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L'oscillation du viseur est un défi commun pour les archers, qu'ils soient débutants ou expérimentés. Afin d'améliorer sa précision, il est essentiel de comprendre les causes de cette oscillation et de savoir comment la corriger. Cette instabilité peut provenir de divers éléments, allant de la respiration et de la tension musculaire à l'équipement utilisé.

Facteurs influençant l'oscillation du viseur

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l'oscillation du viseur, notamment:

La Respiration

Les mouvements respiratoires peuvent grandement affecter la stabilité du tir. Au niveau de la respiration, chacun comprendra que le geste du tireur s’accommode mal des ” bougers ” qu’elle peut engendrer. Il est souvent conseillé de retenir sa respiration au moment du tir pour minimiser cet impact.

La Vision

L’œil humain possède de nombreuses facultés mais il ne sait pas voir simultanément net de près et de loin. Puisqu’il faut, pour viser, aligner plusieurs éléments situés à différentes distances, le tireur devra faire un choix. En effet, un léger écart par rapport au visuel, de l’ensemble des instruments de visée bien alignés entre eux, se traduira par un faible écart en cible. Par contre, un alignement imprécis des instruments de visée se traduira par un écart très important en cible.

Il est recommandé de tirer en ayant les deux yeux ouverts. Pour s’en convaincre, il suffit de pointer le doigt sur la cible et de voir avec netteté, d’abord le doigt, puis la cible et ensuite essayer de voir net les deux à la fois. C’est impossible ! Il serait à priori logique de viser le centre du visuel pour atteindre le 10 au pistolet ou d’utiliser un guidon qui cerne exactement l’image du visuel à la carabine. Mais dans ce cas, les instruments de visée de l’arme, qui sont noirs, se détacheraient mal sur le noir du visuel. Au pistolet, il est donc préférable de régler son arme pour toucher plus haut que le point visé et de voir se détacher parfaitement les instruments de visée sur le fond blanc du carton.

Lire aussi: Viseur noir ? Solutions et ajustements d'ouverture

Le Lâcher

Un bon lâcher laisse l’arme stable au départ du coup ou n’amplifie pas ses mouvements si elle bouge légèrement. C’est une phase déterminante de la séquence de tir. Ce défaut, courant au stade de l'initiation, est très limitant dans la progression du tireur. La partie la plus sensible de l'index se situe au niveau de la pulpe de la dernière phalange (ou phalangette). Il existe différents types de détentes :

  • La détente filante : la course de la queue de détente n’offre aucun repère entre la position d’origine et le départ du coup. Elle est ressentie comme un glissement uniforme.
  • La détente à bossette : la course de la queue de détente s’effectue sous faible pression dans un premier temps (pré-course) jusqu’à un point dur (bossette). A partir de ce point, la pression nécessaire au départ du coup sera plus importante.

Suivi Après le Tir

C’est la prolongation, au delà du départ du coup, de toutes les actions qui en sont à l’origine (position, visée, lâcher).

Réglage du Matériel

Le réglage du viseur une fois le ressort mis en valeur moyenne. En suivant toutes les étapes (je dis bien toutes, en faisant très attention), on ne peut pas se tromper. Une balle annoncée dans la certitude que tout était parfait se dit ” bien partie ” ce qui ne signifie pas que ce soit un dix si l’arme n’est pas encore réglée à la vue du tireur. On appelle ” point moyen “, le milieu d’un ensemble d’impacts. Le principe est simple. Avec quatre ou cinq clics (selon les constructeurs) vous déplacez votre tir d’une zone.

Ajustement du Tiller

Dans certains clubs, il est conseillé d'avoir un tiller différent en haut et en bas pour optimiser la synchronisation des branches, surtout pour le tir barebow. Des branches non synchronisées peuvent causer des vibrations excessives. Le tiller représente l'équilibre entre les branches de l'arc. La poignée et le grip n'étant pas symétriques, le tiller doit être ajusté.

  • Le tiller dynamique : il s'agit de la force appliquée sur la corde par les branches après la décoche.
  • Le tiller statique : il s'agit de la force appliquée sur la corde par les branches pendant la traction de la corde. Il s'ajuste en modifiant l'angle des branches.

Il se mesure en mm, ou en fractions de pouce, et correspond à la différence entre la distance talon de la branche du haut/corde et la distance talon de la branche du bas/corde, l'arc étant au repos. Pour régler (voir : ordre des réglages) ce tiller, se placer à 15 m et tirer sur la corde en visant une cible. La traction doit être TRES LENTE jusqu'aux repères du visage. La main doit tirer directement vers les repères tactiles. Si le grain d'orge du viseur se déplace vers le haut, augmenter le tiller (augmenter la compression de la branche inférieure et diminuer la compression de la branche supérieure). Les branches non équilibrées provoquent une vibration asymétrique de l'arc.

