La sécurité routière est un enjeu majeur, impliquant divers facteurs tels que la vitesse, le comportement des conducteurs et la présence de gibier sur les routes. Cet article aborde ces différents aspects, en mettant en lumière les mesures prises pour réduire les risques d'accidents.
Il est bien connu que la vitesse retenue après un flash n'est pas identique à la vitesse relevée, et cela pour des raisons de fiabilité de l'information. En effet, les radars peuvent commettre des imprécisions dans leurs mesures (à la hausse comme à la baisse), il faut donc écarter toute erreur possible en retranchant une certaine valeur. La règle est très simple lorsqu'il s'agit d'un excès de vitesse inférieur à 100 km/h (par exemple vous êtes flashés à 65 au lieu de 50), il suffit juste d'ôter 5 km/h à la vitesse enregistrée. Donc par exemple, si vous êtes flashé à 132 au lieu de 110 la vitesse retenue finale sera de 132 X 0.95 = 125 km/h. Donc plus vous allez vite et plus la réduction est importante.
La marge technique est justement là pour éliminer toute erreur de mesure. En effet, un radar peut vous avoir pris (par exemple) à une vitesse 125 km/h alors que vous rouliez à 122. Il faut donc comprendre que votre vitesse réelle ne sera pas forcément minorée.
Un nouveau radar a été déployé récemment sur la RN 151, axe reliant Bourges à Châteauroux. L’installation de ce type d’équipement s’inscrit dans une politique de sécurité routière renforcée dans le département. Le modèle précis du radar n’a pas été communiqué, mais il s’agit généralement de dispositifs fixes capables de contrôler la vitesse et parfois le franchissement de feux. Ces appareils jouent un rôle préventif et répressif.
La RN 151 relie deux grandes villes du Centre-Val de Loire et voit passer chaque jour de nombreux véhicules. La préfecture a renforcé les contrôles pour limiter les comportements dangereux. Plusieurs tronçons de la RN 151 sont considérés comme accidentogènes. Grâce à la présence de radars, les autorités ciblent en priorité ces zones afin de diminuer la gravité et la fréquence des incidents.
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Tout excès de vitesse détecté par ce nouveau radar expose à une contravention, une perte de points et, selon le dépassement, une possible suspension du permis. Les conducteurs doivent donc adapter leur comportement dès la traversée des zones équipées. La présence d’un radar incite à respecter les limitations de vitesse et à conduire de façon plus responsable.
Le radar a été installé sur un tronçon de la RN 151 où la circulation est dense, notamment à l’approche de carrefours et d’agglomérations. Les conducteurs sont désormais avertis de la présence de ce dispositif lors de la traversée de zones potentiellement accidentogènes. Le radar est précédé d’une signalisation routière conforme à la réglementation en vigueur, permettant aux automobilistes d’anticiper leur passage. Une signalisation adaptée joue un rôle clé dans l’efficacité des contrôles.
L’installation du radar sur la RN 151 a suivi une procédure encadrée par les autorités locales, avec plusieurs phases techniques et administratives. Une fois les études réalisées, les travaux d’aménagement et le branchement de l’équipement se sont déroulés sur plusieurs jours. Le radar est entré en fonction peu après son installation, suivant les tests techniques de conformité. Bien que le type exact ne soit pas précisé, il s’agit très probablement d’un radar fixe, fréquemment employé sur les nationales. L’utilisation d’un radar fixe sur la RN 151 permet un contrôle continu et automatisé, réduisant la nécessité d’interventions humaines.
Depuis plusieurs années, les dispositifs de contrôle sur la RN 151 se sont multiplés, traduisant une volonté accrue de sécuriser l’axe. Les modèles installés évoluent constamment, passant des premiers radars fixes aux dispositifs plus sophistiqués comme les radars tourelles ou de chantier. Le passage devant un radar impose le strict respect de la limitation affichée, sous peine d’amende ou de retrait de points.
Des zones spécifiques de la RN 151 sont particulièrement surveillées. Recevoir une contravention suite au passage devant un radar n’est pas une fatalité. Les automobilistes doivent réagir rapidement en cas de litige. Adopter une conduite responsable sur la RN 151 réduit non seulement les risques d’accident, mais limite aussi les chances d’être verbalisé.
