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Le ministère de la Défense examine la possibilité d’intégrer un nouveau type de matériel sur les futures frégates multi-missions. Ce dispositif pourrait être une version navalisée du Guided Multiple Launch Rocket System (GMLRS), conçu par Lockheed Martin en collaboration avec la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Allemagne.

Le GMLRS: Un Successeur Prometteur

Le GMLRS, successeur du LRU, est un lance-roquettes imposant utilisé sur les véhicules des forces terrestres. Grâce à sa roquette guidée, il pourrait avoir une portée de 60, voire 100 kilomètres. Il serait destiné aux frégates européennes multimissions, construites en coopération avec l’Italie.

La France envisage de se doter de 17 unités de cette classe, dont 8 en version anti-sous-marine et 9 en version Action Vers la Terre (AVT). Ces dernières, outre des missiles de croisière navals (MDCN), doivent être équipées d’un petit radier permettant la mise à l’eau des futures embarcations Ecume destinées aux commandos.

Amélioration des Capacités Littorales

Afin d’augmenter leurs capacités contre les objectifs situés sur la bande littorale, les FREMM AVT pourraient donc recevoir des GMLRS, en remplacement du canon avant de 76 mm. Pour l’attaque contre le littoral, la pièce de 76 mm, avant tout antiaérienne, est jugée trop faible (5 kilomètres de portée contre but surface). C’est pourquoi les Italiens envisagent d’installer un canon de 127 mm sur leurs navires.

Une tourelle plus légère, de 22 tonnes (contre 27 sur le modèle précédent), est en cours d’étude avec le Britannique Vickers et un obus guidé pourrait donner à ce canon une portée de 116 kilomètres. On notera que ce type de nouvelle munition est également prévu pour le 76 mm, lui conférant, en théorie, une portée de 40 kilomètres.

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Alternatives et Défis

Du côté français, si on estime que le 76 mm OTO Melara Compact SR est un bon matériel, on semble rester très dubitatif quant aux performances du 127 mm et des munitions guidées italiennes. C’est pourquoi, afin de pouvoir toucher des cibles au-delà d’une bande littorale de 40 kilomètres, la solution du lance-roquettes est envisagée. Elle n’est toutefois pas la seule option possible.

GIAT travaillerait toujours sur un canon de 155 mm navalisé. Doté également d’obus guidés, l’allonge de ce matériel serait susceptible d’atteindre 80 kilomètres. Selon certains militaires, le poids beaucoup plus important du 155 mm et son impact sur la stabilité de la partie avant de la frégate pourrait être corrigé par une capacité réduite de la soute et une meilleure répartition des poids, par exemple en étalant le système d’approvisionnement.

De source industrielle, on indique que l'adoption du 155 mm est "possible à condition de renforcer la structure et de dégager de la place, ce qui se ferait peut être au détriment des missiles". DCN, qui réalisera les frégates à Lorient, prévoit le début de l'usinage de l'Aquitaine au premier trimestre 2007. Paris envisage le lancement d’un plan d’études amont (PEA) en 2007 pour déterminer la faisabilité du projet.

Le GMARS: Une Évolution Avancée

Le GMARS, un système d’artillerie innovant conçu par Lockheed Martin et Rheinmetall, dépasse le HIMARS grâce à une capacité double et une portée atteignant 310 miles. Le GMARS serait capable de doubler la capacité de transport des HIMARS, pouvant emmener deux missiles à longue portée ATACMS, missiles Precision Strike Missile (PrSM) et 12 roquettes GMLRS.

Le GMARS combine donc les frappes à longue portée - il offre une portée jusqu'à 310 miles -, la précision et la flexibilité, tout en restant compatible avec les lance-roquettes HIMARS et d'autres systèmes, et augmentant ainsi la polyvalence et l'efficacité des forces armées américaines et alliées. Lockheed Martin a conçu ce système pour qu’il puisse être intégré aux plateformes de ses partenaires, notamment en Europe, une aubaine pour le continent théâtre de la guerre en Ukraine.

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Cette capacité d'interopérabilité est d'ailleurs devenue une priorité stratégique pour l’armée américaine. Le général Christopher Donahue, commandant de l'Armée des États-Unis en Europe et en Afrique, a récemment souligné pour Business Insider l'importance de rendre les systèmes d’armement plus compatibles entre eux, afin d’améliorer l’efficacité des interventions conjointes. Le GMARS, en facilitant la collaboration entre les armées américaine et alliées, offre une flexibilité et une efficacité accrues dans le cadre d’une guerre interconnectée et dynamique, où chaque seconde et chaque action comptent.

