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Cet article explore les rôles inattendus de Kate Bosworth, notamment son apparition dans des films d'action où elle manie les armes à feu, comme on le voit dans "Homefront".

The Warrior's Way : Un Mélange Détonnant

Au premier abord, on pense beaucoup à un film asiatique surtout via le nom du réalisateur et de son acteur principal mais il s’agit d’un film américain enfin disons plutôt d’un métis américano-coréen (un mélange détonnant?). Il a été tourné en Nouvelle Zélande comme Le Seigneur des Anneaux dont il partage aussi un producteur (Barrie Osborne). S’il est sorti directement en vidéo chez nous, c’est qu’il a été un four monumental au box-office américain. Pour un coût de 42 millions de dollars, il n’a rapporté dans le monde que 11 millions. Il se classe donc parmi les plus gros flops du box office au côté de MacGruber et Jonah Hex. C’est donc avec beaucoup d’appréhension qu’on lance le film mais la magie prend. Certes la maîtrise technique laisse à désirer mais cela donne un côté kitsch à l’ensemble qui collera particulièrement à l’univers de ce guerrier qui renonce au sabre pour protéger un bébé (le dernier de la lignée de son clan ennemi).

« Un maitrise technique qui laisse à désirer » en effet, le film se permettant beaucoup d’audace visuelle. Le film se déroulant dans un seul lieu, on dispose d’un petit village de western en ruine avec des habitants au look un peu loufoque, une sorte de bande de Freaks avec tout de même trois grosses stars : Geoffrey Rush (l’homme qui murmurait à l’oreille des rois), Kate Bosworth (bombe chargée de vampiriser les jeunes) et Tony Cox (le nain qui piquait la copine de Jim Carrey en lui laissant ses trois gosses). On peut aussi compter Danny Huston qui incarne ici le bad guy. L’ensemble joue plutôt bien. Geoffrey Rush se lâche et cabotine avec un grand plaisir visible. Il m’a bien fait marrer sur une scène où il interrompt le bad guy d’une manière complètement insouciante. L’histoire : un guerrier solitaire en charge d’un bébé et qui tombe amoureux mais le passé le pourchasse. Classique mais efficace et surtout propice à de belles bastons. L’ensemble est bien filmé, dynamique et surtout le combat final, qui voit s’affronter des dizaines d’assassins asiatiques contre des bandits de l’Ouest, est fun mais le summum survient lorsque le héros affronte son maître sur un coucher de soleil de toute beauté. Une très belle scène.

Etant donné que le film repose beaucoup sur son visuel, il fallait un blu-ray à sa hauteur. C’est mission accomplie avec une qualité technique presque irréprochable. Visuellement, c’est très beau et rend parfaitement hommage au film. On reprochera juste quelques imperfections à quelque passage mais je ne sais pas si c’est dû au blu-ray ou au film. Niveau bonus, c’est maigre. Un bon film d’action qui vous demandera de fermer les yeux sur des effets spéciaux qui font le yoyo (parfois complètement ratés, parfois très beaux). Typiquement le genre de film qui rencontrera son public (comme Hellboy) sur le marché de la vidéo. Bonne copie rendu par Lee Sngmoo pour son premier film dont il a aussi écrit le scénario. Ce genre de film est à privilégier en blu-ray. Yang est un guerrier ninja repenti. En effet, après avoir participé à de nombreux combats et massacres, il recueille un bébé ayant survécu à une énième sanglante bataille et prend sa retraite. Il fait la rencontre de Lynne, avec laquelle il débute une relation amoureuse.

Réputé pour ses talents de tueur impitoyable, un guerrier ninja décide de prendre sous son aile un nouveau-né rescapé du dernier carnage qu’il a perpétré. Fuyant l’Asie, Yang s’aventure sur un tout autre continent, au Far West, où il rencontre Lynne qui l’aide à élever le nourrisson. The Warrior’s Way est un film un peu « bizarre ». C’est néo-zélandais, le casting provient de nombreux pays différents (USA, Corée, Hong-Kong,…), et le réalisateur se plait à mélanger film de sabre, western, cirque, et effets tape-à-l’œil matrixiens, le tout avec un budget qui parait des plus serrés. Le pari était osé et force est de constater que malgré de nombreux défauts, la sauce prend sans problème pour nous offrir un divertissement pas prise de tête pour peu qu’on ne s’attente pas à un grand film.

