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Un drame a secoué Marseille lorsqu'une jeune fille de 17 ans, Kawtar, a été tuée lors d'une fusillade survenue chemin de la Bédoule, près de la cité de la Gavotte-Peyret à Septèmes-les-Vallons.

Les faits

Kawtar, qui venait de décrocher son bac avec mention Assez bien, accompagnait l'amie de sa sœur à Aix. Le petit ami de la conductrice avait un rendez-vous préalable pour récupérer de l'argent. Alors que la voiture était stationnée, un véhicule sombre a surgi, et deux individus encagoulés ont criblé la tôle de tirs de kalachnikov et de fusil à canon scié.

Kawtar, grièvement blessée notamment à la tête, a succombé à ses blessures pendant son transport à l'hôpital Nord. Le jeune homme de 21 ans, connu pour des affaires de violences et de trafic de stupéfiants, n'a été blessé qu'à l'épaule, tandis que la conductrice est sortie indemne.

Une quinzaine de douilles, dont certaines non percutées, ont été retrouvées au sol, suggérant un certain amateurisme des tireurs.

Contexte et motivations

Selon un spécialiste du narcobanditisme, ce règlement de comptes s'inscrit dans le conflit entre les réseaux de Bassens et de La Paternelle, une guerre ouverte qui couvait depuis des mois.

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La procureure de Marseille, Dominique Laurens, estime que ces jeunes "n'ont plus aucune considération pour la vie humaine" et se placent dans une "logique mortifère".

Réactions et mesures

Face à cette série d'assassinats liés au trafic de stupéfiants, la préfète de police, Frédérique Camilleri, souligne la nécessité de maintenir une forte présence des CRS sur les cités de Bassens et de La Paternelle.

Samia Ghali, maire adjointe de Marseille, appelle à un retour de la "méthode globale", une approche pluridisciplinaire contre les trafics de stups incluant la répression, la dissuasion, l'amélioration du cadre de vie, le social et le service après-vente.

D'autres victimes collatérales

Ce drame n'est pas un cas isolé. Plusieurs autres personnes ont été victimes collatérales de règlements de comptes à Marseille :

  • En octobre 2020, Sarah a été tuée dans une voiture au Moulin-de-Mai.
  • En mai 2018, Engin a été abattu dans un bar associatif de l'Estaque.
  • En juin 2016, une adolescente de 14 ans a été blessée lors d'une fusillade à Consolat-Mirabeau.
  • En avril 2016, Othmane a été tué à Bassens.
  • En novembre 2010, Jean-Michel, 16 ans, a été tué au Clos La Rose, et un enfant de 11 ans a été blessé.

Condamnations et affaires judiciaires

Plusieurs affaires de règlements de comptes ont donné lieu à des condamnations :

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  • En février 2024, la cour d'assises de Seine-Saint-Denis a condamné trois hommes à des peines de 14 à 19 ans de réclusion pour le meurtre de Luigi, 16 ans, tué à la kalachnikov en 2018.
  • En novembre 2024, un homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat et actes de torture et de barbarie.
  • En juin 2019, la cour d'assises de Seine-Saint-Denis a condamné deux hommes à 20 ans de réclusion pour meurtres en bande organisée après des rafales de Kalachnikov mortelles à Stains.

Le cas de William Gomis et "Dany"

Dans l'agglomération de Toulon, William Gomis et un adolescent de 14 ans, surnommé "Dany", ont été tués par des tirs d'armes à feu, dont une kalachnikov. Les auteurs ont pris la fuite.

Le collège Peiresc à Toulon a mis en place un accompagnement pour les élèves et les personnels après la mort de "Dany", scolarisé dans l'établissement.

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