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La bécasse et le chien bécassier impressionnent le chasseur, et de là vient en grande partie le plaisir de la chasse à la bécasse.

Certes, l’imposante présence de la forêt, la sauvagerie de tout recoin de bois ou de landes, loin du monde et de son bruit, l’obsédant tintement de la clochette, l’attente anxieuse de son silence percutant et décisif, envoûtent le chasseur de bécasses. Mais plus que tout cela, son chien bécassier, parce qu’intelligent, devient au fond des bois un « animal humain ».

L'Intelligence et la Complicité du Chien Bécassier

Intelligent, parce que d’instinct souvent, ou par expérience ensuite, il sait négocier la forêt et l’explorer sans « casser du bois ». Il adapte sa quête et ses allures aux difficultés qu’il rencontre. Sa quête n’est pas rectiligne et sa vitesse n’est pas uniforme. L’exploration du terrain est cependant parfaite.

Il semble avec ses yeux deviner « les places » possibles, pour aller avec prudence les explorer avec son nez. Il paraît réfléchir en chassant. Chasser pour son maître, en gardant un contact permanent avec lui, est bien l’apanage du bécassier. Il va loin mais revient de suite, pour qu’à tout moment, chacun sache où l’autre se trouve, afin de se rejoindre rapidement et additionner leur chance lorsqu’il en ont besoin. Une complicité permanente et indispensable s’établit ainsi dans cette équipe parfaite, que l’on ne retrouve, soudée à ce point, nulle part ailleurs.

Le Setter Anglais: Un Athlète Élégant

Les anglais ont crée le Setter Anglais pour chasser d’une certaine manière. Son style est caractérisé par une allure féline, tant dans son galop que dans son approche du gibier, au plus près des racines de la terre. Ces créateurs en ont fait un sportif, un athlète, adorant les grands espaces et leurs gibiers sauvages.

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Pour trouver et bloquer les « animaux de vérité » que sont les bécasses et bécassines, perdreaux et faisans sauvages, coqs et bartavelles de montagnes, il faut un seigneur qui lève la tête, va vite et loin, pour imposer son emprise sur ces « oiseaux de vérité » qui ne pensent qu’à fuir et maintenir leur distance de sécurité. Pour les dominer dans les marais spongieux, les forêts touffues, les montagnes pentues ou les plaines immenses, il faut des muscles d’acier infatigables pour découvrir le gibier là où l’homme seul ne pourrait aller.

Morphologie et Allure

La morphologie particulière du setter lui permet une allure souple et facile que l’on retrouve en toutes circonstances quel que soit le terrain. La beauté du setter n’est pas dans la rapidité et la vitesse de son galop, mais dans l’harmonie et la douceur de ses mouvements, dans ses allures souples, rasantes et près de terre, dans la félinité de ses contrôles d’émanation et de ses prises de points.

Dans sa quête, sa volonté de recherche est telle que sa tension nerveuse, sa concentration vers ce but, l’emporte nettement sur le plaisir au galop. A l’affût de la moindre émanation son corps semble suivre une action où la tête domine incontestablement. Le setter anglais est tellement occupé à chasser que les mouvements de son galop semblent plus préoccupés à ne pas faire de bruit qu’à se mouvoir. Il est évident qu’il pourrait aller plus vite mais son allure est tout entière soumise à la passion de la chasse.

Il chasse, tendu, le nez 3/4 au vent, prêt à capter la moindre émanation, prêt à changer de direction, pour ausculter plus à fond, cette effluve qu’il a cru percevoir. A l’inverse du « buveur d’air » qui ne pense qu’à courir, il est par définition une « tête chercheuse » motivée par une ardente avidité, une recherche furieuse du gibier.

Quand enfin ce radar capte ce qu’il cherche, parce qu’il est un félin, il se ramasse au ras du sol pour remonter le cône d’émanation. Il ne galope plus, il ne trotte plus, il glisse sur le sol replié sur lui-même comme le fauve qui veut surprendre sa proie. Alors, il se fige, les yeux exorbités, les narines palpitantes et comme dans un état second, laisse tomber de sa gueule entrouverte une salive qu’il ne songe même pas à retenir.

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Le Caractère du Setter Anglais

Franchement, quand tu croises un Setter anglais pour la première fois, tu comprends vite pourquoi on parle de lui comme d’un chien élégant. Le Setter anglais est un chien de tempérament calme, mais il n’est jamais apathique. C’est un observateur, attentif à son environnement, et surtout très connecté à son maître.

