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La relation entre l'homme et le loup a été marquée par la peur et la fascination à travers l'histoire. Le loup, souvent perçu comme un "grand méchant loup", joue pourtant un rôle essentiel dans le cycle de la vie, notamment en régulant les populations de grands herbivores.

Si le Jagdfieber légitime l’intrusion de l’homme dans l’espace cynégétique et circonscrit, aux yeux de la communauté, le groupe des gens de chasse, il peut s’avérer une pulsion dangereuse susceptible de transformer le chasseur en Fleischjäger (viandard). Seuls un savoir partagé et le respect de « l’éthique » délimitent alors le cercle des chasseurs authentiques.

Faits et dits témoignent en effet d’un véritable rituel cynégétique qui s’impose au chasseur. Se profile ainsi au sein du monde sauvage une frontière précise qui sépare la chasse, activité humaine codifiée, de la sauvagerie que manifestent la prédation désordonnée, la destruction illimitée. Mais gardons-nous de le penser, cette éthique n’est ni simplement un garde-fou, contrepoids indispensable au Jagdfieber, ni seulement la moralisation collective d’une pratique qui, par la passion qui s’y attache peut déchaîner les convoitises individuelles.

Gestes et techniques de chasse révèlent par-delà ce code, une conception particulière de l’acte cynégétique reposant sur le principe de la « chasse-récolte ». L’indéniable spécificité d’un tel système de représentation régissant les rapports du chasseur, véritable cultivateur du gibier, à certains animaux permet en outre de suivre, inscrit en filigrane dans la pratique quotidienne, l’affirmation d’une identité régionale.

Le Concept de la Hege

D’un bout à l’autre de l’espace cynégétique, chasseurs et « vrais » braconniers témoignent d’une même conception de la chasse ; le savoir des gens de chasse s’avère ainsi indépendant des frontières fixant la légalité de la pratique. L’ensemble des mesures que prend le chasseur pour « vouloir » du gibier, pour le protéger, est connu sous le terme de hegen.

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La pratique de la Hege, attestée par les archives dès le ixe siècle, se rattache à la conception de la chasse caractéristique des pays germaniques et de l’Europe centrale. Pour le chasseur, le hegen est indissociable de l’acte de chasse lui-même.

Le vrai chasseur se reconnaît avant le coup de fusil. Le chasseur c’est celui qui est aux petits soins avec le gibier ; ça c’est primordial dans la chasse (Georges C, chasseur, industriel. Vosges du Nord. Octobre 1984).

Cette conception distingue nettement, à leurs yeux, les chasseurs régionaux : J’ai été invité à une battue dans l’Hérault par des amis marseillais. Entre deux traques mon voisin me fait des confidences : moi je suis en vacances dans la région, mes amis m’ont dit : allez viens chasser, on m’a prêté un fusil. Vous vous rendez compte ! Ici c’est pas pensable. D’ailleurs là-bas la plupart des chasseurs n’ont jamais vu de gibier vivant (H. W., chasseur. Mulhouse. Septembre 1984).

Querelles de clocher dans la (grande) famille des chasseurs ? De fait, les propos de chasseurs « de l’intérieur » laissent transparaître le plus souvent une conception cynégétique sensiblement différente. Tout ça c’est de la magouille. C’est parce que là-bas ils préfèrent chasser avec les Boches qu’avec nous les Français. Je le sais, j’ai chassé quatre ans à Niederbronn (F.G., chasseur, industriel. Oyonnax. Mai 1982).

Faut-il ne voir dans cette conception du hegen qu’une légitimation a posteriori de l’acte de chasse, remise au goût du jour selon les discours ambiants de type écologiste ? La relation directe qui se fait jour entre niveau régional d’un cheptel et conception de la chasse y prévalant, infirme clairement cette hypothèse.

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Certes la diminution du gibier s’inscrit en corollaire de l’extension du nombre des chasseurs suite à cette démocratisation de la pratique observable dans toute l’Europe à partir du xviiie siècle. Mais, comme nous avons eu l’occasion de le souligner, le retour à une organisation cynégétique de type réservataire, dans certains pays, ne relève pas seulement de l’histoire sociale de la pratique ; toute politique cynégétique cohérente, concept sous-jacent à la notion de hegen, suppose - et ceci ressort clairement, non sans une certaine gêne il est vrai, des propos des chasseurs régionaux - « une pression cynégétique faible », c’est-à-dire en clair une limitation du nombre des chasseurs.

