Les munitions à blanc calibre 6mm Flobert occupent une place historique dans l’univers des armes d’alarme et de défense. Utilisées depuis de nombreuses décennies, elles se distinguent par leur format compact et leur capacité à produire une détonation réaliste, parfaitement adaptée aux revolvers d’alarme.
Leur puissance sonore, bien que contenue, reste suffisamment dissuasive pour répondre aux besoins de protection et de simulation. Le calibre 6mm Flobert tire son nom de l’inventeur français Louis-Nicolas Flobert, qui a marqué l’histoire de l’armurerie au XIXe siècle.
Initialement développé pour le tir de loisir et l’entraînement, ce calibre a ensuite été décliné en versions à blanc afin de répondre aux besoins croissants en matière de défense non létale et d’armes d’alarme. Cette longue tradition en fait un calibre emblématique, reconnu pour sa polyvalence et son accessibilité.
Les grandes marques de cartouches à blancs 6mm Flobert ont su préserver cet héritage tout en modernisant leurs procédés de fabrication. Leur savoir-faire repose sur une rigueur de production et une recherche constante de fiabilité. Ces fabricants offrent aujourd’hui des munitions qui allient respect de la tradition et adaptation aux standards actuels de qualité et de sécurité.
Les modèles phares de cette catégorie séduisent par leur compatibilité avec de nombreux revolvers d’alarme, leur fiabilité d’allumage et leur réalisme sonore. Simples à utiliser, elles représentent une solution pratique pour ceux qui recherchent un calibre historique et efficace pour leurs besoins de défense ou de simulation.
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En choisissant des munitions à blancs cal.6mm Flobert, vous optez pour un calibre emblématique, chargé d’histoire, et bénéficiant d’une réputation solide en matière de fiabilité et de performance. Ces cartouches constituent un choix sûr et authentique pour tous les amateurs et utilisateurs d’armes de défense.
La carabine 9 mm Flobert à percussion annulaire est un modèle répandu pour la destruction des nuisibles à courte distance et le tir d'initiation. Bien qu'interdite à la chasse, elle conserve de nombreux adeptes pour son efficacité contre les rongeurs.
La carabine 9 mm Flobert et la carabine 12 mm (calibre 410) sont des modèles populaires pour la lutte contre les nuisibles et la chasse au petit gibier. Le calibre 410 est utilisé pour la chasse du petit gibier jusqu'à 35 mètres. Avec une charge de plomb pouvant atteindre 21 g en chambrée 76 mm et des canons souvent très chokés, cette carabine de jardin en calibre 410 peut tirer divers gibiers (perdrix, faisan, lapin, lièvre) et même le renard et le chevreuil avec des balles.
La carabine 9 mm Flobert est interdite à la chasse en raison de sa percussion annulaire. Les carabines de jardin sont autorisées à la chasse en calibre 410 et 14 mm pour le petit et le grand gibier (chevreuil avec le calibre 410 avec balles).
Arme de catégorie C, soumise à déclaration, pièce d'identité en cours de validité, permis de chasser ou licence de tir sportif en cours de validité obligatoire.
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Un peu de gratitude quand même… Pour ce bon Louis Nicolas Auguste FLOBERT, armurier parisien à qui nous devons le brevet daté de 1849 pour :
Nous lui devons donc globalement le tir « moderne » tel que nous le pratiquons aujourd’hui !! Un pistolet de salon (ou de jardin, c’est plus prudent !), une cartouche métallique à percussion annulaire, de quoi recharger… Ça ne vous dit rien bande d’ingrats ?
Le tir devient réellement un loisir, simple d’emploi, etc. Succès mondial! Pompé par tout le monde! Le 22-100 ou 22 court , c'est après VIVE LUI! Une pensée émue pour lui quand vous voyez au stand le sol jonché de douilles de 22lr
Notons que ce brave homme avait ses entrées auprès de Napoléon III et de la commission d'armement.