Lire aussi: Alignement précis viseur

La corde transmettra d'autant des vibrations que la décoche de l'archer manquera de souplesse. L'archer imprime également des vibrations de faible fréquence à l'arc pendant l'armement et la visée.

Le Berger Button

Il faut ensuite régler le berger. Si les tubes sont adaptés et que le détalonnage moyen est réglé, le travail sur le berger recentre la flèche dans l'axe vertical. Le Berger Button est un appareil qui se visse dans la fenêtre d'arc juste au dessus du repose flèche et qui est destiné à améliorer le vol de la flèche au moment de sa propulsion, en diminuant le paradoxe de la flèche (déformation de la flèche au départ, effet de torsion).

Ajustement du Band

De même un travail sur le band peut-être utile (band court = bruit, band vers le max atténue le bruit, et donne de la souplesse. Le meilleur band est celui qui occasionne le moins de vibrations sur l'arc. On peut le régler (voir : ordre des réglages) au son que fait l'arc après une décoche. Si le bruit est fort (claquements), il y a de forte chance pour qu'il faille l'ajuster. On commence à le régler en mettant le band au minimum, puis on l'agrandit. Un mauvais band nuit à l'efficacité de l'arc.

Utilisation de Masses Additionnelles

Une fois l'arc réglé, le bruit peut s'éliminer en ajoutant des masses sur le bas de la poignée (cela est interdit par le règlement sur le haut), sans rondelles de quelque sorte. L'ajout de masse doit se faire dans la limite des 12 cms, anneau bien perpendiculaire à l'axe vertical de l'arc monté avec la corde. Pour les vibrations c'est la corde, son matériau et son band ainsi que le nombre de brins.

Point d'encochage

I. Le point d'encochage est le centre vertical de l'arc sur la corde, le point de traction pour l'ouverture de l'arc, le point d'accueil de l'encoche, et il doit être sécurisé pour maintenir la flèche à poste jusqu'au lâcher. De ce point, on mesure l'allonge, le band, la puissance, la synchro des cames. Les extrémités brûlées du Dloop, pour arrêter le nœud, doivent être contrôlées régulièrement. Les extrémités se fragilisent au fil des flèches, le nœud glissera lorsque la puissance de l'arc sera maximale.

Lire aussi: Affichage du curseur Photoshop : le guide

II. 1. Toujours utiliser du tranche-fil de qualité. Le DIAMOND BACK s'écrase bien et reste bien en place pour un tranche-fil central. Il est tressé et aura un bon maintien. Le ANGEL correspond le mieux au point d'encochage, il résiste très bien à l'abrasion du passage des encoches. Pour le point d'encochage, le plus fin possible. A l'usure, vos tours de tranche-fil s'écarteront, mais il ne s'agit pas de tout refaire à chaque fois ! Vous pourrez les resserrer entre eux à l'aide d'un outil non abrasif. Pensez à contrôler si le détalonnage a changé… Dans la mesure du possible, évitez de placer des brins de corde supplémentaires sous le tranche-fil central, car à mesure de son usure, les brins s'écarteront sous la pression du Dloop.

2. Question matière à utiliser, je suis particulièrement tatillon sur mon choix. Une matière trop raide aura un aspect grossier sur la corde, peut l'alourdir, et il pourra tourner sur la corde (mauvais alignement de visette à suivre…).

3. Le point d'encochage est un des points de l'arc les plus importants. S'il bouge ou casse, tous les paramètres changeront : sensations, visette, allonge, réglage viseur, sortie de flèche et groupement…

III. Les archers classique le font à l'aide de pâtes à modeler sur le grip d'arc, pour relever la paume de main. Sur un arc à poulies, le repose-flèche se règle en hauteur, et le grip est souvent très fin. Le point de pression s'ajustera grâce au point d'encochage.

1. 2. La hauteur du point d'encochage est une mesure qui aura pour but d'agir sur le point de pression de la main dans le grip. Au sujet de ces alignements, le but sera de disposer le point de pression du grip, le point d'encochage, le point de fixation du crochet de décocheur et le point de traction dans le décocheur, sur un même plan horizontal.