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Il est recommandé de bien repérer la signalisation annonçant la présence de radars et d’adapter immédiatement sa vitesse. La réglementation routière impose des limitations de vitesse spécifiques sur la RN 151 selon le type de tronçon traversé. Les zones urbaines, abords d’écoles ou secteurs à forte sinistralité sont fréquemment ciblés par les contrôles radar.
Certains radars installés sur la RN 151 utilisent des technologies avancées, comme la mesure de vitesse moyenne (radar tronçon) ou la détection dans les zones de chantier. Les radars bénéficient d’un suivi technique continu pour garantir leur fiabilité. De nombreux conducteurs commettent des erreurs évitables, comme le freinage brusque à l’approche d’un radar ou l’oubli des limitations temporaires. Pour circuler sereinement sur la RN 151, il est conseillé d’adopter une vitesse régulière et conforme à la signalisation.
La présence d’un nouveau radar sur la RN 151 marque une étape importante pour la sécurité routière locale. Adopter une conduite attentive et informée permet d’aborder sereinement ce type de contrôle, tout en contribuant à rendre les routes plus sûres pour tous.
Un radar pas comme les autres est arrivé sur le bord des routes françaises. La nouveauté ? Il peut flasher dans les virages. "C’est la même chose que les radars amovibles, dits radars chantiers", explique au micro de France 3 le commandant Stéphane Gibier. "Si l’excès de vitesse est constaté au milieu de la courbe, la photo est prise." Le premier radar de ce type a été testé ce week-end dans le Var. Cette mise en service inquiète les motards. "On est parfois obligé d’accélérer pour fuir un véhicule qui ne nous aurait pas vus", argue un motocycliste. En 2016, 160 motards ont perdu la vie dans des accidents ayant eu lieu dans les virages, et c'est justement ce chiffre qu’entend faire baisser le gouvernement.
Jusqu’à présent, l’employeur n’était pas contraint de dénoncer ses salariés en cas d’infraction au code de la route. Mais depuis le 1er janvier 2017, c’est une obligation, issue de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle. En cause : 10 à 15 % des points émanant des entreprises, qui échapperaient chaque année à la sentence du radar, selon l’association Promotion et suivi des risques routiers en entreprise (PSRE).
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Concrètement, lorsqu’un employeur recevra un avis de contravention avec un véhicule de l’entreprise, il devra désormais indiquer l’identité et l’adresse de la personne qui conduisait le véhicule. La responsabilité de certaines infractions au code de la route (contraventions de stationnement, excès de vitesse…) relève du titulaire de la carte grise du véhicule et donc du représentant légal de l’entreprise. Pour se dégager de cette responsabilité, l’entreprise avait possibilité d’indiquer précisément le conducteur auteur de l’infraction. Ce que certaines ne faisaient pas jusqu’alors pour ne pas pénaliser leurs salariés. Elles payaient ainsi l’amende sans donner l’identité du conducteur. Aucun point ne lui était retiré.
Le passage d'animaux constitue un réel danger lorsqu'il s'agit de gibier. Depuis quelques années, il est constaté sur le réseau routier un nombre croissant de collisions entre véhicules et gibier. Lors de la dernière décennie, le nombre de ces collisions a été multiplié par 4. Sur autoroute, il a augmenté de 60% avec 4% d'accidents matériels.
Ce phénomène s'explique par l'augmentation régulière des populations de cervidés (chevreuil principalement) et de sangliers. Ces populations utilisent des itinéraires de transhumances et colonisent de nouveaux territoires. Ils ont aussi de plus en plus la fâcheuse habitude de changer d'habitat, dérangée qu'elles sont par la vie humaine. Ces collisions sont à l'origine de dommages matériels souvent importants. Dans environ 5% des cas, il y a des dommages corporels.
Chaque année, ce sont une centaine de personnes qui sont tuées dans ce type de collision. Ce nombre est sous-évalué car il ne tient pas compte des manœuvres d'évitement qui se terminent contre un arbre, dans un fossé ou un véhicule venant en sens opposé.