Voici un petit listing des calibres à percussion annulaire les plus couramment employés dans des armes à canon rayé. Un peu d'histoire avec quelques dates:
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Parfois, nos pas nous mènent devant d’anciens lieux dont la mémoire s’est perdue. En marchant dans les rues de Paris, nous passons devant des devantures sans penser à ce qu’elles furent autrefois. Pourtant, Paris fut, indéniablement, une capitale armurière avec ses grands noms : Lepage, Lefaucheux, Vidier, Modé, Flobert, Devisme, Houllier-Blanchard, Léopold Bernard, Gastinne-Renette et tant d’autres…
De nos jours, plus aucune arme de fabrication récente ne porte le poinçon de Paris. Cet article ne donne qu’un aperçu des commerces d’armes qui existèrent à Paris, tellement ils furent nombreux. Vers 1900, il existait plus de 120 de commerces dans le secteur de l’armurerie dans Paris intra-muros.
Au 8 rue de Richelieu, dans le premier arrondissement, se tenait la boutique de Fauré Le Page, célèbre armurier parisien connu, notamment, pour avoir distribué des armes à la foule pendant la révolution de 1830. Le magasin a changé plusieurs fois d’adresse : d’abord rue Baillif (actuellement rue des Bons Enfants), ensuite rue de Richelieu et maintenant 21 rue Cambon. Pendant une période, il a porté l’enseigne Saillard. De nos jours, Fauré Le Page n’exerce plus dans l’armurerie, pour se consacrer exclusivement à la maroquinerie.
Au 39 avenue Franklin Roosevelt, dans le 8e arrondissement, l’armurerie Gastinne-Renette était connue pour son club de tir, ses pistolets de duel et sa réputation de luxe. Fondée en 1812, reprise en 1989 par le maroquinier Guené, elle ferma ses portes en 2002. L’histoire de cette armurerie commence en réalité pendant la Révolution Française, sous la Terreur. En 1793, M. Renette avait contracté un prêt pour s’établir rue de Popincourt. M. Renette s’installera aux Champs-Elysées en 1812, lors de son association avec M. Gastinne, militaire réformé consécutivement à de nombreuses blessures de guerre lors des campagnes napoléoniennes. Cette maison traversera ensuite les décennies malgré les grandes crises de l’histoire : révolution de 1830, de 1848, guerre de 1870, la Commune en 1871, puis la première et la deuxième guerre mondiale et enfin mai 1968. Aussi, la nouvelle de sa fermeture en 2002 fut comme un coup de tonnerre.
Au 5 avenue de la Grande Armée, dans le 16e arrondissement, le magasin de Callens & Modé était placé dans la contre-allée. Il avait ouvert ses portes en 1956 pour fermer au début des années 1990.
Au 91 avenue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, se situait la maison Modé-Pirlet. Cette armurerie était installée dans un hôtel construit par Cartault pour le financier Pierre Crozat. En 1913, Charles Modé avait racheté la société du célèbre fabricant Lefaucheux, puis Pirlet en 1924. C’était donc une maison très réputée. Cette armurerie s’est appelée Modé-Pirlet à partir de 1933.
Au 24 rue du faubourg Saint-Honoré dans le 8e arrondissement, non loin du palais de l’Elysée, se situait l’armurerie Pirlet. Dans les années 1900, M. Pirlet employait, à cette adresse, une dizaine d’artisans pour réaliser la fabrication de fusils qui étaient alors très réputés.
Au 36 boulevard des Italiens dans le 9e arrondissement, Devisme, armurier et inventeur, proposait ses pistolets, carabines et fusils dans les années 1850. Fabricant réputé, il avait même proposé certains de ses modèles à l’armée. Dans les journaux de l’époque, les carabines de Devisme trouvaient une place dans l’imaginaire collectif pour aller chasser le lion, aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui.
Au 12 boulevard Saint-Michel dans le 6e arrondissement, l’armurerie Flobert avait ouvert ses portes en 1889. Ce fut également Flobert qui déposa le brevet de la cartouche à percussion annulaire dès 1849, ouvrant ainsi la voie aux munitions de calibre 22.
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