Depuis des siècles, les gens ont cherché des moyens pour éclairer leurs espaces sombres. La lampe torche est l’une des plus anciennes inventions de l’humanité et son histoire remonte à plus de deux millénaires. Alors que les premières lampes torches étaient faites à partir de mèches enflammées, la technologie a évolué au fil des ans pour offrir une source d’éclairage plus fiable et plus efficace.
La première forme de lampe torche que l’on trouve dans l’histoire remonte à l’Antiquité et s’appelle une lampe à huile. Ces lampes étaient faites à partir d’un récipient en terre cuite rempli d’huile végétale et d’une mèche en coton. La mèche était enflammée et l’huile servait à alimenter la flamme. Ces lampes étaient très populaires à l’époque et étaient utilisées pour éclairer les rues, les maisons et les lieux de culte.
Le progrès de l’industrie et de la technologie a permis aux gens de créer des lampes torches plus efficaces et plus fiables. On pouvait trouver ces lampes torches dans des magasins et des catalogues de produits de quincaillerie. Au cours des années 1920 et 1930, les lampes torches étaient devenues très populaires et étaient utilisées dans de nombreuses applications, notamment pour l’éclairage de sécurité, la pêche et le camping.
Dans le domaine de l'éclairage, l'exploitation intensive des gisements miniers, principalement du charbon, exige d'incessants perfectionnements. Trois scientifiques Anglais inventent les premières lampes spécialement étudiées pour la mine. Sir Humpfry Davy, William R. Le chimiste Edmund Davy, (le cousin de Sir Humphry Davy) va découvrir un gaz très intéressant et surtout très lumineux. Le gaz acétylène appartient encore au domaine de la chimie, il va passer au stade industriel grâce à Henri Moisan qui va trouver un procédé simple pour fabriquer du carbure de calcium.
La lampe à carbure n'est donc pas à proprement parler une "lampe de mineur". Du fait de sa faible sensibilité aux émanations du grisou, elle fut utilisée principalement dans les carrières souterraines d'extraction de pierre, de craie, de gypse ou pour la culture des champignons (à Paris).
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La lampe à carbure est le plus souvent munie d'un crochet permettant de la suspendre. Les lampes de vélo et de casque possèdent une plaque arrière permettant de les accrocher. Elles sont séparées par un joint d'étanchéité qui évite que le gaz ne s'échappe. Au contact de l'eau, le carbure produit de l'acétylène. Cette chaux est dite éteinte : elle a été saturée d'eau.
Plus le débit d'un bec est élevé, plus il produit une flamme importante, plus il consomme de gaz (et donc de carbure). D'autre part, plus on ouvre le robinet, plus l'eau s'écoule vite, et plus la réaction chimique est importante. Il est donc important de bien régler une lampe, pour obtenir une flamme régulière adaptée au bec.
La flamme produite par la lampe acétylène est environ 20 fois plus lumineuse qu'une bougie. Le réglage idéal produit une flamme régulière et lumineuse. Sous-alimenté en eau, la flamme jaunit et diminue, elle peut même "charbonner". Il est donc indispensable de trouver le réglage du pointeau permettant un goutte à goutte régulier produisant une "belle flamme".
La qualité dune lampe dépend de son état général. Un premier examen visuel permet de déceler les éventuelles traces de rouille et les pièces manquantes. Pour vérifier le bon fonctionnement du réservoir d'eau, il suffit de le remplir. On s'assure qu'en actionnant le pointeau, l'eau coule en goutte à goutte, et s'arrête complètement quand on ferme le robinet. Le joint doit être en bon état et aux bonnes dimensions. Le bec doit être bien vissé et ne doit pas être fêlé ou cassé.
Dans un lieu ventilé, si possible à l'extérieur : On remonte alors la lampe en y mettant un peu de carbure pour faire un essai (un caillou suffit). Une fois bien refermée, on ouvre le robinet et on allume. Si la lampe à des fuites, de petites flammes sortiront, soit par le joint, soit par la base du bec.
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Cette opération consiste à retirer la chaux de la cuve et à la remplacer par du carbure. Pour la réaliser sans risque, il est indispensable d'éteindre la lampe et de se tenir éloigné de toute flamme.
L'allumage de la lampe se dispense de mode d'emploi. Il suffit d'approcher une flamme et l'alchimie de l'acétylène fait le reste. Dans un premier temps rien ne se passe, même si on approche une flamme puisque la pression n'est pas encore suffisante pour que le gaz sorte par le bec.
L'entretien d'une lampe assure son bon fonctionnement, il réduit également les risques ou les "problèmes" d'utilisation au strict minimum. Pour fournir une belle flamme, le bec doit toujours être propre. Il faut retenir que moins on nettoie un bec, moins on l'use.
La lampe torche apparaît officiellement en 1897 grâce à Conrad Hubert, fondateur de la Ever Ready Company. À l’époque, les premières piles sèches offrent une autonomie extrêmement limitée, ce qui explique le nom “flashlight” : la lampe ne pouvait éclairer que par petites impulsions. Avec l’amélioration des piles au début du XXe siècle, la lampe torche devient un outil militaire, policier et domestique.