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Parce que The Warrior’s Way c’est ça, une petite série B qui ne se prend pas la tête et qui veut nous offrir du divertissement à tout prix. Le film est relativement bien rythmé. On nous met dans l’ambiance très rapidement et on nous plante le scénario en cinq minutes top chrono. Même si on notera une baisse de régime en milieu de film, qui n’est absolument pas gênante et qui permet de suivre un minimum les personnages, c’est pour mieux enchainer sur un final enchainant les scènes d’action pendant 20 bonnes minutes. Et en ce qui concerne l’action, là c’est quitte ou double. Que les détracteurs de scènes clinquantes enchainant ralentis en tout genre et effets visuels numériques à foison passent leur chemin. Ici, pas de longues chorégraphies en plan séquence mais plutôt un montage très cut avec des effets de partout pour essayer de nous en mettre plein la vue. Il faut aimer, c’est sûr… mais l’ensemble tient relativement bien la route, mélangeant combats au sabre, ninjas virevoltants à l’appui, et armes à feu diverses et variées du temps du Far West (Colt, fusils, mitrailleuse manuelle,…).

Et c’est sans doute là tout le charme de ce petit film, ce mélange des genres et surtout cette ambiance si particulière des films de western. Surtout que les personnages sont relativement barrés, à commencer par cette troupe de cirque avec à sa tête un nain black interprété par l’excellent Tony Cox (Willow, Fous d’Irène). Mais ce n’est pas tout ! Nous avons en vrac un clochard alcoolique tireur d’élite, des méchants cowboys aux accoutrements tout droits sortis de Mad Max 2, une jolie demoiselle adepte du combat à deux sabres, et un grand méchant défiguré fétichiste des dents (si si !). Une belle panoplie de personnages aux costumes franchement réussis qui, même s’ils ne sont pas tous bien interprétés, donnent une ambiance décontractée à The Warrior’s Way. Et cette ambiance est appuyée par une musique qui, même si bien en deçà des meilleurs compositions d’Ennio Morricone, colle parfaitement à l’univers Western du film.

Là où par contre le bas blesse, c’est au niveau des décors. Le film a l’air d’avoir été tourné entièrement en studio et beaucoup de fonds verts ont été utilisés pour mettre en fond de nombreux paysages typiques de ce genre de films, à commencer par le désert. Alors c’est certain, objectivement parlant, The Warrior’s Way n’est pas ce qu’on pourrait appeler un film réussi, il risque même de déplaire à bon nombre de personnes de part le choix du réalisateur de faire du très clipesque avec abus de ralentis et autres effets. Mais si on le prend tel quel, sans chercher la petite bête, il permet de passer un sacré bon moment de détente avec une ambiance des plus réussies.

Homefront : Kate Bosworth dans un Rôle Surprenant

Dans "Homefront", Kate Bosworth surprend en jouant une redneck camée jusqu’aux os, avec la peau sur ces derniers. On n’est pas devant une prestation façon The Machinist, mais la belle est suffisamment rachitique pour faire de la peine en révélant une réelle implication dans son rôle.

Plus étrange encore, Kate Bosworth nous sort la carte de la performance physique en jouant une redneck camée jusqu’aux os, avec la peau sur ces derniers. On n’est pas devant une prestation façon The Machinist, mais la belle est suffisamment rachitique pour faire de la peine en révélant une réelle implication dans son rôle.

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Homefront fait partie de ces films obsédés par leur rythme et leur capacité à multiplier les grandes scènes, les points d’ancrage et de gonflement d’une action qui reste simple et sans grand intérêt. Car Homefront est avant tout un film bruyant : dès la scène d’ouverture, Gary Fleder veut frapper fort et assène une succession de gros plans montés à la vitesse de la lumière, de sirènes de police tonitruantes et de mouvements tant soulignés qu’ils semblent bien vains. Phil Broker, agent de la DEA (les Stups américains), participe à l’arrestation musclée d’un réseau de trafiquants après l’avoir infiltré : on perçoit dès cette introduction qui extirperait un sourd de son sommeil la finalité unique d’un décor matériel et humain qui ne paraît servir qu’une seule cause, la sacro-sainte efficacité d’un cinéma dont la première volonté est de retenir l’attention en permanence, quitte à la maintenir artificiellement.