Attention, douceur ne veut pas dire soumission aveugle. Le Setter anglais garde un petit côté indépendant. Il sait ce qu’il veut, surtout quand il a flairé une odeur ou aperçu un oiseau au loin. C’est ça qui rend le Setter parfois un peu têtu. Il n’est pas réfractaire à l’éducation, mais il a besoin de comprendre le sens de ce qu’on lui demande. Si tu le brusques, tu perds sa confiance. En résumé ? Le caractère du Setter anglais, c’est un mélange de délicatesse et de volonté.

Le Setter anglais n’est pas du genre solitaire. Il aime être entouré, partager la vie de son foyer. On raconte souvent que ce chien “suit son maître comme une ombre”. C’est vrai, mais avec une nuance : ce n’est pas par peur d’être seul, c’est par plaisir d’être avec toi. Son caractère doux et patient en fait un compagnon idéal pour les enfants. Il n’a pas ce côté brusque qu’on retrouve chez certains chiens de grande taille.

Un autre point fort du caractère du Setter anglais, c’est sa sociabilité. Il s’entend généralement bien avec ses congénères, et même avec les chats, à condition qu’il y soit habitué jeune. Impossible de parler du caractère du Setter anglais sans évoquer son instinct de chasseur. Historiquement, ce chien a été sélectionné pour repérer le gibier d’arrêt, notamment les oiseaux.

Le Setter a une manière bien à lui de “marquer” une odeur : il s’arrête net, le corps tendu, la tête fixée vers la cible. Et qui dit instinct de chasseur dit besoin d’activité. Le Setter anglais n’est pas un chien qu’on promène dix minutes devant la maison. Mais attention : ce n’est pas seulement une question d’énergie physique. Son intelligence et son flair demandent aussi une stimulation mentale. Si ces besoins ne sont pas respectés, son caractère peut en pâtir.

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Honnêtement, on ne peut pas parler du caractère du Setter anglais sans souligner sa gentillesse. Il a ce côté “compagnon fidèle” qui le rend très attachant. Et puis, il y a son intelligence. Ce n’est pas le chien le plus “robot obéissant” du monde, mais il comprend vite. Donne-lui une consigne claire et motivante, et il s’exécute avec plaisir. Ajoute à ça son équilibre émotionnel : il n’est pas nerveux, pas agressif.

Si tu élèves la voix un peu trop fort, il se bloque, se renferme, parfois même il boude. Ensuite, il y a son côté têtu. Quand il a décidé qu’une odeur mérite d’être explorée, difficile de le faire changer d’avis. Certains Setters ont ce qu’on appelle un “rappel sélectif” : ils entendent, mais choisissent d’ignorer. Enfin, il faut aussi parler de son besoin d’activité. Ce n’est pas un défaut en soi, mais ça peut devenir un vrai problème si on ne lui offre pas assez de sorties.

Bref, le Setter anglais est un chien formidable, mais il n’est pas “clé en main”. Si tu devais retenir une seule règle pour éduquer un Setter anglais, ce serait celle-ci : ne jamais le brusquer. Un ami me disait un jour : “Avec mon Setter, si je le grondais sèchement, il s’arrêtait net… mais le lendemain, il refaisait exactement la même erreur.

Avec le Setter anglais, l’éducation positive n’est pas juste une option, c’est une évidence. Récompenses, encouragements, friandises… tout ça fonctionne à merveille. Il aime plaire et cherche ton approbation. Tu veux lui apprendre le rappel ? Commence dans ton jardin, appelle-le avec enthousiasme, récompense-le quand il vient. Petit à petit, il associe ton appel à quelque chose de positif.

Au fond, éduquer un Setter anglais, ce n’est pas dresser un soldat. C’est construire une complicité. Plus ton chien se sent compris et encouragé, plus il devient volontaire. D’un côté, son caractère de chasseur reste profondément ancré. Il adore courir, suivre des pistes, travailler en pleine nature. C’est un chien qui, historiquement, a été façonné pour ça. Mais d’un autre côté, son caractère doux et affectueux en fait aussi un formidable chien de compagnie.

Alors, comment résumer le caractère du Setter anglais ? Oui, il peut être têtu. Oui, il a besoin d’espace, d’activités, de stimulations. Mais en retour, il offre une présence unique. Ce chien n’est pas seulement beau à regarder courir dans un champ.