La Pratique du Hegen: Chasseur Agrainant

La Suisse s’avère à ce titre, tant par les ethnies représentées que par l’organisation fédérale de la chasse mise en place (les cantons déterminent leur propre politique cynégétique), un véritable microcosme de l’espace européen : si l’état du cheptel gibier peut être considéré comme satisfaisant dans les cantons de Suisse alémanique (Bâle-campagne et Solothurn par exemple), un seuil critique de raréfaction semble avoir été atteint dans les cantons francophones, justifiant par exemple en partie la suppression de la chasse votée en mai 1974 dans le canton de Genève.

Pendant la mauvaise saison, je passe deux à trois heures par jour sur le terrain à m’occuper du gibier. Regardez autour de vous, en hiver, le gibier qu’est-ce que vous voulez qu’il trouve à manger ? (Joseph K., chasseur, commerçant. Région d’Ingwiller. Octobre 1984.)

Sur notre chasse, c’est moi qui affourage. Mon cousin qui est garde chez X. vient m’aider. On sort six ou sept heures par semaine. Mes partenaires [des Suisses allemands] viennent assez souvent ; ils sortent sans fusil pour aider, pour voir du gibier (Oscar H., chasseur, cadre moyen. Sundgau. Octobre 1984).

Pendant la semaine, le patron il ne peut pas monter. C’est moi qui m’occupe de la chasse. Mais tous les week-ends il fait la tournée des postes d’agrainage pour voir si tout est correct... La semaine dernière on a refait ensemble le toit d’une mangeoire (Jean P., garde-chasse. Moselle. Octobre 1983).

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Nous avons entrepris de manière systématique sur tous nos terrains d’enquête une étude des budgets de chaque société de chasse : les dépenses réservées à l’affouragement sont considérables et varient, non compris l’achat et l’entretien d’un véhicule ni le salaire du garde, entre 10 et 30 % du budget total.

Voici quelques chiffres pour quatre sociétés de chasse contiguës situées sur notre terrain d’enquête des Vosges du Nord.

Affouragement dans les Vosges du Nord

Précisons qu’il s’agit d’un massif des basses Vosges gréseuses au sol pauvre (parfois sablonneux) n’offrant qu’une biocénose déséquilibrée ; certains secteurs plus favorisés requièrent de la part du chasseur un effort d’affouragement moindre : dans telle chasse du Sundgau (1 200 ha dont 700 de forêt, sol riche : loess et lehm, canton non remembré, pas de cervidés), le locataire ne répand « que » 5 tonnes de maïs. L’importance de ces dépenses se répercute directement sur la part que doit verser chaque sociétaire : dans les trois départements, ce montant oscille entre 15 000 et 25 000 francs pour une chasse de forêt, entre 5 000 et 15 000 francs en plaine, ce qui nous entraîne considérablement au-delà des moyennes nationales : selon une récente étude sociologique, 70 % des chasseurs français dépensent moins de 1 000 francs par an pour la chasse.

Une certaine réserve, perceptible lors des entretiens relatifs aux différentes dépenses de chasse, incite à détailler quelque peu l’observation : c’est alors la pratique même de l’affouragement, et sa fonction réelle, qui se voient placées au cœur des préoccupations éthiques du chasseur.

C’est scandaleux ! Dans le coin il y en a plusieurs qui affouragent sur les prés à l’extérieur de la forêt : c’est pour attirer les cochons dehors et pouvoir les tirer plus facilement ; c’est plus de la chasse, c’est de la boucherie (Oscar H., chasseur. Sundgau. Octobre 1984).

Le tir sur la place d’affouragement ? C’est bon pour les viandards ! C’est indigne d’un chasseur. Bien sûr il faut y construire un mirador pour observer le gibier, éventuellement tirer quelques animaux malades, mais y chasser, ça jamais (Georges D., chasseur. Ingwiller. Septembre 1983).

Il apparaît en effet que la pratique de l’affouragement n’est pas dépourvue d’une certaine ambiguïté. Ambiguïté déjà perceptible à la lecture des traités de chasse médiévaux ; si la nohenlohesche Handschrift atteste l’existence de cultures à gibier (chap. 65-68 cf. Lindner 1959), on relève dans d’autres Jagdbücher l’utilisation du terme Kornung (affouragement mais dans le sens d’appât), terme primitivement réservé aux seuls nuisibles, y compris le sanglier, puis étendu à l’ensemble du « gibier rouge » (Harrach 1953 : 82).

L’affouragement répond théoriquement à deux impératifs ; d’une part, conformément au hegen, il doit assurer au gibier tout au long de l’année une nourriture équilibrée et pallier ainsi l’insuffisance du biotope suite à la disparition d’une couverture végétale : raréfaction de l’agriculture de montagne dans les vallées vosgiennes, débroussaillage intensif imposé par la gestion sylvicole. 11 vise d’autre part à réduire les dégâts qu’occasionne le gibier : pour les seuls sangliers, la caisse de compensation des chasseurs (le syndicat général des chasseurs en forêt) a dû verser 5,5 millions de francs d’indemnités aux agriculteurs pour les trois départements du Rhin et de la Moselle84.