3. Afin d'ôter un doute sur la hauteur du point d'encochage, vous pouvez modifier le point de pression en ajustant la puissance d'une branche. Si au contraire vous luttez pour tenir la visée, baissez-le, vissez en bas, dévissez en haut.

IV. Le point haut sera toujours plus petit que le point bas, sur un rapport du simple au double ou au triple. Pour le point haut, je reste à 3 tours, très fin. Quelques fois, avec les encoches BEITER qui ont des oreilles assez longues, je ne tourne pas de point haut. Pour le point bas, je mets 7 à 10 tours, volontairement plus grand afin d'orienter mon Dloop de façon à ce que l'encoche vienne sur le même plan que le crochet du décocheur. Sans ça, le crochet se retrouvera toujours plus haut que l'encoche si les deux points sont égaux. Les nocksets, clips en laiton, sont à bannir dès que le stade de l'initiation est franchi. Ils alourdissent la corde et augmentent ainsi l'oscillation au band, pour une perte de groupement. Faîtes un joli nœud, en essayant de rester court. Plus le point sera écarté, plus la contrainte exercée par le Dloop sur le tranche-fil arc en tension, sera forte. Ne chargez pas la corde inutilement, cela augmenterait l'effet d'oscillation de corde au lâcher comme si le TF était de trop grand diamètre, diminuera le groupement, et augmentera le risque de casse (abrasion plus forte)… et il faudra le refaire. Si vous armez avec votre décocheur, le Dloop se resserrera vers son centre, l'encoche sera bloquée au prochain passage, ou le tranche-fil aura glissé… Un point d'encochage doit être propre, bien fait. Ancien bosco, je parle de surliures. J'enroule mon tranche-fil (Angel 0,18mm) autour d'une boucle dans laquelle viendra passer le dernier brin.

V. Par exemple, mon point d'encochage était à +3 mm sur mon HOYT Vantage Elite 2010, à -3 mm sur le Vantage Elite Plus 2012, et enfin à +1 mm sur le Pro Comp Elite XL…. Votre point d'encochage se trouvera où VOUS vous sentirez le mieux à l'armement, en visée, à la libération de la corde.

Dynamique d’une flèche en phase de vol

Maintenant, l’article Dynamique d’une flèche en phase de vol (partie IV) donne la formule du décalage vertical relatif que l’on est amené à faire quand on change de distance, connaissant le réglage du viseur à une distance de référence (ex. 18m) et la distance entre son œil et le viseur. Le réglage fait intervenir l’angle de la vitesse initiale de la flèche par rapport à l’horizontale. Si je ne dispose pas de mesures directes de vitesses de flèches qui nécessite un appareil spécifique dont l’utilisation n’est que ponctuelle alors je peux tenter d’utiliser une autre façon de faire. Je mesure la puissance de l’arc (notée "F" car c’est une force en fait), ma longueur de traction (L) et de la masse des flèches.

Pour ce qui concerne la longueur de traction, c’est la différence par exemple entre la distance encoche-repose flèche à pleine allonge, et la même distance prise au repos. On peut demander l’aide d’un autre archer pour la mesure à pleine allonge. Ici un lecteur avisé ayant lu Dynamique (simple) d’une fléche en phase de propulsion serait gêné par le facteur 1/2. C’est une approximation qui implique que l’arc réagit comme un longbow jusqu’au pic et qu’après ce maximum, la vallée fait chuter très rapidement la puissance de l’arc.

Dans cet article, on a vu comment on pouvait estimer a priori le nouveau réglage de son viseur lors du passage de la salle à l’extérieur (et vice versa) une fois que l’on dispose d’un réglage de référence. 1mm/1m pour arc classique et 3mm/5m pour arc à poulie. Dans un deuxième temps, des estimations ont été calculées à partir de mesures de vitesses de flèches d’une part, et d’une mesure de la puissance de l’arc d’autre part. L’accord entre les 3 estimations est quasi perfait. Il est a noté que l’estimation à partir de la puissance de l’arc nécessite un modèle (à défaut) sur la courbe puissance-allonge.

Autres Considérations

L'oeil directeur: A la question de savoir s’il faut accorder une priorité à cet œil directeur au détriment de la latéralisation du tireur, la réponse est non.

La posture: La posture de l'archer est un élément important dans sa progression. Un des risque majeur de dérive de la posture est son effondrement. Déséquilibré par le poids de l'arc et concentrant son effort vers l'arrière parcequ'il est difficile de bien baisser son épaule avec un arc puissant, l'archer s'effondre vers l'arrière (voir ci-dessous).

