L'exploration artistique et éducative prend une forme ludique et interactive avec le "jeu du viseur", une approche innovante mise en œuvre dans divers musées. Cette méthode encourage les participants, notamment les enfants, à interagir avec l'art de manière créative et à développer leur propre regard sur les œuvres.
L'Espace de l'Art Concret, fondé par Sybil Albers et Gottfried Honegger, met en avant un projet artistique et culturel axé sur l'éducation du regard. Gottfried Honegger a créé le "jeu du viseur", une activité stimulante où les participants sélectionnent au hasard dix formes géométriques pour créer une composition unique. Cette composition peut être réalisée avec ou sans support rectangulaire de couleur similaire.
Après la visite de l'exposition, deux jeux sont proposés :
Pour le viseur, les participants choisissent une œuvre, se placent au centre de la pièce et assemblent les dix éléments choisis au hasard.
La dernière phase consiste en des échanges et des verbalisations pour faire émerger les notions liées à l'activité plastique, telles que la symétrie, l'équilibre, le relief et l'empilement. L'animateur note ces notions sur des affiches au fur et à mesure.
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Un atelier de peinture à la gouache et au pinceau permet aux participants d'exprimer leur créativité. Cette expérience révèle plusieurs points intéressants :
Le plaisir visuel de la palette de couleurs et la joie sensuelle d'étaler la couleur sur la feuille sont également mis en avant.
Figure majeure de l'école humaniste, Sabine Weiss a consacré sa vie à la photographie. Ses images de jeux d'enfants ont fait le tour du monde. Véritable témoin du siècle, elle lègue une œuvre à son image : audacieuse, malicieuse et profondément libre.
Sabine Weiss photographiant dans la rue, déclenchait à toute heure, sur le vif, à hauteur d’enfants. "Quand tu vois des scènes comme ça, tu ne peux pas faire autrement que les photographier !" Ce qui relevait pour elle de l’évidence, les autres ne le voyaient souvent même pas.
Elle souhaitait que transparaît dans ses clichés l’émotion d’un instant, gaie ou sombre, solitaire ou solaire, une vérité, éphémère ou non, s’inscrivant bien dans la veine humaniste de l’après-guerre.
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Le musée de la Photographie met à l’honneur Vivian Maier (New York,1926 - Chicago, 2009), une gouvernante d’enfants aux Etats-Unis au milieu du 20e siècle ayant traversé sa vie dans le silence et l’anonymat avant d’être révélée comme photographe après la découverte fortuite de son œuvre, une œuvre photographique brillante sortie de l’ombre, qui raconte la vie.
Totalement autodidacte, Vivian Maier photographiait la rue, des gens, des objets, des paysages ; en définitive, elle photographiait ce qu’elle voyait, tout simplement, abruptement. Elle savait saisir son temps en une fraction de seconde. Son monde c’était les autres, des inconnus, des anonymes que Vivian Maier effleurait le temps d’une seconde, de sorte que ce qu’elle photographiait, c’était d’abord un rapport de distance, cette même distance qui faisait de ces personnages, les protagonistes d’une anecdote sans importance.
Elle prend part à ce qu’elle voit et devient elle-même sujet. Les reflets de son visage, son ombre qui s’allonge sur le sol, le contour de sa silhouette, se projettent dans le périmètre de l’image photographique. Vivian Maier a réalisé de nombreux autoportraits tout au long de ces années, avec l’insistance de quelqu’un en quête de soi-même.
Gabrielle Hébert, épouse du peintre Ernest Hébert, a exploré la photographie de manière relationnelle. Elle photographiait les autres : Axilette et Ernest, sa sœur jumelle Éléonore et les « chiens-chiens » du couple, les pensionnaires dont elle est proche et le gotha franco-italien qu’elle reçoit avec son mari, des pêcheurs sur la plage de Porto di Anzio et des paysannes à la fontaine à Prossedi.
Elle exerce en compagnie des nombreux appuyeurs de bouton de son entourage, comme on désigne alors les amateurs équipés d’un appareil à main, Jonte Détective ou Kodak, tels Axilette, Luigi et Giuseppe Primoli, Gaston Thys, peintre pensionnaire, et encore un hôte en goguette dans le parc de la Villa.
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Les albums qu’elle constitue, donnant naissance à une grande famiglia élective, sont destinés à être montrés. Gabrielle tire très souvent plusieurs versions d’un même cliché, appelées à passer de main en main. Elle va jusqu’à portraiturer la duchesse de Mondragone tenant un paquet de tirages sur ses genoux. Elle les contrecolle toujours avec soin sur des cartons bordés d’élégants lisérés.
| Artiste/Concept | Description | Contribution |
|---|---|---|
| Gottfried Honegger | Artiste et co-fondateur de l'Espace de l'Art Concret | Création du "jeu du viseur" |
| Sabine Weiss | Photographe humaniste | Images emblématiques de jeux d'enfants et témoignages du siècle |
| Vivian Maier | Photographe autodidacte | Photographies de rue et autoportraits révélant la vie à Chicago et New York |
| Gabrielle Hébert | Photographe relationnelle | Photographies de son entourage et de la vie à la Villa Médicis |
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