Le montant des indemnités à verser varie considérablement selon les communes : tout en tenant compte de tous les facteurs (types de culture, récoltes tardives, etc.), force est de constater, en prenant des exemples pertinents (communes comparables), que la gestion cynégétique mise en place par les chasseurs influe directement sur le niveau des dégâts : dans le canton de Ferrette (Sundgau), les indemnités à verser aux agriculteurs ont été fixées à 21 889 francs pour la commune de Oltingue et 456 francs pour Wolschwiller. Mêmes écarts significatifs à l’autre extrémité de la plaine d’Alsace : dans l’arrondissement de Haguenau on note 40 711 francs pour la commune de Niederschaeffolsheim contre 308 francs pour Gundershoffen (chiffres pour 1982).

Pour les cervidés et dans une moindre mesure pour le chevreuil, certains secteurs sont considérés par l’Office national des forêts, responsable au nom de l’État de la gestion sylvicole, comme « sinistrés » : les forestiers y mènent alors une politique systématique d’engrillagement, dénoncée à grands cris par les chasseurs. Dans 41 des lots domaniaux de chasse exploités par location ou licence collective, l’Office impose aux chasseurs l’entretien des cultures à gibier.

Ces deux impératifs ne doivent cependant pas masquer l’existence du tir sur la place d’affouragement. Le travail sur le terrain s’avère à ce titre indispensable pour mesurer la distance entre la norme et la pratique, entre le dit et le fait. Car l’affouragement joue alors le rôle d’un appât, offrant au chasseur un tir commode. Certes du « chasseur-braco » qui utilise ce procédé pour « faire de la viande » au chasseur qui, pressé par le temps, veut, par cette technique extraordinaire, respecter le plan de tir qu’il s’est fixé, les écarts peuvent être importants ; « boucherie », « tir facile indigne » du chasseur, « braconnage déguisé », la réprobation n’en semble pas moins unanime dans le cercle des « vrais » chasseurs ; ce procédé se voit vigoureusement rejeté, non sans une certaine intransigeance, au nom de l’éthique.

Condamnée à l’extérieur, cette pratique du tir sur la place d’affouragement se révèle parfois une source de conflits entre chasseurs partenaires d’une même société.

L’utilisation d’une telle technique de chasse rejette le chasseur au rang du « tireur ». La critique est grave : le tireur, c’est le Français de « l’intérieur », celui qui, ignorant de l’éthique, chasse « à la française », pratique décrite comme totalement anarchique (à l’exception bien sûr des quelques chasses traditionnelles et en premier lieu la vénerie), c’est-à-dire ouverte à tous les artifices. Quelle valeur effective accorder, suite à nos observations de terrain, à cette dichotomie affirmée ou souhaitée par les chasseurs régionaux ?

Situé en zone frontière (territoire de Belfort et Suisse), le massif du Rossberg subit une pénétration très forte de ch...

Le Loup: Un Prédateur Nécessaire

Dans les régions où pullulent les grands cervidés (Canada, Asie du Nord), le couvert forestier subit une dégradation constante au fur et à mesuré que ces herbivores s'alimentent. Or, même après la création du parc national de l'Isle Royale, en 1940, la population d'élans variait énormément (de 1 000 à 3 000) selon les périodes d'abondance ou de famine. Les études de D. Alors que 225 jeunes naissent tous les ans, les 25 loups du parc tuent pendant ce temps 140 jeunes et 85 adultes, soit 225 bêtes.

Par ailleurs, dans les régions où les loups ont été systématiquement abattus (comme en Pologne durant la Seconde Guerre mondiale), on a constaté que les rennes étaient victimes de maladies épidémiques d'une ampleur nouvelle.

À la suite de plusieurs saisons de reproduction réussies au sein d'une meute, une majorité de petits étant parvenue à l'âge adulte, le nombre de loups augmente. C'est un symptôme de bonne santé des populations. Une telle augmentation d'une population lupine déclenche des réactions en chaîne.

D'une part, les rivalités et la contestation s'accroissent au sein de la meute, qui procède alors à des exclusions. La rupture de l'harmonie sociale empêche la plupart des accouplements et les soins aux petits. D'autre part, plus les loups sont nombreux, plus le nombre de proies par individu diminue et la famine les menace.

Lorsque le jeûne se prolonge, les loups deviennent moins résistants et vulnérables aux multiples parasites internes ou externes qui les infestent (tiques, poux, puces, gale, etc.).