La main d'arc: Ceux de la main d'arc doivent être le plus relâchés possibles. Il ne doivent pas agripper la poignée sous peine de provoquer des mouvements involontaires sur l'arc lors de la décoche. S'ils n'aggrippent pas la poignée mais sont tout de même crispés, cela signifie que toute la main est crispée. Une dragonne de doigts peut induire une crispation dans les doigts. Il faudra éviter son utilisation si la maîtrise du relâchement des doigts n'est pas acquise.

Alignement: il sagit d'un alignement communément adopté où l'encoche de la flèche est dans l'alignement avec le poignet. Le doigt du milieu est très crocheté et l'annulaire a souvent peu de prise sur la corde. Il faut donc veiller (comme c'est le cas sur la photo 1) à avoir une bonne prise à force égale entre l'index et l'annulaire.

L'utilisation d'un viseur pour améliorer la performance

L'usage d'un viseur permet d'accroitre considérablement sa performance de tir. Le viseur est un accessoire servant à pointer son arc sur la cible. Derrière cette apparente simplicité se cache une multitude de subtilités. Le but de cet article est d'en faire un tour d'horizon. Le viseur est une évolution de l'arc moderne que l'on retrouve sur les arcs classiques et sur les arcs à poulies. Il existe d'autres systèmes de visée qui ne nécessitent pas d'accessoires. Ils ne seront pas expliqués dans ce chapitre.

Composants du viseur

  • l'oeilleton ou le scope, élément optique comportant un point de référence sous la forme d'une pastille ou d'une croix, lumineux ou opaque, qui sert à viser. L'oeilleton est utilisé sur les arcs classiques. Le scope est utilisé sur les compounds.

Réglage du viseur

La méthode consiste à tirer une flèche ou une volée de quelques flèches en visant le centre de sa cible. Si le groupement de flèche se situe au-dessus du centre, il faudra alors déplacer l'oeilleton "vers le sens de l'erreur" donc dans ce cas vers le haut.

Si par exemple le groupement de flèche se situe en bas et à droite du centre de la cible. Il s'agit d'un défaut combiné, vertical et latéral. Il faudra déplacer l'oeilleton vers le bas et vers la droite. Corriger d'abord le défaut dans un sens, par exemple dans le sens vertical "haut-bas". Répéter l'opération jusqu'à ce que le groupement de flèche arrive à la hauteur du centre de la cible.

Le but du viseur est de pointer son arc vers le centre de la cible. Sur l'illustration ci-dessus on constate que le guide vertical du viseur n'est pas parallèle à l'axe de la corde.

Niveau à bulle

Le niveau à bulle intégré dans le scope permet de controler la verticalité de son arc lors de la phase de tir. Si l'arc n'est pas parfaitement verticale lors du tir, cela conduit à un défaut latéral en cible. L'indication fournie par ce niveau à bulle doit être fiable quelque soit la pente du terrain et quelque soit l'angle de tir. En premier lieu contrôler et régler le scope conformément à la figure 3 puis basculer l'arc d'environ 35-45 degrés vers l'avant (figure 4). Dans cette nouvelle position, contrôler et régler le scope. Redresser l'arc dans sa position initiale, vérifier que la bulle reste stable. Sinon refaire la manipulation. Le réglage du 3ème axe s'adresse uniquement aux scopes disposant d'un niveau à bulle.

Balistique et réglage du viseur

Dans le chapitre 3 consacré à la balistique, nous avons vu qu'à chaque distance de tir correspond un angle de tir. Pourtant sur le terrain, nous avons tous constaté que l'espacement des traits de crayon que nous relevons sur le viseur pour chacune des distances, n'est absulument pas linéaire ! Pour les petites distances, les traits sont très rapprochés et plus les distances augmentent et plus l'espacement des traits s'agrandit.

Equations importantes

  • , distance de l'axe de la flèche à la position de l'oeilleton sur le viseur.
  • est la pente de cette droite "coefficient directeur". On peut définir cette pente de la façon suivante: je me promène en montage et je monte d'1 mètre tous les 3 mètres, (je monte 0,33m tous les mètres).
  • "ordonnée à l'origine" est le niveau où la droite coupe l'axe vertical .
  • Deux droites et sont perpendiculaires quand le produit de leur pente est égale à moins un, . Dans l'exemple de ma promenade en montagne, la pente perpendiculaire à ma montée serait, descendre de 3 mètres tous les mètres.
  • Le décalage entre le point d'armement (hauteur de l'encoche) et le centre de la cible est variable selon la taille de l'archer. Et donc, selon la distance de tir, ce décalage peut avoir une certaine incidence. J'ai nommé , l'angle que forme ce décalage par rapport à la distance de tir. Un archer de grande taille devra ajuster sa position pour tirer sur une cible placée à 5m.
  • ,[deg] angle de tir pour une distance de cible de 10m en tenant compte d'une pente de , voir le chapitre 3 pour calculer l'angle de tir.
  • ,[m] distance du point d'encochage jusqu'à l'axe du coulisseau vertical du viseur. Cette distance est facile à mesurer sur un compound. Le band = et l'allonge = sont déterminés, il suffit de relever la distance entre l'axe du scope et l'axe de la corde au repos = 35cm, soit: .
  • Et pour finir: , distance de l'axe de la flèche à la position du scope sur le viseur.

