Les liens entre l’Algérie et les États-Unis sont influencés par des intérêts politiques, économiques et sécuritaires. Basés sur des relations diplomatiques établies depuis plusieurs décennies, les deux pays coopèrent dans divers domaines, tels que la sécurité, l’énergie et le commerce. Les États-Unis restent un important partenaire politique et économique pour l’Algérie, les deux pays ayant longtemps collaboré sur des questions régionales et internationales, telles que la lutte contre le terrorisme et la stabilité au Maghreb et en Afrique du Nord.
Les espoirs nés dans certains milieux américains de voir les relations algéro-américaines s'améliorer après la prise du pouvoir par l'armée en Algérie se sont évanouis.
L’Algérie adresse depuis quelques semaines des œillades appuyées en direction des Etats-Unis qui cadrent mal avec sa réputation d’amie traditionnelle de la Russie.
« Il n’y a pas de limite à notre coopération bilatérale », s’est ainsi enthousiasmé le 18 novembre l’ambassadeur algérien à Washington, Sabri Boukadoum, lors d’une intervention devant le Stimson Center, un cercle de réflexion. « Je suis très optimiste », a ajouté le diplomate.
Le lyrisme du propos traduit une réalité : l’Algérie a récemment multiplié les gestes visant à amadouer l’Amérique de Donald Trump. L’offensive de charme n’est pas sans lien avec l’isolement international dont elle a souffert ces dernières années sous l’effet conjugué de crises à répétition avec le Maroc, l’Espagne, le Mali et plus récemment la France.
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Sans compter des relations plutôt fraîches avec la Russie dont les paramilitaires de Wagner - devenu Africa Corps - sur ses frontières sahélo-sahariennes sont un facteur d’irritation. Face à tant d’adversité, ménager l’imprévisible Donald Trump permet de desserrer l’étau, au prix de quelques contorsions avec sa doxa diplomatique.
Le ministre algérien des affaires étrangères, M. Bouteflika, vient en effet de rendre publique une lettre que lui a remise l'ambassadeur des États-Unis à Alger, et où celui-ci exprime notamment " l'impression malheureuse que l'atmosphère dans laquelle les relations entre les deux gouvernements se déroulent s'est détériorée plutôt qu'améliorée ces derniers mois ". M. John Jenergan estime que les attaques de la presse et de la radio gouvernementales contre les États-Unis sont devenues " plus sévères " et ne sont plus limitées au Vietnam, mais s'étendent à d'autres sujets : les développements politiques en Afrique et en Amérique latine, en Corée et au Moyen-Orient.
" Il est clair, écrit l'ambassadeur, que l'agence Algérie Presse Service et les journaux saisissent chaque occasion possible pour montrer les États-Unis sous un mauvais jour. "Ce sont les commentaires faits à Alger au sujet de la conférence, à Tanger, des ambassadeurs américains accrédités en Afrique, qui ont entraîné ce subit accès d'irritation.
Les commentateurs algériens faisaient état de " l'émotion " ou des " inquiétudes " suscitées par cette conférence dans plusieurs capitales africaines. " 71 est évident, écrivait El Moudjahid, après avoir fait un parallèle entre la précédente conférence des ambassadeurs américains, tenue en Ethiopie, et les coups d'État " complots et autres menaces en Afrique ", que le " conclave " diplomatique américain est l'occasion pour Washington de faire le point des intérêts politiques, économiques et militaires de l'impérialisme, et de prendre certaines décisions tendant à maintenir ou rétablir les intérêts au détriment des peuples africains. "
L'ambassadeur s'étonne, en outre, que la presse algérienne ait critiqué l'attitude du Maroc, qui ne s'est pas opposé à la réunion de la conférence sur son territoire. " Rabat ne semble pas aussi inquiet que les autres pays africains, alors que ces discussions, que l'on qualifie de dangereuses pour l'Afrique, se tiennent sur le sol marocain ", écrivait à ce propos El Moudjahid. Ces assertions sont " gratuites et sans fondement ", répond M. Jenergan. Le but principal de la conférence, indique-t-il, en substance, est de discuter les formes et les montants de l'aide que le gouvernement des États - Unis pourrait attribuer aux différentes nations d'Afrique et les mesures à prendre pour faciliter la coopération en Afrique et encourager les organisations créées dans ce but.
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Les États-Unis et l’Algérie entretiennent des relations marquées par une coopération mesurée, sans jamais atteindre une alliance stratégique profonde. Pourtant, malgré ces tensions, les deux pays ont maintenu un dialogue constant dans des domaines variés. Cette évolution intervient alors que l’Algérie cherche à affirmer son poids sur la scène internationale.
Dans un geste inhabituel, Christopher Landau, haut responsable américain, a adressé un message direct et optimiste au peuple algérien, diffusé via les canaux officiels de l’ambassade des États-Unis à Alger. Dans une vidéo récente, Landau a exprimé son enthousiasme pour un renforcement des liens avec l’Algérie, insistant sur la nécessité de dépasser les relations intergouvernementales pour créer des ponts entre les deux sociétés. Il a évoqué une vision audacieuse : un partenariat centré sur le commerce, l’innovation et un développement partagé.
Lors d’une rencontre à New York avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, des projets concrets ont été abordés, confirmant cette nouvelle dynamique. L’Algérie, souvent perçue comme un pays dépendant des hydrocarbures, a su diversifier son économie ces dernières années, investissant massivement dans les infrastructures, l’industrie automobile et les services. Cette transformation en fait un partenaire attractif pour les États-Unis, qui y voient une opportunité d’étendre leur influence en Afrique du Nord et de renforcer leur présence dans une région stratégique.
Le message de Landau a suscité une forte réactivité en Algérie, où médias et réseaux sociaux ont salué cette initiative inattendue.
Enfin, le représentant des États-Unis à Alger déclare que son gouvernement désire sincèrement établir ses rapports avec l'Algérie sur une base " vraiment amicale " et coopérer dans les limites des ressources disponibles (allusion à l'absence, à ce jour, de réponse américaine aux demandes algériennes de livraisons de blé), au développement de l'Algérie.
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“On assiste à un mouvement dynamique pour le secteur commercial en Algérie. Le commerce entre les deux nations, en particulier dans le secteur des hydrocarbures, a également augmenté de façon exponentielle et poursuit une bonne tendance.
“Nous avons ouvert notre ambassade à Kiev et nous travaillons sur cette base de neutralité entre les deux pays Russie et Ukraine. Et nous avons de bonnes relations avec les deux parties. Nous avons commencé dans le cadre de la ligue arabe à promouvoir une sorte de médiation au nom de la ligue arabe pour résoudre ce problème ou trouver la solution à ce conflit.
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