Éduquer un Setter anglais, c’est accepter de composer avec sa sensibilité. Vivre avec lui, c’est apprendre à respecter ses besoins. Il est essentiel de comprendre ce qu’est réellement un chien d’arrêt. C’est un grand coureur, très endurant. Il est essentiel de travailler sur le suivi naturel dès le départ, dès que le chiot est tout petit. C’est aussi important de le sortir en forêt, mais aussi en ville. Il peut vivre aussi bien dehors que dedans. Niveau entretien, il suffit de le brosser de temps en temps.

Les Différents Types de Setters

Les origines des Setters remontent aux XVI ième siècle, le Setter Anglais est le plus ancien des chiens d’arrêt anglais. Il est aussi appelé Setter Laverack d’après Edward Laverack, qui opéra un élevage sélectif de cette race en 1825. Il poursuivit ce travail pendant 50 ans, il ajouta des Braques, des Epagneuls et des Pointers pour améliorer ses lignées. La race est reconnue en 1873 par le Kennel Club et arrive en France un peu avant 1900.

Le Setter Gordon, lui nous vient d’Ecosse, et c’est le Duc de Gordon, qui sur la base des Setters noir et feu, développe la race à la fin du XVIII ième siècle. Le Setter Anglais forme la base de la race, le Colley et le St Hubert auraient également été ajoutés pour la renforcer.

Le Setter Irlandais partage ses origines avec le Setter Anglais et serait issu de plusieurs types de Braques et autre Epagneuls. Il faut savoir qu’à l’origine le Setter Irlandais est rouge et blanc, mais la variété avec la robe complètement rouge éclipsera rapidement la première. C’est en 1885 que le premier standard est rédigé. C’est en 1906 que le club de race est créé en France.

Caractéristiques Morphologiques

Race Taille (Mâle) Taille (Femelle) Poids
Setter Anglais 65 à 68 cm au garrot 61 à 65 cm au garrot De 25 à 30 kg
Setter Gordon Environ 66 cm Environ 62 cm De 25 à 30 kg
Setter Irlandais 57 à 70 cm au garrot 54 à 67 cm au garrot De 20 à 25 kg

Caractère et Aptitudes

Les 3 types de Setters se ressemblent tant au niveau du caractère que de la morphologique. Cependant, si on exclut la couleur de la robe, il y a tout de même quelques petites différences.

Le Setter Gordon est en général le plus lourd et le plus imposant, il marque une préférence notable pour l’eau. Le Setter Irlandais surnommé le "Diable Rouge", est le plus fougueux du trio, il déborde d’énergie, encore plus que ses compères.

Les Setters sont des chiens de chasse et plus précisément des chiens d’arrêt, ce qui veut dire que leur métier est d’indiquer au chasseur par une posture très caractéristique ou se trouve le gibier. Ils peuvent même avoir pour mission de faire envoler celui-ci, et le rapporter une fois que les chasseurs ont tiré.

Entretien et Santé

Les Setters sont des chiens très robustes et ne souffrent d’aucune maladie en particulier. L’entretien de la robe demande par contre de l’investissement car la nature frangée de leurs poils a tendance à retenir beaucoup de petites choses comme des brindilles, des épillets, etc… le brossage doit donc être très régulier.

Il faut noter que certains individus dépendant de l’élevage peuvent être "hypertypés" au niveau des franges, qui deviennent tellement importantes qu’elles peuvent en trainer par terre... il faudra donc couper !

Utilisation Sportive/Travail

Le Setter est un chien de chasse, notamment un chien d’arrêt, le métier d’un chien d’arrêt est de pister un gibier, à plumes la plupart du temps, et de marquer l’emplacement du gibier par une posture caractéristique appelée arrêt. Cette posture consiste en un raidissement musculaire avec une patte levée. Le Setter lui a la particularité de produire un arrêt couché. Il est employé à la bécasse ou autres gibiers d’eau.

Il y a des différences subtiles dans la façon des différents Setters de traquer le gibier et de marquer l’arrêt, mais elles présentent peu d’intérêts pour ceux d’entre nous qui ne chassent pas. La grande majorité des propriétaires de chiens ne pratique pas ce "loisir". Que peut donc bien faire un Setter en dehors de son activité de prédilection ?

Le Setter est un chien très athlétique, il sera donc performant dans tous les sports d’endurance : canicross, cani VTT etc... Il est vif et agile ce qui le qualifie tout à fait pour l’Agility. Il a évidemment un nez incroyable ce qui en fait un candidat idéal pour les sports de nez comme la recherche utilitaire ou le pistage, à la condition bien sûr qu’on arrive à focaliser son attention sur une odeur humaine plutôt que celle du gibier.

