Le fusil automatique FN FNC (Fabrique Nationale Carabine) est une arme conçue dans un esprit de simplicité. Tout comme ses cousins soviétiques « Kalashnikoviens », ce nouveau fusil fut conçu dans un esprit de simplicité.
En 1967, la Fabrique Nationale de Herstal, en Belgique, présentait la Carabine Automatique Légère ou CAL en calibre 5,56×45. Souvent présentée à tort comme un dérivé du FAL, cette arme conçue sous la direction de Ernest Vervier, est en réalité très différente. Produite à partir de 1970, elle utilisait massivement la tôle emboutie pour sa construction, une culasse rotative et un piston attelé à la pièce de manœuvre au moment du tir. Le dessin de ces tenons n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de la carabine de chasse « Browning Bar ».
En 1975, le département Recherche et Développement de la FN conduit par Maurice Bourlet lance le développement d’un nouveau fusil d’assaut de calibre 5,56. M. Bourlet rassembla une équipe de jeunes ingénieurs dirigée par André Dubru qui, se nourrissant du retour de l’expérience Française du CAL, proposa un nouveau prototype dés la fin de cette même année. Il sera baptisé FNC-76 pour Fabrique Nationale Carabine 1976.
Concernant le FNC-80, nous parlons de simplicité de démontage, de montage, de maintenance et surtout de production. La simplicité de production est à considérer au regard des capacités et réalités industrielles du pays fabriquant.
La tôle emboutie et les matières synthétiques constituent au moment de la conception de l’arme un premier axe de développement évident. Cependant, l’utilisation de machine à Commande Numérique par Calculateur (CNC) et de robot pour la fabrication ou l’assemblage (soudure notamment) se diffuse à ce même moment et seront ainsi largement sollicités pour la mise en production de l’arme. De même, l’utilisation de l’aluminium pour la construction d’armes peut se voir également sous cet aspect, l’aluminium étant moins cher et plus rapide à travailler que l’acier.
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Des prototypes seront testés par la Suède dès octobre 1975, pour une éventuelle adoption, et par l’OTAN à partir de Janvier 1977 pour évaluation. Bien que l’arme fut conçue autour de la munition Belge SS109, elle fut proposée avec les deux types de canons : au pas de 1:178 mm (1:7″) pour la SS109 et au pas de 1:305 mm (1:12″) pour la M193 américaine. Nous ne savons pas si des armes avec le canon au pas de 1:305 mm furent effectivement produites.
La première commande importante de FNC-80 (10000 armes) sera effectuée par l’Indonésie en septembre 1980, au même moment où la FN achève la mise en place de la ligne de production. Le fabricant Indonésien Pindad acquerra la licence de production en 1984 pour fabriquer le SS1 (Senapan Serbu 1 soit Fusil d’Assaut 1). L’arme est officiellement adoptée par l’Armée Indonésienne en 1991. Il demeure en service, au moment où nous écrivons ces lignes.
La Suède emboite le pas en 1984 par la commande de 80000 armes, au dessin légèrement modifié, nommé AutomatKarbin 5 ou AK-5…curieux hasard. Les modifications comportent notamment le remplacement des oreilles de protection du guidon par un tunnel, un garde-main et un levier d’armement au dessin différent et la suppression de la rafale de 3 coups. La livraison d’armes en provenance de la Belgique cédera rapidement la place à une production suédoise sous licence à la ForenadeFabrikverken (FFV) à Eskiltuna.
La Belgique, quant à elle, ne commandera cette nouvelle arme qu’à partir du milieu de 1986. Le FNC serait en cours de remplacement (ou de complètement) par le FN SCAR L au moment où nous rédigeons ces lignes. Arrivé un peu tard sur le marché mondial de l’armement en 5,56 de première génération (celui de la Guerre Froide), il rencontre tout de même un certain succès à l’export.
Un levier d’armement sur la droite, un sélecteur de tir à gauche, crochet de chargeur façon M16 (une des rares tares dont il a hérité de son homologue américaine)…rien de neuf. L’arme ne dispose pas d’arrêtoir de culasse en fin de chargeur : c’est bon signe.
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Dans un même souci de fiabilité inhérent à l’introduction d’éléments étrangers au sein de l’arme, le chemin du levier d’armement est masqué par un cache poussière en plastique mut par un ressort et qui épouse fidèlement le passage du dit levier pour maintenir une obturation optimale.
