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Une paire de jumelles est toujours définie par deux chiffres, par exemple 10x42. Le premier indique le grossissement. 10x dans notre exemple, c’est-à-dire qu’à travers la paire de jumelles, un objet situé à 100 m est vu comme s’il était à 10 m. Pour une utilisation à main levée, les paires de jumelles ont le plus souvent un grossissement compris entre 7 et 12x.

Pour reprendre l’exemple d’une paire de jumelles 10x42, le second chiffre indique le diamètre des objectifs, il est exprimé en millimètre. Son diamètre va principalement déterminer la capacité de la paire de jumelles à collecter de la lumière.

La pupille de sortie est une notion fondamentale à comprendre lorsque l’on choisit une paire de jumelles. C’est la taille du faisceau de lumière derrière l’oculaire. Il se calcule facilement en divisant le diamètre par le grossissement. Ainsi une paire de jumelles 10x42 a une pupille de sortie de 4,2 mm. Il est inutile d’avoir une pupille de sortie plus grande que 7 mm, car la lumière collectée par l’objectif serait diaphragmée par la pupille de l’observateur. L’ouverture maximale de nuit chez un sujet jeune est de 7 à 8 mm. De jour, l’iris de l’œil se ferme et diaphragme l'œil pour éviter l’éblouissement. Pour un sujet jeune le diamètre de jour est de l’ordre de 4,5 mm, comptez plutôt 3,5 mm à 50 ans et 3 mm voire moins après 70 ans.

Dans le détail il faudra également être attentif au relief d’œil appelé aussi dégagement oculaire. Pour le dire simplement c’est la distance à laquelle il faut placer l’œil pour bien apprécier l’image. L’intérêt de cette information c’est que lorsqu’on porte des lunettes, il faut avoir une valeur d’au moins 20 mm et ce n’est pas tout le temps le cas. Quelques fabricants s’autorisent même la fantaisie de ne pas donner cette valeur alors qu’elle est essentielle !

Autre donnée importante : la largeur du champ. Elle est donnée sous forme de la largeur de la zone observée à 1000 m de distance. Ce paramètre varie fortement d’un modèle à l’autre, on peut avoir typiquement de 90 à 150 m, ça dépend du niveau de gamme et du grossissement. Pour couvrir un champ large, il faut de gros prismes et ça a un coût. Dans un domaine comme la chasse, la largeur du champ est une donnée très importante pour bien apprécier tout l’environnement de l’animal observé. Il ne faut pas la négliger sur des jumelles et à plus forte raison sur une lunette de tir. Connaître la largeur du champ n’est pas une donnée suffisante, car des défauts optiques plus ou moins prononcés se manifestent en bord de champ.

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On constate un facteur 20 de prix entre les produits hauts de gamme et ceux d’entrée de gamme. Comment expliquer et justifier une progression à ce point vertigineuse ? La provenance du produit a bien entendu une incidence sur le coût, les normes sociales et environnementales en Asie du Sud-Est étant différentes de celles de l’Europe. Le facteur d’échelle de la production joue aussi sur le prix de vente. Au Japon les normes sont comparables à l’Europe mais certaines usines produisent pour de nombreuses marques et font donc des économies d’échelle (par exemple le haut de gamme Nikon, Kite ou Bushnell). La Chine gagne sur tous les tableaux : environnement, coût social et échelle de production. Mais si les différences de prix ne tenaient qu’à ça, on retrouverait sur le marché des paires de jumelles à 500 ou 1000€ fabriquées en Asie, aussi performantes que les meilleures des grandes marques européennes. Or ce n’est pas le cas, car une paire de jumelles reste un produit hyper technique.

La pièce maîtresse d’une paire de jumelles est son prisme, c’est vraiment l’élément le plus difficile à produire. Dans le prisme de Schmidt-Pechan (le plus employé), la réflexion de lumière n’est pas totale. Pire, en l’absence de traitement spécifique (traitement de phase), la réflexion de la lumière sur les faces du prisme dégrade la qualité d’image (problème de phase). Pour limiter ces défauts, il faut mettre des traitements optiques sur les faces des prismes. Songez aussi que les angles sur les prismes doivent être précis à seulement quelques secondes d’arc. Ça ne vous parle sans doute pas une seconde d’arc, mais pour fixer les idées, c’est l’angle sous lequel vous verriez une pièce de 1€ placée à 5km. Bref, la valeur de l’angle doit frôler la perfection. Les choix de verres et de traitement sur les lentilles ont aussi une incidence sur le coût du produit. Last but not least, il ne faut pas oublier la mécanique avec des choix de matériaux plus ou moins nobles, une pièce moulée à un coût négligeable par rapport à du magnésium usiné.

