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J’ai découvert Saint-John Perse au lycée grâce à un camarade fan du film "Les Bronzés". Dans le premier épisode, Jérôme récite du SJP au bord d’un lac, et Nathalie lui demande si cela lui arrive souvent. Étonnamment, elle reconnaît que c’est du SJP, alors que peu de gens connaissent ce poète.

En première, une prof d’histoire, sachant mon amour de la poésie, m’avait demandé si je connaissais SJP. Je lui avais répondu que non, ce qui l’avait déçue. N’empêche que ces deux vers dont on ne comprend rien sont tellement beaux que je ne les ai jamais oubliés...à tel point que j’ai réussi à les faire rentrer dans la famille.

A la base, je voulais m'amuser à tenter une explication d'un texte de SJP mais j’ai la flemme...et surtout SJP, c’est vraiment chiant !

Voici d'un ciel de paille où lancer où lancer, ô lancer ! ô mes amis où êtes-vous que je ne connais pas ?. . . Ne verrez-vous cela aussi ?... des havres crépitants, de belles eaux de cuivre mol où midi émietteur de cymbales troue l'ardeur de son puits... des roses vertes de midi... et l'eau nue est pareille à la pulpe d'un songe, et le songeur est couché là, et il tient au plafond un œil d'or qui guerroie. la mer déserte plus bruyante qu'une criée aux poissons. et au rond-point de la Halle de bronze, haute demeure courroucée où pendent les poissons et qu'on entend chanter dans sa feuille de fer, un homme glabre, en cotonnade jaune, pousse un cri : je suis Dieu ! Je n'ai même pas réussi à trouver ce poème entièrement sur le net. Il m'a fallu faire des collages... et des corrections même !

Il y a des accents rimbaldiens dans ce poème, et on devine que l'action se situe dans un pays chaud. Quand SJP écrit "je suis Dieu !", il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens.

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Et il se trouve que les compositeurs français font partie des meilleurs du monde et que parmi eux, il y a Rone, un type qui ressemble à un étudiant et en tout cas pas à l'idée qu'on se fait d'un dj. Rone, de son vrai nom Erwan Castex est intelligent et curieux de tout (il vient d'ailleurs de faire un concert à la Philharmonie de Paris). Alors, j'ai cherché ce qu'il y avait comme synonyme à "tuerie" et je n'ai rien trouvé de probant. Le moins pire était "boucherie"....alors l'ami en question m'a répondu (il y a encore des gens qui répondent aux textos dans les 5 minutes...si si), qu'il n'avait pas encore "dégusté ce morceau de viande".

Quand Prisca me demande le nom d'un titre que j'écoute, c'est qu'elle n'y est pas indifférente, d'autant plus étonnant que ce morceau de viande (de sanglier ou de lièvre, en tout cas, une viande bien dure) est bien underground, limite agressif et en tout cas n'a rien pour plaire à quelqu'un qui est hermétique à l'électro. Je signale par ailleurs que Rone a travaillé avec Daho (remix raté de en surface par exemple), que je l'ai vu à Rennes aux Transmusicales où il m'a un peu déçu.

A la différence de Rimbaud, je me complaisais dans ma solitude. Donc, j'enfourchais mon vélocipède et partais, libre comme le vent.

Je n'aime pas trop l'idée de toujours se filmer, (d'autant que je n'aime ni me voir ni ma voix), je préfère l'écriture mais pour le projet bateau ivre, il fallait que je me filme. Le poème est acquis, il est dans la boite, la diction est loin d'être parfaite, la forme non plus mais je ne suis pas acteur.

On pourrait aussi penser, pour cette dernière strophe, à un haïku : ce genre de poème extrêmement bref d’origine japonaise évoque l’évanescence des choses.

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Les vers ont un mètre très variable et oscillent entre 2 (derniers vers) et 15 syllabes (vers 2). Les vers 10, 14 et 17 sont des alexandrins ; les vers 6, 15 et 16 sont des octosyllabes. Les autres sont très aléatoires. « Automne malade » est un poème court, irrégulier, qui évoque par sa forme, son rythme et ses sonorités une chanson.

Guillaume Apollinaire a passé presque un an en Allemagne auprès de la famille de la vicomtesse de Milhau où il a été engagé comme précepteur. Des personnages légendaires parcourent ainsi l’œuvre d’Apollinaire. Les « nixes » sont des nymphes des eaux appelées parfois aussi ondines. Qualifiées de « nicettes » (nice, nicet : simple, candide, niais) et de « naines », elles apparaissent comme des femmes cruelles, d’autant plus qu’elles « n’ont jamais aimé ».

On remarque dès le titre que le poète s’adresse à l’automne dans une personnification (« automne malade »). On sent la compassion et la mélancolie du poète pour cette saison « malade et adoré(e) » dont il « aime (l)es rumeurs ».

Enfin, la dernière strophe permet d’apporter une universalité à son discours. L’automne meurt, le temps passe, le poète se sent abandonné, mais il s’agit de la loi universelle du monde.

Ces deux livres-là attendent sur ma table depuis près de deux ans. Peur d’y toucher ? Pas vraiment. Plutôt l’appréhension de pénétrer dans une forme déroutante, mêlée au sentiment que certains livres s’inscriront dans la durée par leur étrangeté même.

