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C'est officiel, désormais dans le Puy-de-Dôme, les pies bavardes et les fouines font partie des animaux nuisibles. Dans l'Allier, cela concerne uniquement la pie. Le Conseil d'Etat vient de valider un arrêté ministériel de 2015. Le classement était contesté par plusieurs associations, dont France Nature Environnement, dont le pourvoi a donc été rejeté.

Justification de la Classification

Dans le Puy-de-Dôme, le Conseil d'Etat considère que ces deux espèces sont "répandues de façon significative" et qu'elles sont "susceptibles d'y causer des dommages importants, notamment aux quelque 300 élevages de volailles en plein air, aux élevages de petit gibier et aux quelque 1 000 hectares de vignes et de vergers que compte ce département".

Dans l'Allier, même chose pour la pie, "susceptible d'y causer des dommages importants aux activités agricoles, notamment aux nombreux élevages avicoles, aux activités maraîchères et aux vignobles que compte ce département".

Validité de l'Arrêté et Mesures de Lutte

Cet arrêté est valable pour une période de trois ans. Chacune de ces espèces peut donc désormais "faire l'objet de mesures de lutte pour prévenir les dégâts dont elle est à l'origine sans encadrement réglementaire particulier" à condition toutefois que ce soient des "méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté".

"Il ne s'agit pas d'un permis de tuer ces bêtes, il ne s'agit pas d'éradiquer ces espèces, prévient Xavier Pineau, responsable du bureau forêt chasse espaces naturels à la Direction département des territoires du Puy-de-Dôme. Il s'agit de les réguler. Pour cela il faut une autorisation du préfet, avec leurs maires, leurs communes.

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Régulation de la Pie Bavarde

La pie bavarde peut être détruite à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard.

La période de destruction à tir peut être prolongée jusqu’au 10 juin lorsque l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article R. 427-6 du code de l’environnement est menacé entre le 31 mars et le 10 juin et jusqu’au 31 juillet pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, sur autorisation individuelle délivrée par le préfet et dès lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante.

Sans préjudice des dispositions prévues par l’article R. 422-79 du code de l’environnement, cette autorisation individuelle peut être délivrée à une personne morale délégataire du droit de destruction en application de l’article R. 427-8 de ce même code.

Le tir s’effectue à poste fixe matérialisé de main d’homme, sans être accompagné de chien, dans les cultures maraîchères, les vergers, les enclos de pré-lâcher de petit gibier chassable et sur les territoires des unités de gestion cynégétiques désignés dans le schéma départemental de gestion cynégétique où sont conduites des actions visant à la conservation et à la restauration des populations de petit gibier chassable qui font l’objet de prédations par les pies bavardes nécessitant leur régulation.

Le tir dans les nids est interdit.

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La pie bavarde peut également être piégée toute l’année dans les zones définies à l’alinéa précédent. C’est-à-dire que la pie bavarde peut être piégée : dans les cultures maraîchères, les vergers, les enclos de pré-lâcher de petit gibier chassable et sur les territoires des unités de gestion cynégétiques désignés dans le schéma départemental de gestion cynégétique où sont conduites des actions visant à la conservation et à la restauration des populations de petit gibier chassable qui font l’objet de prédations par les pies bavardes nécessitant leur régulation.

Informations Complémentaires sur la Pie Bavarde

(Pica pica) Famille des corvidés :

