Dans la longue histoire du militaria, certains modèles d'armes sont devenus extrêmement populaires et appréciés. Le fusil semi-automatique en calibre 7,62 mm est un exemple notable, avec des modèles emblématiques tels que l'AK-47, le FN SCAR-H PR et le FAL.
Est-il encore nécessaire aujourd'hui de présenter la Kalachnikov AK-47 (peut être écrit AK47) ? Fusil d'assaut originaire du bloc Soviétique, il est devenu encore plus célèbre que son homologue américain, l'AR15. Comment est née cette arme ? Quelles ont été les différentes évolutions techniques au fil des décennies ? Pourquoi la Kalachnikov est aujourd'hui le fusil d'assaut le plus utilisé dans le monde ?
C'est en 1943 que l'Union soviétique met au point la 7.62 x39 mm pour un usage militaire. En s'inspirant de l'arme allemande, l'ingénieur en armement Alexey Sudayev conçoit le fusil d'assaut AS-44. Testé en 1944, il se révèle trop lourd pour être efficace en service. Ce revers de conception amène l'Armée rouge à suspendre temporairement son programme de recherche sur le fusil d'assaut.
Mikhaïl Timofeïevitch Kalashnikov vient au monde le 10 novembre 1919 à Kouria, en Sibérie. Enrôlé dans l'Armée Rouge en 1938, Kalashnikov va très rapidement montré ses capacité en mécanique. Grièvement blessé lors de la bataille de Briansk en 1941, il est contraint de suivre une longue convalescence en hôpital. C'est durant cette période qu'il va dessiner des modèles de pistolets et autres armes à feu, ayant constaté la supériorité technique de l'armement des soldats allemands. C'est au sein de cette entreprise que Mikaïl va concevoir un modèle d'arme d'une simplicité remarquable, qui sera finalement adopté par l'armée Soviétique, après de nombreux tests dans des conditions extrêmes.
Conçu d'après une étude de 1947, son fusil d'assaut est adopté en 1949 sous le nom de : AK-47 (Автомат Калашникова, « Avtomat Kalachnikova » modèle 1947).
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Malgré le succès incontestable du fusil d'assaut Kalashnikov AK-47, celui-ci entre en perpétuelle évolution pour corriger des défauts existants. C'est à partir de 1955 que de grosses modifications sont apportées à l'arme, principalement sur le corps du fusil et le système de récupération des gaz, ainsi que l'ajout d'une baïonnette. Tous ces changements vont conduire, en 1959, à une nouvelle version nommée AKM.
Adopté et fourni à l'armée Soviétique à partir de 1961, l'AKM va donner naissance à plusieurs versions, possédant chacune des spécificités comme le AKMS avec sa crosse pliable ou encore l'AKMSU, version compacte. L'amélioration principale des AKM est leur fabrication en tôle emboutie pour la carcasse et en contreplaqué de bouleau, pour la crosse, la poignée et le garde-main.
Dans la continuité des évolutions du fusil d'assaut Kalashnikov, les ingénieurs de chez Izmash vont se pencher sur le remplacement de la RPD (Routchnoï Poulemiot Diegtiariova) mitrailleuse légère en service dans l'armée Soviétique. C'est ainsi qu'au début des années 1960 entre est mis en service la Kalashnikov RPK, basée sur la conception de l'AKM. D'une composition plus lourde, le modèle RPK est équipé d'un bipied pliable, d'un canon plus long et plus épais afin d'allonger la portée de tir mais également la durée de tir possible sans que l'arme ne chauffe.
Depuis le début de la conception des armes Kalashnikov, celle-ci s'élabore autour d'un élément majeur : la cartouche 7,62x39 mm.
La 7.62 x39 mm se démarque par une balle moins lourde, avec une charge de poudre moins puissante. En plus de cela, elle s'adapte très bien aux machines de rechargement semi-automatique et automatique. Ces munitions sont bien plus légères, ce qui limite leur portée de tir. Au-delà de 500 mètres, son énergie cinétique reste tout de même assez correcte. Alors que l'OTAN privilégie les cartouches de 5,45 x39 mm, la 7.62 x39 mm demeure la plus répandue.
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La 7.62 x39 mm est étonnamment plus courte que la 7.62 x51 mm de l'OTAN. En effet, elle tire une balle de grain 123 au lieu de l'habituel 165. Les munitions 7.62 x39 mm se retrouvent souvent dans les carabines SKS et les fusils d'assaut AK-47. La 7.62 x39 mm est ainsi synonyme de robustesse et de fiabilité.