Après cette entrée en matière à la logique martelée (l’arrestation mène au meurtre du fils d’un des trafiquants, qui va donc se venger), Broker s’est installé dans une petite ville de Louisiane avec sa jeune fille. Très rapidement, le blouson noir du coin, Bodine (James Franco, que l’on aura rarement vu aussi bovin) reconnaît Broker et perçoit en lui une mine d’or : avec l’aide de sa droguée de compagne (interprétée par une Winona Ryder assez fantomatique), il décide de livrer Broker au parrain local qui lui permettrait, en échange, de faire fructifier sa petite entreprise de méthamphétamines.

L’identité visuelle de Homefront est assez foutraque : réalisateur de quelques épisodes de The Shield, Gary Felder en a gardé l’urgence, la tension permanente. Mais elles semblent ici vidées de leurs enjeux dramatiques, et finissent par tourner à la parodie ou la répétition d’un rythme, d’une musique et d’un montage de générique. Les contrastes sont trop saisissants pour ne pas tomber dans la catégorisation et la création d’une grille de compréhension simpliste : le décor de bayou et de marécages, envoûtant le jour et terrifiant la nuit, est seulement survolé, revient comme un motif, une clé de lecture, mais ne devient jamais espace de cinéma, de mise en scène stricto sensu de la violence.

Et n’ayant pas grand-chose à regarder, l’on finit par se pencher sur ce que disent les vignettes successives : un homme blessé par la mort de sa femme et le danger qui entoure sa fille innocente va finalement utiliser à bon escient le deuxième amendement de la constitution américaine (celui qui lui permet de porter une arme défensive) et retrouver la sérénité dans l’explosion d’une violence légitime. Sans faire de Homefront un spot de publicité pour la NRA, il est tout de même énervant d’assister à une énième conception de la vengeance comme une lutte entre des victimes sacrifiées (qui savent cependant manier un fusil) et des bourreaux qui synthétisent tout ce que le monde contemporain contient de plus bas et mauvais (la drogue, la bêtise, la prostitution et même le reniement du noyau familial).

Ancien agent de la DEA (Brigade américaine des stupéfiants), Phil Broker se retire dans un coin tranquille de la Louisiane avec sa fille pour fuir un lourd passé… Mais Broker ne tarde pas à découvrir qu'un dealer de méthamphétamines, Gator Bodine, sévit dans la petite ville et met en danger sa vie et celle de sa fille.

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Réalisé par Gary Fleder et un scénario écrit par Sylvester Stallone, Homefront nous donne une intrigue engageante, certes prévisible mais diaboliquement efficace. Les scènes d'actions sont tous très bien exécutées, avec sans excepter un casting vraiment alléchant. Avec qui on retrouve bien évidemment notre ami Jason Statham qui est comme à son habitude exemplaire dans ses performances.

Même si on ne tient pas là un GRAND film d'action, on est quand même un cran (que dis-je, une échelle !) au-dessus de "Parker" sorti la même année avec le même Jason Statham. Un scénario classique, de grosses ficelles hollywoodiennes, le gentil et sa fille (très bien la petite Izabela Vidovic) contre une horde de méchants, une fin attendue (bah c'est Statham en même temps), mais à la finale on passe un bon moment car le film est bien réalisé.

Sylvester Stallone est scénariste pour Homefront et retrouve, par la même occasion, son fidèle associé et producteur Kevin King-Templeton. Ensemble, ils ont sorti une dizaine de films comme Copland (1997), Driven (2001), Compte à rebours mortel (2002) ou bien encore plus récemment Rocky Balboa (2006), John Rambo (2008) et bien sûr Expendables : Unité spéciale (2010). À l'origine, Sylvester Stallone avait écrit le scénario de Homefront pour interpréter lui-même le personnage principal de son adaptation cinématographique. L’année 2013 aura été fructueuse pour James Franco puisqu’en plus d’incarner un baron de la drogue dans Homefront, l’acteur-réalisateur-scénariste a été à l’affiche de plus de dix films, dont Le Monde fantastique d’Oz, le sexy Spring Breakers, la comédie apocalyptique C’est la fin, sans oublier les films où il a œuvré devant et derrière la caméra comme As I lay dying et Interior.

