Sur une planète distante dans une galaxie lointaine, se dressait jadis une forteresse. Une attaque dévastatrice a fait tomber en ruine cette forteresse. Mais de nombreuses légendes persistent sur le lieu… En effet, un artefact légendaire y serait encore, attendant que l’on vienne le découvrir : le pistolet pouvant tuer le passé !
Nos héros sont nommés les Gungeoneers. Quatre personnages sont à choisir entre un marine, un pilote, une prisonnière, et une chasseresse. Quatre destinées et chacune sa raison de vouloir effacer son passé.
Enter The Gungeon, développé par DodgeRoll et distribué par Devolver (Hotline Miami) n’est pas un dungeon crawler comme les autres. La grosse différence, c’est que nous ne sommes pas de pieux chevaliers, mais de piètres humains cherchant à effacer des boulettes de notre passé.
Le "chara design" des ennemis est plutôt bien particulier et sent fortement la poudre. En effet, chaque antagoniste croisé est un dérivé de munitions d’armes. Ici, une douille de fusil à pompe, là une balle de revolver, ou encore des grenades.
Chacune a son design, transformée soit en chauve souris, ou bien en sorcier ou encore en guerrier à la Rambo. Bref, un soucis du détail pour diversifier les ennemis et que l’on puisse les reconnaître sans problème et s’adapter à leurs attaques.
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La difficulté propre à ce style de jeu est aussi présente. N'espérez pas venir au bout du Gungeon avant de longues heures de jeu car vous allez mourir beaucoup beaucoup beaucoup (multipliez par autant de fois que vous voulez) mourir.
Des armes en veux tu en voilà, tel est le credo de Enter The Gungeon. Il y en a une tripotée qui se débloqueront au fur et à mesure de manière plus ou moins aléatoires. Nombreuses donc, variées, possédant des noms tous plus farfelus les uns que les autres, certaines lanceront des petits pois, d’autres des arcs en ciel, des clous, de l’eau, des flammes ou tout ce qui est possible et imaginables comme projectiles.
Il est à regretter qu’il n’existe pas de statistiques pour chaque arme.
Le temple que l’on va arpenter est plutôt sympa et grouille de petits détails. Certainement un des plus beaux jeux du genre avec des décors soignés, un level design bien barré avec des pièces dans tous les coins. Toutefois, on va rencontrer un soucis de lisibilité, les éléments du décor volant dans tous les sens (les bibliothèques au début du jeu…), les loots à ramasser, les projectiles (très) nombreux des ennemis, s’amoncelant à l’écran qui sature très vite.
On peut choisir 4 personnages différents, chacun ayant une arme de départ et différents items actifs ou passifs qui lui sont spécifiques. En fonction du perso choisi et du parcours réalisé dans le Gungeon, plusieurs fins alternatives peuvent se produire.
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Le pilote est l’exemple du personnage équilibré, avec comme arme de base un pistolet semi-automatique avec une bonne rapidité / précision / taille de chargeur. Le marine est un peu la force brute du groupe, avec la meilleure arme de départ, un semi-automatique rapide et au chargeur très gonflé. Il possède également, dès le départ, un point de bouclier venant s’ajouter aux 3 cœurs, et émettant une onde de choc destructrice lors du premier impact.
La taularde est, à mon goût, le personnage « hard » d’Enter the Gungeon, puisqu’elle ne dispose au départ que d’armes assez bas-de-gamme : un vieux six-coups qui tire lentement, « dans les coins » et qui se vide super rapidement, et un fusil à pompe qui ratisse large, mais met des plombes (huhuhu…) à se recharger ! La chasseresse, qui représente le personnage atypique pour tireurs d’élite, avec un pistolet aussi lent et vite vidé que celui de la taularde, mais bien plus précis. Son arbalète, équipée d’office, sera par contre un véritable délice puisqu’il ne tire qu’un seul carreau par chargement, mais possède une puissance dévastatrice capable d’envoyer au tapis un ennemi faible en un coup !
Vous n’êtes évidemment pas limités à un seul personnage : à chaque défaite, vous pouvez choisir de relancer une partie avec le même personnage, ou de revenir à la salle de départ pour choisir votre avatar.
Autant se le dire, les adeptes de Binding of Isaac mais également des mythiques Shoot’em Up comme Gradius et autres R-Type se sentiront comme à la maison : dans un véritable respect du genre Rogue Like, les 5 niveaux que composent Enter the Gungeon se transforment à chaque nouvelle partie.
Puisque le jeu n’est composé « que » de 5 niveaux, autant bien faire durer le plaisir, et ceci passera pas une difficulté exponentielle qui découragera rapidement les moins téméraires, mais réjouira les plus grands adeptes du genre. Même les ennemis de base, d’adorables balles humanoïdes souriantes mais complètement hostiles, pourront vous donner du fil à retordre. Il faut d’ailleurs avouer que le bestiaire a été relativement bien soigné, avec des ennemis variés et des armes qui peuvent s’avérer très dangereuses pour vos points de vie.