Le sélecteur de tir est directement hérité du FAL et sa conception sied parfaitement à l’usage du fusil d’assaut. Les modes les plus sollicités sont aisément accessibles à l’arrière (sureté / coup par coup) et les modes rafales, à l’avant, demandent un effort supplémentaire pour être accessibles.
Les organes de visées sont du type d’œilleton / guidon. La hausse en équerre est prévue pour les distances d’engagement « point visé / point touché » à 250 et 400 m. Le guidon n’est pas sous tunnel, mais protégé par deux oreilles très correctement proportionnées.
Le réglage en hausse est assuré par le vissage / dévissage du guidon, et la dérive par action de la vis de support de l’œilleton. Nous noterons ici que le réglage est assuré par le même outil pour la hausse et la dérive et que l’outil permettant le réglage en hausse du guidon de la Kalashnikov est parfaitement adapté…car l’empreinte est identique!
L’arme est dotée d’un régulateur d’emprunt de gaz à deux positions : condition « normale » et « adverse ». La notion de « adverse » fait référence ici à des conditions environnementales rudes : sable, boue, froid polaire, etc. Son dessin respire le retour d’expérience plutôt négatif du régulateur du FAL.
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Le régulateur fonctionne sur un principe identique: il expurge une quantité de gaz non utile par un évent présent sur la frette d’emprunt de gaz en mode « normale » et la conserve pour une poussée plus forte en mode « adverse ».
L’arme peut tirer des grenades à fusil à empennage d’un diamètre interne de 22 mm via son cache-flamme hérité des dernières productions de FAL. Il dispose à cet effet d’un interrupteur d’arrivée des gaz sur la frette. Cet interrupteur officie également en tant qu’alidade de tir.
L’arme est construite, à l’instar du FAL, autour d’un boitier inférieur et d’un boitier supérieur. Les deux boitiers sont assemblés via deux goupilles qui demeurent captives du boitier inférieur au démontage. Le boitier inférieur est réalisé en aluminium forgé / usiné. Il accueille le puits de chargeur, les mécanismes de mise à feu et la crosse.
Le boitier supérieur, réalisé en tôle emboutie, accueille l’extension de verrouillage du canon (soudée au boîtier) sur laquelle le canon est vissé. La fenêtre d’éjection est découpée sur le côté droit et se voit renforcée par un déflecteur d’étui sur la partie supérieur arrière. L’ensemble mobile circule à l’intérieur de ce boitier supérieur sur deux rails de guidage soudés de part et d’autre du boitier.
L’arme fonctionne par emprunt de gaz à piston attelé et verrouillage rotatif à deux tenons en tête. Au moment où le projectile dépasse l’évent de l’emprunt de gaz, le piston de la pièce de manœuvre est impulsé par la pression des gaz. Sur l’inertie de cette impulsion et après départ du projectile du canon, la pièce de manœuvre déverrouille la culasse et génère toutes les opérations nécessaires au réarmement. Elle présente sur ce point des similitudes évidentes avec sa cousine soviétique.
Le FL modifié modèle F.N.C. base son fonctionnement sur un mécanisme astucieux mais simple, qui embarque une tête culasse de type rotative. En effet ce système au principe à peine plus sophistiqué, donne une grande stabilité à l'arme lors de sollicitations même des plus extrêmes. De plus, ce dispositif au coeur du F.N.C. facilite grandement l'éjection des douilles en mode semi-automatique.
Fortement modifié par rapport aux modèles de base, le F.N.C. frappe au premier abord par son poids drastiquement alesté et par une longueur nettement plus réduite. Ceci a été rendu possible grâce à son canon raccourci de structure en titane pouvant aisément supporter une puissance accrue. L'intérieur du canon est rayé au pas de 1/12" permettant l'utilisation de très grosses munitions fortement énergisées.
À cet usage, il reçoit donc une crosse tactique bien entendu évidée et en pyramilène. Cette crosse est également rétractable pour des tirs au jugé très rapides et sans épauler. Enfin, elle facilite le port de l'arme en bandoulière lorsqu'elle est rétractée contre le corps de l'arme, réduisant ainsi sa taille à l'extrême.
