Le Glock est un pistolet de conception autrichienne, connu pour sa fiabilité et sa simplicité. L'une des caractéristiques qui le distingue des autres armes de poing est son absence de levier de sûreté externe traditionnel. Au lieu de cela, il utilise un système de détente particulier conçu par KSC, qui intègre plusieurs sûretés internes pour garantir une manipulation sûre.
Le Glock a été le premier pistolet à lancer la mode du polymère après qu'Heckler und Koch s'était essayé pour la première fois sur le VP70 sans le succès escompté en raison de sa grande fragilité. L'avantage de la carcasse en polymère selon Glock réside dans sa faculté à absorber les chocs au tir et à reprendre sa forme initiale, offrant ainsi un confort accru et un meilleur contrôle de la visée. Cette propriété mécanique sur l’élasticité de ce matériau était révolutionnaire pour l'époque.
Le poids de la détente reste constant du début jusqu'à la fin de sa course mais possède toutes les sûretés nécessaires pour garantir une arme de défense sûre et prête à l'emploi, idéale pour la formation au tir comme pour les professionnels de la sécurité. Celui-ci a conçu une platine dont le fonctionnement de la détente est très particulière se passant ainsi des leviers de sûretés extérieurs comme c'est le cas des autres armes de poings.
Ca a même fini par alimenter un fantasme auprès des scénaristes de films ou de séries télévisées en faisant passer le Glock pour une arme indétectable au rayon-X. Du grand n'importe quoi ! On en a même fait une interprétation totalement erronée dans le film 58 minutes pour vivre (Die Hard 2 en version originale) où l'inspecteur Bruce John McLane Willys disait dans la version française que c'était fait en porcelaine (de Limoges ?) ! Aaaah le pauvre dialoguiste !
Autre avantage du Glock, son chargeur. Quand les autres fabricants proposent en moyenne 15 cartouches de 9mm Parabellum, on en trouve 17 pour le modèle autrichien. Il est même possible d'avoir un chargeur à 19 cartouches grâce à une modification portée sur la forme du talon du chargeur. Mais depuis la sortie du Glock 18 et 18C, on trouve également des chargeurs de 31 et 33 cartouches conçus spécialement.
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Les Glock 18 et 18C permettent de démontrer tout le savoir-faire du fabricant autrichien à travers ce modèle de dimensions identiques au Glock 17 et capable d'encaisser les efforts soutenus du tir en rafale automatique.
D'ailleurs ladite glissière du Glock 18C est plus légère que celle du Glock 17 en raison de ses fraisages dans le but de réduire l'inertie. Et ce, malgré la présence d'une glissière ajourée pour laisser les évents du canon dissiper les gaz. Mais l'intérêt d'une telle arme reste limité car s'agissant d'un pistolet mitrailleur, il n'y a pas de poignée verticale à l'avant comme sur le Beretta 93R, le CZ75 Automatic -et en cherchant un peu plus loin, le pistolet suisse MTE 224V-, Glock préconise alors de l'utiliser en position Weaver Stance avec les deux mains.
Par ailleurs, Glock ne propose même pas de crosse d'épaulement pour ce modèle, et là encore la concurrence fait mieux. On peut le voir sur le Beretta 93R et par extension les Ingram Mac 10/11, le CZ Skorpion, le Steyr TMP, etc... La seule solution passe par des fabricants indépendants comme Fabarn ou plus difficile à trouver, Steyr dont sa crosse d'épaulement reste mieux fichue que celle de Fabarn avec ses deux points d’ancrage dans la carcasse du Glock et la possibilité de monter une aide à la visée pilepoil derrière la glissière, tout en permettant de loger deux chargeurs supplémentaires dans la crosse. A cela, nous pourrons rajouter une poignée verticale repliable FAB Defense sur les nouvelles carcasses Glock intégrant un rail pour combler ces manques.