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Heureusement, pour vous aider à survivre aux assaillants (seul ou en co-op), vous aurez bien sûr pas mal d’aides et de capacités natives à utiliser sans modération. De base, un de vos meilleurs alliés sera le plongeon, un mouvement pouvant vous aider non seulement à passer des gouffres, mais également à éviter les balles ennemies. Si vous pourrez vous cacher derrière un mur ou une table retournée, ne vous enlevez pas de l’idée que le plongeons restera tout de même le meilleur moyen de ne pas se faire plomber les fesses !
Parce que votre courte vie se résume à 3 cœurs, chacun composés de 2 balles rouges pour un total de 6 impacts tolérés. Heureusement, vous pourrez trouver de nouvelles armes et objets dans chaque niveau. Des coffres se situent dans certaines salles, en cul-de-sac habituellement, qu’il vous faudra atteindre après avoir dézingué quelques dizaines d’ennemis. Pour les ouvrir, il vous faudra une clé (ou la capacité de crochetage du pilote), sinon vous pourrez vous assoir sur le contenu !
En plus de l’efficacité de certaines armes, on appréciera les petites références, comme par exemple le célèbre Lighter de la NES. Même si toutes les armes ne se valent clairement pas (on peut passer du Trident de Poseidon qui traverse tout au mini revolver à 2 munitions mais à la puissance de feu pas plus affirmée), la variété de celles-ci est au rendez-vous, élément qui est souvent attendu au détour des Rogue Like.
Tout comme dans le reste du jeu, l’humour est omniprésent, même dans la description de vos nouveaux item.
Dernier avantage, et pas des moindre, d’Enter the Gungeon : le jeu est jouable à deux en co-op, et… en local, s’il vous plaît !
Le rogue-lite a récemment fait son retour sur le devant de la scène, et avec un certain succès qui plus est. On a notamment pu poser les mains sur le très bon The Binding of Isaac, l’acrobatique Spelunky, ou encore le sympathique Rogue Legacy. Avant de disséquer le contenu de ce jeu, il semble approprié de parler de ce qui fait d’un Rogue-lite… un Rogue-lite.
Partant de l’ancêtre Rogue, sorti en 1980 pendant la préhistoire du jeu vidéo, ses nombreux descendants gardent les mêmes principes de base. Mais, depuis quelques temps, les représentants modernes de ce type de jeu ont ajouté une continuité entre les différentes parties. Cela se traduit par du contenu à débloquer facilitant votre prochaine entrée dans le donjon. En tout cas, avec Enter the Gungeon, on a droit à un Rogue-lite. Les cinq étages à explorer sont construits aléatoirement, le loot est présent et bien sûr, le jeu ne vous fera pas de cadeau. Mais, en plus de ça, il dispose de quelques nouvelles idées ingénieuses.
L’histoire du titre ne se prend pas au sérieux. C’est même avec un humour loufoque que les développeurs ont imaginé cet univers intéressant. Sur une planète, et plus précisément sur un vieux château, s’est écrasée une météorite bien étrange en forme de balle. Après avoir corrompu les habitants, les transformant en armes, munitions et autres étrangetés, le lieu attire quatre guerriers de l’espace, déterminés à atteindre le dernier sous-sol.
Les objets et armes sont à trouver dans des coffres, qu’on ne peut ouvrir qu’avec une clé. Le Pilote peut néanmoins tenter de le crocheter au risque de le détruire ce qui nous laissera une chance de gagner son précieux contenu. Le contenu est d’ailleurs généralement une arme, parmi la centaine disponible et déblocable, ou un objet actif ou passif, parmi, là aussi, un choix conséquent.
Le catalogue d’armes est d’ailleurs bien fourni, et terriblement drôle par moment. Une autre excellente idée, qui fluidifie grandement le rythme de nos parties, sont les téléporteurs. Disposés dans la majorité des pièces, ils s’activent une fois toutes les menaces vaincues. En un clic, on peut ainsi activer la carte et se téléporter dans une salle déjà nettoyée. Fini donc les longs allers-retours chez le marchand, ou vers les points de vie inutilisés restants au sol.
Pour terminer ce test, je dirais que Devolver, qui nous avait déjà habitué à d’excellentes choses, a su trouver en DodgeRoll, le studio à l’origine de Enter the Gungeon, un nouveau prodige du jeu vidéo. Je préfère tout de même prévenir pour éviter toute déception : malgré son dessin enfantin et son gameplay abordable, Enter the Gungeon reste un véritable Rogue-Like comme on l’attend, c’est-à-dire… qu’il est difficile. Passé le premier niveau, les ennemis se font plus nombreux, plus résistants plus rapides, mais pas votre cerveau. Attendez-vous donc à y laisser votre peau très souvent, et donc à tout recommencer du début, avec de nouvelles cartes et un arsenal à zéro.
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