Depuis plusieurs années, une controverse existe concernant l'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD40) par les forces de Police françaises lors des opérations de contrôle de manifestants. Cette controverse est alimentée par plusieurs cas de blessures sévères au visage, entraînant une perte anatomique et fonctionnelle de l'œil.
Des manifestants gravement blessés par les forces de l'ordre, dont la plupart lors du mouvement des "gilets jaunes", se sont constitués en collectif et appellent à nouveau à une grande manifestation nationale à Paris. Ils se sont baptisés les "Mutilés pour l'exemple". Ces "mutilés pour l'exemple", comme ils s'appellent, ont justement été blessés un samedi de manifestation des "gilets jaunes". Ils ont perdu un œil, un testicule, une main, etc... Ils demandent l'interdiction des grenades et lanceurs de balles de défense.
Dans un communiqué, le collectif de 38 membres écrit : "L'enfer de nos vies est tel que nous réclamons urgemment justice et la fin de l'utilisation des armes sublétales". Tous ont de lourdes séquelles physiques mais aussi psychologiques. Beaucoup ont peur de manifester, cette violence est un moyen de dissuasion." Si Antoine continue de manifester le samedi, beaucoup n'osent plus le faire comme Vanessa et Vitalia.
Jérôme Rodrigues sera lui aussi présent, blessé place de la Bastille, il reviendra manifester là où il a perdu un œil. Il a saisi avec son avocat un juge d'instruction sans attendre la décision du procureur de la République de Paris et espère que pour tous les enquêtes se traduiront par des poursuites des policiers et gendarmes.
Lors de la manifestation parisienne du 1er décembre, David, tailleur de pierre de 31 ans, avait été atteint à la mâchoire par un tir de LBD 40. Le 1er décembre dernier, David, tailleur de pierre de 31 ans, était venu des Yvelines avec sa compagne pour défiler sur les Champs-Élysées et soutenir le mouvement des gilets jaunes. Mais malgré son intention de manifester "pacifiquement", cette journée a pris une tournure dramatique.
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Touché au visage par un tir de flashball lancé par les forces de l'ordre, le jeune homme a subi de graves blessures à la mâchoire, dont les détails médicaux font froid dans le dos: fracture maxillaire droite, fracture alvéolaire, perte de substance osseuse, perte de 4 dents (bientôt 3 de plus), fracture des ptérygoïdes et perte de 2.5 cm de lèvre supérieure.
Selon son récit de la journée, le gilet jaune assure être "tombé" sur des CRS alors qu'il tentait de quitter les lieux avec sa compagne et que la tension "montait" dans les rues de Paris. "Arrivés à vue d'œil à environ 10 mètres des CRS, l'un d'eux me fait un tir avec une balle LBD 40x46mm en pleine mâchoire", détaille David, alors qu'un tireur de flashball devrait viser le torse ou les membres supérieurs, mais jamais la tête.
Selon une enquête d'Envoyé spécial diffusée le 13 décembre dernier, David a décidé de "saisir la justice" contre l'État avec l'aide d'une avocate qui milite pour l'interdiction des balles en caoutchouc et des grenades GLI-F4, un autre engin policier responsable de mutilations.
Jérôme Rodrigues, toujours hospitalisé, a de son côté indiqué à LCI que l'un des projectiles qui l'a touché, tiré selon lui par un lanceur de balles de défense (LBD), avait été "ramassé" par des témoins. "Tout se passe très vite. On me lance une grenade et je me prends une balle. J'ai été doublement attaqué . Une grenade au pied et la balle", assure Jérôme Rodrigues, accusant les autorités d'"abattage dans les règles de l'art".
Sept ans après les faits, un policier a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir tiré au LBD-40 dans la tête d’un Gilet jaune en 2018, le blessant grièvement à la mâchoire. StreetPress était présent au procès.
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Le 1er décembre 2018 lors de « l’Acte III » des Gilets Jaunes, David est venu des Yvelines (78) avec sa compagne pour défiler pacifiquement sur les Champs-Élysées, avant que les premiers affrontements sur la place de l’Étoile ne les décident à rentrer chez eux.
Conduit à l’hôpital Pompidou, les médecins constatent à David plusieurs fractures à la mâchoire et au palais, avec la perte de substance osseuse, de quatre dents et de 2,5 cm de lèvre supérieure. 90 jours d’ITT lui sont délivrés par les unités médico-judiciaires de l’Hôtel-Dieu. Auxquels s’ajoutent 30 jours d’ITT psychologiques pour « le choc sur l’état de son visage, des troubles du sommeil persistants, une hyper-vigilance, un sentiment d’insécurité “dès qu’il voit un policier” et des ruminations anxieuses », continue la présidente.
À la barre, Romain P., désormais brigadier-chef dans une brigade territoriale de contact des Hauts-de-Seine (92), défend devant les juges la même position que durant toute la procédure : celle d’un tir de dernier recours face à une « horde » de manifestants. Il aurait utilisé le LBD car ni les charges, ni les grenades n’auraient eu « l’effet escompté ».
Le tribunal a tenu à rappeler que « l’atteinte à l’intégrité physique dans une manifestation ne peut être légalement justifiée que par un recours à la force strictement nécessaire et proportionné ». Or, le LBD « constitue une arme de défense visant non pas une foule mais un individu particulier » tandis que « la menace représentée par David D. [n’a pas été] démontrée ».
Lors de la manifestation Gilets Jaunes du 8 décembre 2018 à Paris, un homme de 40 ans a subi un traumatisme oculaire droit par tir direct de LBD40. L'examen initial a montré une acuité visuelle à "perception lumineuse" et un aspect de contusion oculaire à globe fermé avec un oedème rétinien majeur.
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L'évolution spontanée a montré une fibrose et une atrophie maculaire englobant tout le pôle postérieur avec une rétraction vitréenne périphérique. Un décollement de rétine périphérique nasal est apparu associé à une hypotonie.
Notre cas clinique illustre un cas de traumatisme oculaire majeur lié au LBD40 avec perte fonctionnelle de l'oeil. Ces armes ne doivent pas être utilisée en visant la tête car si le globe oculaire est touché, les dégâts ne sont pas récupérables.
La préfecture confirme l'usage de flashball ce samedi mais évoque une situation particulière dans un contexte de risque de pillage de l'Apple Store. Un gilet jaune masqué apparaît sur l'image. On voit qu'il fuit les forces de l'ordre qui arrivent derrière lui. L'un des policiers le met en joue avec une arme, un flashball ou LBD, lanceur de balle de défense.
Le préfet de Nouvelle-Aquitaine a saisi ce lundi la police des polices, pour éclaircir les circonstances dans lesquelles un homme a été blessé lors de la manifestation de Gilets jaunes à Bordeaux ce samedi. Il a été touché à la tête, peut-être par un tir de balle de défense.
Un policier a été mis en examen ce lundi près d'un an après la grave blessure à la tête d'Olivier Béziade, un gilet jaune originaire de Bazas.
Le jeune homme de 24 ans, grièvement blessé à l'oeil hier à Toulouse lors de l'acte VII des gilets jaunes, est toujours hospitalisé.
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