, la roquette de 2.75’’ (70 mm) n’évolue qu’à la marge au fil des ans. Côté soviétique, puis russe, la roquette de 80 mm, tirée à courte portée depuis des blindés volants, fait ses preuves en Afghanistan.

En France, dès les années cinquante, la Société Nouvelle Edgar Brandt (SNEB) produit des roquettes air-sol pour les besoins de l’armée de l’air, mais avec des calibres de 68 et 100 mm. Avec le développement du futur hélicoptère de combat TIGRE, dans les années 2000, l’armement roquettes air-sol connaît un nouvel essor, mais doit se plier à de nouvelles contraintes opérationnelles (augmentation de portée, de précision, de sécurité) et techniques.

En effet, mises à feu via une liaison électrique filaire, les roquettes existantes génèrent toutes des éjectas (câbles, connecteurs…) susceptibles d’endommager l’aéronef. Plus légère, plus précise, complètement inerte jusqu’au moment du tir et exempte de tout branchement externe, la roquette est activée par induction, c’est-à-dire par la transmission d’ondes électriques codées du lanceur vers la munition.

Ensuite, de par la technologie employée et contrairement aux roquettes de première génération, les Roquettes activées par induction (RAI) sont totalement insensibles à l’environnement électromagnétique. Enfin, les roquettes de type F4 sont réputées inviolables, car il est impossible de les tirer si l’on ne connaît pas leur code d’activation. Des terroristes seraient bien incapables de les utiliser dans des lance-roquettes de fortune, d’en faire des Katiouchas ou de les transformer en Engin Explosif Improvisé (EEI).

Propulsée elle aussi par le moteur F4, cette munition est équipée du même système d’activation que les roquettes non guidées, d’un semi-actif laser, d’un kit de guidage comprenant quatre gouvernes et d’une charge militaire modulaire. Cependant, la véritable révolution tactique consiste en la combinaison de cette extrême précision avec une charge militaire n’occasionnant que des dommages collatéraux très réduits : au-delà d’un rayon de vingt mètres autour du point d’impact, la munition n’a plus aucun effet, seule la cible est effectivement traitée.

En particulier, la RGL autorise un emploi « au milieu des populations », dans le cadre d’une guerre asymétrique où l’ennemi n’hésitera pas à prendre des non-belligérants en otages afin d’interdire des frappes certes conventionnelles, mais très imprécises et aux effets souvent dévastateurs.

Systèmes de Pylônes et Déclencheurs ARESIA

Nos pylônes sont universels ou personnalisés selon l’aéronef et peuvent intégrer un éjecteur ou un accrocheur. ARESIA conçoit des éjecteurs pour les avions de combat, les hélicoptères, les avions légers d’entraînement et les drones. Le système à balancier des crochets permet l’installation d’une charge en moins de 20 secondes.

ARESIA propose une large gamme de déclencheurs qui s’adaptent à tous types d’aéronefs : hélicoptères, avions de combat léger, patrouilleurs maritimes et drones. Ils sont munis d’un système de levage à crochet pour installer le magasin en moins de 20 secondes.

Nous proposons des dispositifs d’accrochage pour le fuselage ou les ailes des avions de combat. Développés et conçus pour les avions de combat légers et les patrouilleurs maritimes, les mâts se composent d’un déclencheur ou d’un éjecteur 14 » pouvant emporter des charges allant jusqu’à la classe 1000lbs OTAN. Des personnalisations sont possibles afin de répondre en tout point aux attentes des opérateurs, notamment avec le déploiement de la Réalité Mixte.

Utilisation Historique des Roquettes

Mais la première utilisation de masse des roquettes revient à l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale, avec ses roquettes Katioucha constituant ce qu'on appellera les orgues de Staline. D'autres armées utilisèrent des roquettes, comme les Nebelwerfer allemands (dès la Première Guerre mondiale) mais seuls les Soviétiques les utiliseront en masse sur des véhicules.

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