Petit aparté, le Glock 18C est devenu l’arme par défaut des terroristes dans le jeu Counter Strike Condition Zero et Counter Strike Source. Malgré sa faible puissance balistique et sa précision archi-nulle, il peut faire des dégâts à courte distance en autorisant une cadence de tir rapide en semi-automatique et en rafale contrôlée si on vise au bon endroit.
Pour notre réplique d'airsoft dont je vais traiter ici, il faut se rappeler qu'il s'agit-là d'une nouvelle version du Glock 18C proposée par le japonais KSC. En effet, la précédente livrée était équipée d'une glissière en ABS, mais les divers possesseurs de cette réplique ont fini par changer systématiquement cette pièce par son homologue en métal pour améliorer son endurance.
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L'autre solution était carrément de s'offrir pour quelques Euros de plus la version customisée d'office par certains sites de vente en ligne avec des pièces renforcées. KSC n'a pas pour habitude de proposer cette alternative sur ses produits, il s'agit donc d'une petite révolution, sans doute pour palier à ce problème de fragilité de la glissière.
Que ce soit la version Real Steel ou bien de la réplique d'airsoft, nous avons ici le plus petit pistolet-mitrailleur du marché, et ce même si KSC propose également le Glock 23 et 26 en version PM, chose inexistante chez Glock dans la réalité. Pour rappel, KSC et KWA c'est pareil.
Toutes les répliques sont fabriquées à Taïwan, seuls les KSC reçoivent les marquages mais les versions japonaises disposent d’une finition accrue et un contrôle qualité plus poussé. KWA propose en général des répliques sans marquages pour des questions de licences dans certains pays occidentaux. Cependant, certains membres du forum rétorqueront le contraire, probablement dû à une erreur lors du packaging de la réplique.
Le G18C de chez KSC est proposée avec le strict nécessaire, la clé de réglage du Hop-up, l'outil de remplissage du chargeur, une petite clé Allen et les billes de 0,20 gr soit le poids standard pour un GBB. La réplique est fournie avec le chargeur standard de 23 billes + 1 bille pré-chambrée.
Le must provient de la notice destinée au G.....17 mais dans laquelle un feuillet complémentaire a été rajouté sur le fonctionnement du G18C, le tout écrit entièrement dans une langue accessible à tous, autrement dit en japonais.
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La réplique est assez jolie, les proportions semblent bien respectées et les marquages bien présents. Reste à vérifier si ça rentre dans les étuis rigides en polymère, le Glock 17 de Marui n’étant pas aux bonnes côtes pour info.
La carcasse en plastique ABS possède un grain de surface très agréable au toucher, et le plan de joint lors du moulage est visible mais pas de façon trop grossière. KSC a d'ailleurs reproduit le design de la carcasse actuelle dont la différence porte essentiellement sur le rail inférieur de 20 mm pour y monter des accessoires et par sa poignée intégrant une forme très ergonomique et assez agréable au toucher. Du coup, plus besoin d’acheter une poignée Hogue comme sur la génération précédente de cette même carcasse.
La glissière et le canon externe sont en métal, comme pour les pièces internes de la réplique. La peinture noire offre une bonne résistance aux rayures mais a fini par s'écailler à la jonction entre le canon externe et la fenêtre d'éjection des douilles.
Voici les marquages présents sur la réplique :
En tout cas, glissière métal et carcasse en plastique, c'est conforme au modèle réel si on ne tient pas compte de la nature des matériaux.
On va commencer par le sélecteur de tir, une molette permet de passer du tir semi-automatique à la rafale continue. Pour cela, il faut retenir la glissière en arrière en la bloquant avec l'arrêtoir de culasse ou alors il faut armer la réplique pour manipuler le sélecteur à volonté. Cependant cette molette possède un point dur mais avec l’habitude, on s’y fait facilement.
Certaines personnes arguent qu'en plaçant le sélecteur au milieu, cela fait office de cran de sûreté. C'est faux car le Glock a été conçu pour se passer totalement de levier de sûreté extérieur, y compris sur le 18 et 18C. En prime, cela aurait comme conséquence de détériorer le sélecteur de tir à la longue. A vérifier bien que je ne m’y risquerai pas.