Au fil des années, la 7.62 x39 mm a peu évolué. Cependant, elle a connu des progrès, dont les balles à noyau d'acier traité thermiquement. De nos jours, la 7.62 x39 mm est bien plus performante et subsonique qu'elle ne l'était en 1943. La cartouche propose désormais des modèles pour soft-points et full metal jackets. Les balles de grains pendent entre 122 et 150.
Grâce à sa petite charge de poudre, la 7.62 x39 mm provoque moins de recul durant le tir. Elle offre donc une bonne stabilité et un meilleur confort de tir. En matière de chasse, elle est capable de perforer de petites branches sans perdre en puissance.
La 7.62 x39 mm, également appelée cartouche soviétique, a connu de nombreuses variations. En 1943, le premier modèle comporte une balle blindée pesant 7,8 g. Cette munition se présente avec une pointe rouge et noire. D'une masse plus réduite, cette balle ne pèse que 6,5 g. Les balles à blanc sont destinées à s'entraîner au tir ainsi qu'au maintien de l'ordre.
Dans l'optique de pouvoir tirer une balle avec une haute vitesse initiale, une trajectoire plus tendue et permettre aux soldats d'emporter plus de munitions sur le terrains, un groupe d'ingénieurs soviétique va travailler à la conception d'une nouvelle munition : la 5,45x39 mm M1974.
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| Munition | Calibre | Longueur de l'étui |
|---|---|---|
| 7,62x54mmR | 7,62 mm | 54 mm |
| 7,62x51mm NATO | 7,62 mm | 51 mm |
| 7,62x39mm | 7,62 mm | 39 mm |
| 5,56x45mm NATO | 5,56 mm | 45 mm |
| 5,45x39mm | 5,45 mm | 39 mm |
Conservant la même longueur d'étui que la 7,62x39mm, la 5,45x39mm monte une ogive de calibre 5,6mm d'un poids de 3,43g. Suivant le même principe que la cartouche de l'OTAN 5,56x45mm, la cartouche 5,45x39mm va cependant se révéler plus efficace en terme de pénétration grâce à son ogive propulsé à haute vitesse, ce qui lui permet de perforer les gilets pare-balles.
Et c'est justement cette nouvelle munition qui va amener à la fabrication d'un nouveau fusil d'assaut Kalashnikov au début des années 1970 : l'AK74. Aujourd'hui, les deux munitions sont encore largement fabriqués en URSS.
Mikhaïl Kalashnikov, souvent décrit comme un patriote dévoué à son pays, a légué au monde l'une des armes les plus emblématiques de l'histoire, l'AK-47. Dans son esprit, cet engin de guerre était conçu pour défendre la mère patrie contre toute menace extérieure. Cependant, au fil des années, il a été confronté à une réalité troublante : son invention, au lieu de rester un instrument de défense nationale, est devenue un symbole de conflit et de violence à l'échelle mondiale.
La diffusion massive de l'AKM dans les conflits régionaux et son utilisation par des groupes terroristes ont profondément attristé Kalashnikov, qui a exprimé à plusieurs reprises son regret quant à la manière dont son génie technologique avait été détourné de son intention originelle.
De nombreuses armureries proposent une gamme variée de cartouches au calibre 7.62x39 mm, disponibles en boîtes de 20 à 1 000 munitions. Chez Armurerie Lavaux, vous trouverez une sélection rigoureuse de cartouches 7,62x39, disponibles en différentes marques et types de projectiles.
Les chirurgiens marseillais qui opèrent régulièrement des victimes touchées par des balles d'AK-47, connaissent bien les dégâts provoqués par cette arme, et bien souvent irréversibles. La balle de 7,62 mm, très puissante et lourde (9,8 grammes), possède une grosse force d'impact. La gravité de la blessure est due au fait que la même balle pouvait toucher plusieurs organes. C'est une balle "full metal jacket" (entièrement métallique) qui cause des lésions profondes et d'importantes hémorragies.
Autre effet de la puissance et de la portée d'une balle de kalachnikov, l'augmentation du nombre des victimes collatérales. Un autre "avantage" de cette arme, c'est le faible coût de ses munitions : 30 centimes la cartouche achetée avec un port d'arme adéquat. C'est l'arme idéale : petite, robuste, simple, pas chère, polyvalente .
