Le vocabulaire du tir peut être déroutant pour les néophytes comme pour les tireurs expérimentés. Il est essentiel de comprendre les termes spécifiques pour bien appréhender le fonctionnement des armes à feu.
Il y a une quarantaine d’années, plusieurs auteurs réputés du monde des armes s’étaient élevés contre l’utilisation dans les ouvrages de langue française du néologisme « Glissière ». « Glissière » était une traduction du mot anglais « slide », qui désigne de façon globale cette partie mobile des pistolets automatiques.
La distinction entre « glissière » et « culasse » nous paraît justifiée, car elle apparait sur certains pistolets semi-automatiques comme les Sauer & Sohn modèle 13 et 38(H) par exemple, A l’appui de ce choix, nous mentionnerons que sur certains pistolets comme le Sauer & Sohn modèle 38 (H), la culasse est une pièce indépendante de la glissière, qu’il est possible de séparer de cette dernière lors du démontage.
La culasse est la pièce assurant la fermeture et regroupant certaines fonctions clés d'une arme à feu. Elle peut être à verrou ou non et contient le percuteur et l'extracteur. Dans son mouvement arrière engendré par la poussée des gaz ou la manipulation du tireur, la culasse extrait la cartouche ou l'étui vide et réarme le chien. Dans son mouvement avant, provoqué par le ressort récupérateur ou la manipulation du tireur, elle prélève un nouveau projectile dans le chargeur ou le magasin et l'introduit dans la chambre.
Pour chambrer une cartouche, il suffit de tirer la glissière (culasse) vers l’arrière et de la relâcher. Ce mouvement entraine mécaniquement la première cartouche du chargeur à l’intérieur de la chambre à cartouche. Une fois la cartouche chambrée, une simple pression sur la détente va libérer le marteau qui va frapper le percuteur. Ce dernier va taper l’amorce de la cartouche et va mettre le feu à la poudre.
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Une fois le projectile en dehors du canon, la pression diminue et la culasse s’ouvre. Une griffe latérale solidaire de la glissière (l’extracteur) saisit la douille au niveau de la gorge et la tire en arrière. Au cours de son mouvement, la douille va heurter une butée fixe solidaire de la carcasse (l’éjecteur). Ce mécanisme permet d’éjecter la douille en dehors de l’arme par la fenêtre d’éjection. Lorsque la glissière recule, elle arme mécaniquement le dispositif de percussion. Enfin, la glissière est rappelée à sa position initiale par un ressort récupérateur ; ce mécanisme permet de chambrer une nouvelle cartouche.
En théorie, un ressort ne s'affaisse pas avec l'âge si les traitements thermiques ont été parfaits, mais la perfection n'est pas de ce monde ! En ce cas, ce qui n'a pas été revenu artificiellement (et brutalement), revient naturellement et lentement ; les structures cristallines se réarrangent confortablement, et si le ressort est tendu elles ont tendance à prendre la forme "tendue", qui devient ainsi progressivement la forme "au repos".
Les longueurs des ressorts à boudin de compression (au repos et en tassement maxi) ne sont pas déterminantes, elles fixent le maximum et le minimum de longueur de travail ; mais dans la pratique le mécanisme ne va jamais jusque là, pour conserver un minimum de force en position étendue, pour éviter absolument le talonnement en compression maxi.
Les valeurs pertinentes sont :
La courbe force / tassement d'un ressort est une ligne droite, donc si les dimensions extrêmes (repos / talonnement) sont proches de la norme, il peut suffire de mesurer la force à la longueur intermédiaire entre maxi et mini en service (force qui devra être elle-aussi intermédiaire). Les choses peuvent être présentées à l'envers, longueur de tassement obtenue avec une force donnée, ce qui est beaucoup plus facile à mesurer.
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Par exemple, une force en kg exacts et la longueur en millimètres correspondante, avec une tolérance + et - en millimètres. Mais une indication du genre "force du ressort XX kg" n'est d'aucune utilité si la longueur de compression correspondante n'est pas indiquée.
Dans la détente ou le système de percussion, l'effet principal des ressorts est de faire mouvoir ou rappeler une pièce. Mais ils ont un effet secondaire, la dureté de détente, qui ne se fait sentir qu'à une position bien déterminée, celle du départ du coup. Cela peut introduire un autre couple caractéristique longueur / force, correspondant au point où les crans d'armé glissent l'un sur l'autre (point confondu avec la longueur mini en service, pour un ressort de percuteur genre Mauser 98, Gras, Lebel et plein d'autres).
Réduire la force sur ce point va adoucir la détente, mais réduire la force globale du ressort ; dans certains cas on peut le compenser par un ressort plus progressif (plus long à vide) mais la marge de manoeuvre est généralement très réduite. Souvent le démontage impose de comprimer le ressort beaucoup plus loin que la longueur mini en service, ça doit être pris en compte pour définir la longueur mini au talonnement.
Un problème courant est la glissière qui reste fermée quand il n'y a plus de munitions dans le chargeur. Plusieurs causes peuvent être à l'origine de ce problème :
Il est conseillé de vérifier que le "slide stop" ou "slide release" (arrêtoir de glissière) ait bien une protubérance en arrière du "checkering". C'est elle qui se fait accrocher par le "magazine follower" et qui, en remontant, arrête la glissière.
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Si tu chambres une cartouche sans mag, la glissière (culasse) ne restera pas ouverte après le coup de feu sauf si tu remontes manuellement vers le haut ton slide stop en reculant toi même la glissière. La première chose a essayé est le tenter de garder la glissière ouverte manuellement sans mag. Si ça fonctionne, regarde le mag, si ça fonctionne pas sans mag, il y a un problème au niveau du slide stop.
Le slide lock est conçu comme un slide LOCK, bien sûr il peut libérer la culasse, mais il n'a pas été conçu pour (mais pour bloquer la culasse en position ouverte après le dernier tir ou pour toute manipulation nécessitant que la culasse reste ouverte). Tirer la culasse après avoir inséré un magasin plein ne fait que reproduire manuellement le mouvement normal de la culasse.
Le slide lock étant un mécanisme de blocage, il retient la culasse en exerçant une contrainte. Appuyer sur le bouton force à passer outre la contrainte en exerçant un frottement induisant une usure. Bref, d'un coté on a un mouvement naturel de l'arme, de l'autre un mouvement induisant une usure... laquelle de ces deux options peut-elle donc être préférable à l'autre ?
En cas de situation de stress, quelqu'un de moins aguerri aura peut-être du mal à trouver l'arrêtoir en cas de situations stressantes sans regarder. Avec des gants également il peut être moins évident à trouver. Tandis que tirer sur la glissière ne doit poser aucun problème dans ces conditions. Pour les tireurs sportifs pour qui, seule la vitesse compte, se concentreront sans doute plus sur l'arrêtoir.
Voici un tableau récapitulatif des termes et définitions clés liés à la glissière de culasse :| Terme | Définition |
|---|---|
| Glissière | Partie mobile des pistolets automatiques qui recouvre la culasse. |
| Culasse | Pièce assurant la fermeture du canon et contenant le percuteur et l'extracteur. |
| Slide Stop/Release | Arrêtoir de glissière, servant à bloquer la glissière en position ouverte. |
| Ressort récupérateur | Ressort qui ramène la glissière en position initiale après le tir. |
| Chargeur | Boîtier contenant les cartouches, généralement situé dans la poignée. |
| Chambre | Partie du canon où est insérée la cartouche avant le tir. |
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