Ce qu’il faut retenir c’est dans presque tous les cas, quand on monte en gamme de prix on monte en qualité. Même si arrivé à un certain niveau, on paye fort pour des gains parfois marginaux. Il va sans dire qu’une paire de jumelles à 1000€ est en principe très bonne et que les gains d’un produit vendu 2 ou 3 fois plus cher se font à la marge : un peu plus de champ, quelques points de plus de transmission, des images un peu plus nettes en bord de champ, des couleurs encore plus neutres. Alors certes, la carte du luxe entre plus ou moins en ligne de compte dans le très haut de gamme, mais c’est avant tout le savoir-faire, la qualité et les conditions de production qui expliquent le fait que certains produits surfent dans la zone des 2000 à 3000€.

La 8x56 est la paire de jumelles du chasseur par excellence. Il existe relativement peu de modèles car beaucoup de marques boudent ce diamètre. Avant d’aller plus loin, il faut souligner que des 8x56 ont une pupille de sortie de 7 mm. C’est bien pour un œil jeune, mais passé 40 ans, vous avez très peu de chance d’avoir une pupille aussi large, on tend vers 6 mm environ à 50 ans. Le choix d’une 8x56 sera donc pour beaucoup d’utilisateurs une erreur en allant vers un produit inutilement cher et inutilement lourd par rapport à leur physiologie. Il est souvent judicieux de regarder du côté des 8x54, 10x56 , 10x54. Il peut être également judicieux de regarder du côté des paires de jumelles plutôt fléchées pour l’astronomie comme les rares 8x50 ou les classiques 10x50. Il ne faut pas négliger, de surcroît, que sur une 8x42, la pupille de sortie sera en général bien adaptée à des utilisateurs de 60 ans et plus. C’est le diamètre le plus commun, il offre un grand choix et une polyvalence remarquable. Quitte à pousser ce raisonnement jusqu’à la provocation, il ne faut pas négliger les 8x32 si vous ne vous retrouvez jamais dans des conditions crépusculaires, en montagne par exemple.

Considérer la pupille de sortie, c’est une chose fondamentale, mais ce n’est pas suffisant, la combinaison optique transmet plus ou moins de lumière d’un modèle à l’autre. En haut de gamme on peut compter sur 90 à 92% (et un peu plus pour quelques rares modèles). En milieu de gamme on est souvent entre 85 et 89%. Et dans les jumelles les plus bas de gamme attention, on peut tomber franchement en dessous de 80%. Monter en diamètre ça ne sert à rien si la lumière ne passe pas à travers le verre. C’est le cas de jumelles avec un traitement optique aux reflets rouges que l’on voit souvent vendues dans des foires ou des marchés. Ce reflet rouge que vous voyez c’est précisément de la lumière qui n’est pas transmise par la paire de jumelles. Autre point jugé très important pour la chasse : la neutralité des couleurs. Si la paire de jumelles a une dominante jeune ou orange (ce qui est souvent le cas), ça devient vraiment pénalisant en condition crépusculaires car la sensibilité de notre œil se décale vers le bleu.

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Présentation des jumelles Bushnell Fusion 1600 ARC

Bushnell propose depuis quelques années une paire de jumelles télémétrique, mais le produit au look peu avantageux était très peu vendu sur le marché Français, et ce d'autant que la concurrence s'est élargie ces toutes dernières années. Les choses semblent changer avec cette nouvelle mouture restylée et proposée à un tarif difficile à battre de 999 €, là où le haut de gamme concurrent caracole entre 2000 et 3000 € et le milieu de gamme plutôt autour de 1500 €. Et même en milieu de gamme les produits concurrents sont positionnés au-dessus.