HIMARS: Un Système d'Artillerie Mobile à Roquettes

Derrière l’acronyme Himars se cache le nom technique M142 High Mobility Artillery Rocket System ou, en français, système de roquettes d'artillerie à haute mobilité. Il s’agit donc d’une technologie de lance-roquettes guidée et à longue portée. Cette dernière est placée sur un camion tactique de 5 tonnes. C’est le géant américain de la défense Lockheed Martin qui produit ces appareils pour un coût unitaire d’environ 5 millions d’euros, selon le site Military Today.

Il faut aussi compter le prix de chaque roquette que transporte l’engin. Selon le constructeur, chaque Himars peut transporter un pack de six roquettes de type Gmlrs ou un seul missile Tacms. Chaque roquette Gmlrs individuelle coûte environ 100.000 euros supplémentaires. Ce sont justement les roquettes Gmlrs (système de roquettes guidées à lancements multiples) et les missiles Tacms (système de missiles tactiques) qui rendent les Himars si redoutables.

Les roquettes ont une portée d’environ 150 kilomètres alors que les missiles ont un rayon d’action de 300 kilomètres. De plus, les Himars sont des véhicules très mobiles et peuvent donc exploiter plus facilement la grande portée de l’armement pour atteindre une cible lointaine et très vite se mettre à l’abri. Ces camions tactiques peuvent aussi être déployés par voie aérienne grâce à des avions transporteurs comme le C-130, ce qui renforce encore plus leur mobilité et la rapidité de leurs attaques.

Efficacité au Combat

Le général Mark A. Milley, président des chefs d'état-major interarmées, a déclaré que les frappes provenant des Himars avaient touché plus de 400 cibles russes, dont des ponts, des postes de commandement et des dépôts de munitions. Ces bombardements auraient empêché la Russie de réapprovisionner efficacement ses troupes sur le territoire ukrainien.

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"L'Alsace": Une Frégate Multimissions

Le 17 novembre 2021, le navire a réussi le tir de son premier missile anti-aérien Aster 30 (en silos) permettant de valider l’ensemble de ses capacités opérationnelles. L’Aster 15 est prévu pour l’autodéfense du navire (contre avion ou missile) alors que l’Aster 30 est destiné à une interception à plus grande distance. De plus, "L’Alsace" embarque des missiles mer-mer Exocet (MM40), capables de neutraliser une cible en mer comme au sol à 200 km.

D'une longueur de 142 mètres et d'une largeur de 20 mètres, "L'Alsace "déplace 6 000 tonnes. Le navire compte 118 marins membres d'équipage et 14 marins du détachement hélicoptère. La moyenne d'âge est de 30 ans. 17 % de l'équipage est féminin.

Capacités de Défense et d'Attaque

Un exercice simule une attaque terroriste à partir d'une embarcation légère. En photo, "L'Alsace" riposte avec une mitrailleuse 12,7 mm, d'une portée de 1 200 m contre une embarcation et de 900 m contre un avion. Par ailleurs, le navire est doté de deux canons téléopérés de 20 mm, (un canon de chaque côté du navire) capables de détruire un aéronef à 1 200 m et une embarcation à 1 500 m.

Plusieurs avions russes, Soukhoï Su-33, spécialisés dans la lutte anti-navire se dirigent droit sur L'Alsace. Les "règles d'engagements" sont décidées avec Paris via un tchat sécurisé. À environ 30 km de distance, les cibles sont verrouillées et détruites avec un tir de missile Aster.

Témoignages de Marins

Les conditions météorologiques sont naturellement prises en compte dans la planification de chaque mission. "J'ai un rôle de conseil pour adapter la vie à bord. Au-delà de deux mètres de creux, pas de frites à la cantine à cause du risque d'incendie s'il y a un débordement d'huile", sourit-il.

Nina porte sur le dos une imposante tenue de protection de 16 kg. Elle vient de participer à un exercice de lutte contre incendie. "Je suis marin-pompier depuis trois ans. J'étais maître-nageur dans le civil, explique la jeune fille. Je me suis engagée pour voyager, pour la stabilité financière et pour l'esprit de cohésion".

Amandine gère la carrière, la solde et la prime des marins à bord de L'Alsace. Le nerf de la guerre, c'est bien l'argent : "Il faut s'assurer que chaque militaire dispose de sa paye avec les bonnes primes qui sont différentes en fonction du grade, de la situation familiale et du lieu d'habitation".

Maxime s'est engagé dans la Marine nationale à l'âge de 18 ans, juste après son baccalauréat. "J'aime naviguer, voir du pays, le vivre ensemble et le partage d'expérience de chacun, cela fait déjà quatre ans", enchaine-t-il. "Je gère et entretien les armements sur le bateau, de la mitrailleuse 12,7 mm, au canon de 76 mm", résume Maxime qui peut également tirer avec ces armes.

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