On constate que la courbe n'est plus linéaire. Dans notre cas, pour tirer à 10m, il faudra régler le viseur comme si l'on devait tirer à 21m. Ce réglage peut paraitre étonnant mais il est causé par le décalage de la ligne de visée (ou ligne de mire) par rapport à de l'axe de la flèche.

Le paradoxe de l'archer

Le paradoxe de l’archer est la réaction de la flèche qui est produite par la propulsion de la corde à sa libération. C’est un processus qui commence depuis qu’elle se trouve à la corde de l’arc. Cette expression se traduit par la flexion de la flèche lors du relâchement et de son redressement lorsqu’elle atteint la cible. En effet, même si la flèche oscille pendant son trajet, elle finit par atteindre son but et viser avec précision. Le paradoxe de l’archer peut toujours se produire, que ce soit sur une compétition, sur un entraînement, sur un arc à poulie, ou sur un arc traditionnel. Il se produit, car pendant que vous relâchez la corde, elle reste en contact avec la flèche d'accélération et la force de la corde pousse depuis l'arrière de la flèche. Ce processus est également possible, car selon une étude, avant de quitter l’arc, la flèche absorbe une petite énergie qui lui permettra de se courber.

Facteurs influençant l'oscillation

Plusieurs facteurs peuvent influencer l'oscillation de la flèche :

  • Le type d’arc : Si vous tirez par exemple avec un arc classique, la courbature de la flèche se fera d’un côté à l’autre, car la corde doit contourner les doigts de l’archer pour rejoindre sa position au repos.
  • La rigidité de la flèche : Il faut noter que les flèches ont une rigidité inhérente basée sur leur longueur et leur matériau. Ces deux points varient d’un fabricant à l’autre. Cette rigidité ralentit sa flexion en vol.
  • La technique de flexion : Pour absorber le choc du relâchement de la corde, une quantité de flexion d’avant en arrière sera une bonne idée. Sachez que sans cette flexion, l’arrière de la flèche ne lui fera même pas passer l’élévateur.
  • La flexibilité de la flèche : Sachez que la flèche a besoin d’être flexible pour qu’elle puisse faire le tour de la poignée et se frayer un chemin vers la cible prévue.
  • La poussée de la corde : en effet, pendant la décoche, la corde va pousser la flèche au niveau de l’encoche.
  • Les obstacles rencontrés par l’arc : pour que la corde puisse ramener la décoche vers le centre de l’arc qui se trouve dans la trajectoire, elle doit dévier la flèche vers l’extérieur.
  • La déviation de la main : la perturbation de la trajectoire de la flèche est due au frottement de la corde sur les doigts de l’archer. En effet, pendant que celui-ci ouvre son doigt pour décocher la flèche, sa main va dévier la corde vers la gauche s’il est droitier.

Solutions pour stabiliser le vol de la flèche

Voici quelques solutions pour réduire l'oscillation et améliorer la précision :

  • En optant pour un bon stabilisateur d’arc.
  • En choisissant, le spin du fût de la flèche par rapport à la puissance de votre arc. Sachez qu’un arc plus faible n’aura pas le pouvoir de plier une flèche très rigide pour la faire fléchir autour de l’arc.
  • En contrôlant la façon dont vous allez décocher la flèche. Sachez qu’une décoche lente va augmenter le paradoxe.
  • En prenant le temps de bien monter ses flèches avec les éléments adéquats.
  • Pour stabiliser le vol de la flèche, vous pourriez commencer par lui donner un effet de rotation sur son axe. Pour ce faire, augmentez l’angle d’incidence du collage des plumes sur le fût.
  • En choisissant les meilleures cordes.
  • En soignant le positionnement de la flèche. La porte-flèche doit être ajustée de manière à assurer un bon dégagement lorsque la flèche quitte l’arc.

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