Le Point de Vue de l’Éducateur

Les Setters font partie de ces chiens avec des robes impressionnantes qui les rendent très populaires. Et pour cause, qui ne s’est jamais extasié devant le galop tout en souplesse d’un Setter Irlandais, sa robe flamboyante renvoyant les rayons du soleil ?

Pourtant, prendre un Setter sur les seuls critères esthétiques est évidemment une erreur (comme pour tous les autres chiens d’ailleurs). Un Setter est un grand sportif, si vous-même vous ne l’êtes pas, passez votre chemin. Comme pour la plupart des chiens de chasse, il peut tromper son monde un petit moment car les chiens de chasse sont en général très affectueux et très proches de l’homme en intérieur.

Plus le chien grandit plus le besoin d’aller vadrouiller à la recherche de gibier va se faire fort. Le travail de rappel devra donc être une priorité. La socialisation avec les congénères et la familiarisation au monde humain devra se faire par étape surtout pour les Setters Irlandais qui ont tendance à être plus nerveux que leurs pairs.

Une fois à l’âge adulte, ces chiens auront un besoin d’exercice important qu’il faudra combler. Nous vous conseillons cependant d’organiser des temps calmes à la maison avec par exemple des activités masticatoires afin que le chien ne sois pas sur-stimulé. Pratiquer un ou des sports est particulièrement conseillé.

Le Galop et la Quête des Setters

Le galop est ample, aisé, élégant, rapide, ni nerveux ou impétueux, mais fluide et souple, rasant et près de terre. Le dos demeure horizontal, apparemment immobile. La queue est portée dans le prolongement de la colonne vertébrale, sans fouailler, avec tendance à être basse, en forme de cimeterre. Dans les changements de direction, elle peut servir de balancier. Le port de tête est dans le prolongement de la ligne du dos ou légèrement au-dessus. Chez les sujets avec un port de tête légèrement “en marteau”, ce défaut devient véniel et purement inesthétique, s’il est compensé par une excellente position du cou.

La quête du setter anglais est naturellement croisée, ample, permettant une exploration subtile du terrain mis à disposition. Le dressage permet d’amplifier son étendue. La quête du setter anglais n’est pas rectiligne ou rigide.

Lorsque que le setter anglais entre dans le champ d’une émanation, tout son corps s’abaisse encore plus près du sol. Seules sa tête et sa truffe restent hautes et au-dessus de la végétation. Il remonte alors dans le cône d’émanation, parfois par petites foulées rapides et saccadées, le plus directement possible, en ralentissant son allure, prudent et soupçonneux, mais muscles contractés par une tension extrême, tel un félin, cherchant par cette action insidieuse, à s’approcher au plus près du gibier. S’il se rend compte de l’absence du gibier, il reprend alors sa quête et son galop habituels.

Au contraire, s’il est certain de la présence du gibier, il ralentit de plus en plus et se tétanise à l’arrêt, le masque expressif, l’œil étincelant, la queue tendue suivant la ligne du rein, mais plus haute et un peu plus arquée que dans le galop. Si la remontée du point est longue, l’arrêt peut être haut compte tenu qu’il est amorcé de très loin. Par contre, l’émanation plus proche et plus subite provoquera un arrêt beaucoup plus rasant et près de terre.

L’action féline, basse et rampante, s’observe particulièrement en terrain découvert lorsque le setter anglais a peur d’être vu du gibier. Le coulé est une des caractéristiques de la race. À l’origine, les setters irlandais ont été élevés comme chiens de perdrix et de grouses.

Dans la quête du setter irlandais, il doit exister une ardeur qui transforme en jeu le but primitif poursuivi : la chasse. La concentration sur le travail immédiat doit apparaître avec évidence à chaque foulée et à chaque mouvement. Dans le galop, la tête est portée au-dessus ou dans de la ligne du dos. La ligne du chanfrein reste toujours parallèle au sol. Le galop est rapide, coulant, libre de tout effort visible. La ligne de dos reste aussi près que possible de l’horizontale, en raison de l’interaction harmonieuse des membres antérieurs et des membres postérieurs. Comme le corps du setter irlandais s’inscrit dans un rectangle proche du carré, le chien au galop apparaît relativement haut au-dessus du sol. Le fouet est porté dans la ligne du dos, tendant plutôt à rester au-dessous de cette ligne, mais jamais au-dessus.

