Plongez dans l’univers de la chasse et du gibier en France à travers ce guide complet. Découvrez le plan de chasse des espèces, explorez les différents modes de chasse et familiarisez-vous avec la notion de gibier.
Le plan de chasse en France constitue un dispositif réglementaire fondamental pour la gestion durable des populations de gibier. Au niveau départemental, le préfet détient la compétence exclusive pour établir et valider les plans de chasse. Cette autorité administrative s’appuie sur les données collectées par les fédérations départementales des chasseurs pour déterminer les quotas de prélèvement.
Les espèces soumises au plan de chasse comprennent principalement le grand gibier : cerf, chevreuil, sanglier, daim, mouflon, chamois et isard. La procédure d’obtention suit un calendrier strict : les demandes sont déposées auprès de la fédération départementale, qui évalue les besoins en fonction des bilans de la saison précédente et des dégâts constatés. Le préfet, après consultation de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage, arrête définitivement les attributions.
La France reconnaît officiellement plusieurs modes de chasse, chacun régi par des règles précises et des traditions séculaires.
Le concept de gibier, désignant les animaux sauvages chassés pour la consommation ou le sport, possède une longue histoire qui s’est considérablement enrichie au fil des siècles. La classification traditionnelle distingue historiquement le gros gibier des petits animaux, avec des catégories comme la « gent ailée aquatique », la « gent poilue » ou encore la « gent palmée ». Aujourd’hui, la définition légale européenne établit des distinctions précises entre le gibier sauvage et le gibier d’élevage.
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Le gibier sauvage comprend les ongulés sauvages, les autres mammifères terrestres chassés pour la consommation humaine, ainsi que les oiseaux sauvages vivant en liberté. Le gibier d’élevage, quant à lui, regroupe les oiseaux d’élevage et les mammifères terrestres élevés spécifiquement à des fins cynégétiques ou alimentaires.
En France, l’état des populations de gibier révèle des tendances contrastées qui nécessitent une gestion adaptée selon les espèces. Tandis que le petit gibier traditionnel comme les faisans et perdreaux connaît un déclin marqué, obligeant certaines associations de chasse locales à procéder à des lâchers pour maintenir l’activité cynégétique, le grand gibier affiche une croissance démographique préoccupante.
Face à cette situation, la régulation s’organise autour des plans de chasse départementaux, dispositifs obligatoires depuis 1978 qui fixent des quotas de prélèvement par territoire et par espèce. Ces outils de gestion permettent d’équilibrer les populations en attribuant des bracelets nominatifs aux chasseurs, garantissant une traçabilité complète des prélèvements.
Les enjeux de conservation en France dépassent la simple régulation numérique. Il s’agit de préserver les équilibres écologiques tout en maintenant les traditions cynégétiques locales.
La consommation de gibier présente des défis sanitaires particuliers qui nécessitent une vigilance accrue par rapport à la viande d’élevage conventionnelle. Les risques principaux concernent la transmission de maladies zoonotiques et la contamination par des agents pathogènes spécifiques à la faune sauvage. La trichinose, présente chez le sanglier, constitue l’un des dangers les plus documentés, nécessitant un contrôle systématique avant consommation. Cependant, le gibier offre des bénéfices nutritionnels remarquables qui compensent ces contraintes sanitaires. Cette viande naturellement maigre présente une teneur élevée en protéines de haute qualité et une faible concentration en graisses saturées.
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Les bonnes pratiques culinaires demeurent déterminantes pour minimiser les risques liés à l’alimentation à base de gibier. Le respect de la chaîne du froid dès l’abattage, une cuisson à coeur suffisante et l’éviction des viscères lors de la préparation constituent les fondements d’une consommation sécurisée.
La chasse moderne se trouve au centre des débats contemporains, ses conséquences se révèlent complexes et touchent autant les écosystèmes que le tissu social des territoires. Sur le plan écologique, la pratique cynégétique agit comme un régulateur des populations d’espèces sauvages, particulièrement pour le grand gibier dont les effectifs augmentent régulièrement. Les sangliers et chevreuils, en l’absence de prédateurs naturels, prolifèrent et causent des dégâts considérables aux cultures agricoles. Cependant, cette régulation s’accompagne de préoccupations concernant la biodiversité. La diminution du petit gibier sauvage pousse certaines associations à procéder au lâcher d’animaux d’élevage comme les faisans et perdreaux, modifiant la composition génétique des populations naturelles.
Dans les communautés rurales, la chasse demeure un marqueur culturel fort qui structure la vie sociale locale. Elle favorise les liens intergénérationnels et maintient des traditions séculaires dans un monde en mutation rapide. Néanmoins, la baisse continue du nombre de chasseurs fragilise cet équilibre social. Les associations de chasse voient leurs effectifs diminuer, compromettant leur capacité à assurer leurs missions d’entretien des territoires et de gestion cynégétique.
Un élevage d'animaux d'espèces non domestiques constitue un établissement d'élevage d'animaux d'espèces non domestiques soumis aux articles L. 413-2 et L. Un élevage d'animaux d'espèces non domestiques ne présentant pas les caractéristiques définies à l'article 1er du présent arrêté constitue un élevage d'agrément au sens du présent arrêté. Dans un élevage d'agrément tel que défini à l'article 2 du présent arrêté, la détention d'animaux appartenant aux espèces ou groupes d'espèces non domestiques inscrits à l'annexe 1 du présent arrêté est soumise à autorisation préfectorale préalable en application de l'article L.