  • Description: Longueur : 46 cm, Envergure : 60 cm. Plumage blanc et noir. Bec puissant. Pas de confusion possible. D’un très bel aspect, le plumage de ce corvidé fait d’elle un très bel oiseau qui, même affublé du qualificatif de « voleuse » reste, près de nos habitations, un véritable artiste de spectacle volant.
  • Habitat et mœurs: bocages, proximité des villes et des villages, terres cultivées avec buissons et arbres, parcs et jardins dans les grandes agglomérations. Les couples et les jeunes se retrouvent en début d’hiver. Elles se groupent alors par dizaines sur les plus grands arbres. Durant quelques semaines, l’espèce au grand complet jacasse à qui mieux mieux. Les nouveaux couples se forment, et les anciens célèbrent leurs retrouvailles.
  • Régime alimentaire: fruits dans les vergers, légumes dans les cultures maraichères, insectes, petits rongeurs, œufs, graines, charognes. La pie bavarde est l’un des plus efficaces prédateurs de nombres de petits passereaux. Leurs nids, puis leurs oisillons en font les frais.
  • Reproduction: couple uni à vie, ponte et incubation de 5 ou 6 œufs d’avril à juin, incubation de 17-18 jours, les petits restent au nid de 22 à 27 jours, une seule couvée par an. Son nid ne peut être confondu avec celui d’autres corvidés car il est surmonté d’un toit fait de quelques branches qui occultent la vision des œufs et des petits. Une seule couvée par an.

Répartition Géographique

La Pie bavarde est un des corvidés et même un des passereaux les plus répandus. Son aire de distribution couvre l’Europe, à l’exception de certaines îles (Corse, Sardaigne, etc.) l’Asie Centrale et Orientale jusqu’au Kamtchaka, ainsi que l’Arabie, l’Afrique du Nord et la moitié occidentale de l’Amérique du Nord (16°). En France, elle n’est absente que dans la forêt des Landes. En montagne elle atteint 900 à 1500 mètres d’altitude, selon les massifs.

Habitats Préférentiels

Répandue dans toutes les régions cultivées, elle fréquente spécialement les plaines fertiles avec quelques bosquets et alignements d’arbres et évite les forêts, les vastes étendues de Landes, marais ou dunes et les vallées très encaissées et boisées.

Identification

Oiseau de 46 cm et d’une envergure de 60cm, elle est facilement reconnaissable par son plumage blanc et noir et son bec puissant. Morphologiquement, la distinction des sexes est pratiquement impossible.

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Distinction des Classes d’Âge

Pendant leur premier été, les pies effectuent une première mue partielle qui ne concerne que les plumes du corps et de la tête, parfois quelques rémiges secondaires (souvent une ou deux des plus internes) ou quelques rectrices. Exceptionnellement, toute la queue et la paire de rémiges primaires la plus externe peuvent être muées. Cette première mue finit en général, pendant la première moitié d’octobre. Les dernières plumes muées sont celles de la tête, du cou et des cuisses.

Après leur envol, les juvéniles se distinguent des autres immatures à leur queue plus courte (pendant environ un mois après la sortie du nid), leurs couvertures plus ternes (brun sombre à la fin de l’été) et leur tête qui paraît plus petite avec le front fuyant.

Nature des Biotopes

La nature des biotopes de la pie est diverse et variée : bocages, proximité des villes et des villages, terres cultivées avec buissons et arbres, parcs et jardins.

Variations Saisonnières des Sites de Nourrissage

Holyoak (1974) a déterminé les variations saisonnières des sites de nourrissage des pies en milieu rural près de Tring (Hertfordshire Grande Bretagne). Les prairies pâturées sont surtout fréquentée de février à juillet et en novembre-décembre, avec un maximum en mars (40 % des oiseaux observés). Les prairies temporaires sont surtout exploitées en été (40 % des oiseaux de juin à août sur les prairies récemment fauchées). La proportion décroît ensuite chaque mois jusqu’en février (9 %). Les champs retiennent 60 % des pies en janvier, 12 à 30 % au printemps, 10 à 25 % en été et 25 à 32 % en automne.

Holoyak précise aussi que, sur le même terrain d’étude, les pies passent plus de temps que les corneilles sur les milieux marginaux, en particulier les zones d’herbe le long des haies. Les pies se nourrissent aussi régulièrement plus près du couvert que les corneilles et passent plus de temps à se nourrir dans l’herbe et les céréales hautes.

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