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Le FN SCAR‑H PR (Precision Rifle), fabriqué par l'entreprise belge FN Herstal, c'est est une version spécialisée du fusil d’assaut FN SCAR‑H, conçue pour les missions de tir de précision à moyenne et longue portée. Chambré en 7,62x51 mm NATO, ce fusil est destiné aux tireurs d’élite de groupe ou designated marksmen dans les forces armées modernes. Il conserve la modularité et l’ergonomie de la plateforme SCAR tout en intégrant des améliorations essentielles pour la précision.
Ce modèle a été retenu par l’Armée française sous l’appellation FPSA (Fusil de Précision Semi-Automatique) pour remplacer le FR-F2. Le FN SCAR‑H PR répond au besoin croissant d’un fusil polyvalent, capable de fonctionner en toutes circonstances : combat urbain, tir d'appui en zone ouverte, missions OPEX.
Les utilisateurs apprécient particulièrement sa réactivité en semi-automatique et sa stabilité lors du tir, même en rafales courtes. Il permet d’assurer un appui feu précis sans sacrifier la réactivité, tout en offrant une modularité idéale pour l'intégration de capteurs, calculateurs balistiques ou modules de communication avancés.
Ce fusil s’intègre aussi parfaitement dans les unités disposant de pantalons militaires renforcés pour terrains accidentés, de vestes militaires camouflées pour la discrétion ou encore de rangers robustes adaptées à tout type de sol. Le FN SCAR‑H PR n’est pas juste une arme : c’est un élément central du soldat moderne.
Le FN SCAR‑H PR est-il utilisé en combat réel ?
Oui, il est utilisé par plusieurs forces armées, dont l’Armée française qui l’a adopté pour ses tireurs d’élite. Il est conçu pour offrir précision, fiabilité et polyvalence sur le terrain.
Quelle est la différence entre FN SCAR‑H et FN SCAR‑H PR ?
Le FN SCAR‑H est une arme d’assaut standard. Le SCAR‑H PR est optimisé pour la précision avec un canon plus lourd, une détente match et une crosse réglable.
Le FAL comporte un ensemble « canon + boîtier de culasse » articulé sur une sous-garde comprenant le départ et la crosse, fixe ou pliante. Pour simplifier la production, tous les FAL militaires ou civils provenant de la FN - Fabrique Nationale (Belgique) comportent la même sous-garde marquée des lettres « S » pour « Sécurité », « R » pour « Répétition » (tir semi-auto) et « A » pour « Automatique » (tir « full auto ») sur le flanc gauche ou respectivement « S », « E » et « D » pour les variantes allemande et autrichienne.
Sur les exemplaires produits par la FN, le cache-flamme peut être de type T-48 (long et fin) ou de type M3 (court, de diamètre 22 mm normalisé OTAN). Certaines versions comportent un cache-flamme amovible, voire en sont dépourvues. La longueur de canon standard est de 53 cm.
Le départ du FAL est mécaniquement proche de celui de la carabine US-M1 en mode semi-automatique, donc avec une gâchette « arrière » couplée à la détente par un axe commun. Il s’y ajoute une gâchette « avant », qui interagit avec le transporteur de culasse.
En résumé : si un seul de ces éléments est absent (gâchette « avant ») ou n‘est pas conforme aux versions militaires (sélecteur), l’arme ne peut pas tirer en rafale.
La documentation d’origine FN (notices & publicités) varie quand la dénomination utilisée pour les nombreuses variantes de FAL, surtout à partir de la fin des années 1970. NB : les modèles avec canon lourd, dits « FALO », sont mécaniquement identiques au FAL standard. La plupart des FALO sont sortis d’usine avec la possibilité de tirer en rafale, mais il a aussi existé des versions civiles ne tirant qu’en mode semi-automatique, dénomées « 50.41 » et « 50.42 ».
La transformation en cat. C doit être supérieure à 45 cm et la longueur totale de l’arme, crosse repliée le cas échéant, doit être supérieure à 60 cm.
NB : les FAL construits directement en semi-auto et modifiés en cat. C, ne sont pas concernés par les surclassements précités. Le RGA mentionne un surclassement en cat. B2e du FAL L1A1 construit d’origine uniquement en semi-auto (réf. AD 504). Moralité : en cas de tentative de confiscation par l’Etat, il faudra que les détenteurs de ces modèles, construits neufs en semi-auto, trouvent ailleurs que chez le fabricant les éléments de leur défense.
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