Plus récemment, les lampes torches LED se sont imposées comme une alternative plus efficace et plus fiable aux lampes à pile classiques. Les LED offrent une plus grande durée de vie et une plus grande luminosité, et peuvent être trouvées dans une variété de tailles et de couleurs. Les lampes torches LED sont populaires pour une variété d’applications, notamment la chasse, l’escalade, l’exploration et même l’utilisation domestique.
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L’introduction de la LED transforme radicalement l’efficacité des lampes torches. Plus résistantes, moins énergivores et beaucoup plus lumineuses, elles nécessitent néanmoins une expertise technologique avancée. Les fabricants déposent des brevets sur les puces, les systèmes de dissipation thermique, les lentilles et les circuits électroniques.
Pompiers, secouristes, militaires : les lampes torches se spécialisent. Les marques investissent dans la R&D pour offrir résistance, portée élevée, étanchéité parfaite, autonomie longue durée. Les dépôts de brevets deviennent incontournables pour protéger ces innovations, notamment dans les technologies de batteries, de joints et de résistances aux chocs. Les tendances actuelles mettent en avant l’écoresponsabilité : recharge solaire, batteries remplaçables, plastiques recyclés.
C’est dans les années 1970 que l’histoire des lampes Maglite commence. A cette période, Mr Anthony Maglica, à la tête de la société Mag Instrument, conçoit les toutes premières lampes de poche Maglite, avec une philosophie stricte : proposer des lampes-torches d’une grande solidité et d’une grande qualité de fabrication, simples d’utilisation et résistantes à la corrosion. Cette philosophie sera le point de départ d’un réel succès.
Les différents axes de recherche de Mr Anthony Maglica aboutissent sur une lampe de poche relativement puissante, dotée d’un corps en aluminium anodisé. Mr Anthony Maglica a ainsi gagné son pari : fabriquer une lampe portative, à la fois performante et résistantes à de multiples conditions. Les premières lampes Maglite connaissent un succès retentissant, notamment dans les domaines de la sécurité, des secours et autres milieux professionnels.
Suite au succès des premières lampes et torches Maglite, Mr Anthony Maglica développe une nouvelle lampe Maglite : la Maglite Mini, lampe plus compacte que les premiers modèles et à un tarif plus accessible, mais offrant les mêmes avantages de durabilité et de qualité.
En 1988, une nouvelle petite lampe de poche Maglite voit le jour. Cette mini lampe, nommée Maglite Solitaire, pèse seulement 25 grammes pour 81 mm de longueur. Très solide et de taille passe-partout, conçue pour être logée dans n’importe quel sac à main, sacoche, sac à dos, poche ou simplement attachée en porte-clés, cette lampe Maglite peut accompagner n’importe qui, n’importe où, n’importe quand. La Maglite Solitaire remportera vite un vif succès.
MSA est depuis toujours engagé dans la protection des hommes et des femmes sur leur lieu de travail. A l’avant-garde des innovations depuis sa création, MSA conçoit des équipements pour assurer la santé et la sécurité des personnes. Avec une très large gamme d’équipements techniques, MSA est au côté des pompiers dans de nombreuses applications de Sécurité Civile.
Disposer d’une visibilité optimale en intervention est indispensable, à la fois pour la sécurité des pompiers, et pour les personnes secourues. Il est en effet indispensable que les équipes puissent progresser avec une lumière permettant une bonne vision des dangers et risques potentiels. MSA propose donc une gamme de solutions d’éclairage montées sur casque. Ces différents modèles hautement performants de lampe pompier ont démontré leur efficacité depuis de nombreuses années.
Elles sont utilisées pour les opérations de recherche et sauvetage, les interventions de lutte contre le feu et en espaces confinés. La gamme de lampe de casque F1 sont conçues pour répondre aux attentes des pompiers.
Au 4550 East Avenue à Livermore en Californie, se situe la caserne des pompiers où brille faiblement une petite ampoule. Connue sous le nom de l’ampoule de Livermore, cette petite lumière brille depuis plus de 120 ans maintenant. Lorsqu’elle a été installée, c’était une « simple » ampoule de 60 watts branchée sur le réseau électrique de l’époque, du 110 volts. Au fil des années, sa luminosité a diminué, jusqu’à se stabiliser autour de 4 watts.
Elle n’a pas toujours été dans le hangar où elle est aujourd’hui surveillée jour et nuit par une caméra qui transmet sa luminosité au monde entier. L’ampoule centenaire a en effet survécu à trois déménagements, le dernier ayant eu lieu sous escorte policière en 1976. Ce n’est pourtant qu’en 1972 que l’on s’est aperçus de sa longévité.
Un article paru dans la presse locale faisait mention d’une « légende » dans la caserne de Livermore. L’enquête du reporter a permis de retracer l’histoire de l’ampoule mystérieuse, retrouvant même l’époque approximative de sa fabrication (la fin des années 1890).
Si elle est détentrice du record mondial de durée, homologuée par le livre Guinness des records, elle ne ressemble pourtant pas à nos ampoules actuelles. Au lieu d’être composé d’un métal conducteur, le filament porté à incandescence est en carbone.
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