Les lieux les plus exposés sont les routes en sous-bois ou en lisière de sous-bois quelque soit l'importance de la voie et y compris les autoroutes malgré la présence de clôture à gibier de plus de deux mètres de haut censés limitées les intrusions. Un gibier comme un sanglier recule en général devant aucune difficulté pour peu qu'il soit effrayé.
Les périodes de la journée les plus propices aux traversées de ces animaux se situent tôt le matin ou entre chien et le loup le soir. Les périodes de l'année correspondent aux périodes de chasse où le gibier est dérangé et pendant les périodes de reproduction du printemps.
Il faut avoir présent à l'esprit qu'une voie routière ou autoroutière constitue une coupure très préjudiciable à la vie des animaux sauvages. Ce sont des itinéraires permettant de se rendre vers un abris, un point d'eau ou un lieu de reproduction, qui se trouvent entravés par une route et son augmentation de trafic. Bien souvent, ces animaux évitent de traverser au moment des pointes de trafic. C'est pourquoi ces accidents surviennent plutôt au petit matin sur les routes très circulées.
Dans bien des cas, l'animal sera effrayé et aura un comportement agressif. C'est particulièrement vrai pour le sanglier. Ces accidents sont assimilables à un accident contre un piéton traversant une rue à la différence qu'ils se produisent en rase campagne à des vitesses élevées, voire très élevées sur autoroute et que le choc est généralement violent compte tenu de la masse des bêtes : plus de 100 kilo pour un sanglier. Dans bien des cas, la manœuvre d'évitement est impossible ou aléatoire dans son issue. Le freinage d'urgence s'impose dans la majorité des cas.
| Espèce | Voiture Irréparable | Occupants Blessés | Part des Collisions | Saison à Risque |
|---|---|---|---|---|
| Sanglier | 45% | 4% | 16% | Avril/Mai Automne |
| Cerf | 36% | 6% | 8% | Automne |
| Chevreuil | 8% | 2% | 76% | Avril/mai Automne |
Pour avertir le gibier lors de la fauche et préserver ainsi la population des lièvres ou autres faisans, la fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron sensibilise les agriculteurs du département en installant des barres d’effarouchement sur leurs tracteurs. Ce système particulièrement bruyant effraie le gibier très souvent tapis dans les champs.
« Avec cet équipement attelé à l’avant du tracteur, la mortalité est proche de zéro », souligne Guillaume Druilhe, technicien pour la fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron qui prend en charge la totalité du coût du dispositif, soit 2500 euros.
Seul hic, la vitesse. « L’agriculteur doit adapter sa vitesse pour laisser le temps aux animaux sauvages de partir, mais il ne faut pas non plus que cela le ralentisse trop dans son travail », poursuit le technicien. Les barres disposées juste à l’avant de la faucheuse sont rendues totalement inopérantes dès lors que la vitesse dépasse les 9 km/h. Et des vitesses de fauche au-delà de 13-14 km/h ne laissent que peu de chance de fuite au gibier... Pour faire évoluer le système, un groupe de travail avec les agriculteurs et les mécaniciens a d’ailleurs été constitué.
Le programme baptisé « Couloirs de vie » a été lancé en 2010. Il a pour objectif premier de protéger la faune. Car le nombre d’accidents entre un véhicule et un animal sauvage reste conséquent en France, même si les statistiques sont peu précises. On sait qu’à moto, ce type de sinistre est encore plus sensible qu’en voiture, les dommages physiques subis par le conducteur risquant d’être bien plus lourds.
En Isère, on a donc décidé de prendre le problème à bras le corps. Six « corridors » majeurs de traversée d’animaux ont été identifiés par le département. Puis le dispositif de détection a été installé sur sept points noirs. En quoi consiste-t-il ? Entre 4 et 8 poteaux sont positionnés de part et d’autre de la route et surmontés d’un détecteur thermique, qui peut aussi être un radar. « Si un animal est repéré, cela allume deux panneaux routiers situés quelque 150 mètres en amont : l’un signalant le passage de faune, l’autre indiquant une réduction de la vitesse autorisée », explique Anne-Sophie Croyal à Ouest-france.fr.
3 700 détections d’animaux ont été enregistrées entre mars 2013 et mars 2014 et 2 800 traversées constatées par des caméras. Une expérience jugée positive.
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