Dès qu’ils ont connaissance du gibier, les irlandais raccourcissent leur quête, effectuant quelques lacets serrés dans le cône d’émanation, avant de pointer tout droit en avant, pour arrêter. Depuis la prise d’émanation jusqu’à l’arrêt, on peut voir quelques mouvements de fouet, le corps s’écrase vers l’arrière, mais reste élevé au niveau de l’épaule et de la tête pour analyser le vent et localiser exactement les oiseaux. Les oreilles sont expressives, relevées vers l’avant de la tête à l’approche du gibier.

L’arrêt peut être pris en position debout ou ramassée. Ces attitudes ou leurs intermédiaires sont normales. Cet arrêt est intense et rigide, plein d’énergie et de concentration, couché en terrain découvert ou lors d’un point de surprise, tendu en pleine extension, pointant droit son gibier dans les endroits où la végétation est relativement haute, le placement des pieds contrôlant et équilibrant le corps tendu et immobile.

L’attitude dans le coulé doit être très intense et concentrée. La tête reste bien haute dans le vent pour contrôler la constance de l’émanation, le museau parallèle au sol, les omoplates saillantes au-dessus de la ligne du dos et le fouet porté rigide, arqué vers le sol. Les setters irlandais ont une quête ample et rapide. Ils utilisent le terrain avec intelligence et précision, coupant leurs lacets lorsqu’ils soupçonnent dans le vent la plus minime émanation de gibier.

Originaire d’Écosse, le setter gordon a été créé pour chasser sur les terrains difficiles et variés, même dans les plus mauvaises conditions atmosphériques. De cette sélection découlent sa morphologie et ses qualités naturelles. C’est un chien robuste, résistant à la fatigue, intelligent et sachant adapter rapidement sa quête à la végétation, au territoire et au gibier rencontré. De tout temps, ses qualités de nez ont été reconnues et appréciées des chasseurs et des sportsmen.

La tête est portée haute, chanfrein à l’horizontale ; par un léger mouvement d’avant en arrière de sa longue encolure, elle assure le contrepoids qui permet au setter gordon de progresser par grandes foulées lui donnant ce galop mouvant et typique. Lorsque le chien a connaissance d’une émanation fondée, il exécute une remontée au pas rapide, ralentissant progressivement, bien droit sur ses membres, avançant avec prudence et décision jusqu’à arrêter avec sûreté. L’arrêt doit être rigide, debout, cou bien tendu, la tête dans la ligne du dos, le postérieur pouvant parfois être légèrement relevé ou plus rarement à peine abaissé par rapport au garrot, la queue bien droite dans la ligne du dos. Toutes ses facultés doivent converger vers un seul but : chercher et trouver le gibier avec style et passion.

La facilité et l’élégance de son allure lui donnent un galop allongé, rapide avec un rythme constant et des déplacements en ligne droite. La tête est portée au-dessus de la ligne du dos, la ligne de chanfrein légèrement relevée. D’un regard attentif, il scrute le terrain loin devant pour l’utiliser avec intelligence et exprimer sa passion de la chasse. Les membres antérieurs doivent aller chercher leur appui sur le sol le plus loin possible en avant. Dans leur jeté, ils montent vers la position horizontale permettant ainsi une foulée maximale. Le mouvement doit être ample, délié et harmonieux. De profil, on voit le tronc osciller légèrement, mais la ligne de dos reste droite et tendue.

Dans les conditions idéales, lorsqu’il perçoit une émanation, il quitte brutalement sa quête pour remonter rapidement dans le vent avec décision et autorité et finir par un arrêt subit, brusque, comme s’il avait heurté une barrière invisible. La perception de cette émanation doit se traduire par une réaction dont la soudaineté exprime la violence. Dans cet arrêt brutal et soudain, il apparaît dressé, sculptural, le cou tendu, la tête dans le prolongement ou au-dessus de la ligne de dos, le chanfrein horizontal ou bien montant, les narines dilatées, le regard fulgurant, les oreilles remontées au maximum, les muscles bandés et saillants, un membre antérieur souvent replié ou un membre postérieur tendu très en arrière. Il reste ainsi figé avec une expression de certitude absolue. Si le gibier tente de piéter, il l’indique en se redressant encore plus, remontant le chanfrein pour ne pas perdre l’émanation.

Toutefois, lors d’un arrêt de surprise, une autre attitude sera tolérée à condition que le chanfrein soit bien haut dans la direction du gibier. À patron, l’arrêt doit être pris avec la même autorité (quoique dans une position moins tendue) par le chien qui voit à l’improviste son compagnon déjà à l’arrêt lorsqu’ils sont proches l’un de l’autre ; s’ils sont éloignés, l’arrêt à patron pourra être précédé d’un bref coulé.

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