Il y a des films dont la nature change tellement en cours de route qu’on se demande réellement quel était le projet initial. Initialement adapté d’un roman sur le trafic de méthamphétamines, HomeFront a failli être le dernier chapitre de la saga Rambo, au fur et à mesure que Stallone s’occupait d’écrire le scénario. Sauf que Rocky Balboa est passé par là, la franchise du militaire a eu une autre fin et c’est sur le tournage d’Expendables 2 que Sly a fait lire le scénario à Jason Statham. Vous remarquerez des trous dans l’histoire, mais c’est là la version officielle, et il ne fait aucun doute que les faits doivent être plus complexes que ça. C’est l’inverse même, puisqu’il raconte le parcours d’un ancien agent des stups qui s’est rangé après une mission mal goupillée.

Quand la petite revanche personnelle prend des proportions monstres, ça finit par faire des dégâts, surtout avec Jason en face. Un résultat dont la dimension première, à savoir une plongée dans le monde terrible des méthamphétamines, est réduite à sa plus simple expression. Ça pourrait être de la cocaïne, du trafic d’enfants, de téléviseurs ou bien de la prostitution, on s’en cognerait de la même manière tant ça n’est qu’un prétexte pour donner un background au héros tourmenté qui a vu trop de sang durant son existence. La première est bien évidemment qu’on ne tape pas les filles. La deuxième est qu’on NE TAPE PAS les filles. Et la troisième, la plus évidente, c’est qu’on ne cherche pas des crosses à Statham. Il est vrai que dans l’univers du film, les personnages ne sont pas forcément au courant vu qu’a priori, ils n’ont pas vu le Transporteur et les autres bêtises en tout genre. C’est dommage pour eux, et c’est bien pour nous.

On sait s’indigner chez CloneWeb quand ça tourne au grand n’importe quoi alors qu’il y avait du potentiel. Par exemple, Parker ne méritait pas d’être une Stathamerie, surtout torchée aussi mollement. Homefront en revanche, on s’en fout un peu, parce qu’il n’y a pas vraiment de matière familière de base. Le film aurait pu aller plus loin dans l’idée que les forces de l’ordre sont débordées, que la nation ne suffit plus pour protéger ses citoyens et que même entre eux, ils sont assez stupides pour se bouffer le nez. Finalement, tout ça est vite dérisoire, et reste une tâche de fond au service d’un projet plus futile. Ce n’est pas ce que pense le casting assez dingue du film visiblement, puisque non content d’avoir James Franco en bad guy pas très convaincant (Franco face à un Expendable, vous y croyez, vous ?), le film ressort Winona Ryder du placard en lui donnant un rôle de prostituée.

Qu’on s’entende bien : Homefront n’est pas ce qu’on peut appeler un bon film. Le scénario est là pour combler les trous entre deux scènes de baston, le passé des personnages est inintéressant, le beau décorum de la Louisiane n’est pas mis en valeur, c’est filmé de la façon la plus générique qui soit et ça a tendance à se compliquer la vie avec des sous intrigues farfelues pour pas grand-chose. Mais si vous allez voir Homefront en espérant une petite série B bas du front qui donne une fois de plus l’occasion à Statham de tout casser, vous pourrez trouver votre bonheur çà et là. Le comédien joue de la même façon depuis le Transporteur, mais il y met du cœur et s’éclate littéralement lorsqu’il est question de déboiter la tronche de son adversaire et d’encastrer son prochain dans la vitre la plus proche. En ça, le film de Gary Fleder propose son lot de petites scènes rigolotes, et on ne rechigne pas notre plaisir devant cette masse de muscles qui se la joue bucheron du dimanche (une casquette, une veste à carreaux, et une nouvelle vie commence) avant de tabasser du redneck à tour de bras, et de se la jouer MacGyver du pauvre.

Homefront était parti pour être un thriller, un drame ou que sais-je. Toujours est-il que le résultat cache mal son jeu, et tente tant bien que mal de masquer sa nature de petit actionner bourrin et décérébré. À croire que Statham influence chacun des films dans lesquels il joue pour les faire entrer dans une formule unilatérale, à la manière d’un Besson.

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