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Ce n’est pas rien, un titre : il gouverne et modifie notre regard sur l’œuvre plus souvent qu’on ne le croit. Il n’est plus considéré comme une annexe de l’œuvre d’art mais comme un objet d’étude à part entière. Ce livre particulièrement savant, qui brasse quelques siècles d’activité créatrice, est riche de pistes nouvelles.

L’autre livre, si intimidant que j’ai mis près de deux ans à oser m’y plonger, est Un Glossaire d’oiseaux grecs (480 pages, 29 euros, José Corti) de D’Arcy Wentworth Thomson (1860-1948), savant en biologie et en langues anciennes qui avait du savoir plein les armoires. Un Pic de la Mirandole en version monomaniaque. Même pas les oiseaux, mais leurs noms d’oiseaux. Et encore uniquement la manière dont les anciens Grecs l’entendaient. Disons qu’il devait délicieusement obsessionnel.

Cette somme on ne peut plus inactuelle est un dictionnaire des noms que les Grecs donnaient aux oiseaux dans l’antiquité. Poète ornithologue Dominique Meens le présente sous un genre inédit appelé “dorman”, ou si l’on préfère “roman sans romanesque”. Il faut évidemment y picorer ; on ne garantit pas l’état mental ni le casier psychique de celui qui s’aventurera à le lire en continu de la première à la dernière page (à ce sujet, il faudra penser à prendre des nouvelles de l’éditeur et du correcteur).

L’expérience du voyage vers le Nord est commune à Nicolas Bouvier, Kenneth White, et bien avant eux, à Matsuo Bashô. Sous le double aspect de la marginalité et de l’errance, un mouvement créateur s’ouvre et interroge la notion même d’imaginaire littéraire.

Le Nô est à l’opposé du naturel de la vie, comme une enclave, vécue parfois au quotidien, entre deux autobus, mais tout de même un art de vivre à l’écart : « Ceux qui pratiquent cet art noble vivent à l’écart, obscurs et concentrés, comme des carpes centenaires, sous quinze brasses d’eau noire. »

C’est un trajet « géopoétique », comme si la relation à la terre et à l’espace était privilégiée, dans un recentrement poétique fécond, et suivant une démarche anthropologique, cosmique et topologique.

Le déplacement de Nicolas Bouvier est moins explicitement placé sous le signe de l’itinéraire poétique, et rares sont les références à des précédents littéraires, sinon celui de Bashô à Matsushima. En revanche, l’idée d’un voyage mental qui coïncide avec le déplacement au nord du Japon est une dimension évidente de la chronique de Nicolas Bouvier.

Comme Nicolas Bouvier s’inscrit lui aussi dans un déplacement archétypal vers le nord, il est nécessaire de faire le point sur la vie en apparence marginale et errante de Bashô. Nous verrons qu’en fait, en dépit de la légende, il n’en est rien.

Pourtant, la référence persiste, sans doute parce qu’au-delà du simple déplacement, c’est une poétique qui est en jeu, et plus précisément un écart de poétique. La nécessité de l’errance poétique du célèbre haïkaï-jin est moins importante au fond que sa liberté d’allure en matière de tradition et de création poétique.

L’hiver 1687, il repart dans une double perspective, nullement errante, d’un pèlerinage aux hauts lieux de la poésie classique (uta-makura) et une triomphale « tournée de conférences ». Il est partout chaleureusement accueilli comme un grand personnage, et comme la célébrité qu’il était déjà de son vivant.

Il associe de façon très moderne art poétique et vie personnelle, anticipant en cela sur le vécu poétique d’un Kenneth White ou d’un Nicolas Bouvier.

Il est pris par le désir irrépressible du nouveau. L’errant voyage léger, dans la crainte d’être encombré, et dans un apparent dénuement matériel qui coïncide avec un état de faiblesse physique marqué.

Le poète croit aller dans la nuit dans les montagnes qu’il traverse, tant elles sont prises dans une dense végétation.

En cuisine, la découpe est tout un art. Les Japonais l’ont porté à son paroxysme en créant, pour chaque aliment, un couteau dédié. La viande peut être travaillée de différentes façons, selon le plat que vous souhaitez préparer. Pensez à parer la viande pour une découpe facilitée et une viande moins grasse. La viande peut aussi être émincée, c’est-à-dire découpée finement et régulièrement. Réalisez de très fines tranches de viande pour cuisiner un carpaccio ! Le tartare nécessite enfin une découpe très fine.

Pour bien préserver la chair, il est essentiel d’opter pour des instruments de grande taille, pour travailler la viande en réalisant aussi peu de mouvements que possible. Les couteaux de boucher se déclinent en plusieurs formes : l’idéal pour façonner le gibier et les grosses pièces de viande est de se tourner soit vers un couteau Chef, soit vers un couteau à découper Masahiro.

Le poisson, comme la viande, connaît une variété de déclinaisons culinaires, qui nécessitent chacune une découpe spécifique. Les couteaux dédiés à la découpe du poisson abondent, mais la gamme Type 301 de F.A.

La mirepoix (1 mm), la brunoise (2 mm) et la macédoine (4 mm) sont trois découpes en cube, de dimensions variées. Nous vous recommandons, pour la découpe des légumes, le couteau Nakiri. Il permet une découpe sans effort en optant pour un mouvement de balancier.

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