Pour le reste, KSC a bien reproduit le fonctionnement de la platine du Glock là où Marui a préféré le faire à sa manière sur son modèle 17.
La visée mécanique reste classique mais efficace. La (nouvelle ?) hausse dispose de chanfreins sur les côtés pour ne pas accrocher soulignée par un U peint en blanc, quant au guidon on retrouve un point blanc offrant ainsi une prise de visée assez rapide. Ces éléments sont fixes, donc aucune possibilité de régler en site ou en azimut, mais c’est de toute façon inutile sur une réplique de pistolet-mitrailleur à la précision quasi-aléatoire.
La prise en main est un régal. Pour avoir eu un certain nombre de GBB dans les mains, je dois dire que les Glock de chez KSC/KWA m'ont bien plu. La poignée est bien ergonomique, son angle d’inclinaison par rapport à l’axe du canon est assez prononcé, le grain de surface sur la carcasse est d’une bonne rugosité, la glissière n'est pas très haute non plus par rapport au H&K USP, cela donne une réplique assez bien conçue.
Petit bémol cependant sur le bouton d’éjection du chargeur un poil trop proéminent. Pour ma part, j’aurais préféré que Glock ait prévu une forme dans le moulage de leur carcasse de façon à protéger ce bouton d’éjection.
Première chose, on retire le chargeur, placer le sélecteur de tir au milieu, abaisser la pièce de démontage située au-dessus de la gâchette, armer la glissière et pousser le tout vers l'avant.
Les chargeurs sont évidemment interchangeables mais pas les glissières avec leurs mécanismes respectifs. De cette façon, impossible de se mélanger les pinceaux.
Sur une réplique à gaz pouvant tirer en rafale automatique, il est très important de faire attention à l’entretien des joints de vos chargeurs car ils sont soumis à des contraintes terribles. Ils doivent supporter la chute brutale de température lorsque vous pressez sur la gâchette et libérez le gaz. De la graisse au Téflon appliquée régulièrement sur les joints résoudra ce problème.
Les tests ont été effectués avec du gaz Ultra-Air associé au chargeur de 49 billes correspondant au modèle à 31 coups en RS (vous me suivez ?). A ce titre, il y a eu deux tests d’effectuer. Le premier s’étant déroulé vers la fin du mois de Janvier 2009 où les températures dépassaient rarement les 0°C, autant vous dire que ce n’était pas très réussi sur le plan du kick devenu très mou et de la consommation de gaz trop importante. Le second test a été quant à lui réalisé vers la fin du mois de Février où les conditions atmosphériques se sont réchauffées peu à peu avec une température se situant entre 5 et 8°C , et c’est tout ce que je demandais pour tirer profit de mon G18C.
Là, on ressent la différence de comportement sur cette réplique, c’est plus rassurant. Le kick est plus fort, et la consommation du gaz devient enfin plus raisonnable. Le tir à bras franc en rafale automatique vous réserve de bonnes sensations avec une précision de tir aléatoire comme on devait s’y attendre. Pas étonnant lorsque l’on utilise le chargeur de 49 billes, le poids s’en trouve déplacer vers l’arrière du GBB entraînant ainsi un déséquilibre important. En l’absence de poignée verticale à l’avant, il devient difficile d’assurer un tir convenable mais là n’est pas le but recherché du G18C.
Pour retrouver un semblant de précision, il reste la position du tir à deux mains soit en Weaver Stance avec le bras fort tendu, soit en plaçant sa réplique au niveau de son bassin les deux bras repliés de façon quasi-symétrique en visant à l’instinct.
Il est conseillé de s’entraîner à tirer au G18C avec 3 billes dans le chargeur puis progressivement 5 billes, 10 billes puis 15 billes afin d’apprendre à tirer par courte rafale et connaître le comportement de cette réplique. En effet, il est trop tentant de vouloir vider un chargeur de 49 billes d’un seul coup comme un bourrin mais comme je l’ai expliqué, c’est très néfaste pour les joints des chargeurs.
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