Une brusque réduction de la densité des proies, due à des modifications de leur environnement, peut aussi aboutir à une réduction de la natalité des loups.

Caractéristiques du Loup

Le loup gris (ou, plus simplement, loup) est d'un naturel timide et prudent, en particulier vis-à-vis de l'homme, qui depuis longtemps tente de l'exterminer. Son allure générale est celle d'un chien de traîneau (husky), mais on le compare plus fréquemment au berger allemand, même s'il a quelques caractéristiques physiques différentes.

Le loup a un museau pointu, des joues musclées, des oreilles écartées et dressées. Les flancs sont creusés ; la queue, courte et épaisse, est portée très bas. Ses longues pattes dont les coudes avant sont tournés vers l'intérieur constituent sa principale caractéristique.

Sa cage thoracique est étroite, mais une ventilation accélérée facilite le trot. Agile et rapide, le loup, grâce à sa conformation et sa constitution robuste, est dav...

Il y a environ 100 à 120 millions d'années. relativement élevée. habitant les forêts. pour découper la "viande", les carnassières. d'aujourd'hui. deux séries de fossiles, au chien et à l'ours. taille moyenne. Tomarctus. séparément il y a environ 15 millions d'années. quant à lui, continua à grandir.

Leur peur des hommes et se rapprochèrent de leur campements. pouvaient les aider. et les avertir en cas de danger. différentes couleurs. du dos et sur la queue. sont souvent de couleur fauve. que les jeunes. de fourrure et a en fait trois pelages. de protéger l'animal de l'humidité. l'été. Celsius. rendent presque invisible dans son habitat naturel.

Ils ont un museau pointu et allongé et se termine en pointe. de long, et entre 13 et 15 cm de large. (muscles masticateurs). directions. l'angle orbital. sur quarante-deux pour maîtriser sa proie. inférieure. dans la gencive. les proies dans sa gueule. à couper et à mastiquer.

Elles peuvent facilement couper des chairs coriaces ou des tendons. relativement mauvaise. de leur propre meute au-delà de 30 à 45m. voient en couleurs ou en noir et blanc. ou dans l'obscurité. une distance d'environ 10 kilomètres. par les chauve-souris ou les marsouins. les sons des autres animaux.

Ils perçoivent de nombreux sons. les oreilles d'un côté à l'autre. au loup l'origine de ce son. développé que celui de l'homme. deux kilomètres si le vent souffle dans la bonne direction. peut sentir des choses imperceptibles pour l'être humain. l'homme, il peut donc percevoir beaucoup plus d'odeurs.

Comportement Social et Hiérarchie

Les loups sont des animaux sociaux qui vivent en meutes. Au sein de ces meutes, une hiérarchie stricte est établie, où chaque membre a une place définie. Les conflits pour la dominance sont fréquents, mais une fois l'ordre établi, la meute fonctionne de manière coordonnée.

Il se battent entre eux. C'est ce qu'on appelle l'ordre de dominance. membre de la meute a une place, ou rang au sein de cet ordre. cède sans se battre. des animaux puissants dotés de dents pointues. entre eux. portée peuvent commencer à se battre entre eux. se battre quotidiennement pendant plusieurs jours.

La hiérarchie est au contraire strictement respectée lors de la curée. Tandis que le mâle dominant se rassasie, des batailles éclatent alentour : la meute règle ses vieilles querelles.

Les loups utilisent un langage corporel complexe pour communiquer. Des expressions faciales aux postures, chaque geste transmet un message clair au reste de la meute.

Il existe de nombreux systèmes de communication en grande partie basés sur le langage corporel. de leur visage, les loups ont leur propre langage. heureux, et nos chiens ont parfois une "expression heureuse". et la soumission. montre les dents, sort les babines, et dresse les oreilles. un féroce grognement.

La menace a une toute autre expression. d'un loup Alpha est le "regard fixe", ou le regard furieux. immédiatement recule, se retourne et disparaisse. pour communiquer. et augmente de volume. du loup. qu'ils sont beaucoup plus nombreux. communiquer à distance. qu'à un aboiement de chien. tanière par exemple. battent pour le partage de la nourriture.

Reproduction et Élevage des Louveteaux

La période de reproduction est un moment clé dans la vie de la meute. La femelle dominante est généralement la seule à se reproduire, et elle reçoit le soutien de toute la meute pour élever ses petits.

Les loups se courtisent avec une étonnante tendresse. Ils se servent d'un rituel amoureux très expressif : baisers dans le cou, mordillement des lèvres, petits coups de langue rapides sur les joues, les oreilles ou le cou.

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