La jumelle Bushnell 10 x 42 Fusion 1600 Arc : Découvrez la fusion des technologies les plus avancées. Summum de l'efficacité, le modèle Fusion 1600 ARC combine les performances des meilleures jumelles et des télémètres laser les plus sophistiqués. Le tout sans être plus lourd ou plus encombrant qu'une paire de jumelles 10x42 classique ! Ses optiques traitées multicouches toutes surfaces et ses prismes BaK-4 vous offriront des images d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. D'une simple pression sur un bouton, son télémètre laser intégré vous donnera la distance exacte qui vous sépare de votre cible, à un mètre près ! Et, grâce aux modes de visée Bow (chasse à l'arc) et Rifle (fusil), vous pourrez également obtenir l'angle de visée, la distance horizontale réelle, ou encore des données de chute de balle.

Caractéristiques clés

  • Technologie XTR® pour une transmission de la lumière optimale
  • Prismes BaK-4 avec traitement PC-3® à correction de phase pour une résolution et une clarté exceptionnelles
  • Traitement hydrophobe RainGuard® HD
  • 100 % étanches à l'eau/antibuée
  • VDT (Technologie Vivid Display) : pour une lecture optimale des informations affichées, quelle que soit la luminosité ambiante
  • Portée du télémètre : de 10 m/yds à 1 465 m/1 600 yds
  • Précision : ±1 yd/m
  • Compensation de Portée Angulaire (ARC) de -90º à +90º
  • Modes de visée : BullsEye, Brush et Scan

Fonctionnalités du télémètre

  • Mode Bow (arc) : affiche la ligne de mire, l'angle et la distance horizontale réelle de 10 à 90m
  • Mode Rifle (fusil) : affiche la ligne de mire, l'angle et les données de chute de balle
  • Fonction VSI (Variable Sight-In) : permet de régler la distance de visée sur 100, 150, 200 ou 300 yds/m en mode Rifle (fusil)

Test des jumelles Bushnell Fusion 1 Mile

En regardant à travers la Fusion 1 Mile, on constate que le fabricant a parfaitement rempli son contrat et a tenu compte des observations formulées. Fini la désagréable sensation d'une image plus sombre que la normale, envolée la non moins désagréable dominante vert-bleutée, retrouvée l'image confortable que l'on attend de ces jumelles, de jour comme au crépuscule ! La définition de l'image est excellente même si la netteté sur les bords reste perfectible. Les couleurs ont retrouvé leur fidélité.

En matière d'ergonomie, la prise en main de l'instrument et l'équilibre, en raison de sa légèreté, sont parfaits. Cependant, pour des mains aux index courts l'accessibilité à la bague de mise au point n'est pas optimale.

La fonction première de l'instrument est la mesure des distances (elle a été portée à 1 600 m sur le nouveau modèle) qui, vérification faite sur le terrain, est ultra-précise. Les autres fonctions nécessitent un peu d'entraînement et le recours au mode d'emploi est incontournable. Il s'agit du mode Carabine avec « compensation de trajectoire », selon l'angle de tir mesuré de ­ 90° à + 90°, et correction en MOA (minute d'angle) à effectuer, et du mode Arc (Bow) qui donne à l'archer la mesure de la distance horizontale effective quelle que soit sa position, en hauteur, par rapport à la cible.

Lire aussi: Comment choisir une jumelle de carabine

Les jumelles Bushnell ont subi le test du froid sans que le fonctionnement des différentes bagues ait été altéré. L'immersion dans la baignoire atteste de la parfaite étanchéité. Par contre, le traitement antisalissure et déperlant de la marque Rainguard joue, sans plus, son rôle.

Analyse détaillée des performances

A ce tarif-là on a le droit à quelques économies. Ne cherchez pas le mode d'emploi dans la boîte il n'y en a pas. Une fiche vous invite à aller le consulter sur le site du fabricant. La finition globale de cette paire de jumelles est dans la moyenne. Elle donne globalement satisfaction mais certains détails trahissent le positionnement milieu de gamme comme le jeu sur la molette de mise au point centrale. Le réglage de dioptrie se fait de façon très classique au niveau de l'oculaire droit. On apprécie que cette molette soit finement crantée. On retrouve quelques détails de finitions appréciables comme l'étanchéité à l'immersion à 1 m pendant 30 minutes. Ajoutez à ça un traitement hydrophobe, c'est loin d'être systématique en milieu de gamme.