Ce fusil d'assaut, se voit également doté d'un nouveau kit esthétique avec des inserts bordeaux et sombres, marque de fabrique s'il en est de son concepteur. Ce kit est entièrement en fibre de carbone à l'instar de celui de son grand frère; le Prototype FL U.I.N.E.Chest[R]. Cependant celui-ci a été nettement plus allégé encore.
Le F.N.C. étant un fusil d'assaut optimisé pour le combat rapproché, il était donc judicieux de le doter d'une plus grande autonomie par l'approvisionnement d'un tout nouveau type de chargeur. La fente de chargement fut ainsi modifiée à cet effet, pour la fixation d'un long magasin tactique légèrement incurvé, contenant jusqu'à huit grosses cartouches enrichies à l'énergie farin.
Une arme de chasse peut s’acquérir par donation, succession, achat, échange, etc… En fonction de ses caractéristiques, cette arme sera classée dans une des 8 catégories définies par décret Loi du 18 avril 1939. 90 % des armes utilisées par les chasseurs sont classées en 5ème catégorie.
Depuis la parution du décret du 16 décembre 1998, l’acquisition d’une arme de chasse est au moins soumise à la présentation d’un permis de chasser. 90 % des armes de chasse sont classées en 5ème catégorie I ou 5ème catégorie II. La règle veut que ces armes ne soient pas immédiatement utilisables. Elles doivent être conservées démontées ou rangées dans un étui. Par précaution, il est demandé de stocker les munitions séparément.
Les armes transportées du domicile au lieu de chasse ne doivent pas être immédiatement utilisables. Elles se transportent démontées ou rangées sous étui. Les armes sont mises en soute, dans un étui cadenassé. Les munitions « voyagent » séparément dans des caisses elles aussi cadenassées et répertoriées.
Pour nous chasseurs, nous devons avoir en tête que l’arme que nous portons est parfaitement adaptée au gibier que nous allons chasser. Il paraît indispensable de faire savoir aux autorités administratives que l’on se sépare d’une arme dès lors qu’elle est déclarée ou soumise à autorisation.
Pour tous les autres pays membres, en principe la carte européenne sera considérée comme un document unique dès lors que ne sont transportées que des armes des catégories C et D. Une arme classée en catégorie C de la directive en Allemagne, mais classé en France en catégorie B ne pourra pas être importée en France sans une autorisation d’importation préalable. Il en sera de même pour un Français qui se rend dans un autre pays membre.
Selon le mode de chasse pratiqué, l’envie, l’expérience et le budget, l’arme change. Voici un petit tour d’horizon des différents types d’armes disponibles sur le marché :
Vous souhaitez acheter une arme d’autodéfense pour vous protéger et protéger les membres de votre famille mais vous ne possédez pas de permis de chasse ou d’autorisation de tir ? Comme nous l’avons déjà mentionné, certains modèles sont accessibles à tous, à condition d’être majeur. Avec le gaz CS (gaz lacrymogène) ou le spray au poivre, les aérosols peuvent repousser l’agresseur en un rien de temps. Les shockers fonctionnent à l’électricité, et sont des armes adaptées au public. Ces petits appareils, qui ressemblent à des téléphones portables, sont réputés pour leur efficacité étonnante. Ils sont capables de paralyser les agresseurs pendant quelques secondes, ce qui vous permet de fuir ou de chercher de l’aide.
Les pistolets d’alarme, également appelés armes à blanc, sont souvent utilisés comme dispositifs de défense personnelle ou d’entraînement. Leur principal atout réside dans leur capacité à reproduire fidèlement le son d’une arme à feu réelle, ce qui peut dissuader un éventuel agresseur sans causer de blessures mortelles. Ces pistolets sont disponibles en différentes tailles et modèles, allant des revolvers aux pistolets semi-automatiques, imitant l’apparence et la mécanique des armes à feu traditionnelles.
Bien qu’il ne soit pas réservé aux spécialités de Jean-Claude Van Damme ou de Steven Seagal, le bâton de défense, souvent télescopique, est une arme qui nécessite l’utilisation de beaucoup de dextérité pour fonctionner.
Quelle que soit l’arme de défense que vous choisissez d’utiliser, assurez-vous d’être informé des exigences en matière de possession et de transport.
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