Chez de nombreux produits concurrents, il y a une dégradation optique dans la voie où il est intégré, avec en particulier une forte dérive de neutralité des couleurs différente de l'autre voie. Il faut un certain temps pour se familiariser avec les menus, la lecture du mode d'emploi est indispensable et il faut prévoir un peu d'entrainement. Mais comme tout objet technique, on prend vite le coup de main.

Côté télémètre, la Fusion X dispose de nombreuses fonctions intéressantes et c'est la grande différence avec des produits concurrents. Il y a en particulier un mode « BullsEye » identifié par une icône de cible, il permet de donner la distance de l'objet le plus proche rencontré par le télémètre. Ça évite de mesure accidentellement un arrière-plan. A l'inverse, le mode « Brush » comme branche va donner la distance de l'objet le plus lointain. Et évite ainsi de fausser la mesure par des branches ou des broussailles. On dispose aussi d'un mode scan, c'est-à-dire qu'en laissant le bouton pressé, la mesure change en directe en fonction de la visée. Il y a même un étonnant Height Mode permettant de mesurer la hauteur d'un objet. Il fonctionne très bien.

Plutôt que d'avoir un programme balistique complexe en fonction de l'arme et de la munition, la paire de jumelles demande de sélectionner un type de profil. L'utilisateur a le choix entre 8, ils répondent aux configurations les plus classiques. Les principales sont données dans le manuel, mais en tout Bushnell en a défini 2000 que l'on peut retrouver sur leur site web. Cette fonctionnalité est vraiment étonnante pour le tarif du produit. Et si votre configuration n'est pas trouvée dans la liste, il est toujours possible de déduire le bon réglage en observant le « bullet drop » entre un tir à 100 yards et à 300 yards.

Elle a presque tout d'une grande, à ceci près que la distance maximale de mesure est annoncée à 1600 m. De jour, il ne nous a été possible que de monter à 1200 voire 1300 m. Au crépuscule nous avons atteint 1400 m. A ces distances-là la mesure échoue parfois. Pour avoir 100% de réussite il faut plutôt ne pas dépasser 1000 m voire 1100 m. C'est suffisant dans la très grande majorité des cas. Il n'est pas question de risquer des tirs à plus grande distance, en revanche le télémètre peut donner une idée du chemin restant à parcourir à plus grande distance.

Qualité optique

Les plus petits détails au centre sont vus sous un angle de 1,2'. C'est un peu en deçà de la limite de résolution de l'œil, elle est de 1'. En bord de champ les plus petits détails sont vus sous un angle de 8'. On est dans la moyenne basse de ce que l'on trouve sur le marché. Ce qui est un peu gênant c'est que la courbure de champ que l'on a sur l'image impacte aussi l'affichage des informations, elles sont un peu plus floues en périphérie.

On mesure dans le vert une transmission de 77% sur la voie de gauche et de 71% sur la voie de droite. Elle transmet moins de lumière que celle de gauche en raison de la présence du système d'affichage dans le train optique. Au centre du champ le chromatisme est assez contenu, mais on comprend pourquoi : la transmission dans le bleu est basse. Or c'est souvent dans cette partie du spectre que les défauts sont les plus prononcés.

On note une très forte dominante jaune, elle est liée à l'intégration du télémètre. Là pas de miracle c'est vraiment le défaut que l'on retrouve sur toutes les paires de jumelles télémétrique de milieu de gamme. On apprécie néanmoins que le rendu soit jaune plutôt que vert comme sur certains produits concurrents, ça permet un meilleur rendu des couleurs. On apprécie également que le rendu des couleurs soit identique sur la voie de droite et la voie de gauche car ce n'est pas le cas sur de nombreux produits concurrents.

Comparaison avec d'autres modèles haut de gamme

Le haut de gamme se partage essentiellement entre Leica, Zeiss, Swarovski et Blaser. Swarovski a longtemps dominé le marché dans ce diamètre avec la fameuse EL. Elle se démarque par son aplanisseur de champ permettant d’avoir des images nettes jusqu’en bord de champ. En 2014, Zeiss a mis fin à cette hégémonie en sortant les Victory SF elle aussi dotée d’un aplanisseur de champ. Elles reprennent les qualités de la EL et améliorent certains points notamment le centre de gravité déplacé vers l’arrière, on gagne en stabilité. Leica répond à son tour en 2016 avec la Noctivid. La proposition de la marque à la pastille rouge est intéressante à 2 titres. La paire de jumelles est plus compacte que ces deux concurrentes, et elle a une excellente résistance au lumière parasites latérales. C’est un peu le point faible de la Swarovski. En contrepartie, il y a plus de chromatisme que sur les concurrentes, et on regrette l’absence d’aplanisseur de champ. C’est donc vraiment un produit à choisir plutôt en 8x et pour les points forts que l’on vient de souligner. La EL de Swarovski est loin d’être has been dans ce trio, d’autant que la firme Autrichienne se devait de répondre à la concurrence Allemande et la réponse arriva en 2020 avec la NL Pure. Au programme la reprise du centre de gravité porté sur l’arrière imaginé par Zeiss, une ergonomie améliorée avec un 3e point d’appuie contre le front et un corps affiné. Le plus marquant est l’élargissement du champ qui grimpe à 159 m sur la 8x contre 136 m sur la EL et 148 m chez Zeiss. En 2014, Zeiss sort les Victory SF dotée d’un aplanisseur de champ. Sur cet échiquier Blaser est le dernier arrivé (en 2016). Nous n’avons pas testé la 42 mm, seulement une 56 mm, mais elle est dotée d’un aplanisseur. Le champ est de 141 m à 1000 m sur la 8x42.

Pour choisir entre toutes ces rivales il faut aussi considérer les tarifs, comptez autour de 2500€ chez Zeiss, 2300 à 2400€ chez Leica, 2200 à 2300€ chez Blaser, et plus de 2700€ pour la NL Pure de Swarovski. C’est dissuasif ! Finalement la bonne affaire dans cette compétition est la Swarovski EL que l’on trouve autour de 2000€ et parfois même en dessous. Blaser, dernière marque arrivée sur le marché en 2016, offre des performances haut de gamme.

Alternatives milieu de gamme

Dans le milieu de gamme en 42 mm on parle de paire de jumelles commercialisées autour de 1000€. Et là sans hésiter Nikon tire son épingle du jeu avec la Monarch HG avec un champ très large et surtout un aplanisseur de champ. Dans cette gamme tarifaire, on a un faible pour la Meopta Meostar B1 10x42 HD. Un produit solide avec son corps en alu doté d’un gainage épais. Ce produit fabriqué en Europe se démarque par sa transmission de 91% et d’une finition digne des standards haut de gamme. On peut mentionner également la Geco Gold 10x42, tellement appréciée lors de notre test. Dernière pépite et non des moindres : les observateurs avisés auront remarqué que l’excellent milieu de gamme Swarovski SLC n’est plus au catalogue en 42 mm (voir notre test). En fait, il n’a pas totalement disparu puisqu’il est rebadgé Kahles Helia S 10x42. Le bon plan c’est que le tarif a été revu à la baisse en passant de Swarovski à Khales. Comptez 1300€ environ.

Options d'entrée de gamme

Lorsque l’on parle d’entrée de gamme, oui il existe des produits extrêmement abordables autour de 100€ et même parfois moins. Mais l’optique est un domaine sérieux, on vous conseille vivement de reporter un achat et économiser quelques mois de plus si votre budget ne dépasse pas 100€ à 150€. Et ce notamment en raison du tour de force assez impressionnant de Décathlon avec sa Solognac 900 en 10x42. Pour 230€, ce produit offre vraiment une prestation qui tient la route. On profite vraiment à la fois du savoir faire de Décathlon pour travailler avec la Chine (ils ont des salariés sur place), et surtout de l’économie d’échelle d’une grande enseigne de ce type. A ce tarif, on dispose d’un produit avec un châssis en magnésium, et une prestation optique vraiment honorable. Un peu plus haut en tarif, on retrouve de nouveau Meopta qui fait très fort avec sa série Optika (voir notre test) aussi bien dans les lunettes de tir que dans les jumelles. On a là des produits qui tiennent vraiment bien la route dans un budget très serré. Tous les composants ne sont pas fabriqués en Tchéquie mais ils sont bien assemblés en Europe, donc chapeau à Meopta.

tags: #jumelle #telemetre #bushnell #fusion #arc #10x42

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