Ne peuvent être autorisés au titre de la catégorie a les établissements détenant des animaux d'espèces interfécondes ou de variétés différentes d'une même espèce ou des animaux issus de leurs croisements. Toutefois, les ministres chargés de la chasse et de l'agriculture peuvent autoriser la détention d'animaux issus de tels croisements, d'espèces ou de variétés qu'ils déterminent, lorsque leur introduction dans la nature ne présente aucun risque pour la préservation des espèces animales et de leurs variétés, ainsi que pour le maintien des équilibres biologiques auxquels ils participent.
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Tout animal détenu dans un établissement doit être muni, dès son arrivée dans l'établissement ou le plus tôt possible après sa naissance, d'une marque inamovible permettant d'identifier sa provenance. Des arrêtés des ministres chargés de la chasse et de l'agriculture fixent les conditions dans lesquelles est effectué ce marquage.
Toute cession d'un établissement autorisé donne lieu de la part du bénéficiaire de la cession, dans le mois qui suit sa prise en charge de l'établissement, à déclaration au préfet dans les formes prévues aux articles R. 213-33 et R. 213-34. Toute cessation d'activité d'un établissement est déclarée au préfet, au plus tard dans le mois qui suit.
Voici les procédés de marquage des mammifères des espèces inscrites à l'annexe 1 de l'arrêté fixant les règles générales de fonctionnement des installations d'élevage d'agrément d'animaux d'espèces non domestiques :
Les mammifères sont marqués :
par un tatouage faisant figurer :
Les mammifères sont marqués :
par mise en place d'une boucle auriculaire faisant figurer :
Les mammifères sont marqués par implantation sous-cutanée ou intramusculaire d'un microcylindre de verre contenant un transpondeur à radiofréquences.
L'implantation doit être effectuée au niveau du tiers postérieur de l'encolure du côté gauche ou, chez les petites espèces, en position interscapulaires. Avant l'implantation, la présence d'un éventuel transpondeur déjà implanté doit être recherchée. Le transpondeur destiné à être implanté doit être lu. Après l'implantation, la lisibilité du transpondeur injecté doit être contrôlée.
Le transpondeur à radiofréquences utilisé doit être conforme à la norme ISO 11784, répondant en transmettant son code à l'activation d'un émetteur-récepteur ou lecteur, appareil portable électronique permettant d'afficher le code d'identification contenu dans le transpondeur et de lire ce code à distance, conforme à la norme ISO 11785 d'identification des animaux par radiofréquences.
Les animaux ne peuvent être marqués qu'à l'aide de transpondeurs conformes à la norme ISO 11784 et dont la structure du code, exploitable en lecture uniquement, doit répondre aux caractéristiques suivantes :
Pour les animaux marqués à l'aide d'un transpondeur à radiofréquences préalablement à la publication du présent arrêté, leur identification est prise en compte si le transpondeur est lisible par un lecteur conforme à la norme ISO 11785 et aux prescriptions ci-dessus.
Voici les procédés de marquage des oiseaux des espèces inscrites à l'annexe 1 de l'arrêté fixant les règles générales de fonctionnement des installations d'élevage d'agrément d'animaux d'espèces non domestiques.
Les oiseaux sont marqués sur le tarsométatarse ou le tibiotarse par mise en place d'une bague en forme d'anneau fermé de section aplatie, sans aucune rupture ou joint. La conception, le matériau et la technique d'impression des caractères propres à ces bagues doivent garantir leur résistance à l'usure et assurer la permanence des inscriptions qui y sont portées, compte tenu de la longévité, du mode et du milieu de vie des oiseaux qui en sont munis. Le diamètre, la hauteur et l'épaisseur de la bague sont fixés en fonction de l'espèce ou du groupe d'espèces d'oiseaux auxquels la bague est destinée.
La satisfaction de ces exigences doit être certifiée par un tiers expert après la réalisation de tests de laboratoire.
La bague est conçue selon le déroulé ci-après.
Les oiseaux sont marqués sur le tarsométatarse ou le tibiotarse par mise en place d'une bague ouverte composée d'une seule ou de deux pièces. La conception, le matériau et la technique d'impression des caractères propres à ces bagues interdisent leur réouverture et leur réutilisation et doivent garantir leur résistance à l'usure et assurer la permanence des inscriptions qui y sont portées compte tenu de la longévité, du mode et du milieu de vie des oiseaux qui en sont munis et dans le cadre d'une utilisation normale.
La satisfaction de ces exigences doit être certifiée par un tiers expert après la réalisation de tests de laboratoire.
La bague est conçue selon le déroulé ci-après.
Les oiseaux sont marqués par implantation sous-cutanée ou intramusculaire d'un microcylindre de verre contenant un transpondeur à radiofréquences.
L'implantation doit être effectuée au niveau des muscles pectoraux, du côté gauche. Toutefois, lorsqu'en raison des caractéristiques morphologiques de l'espèce, cette localisation n'est pas possible, l'implantation peut être effectuée en un autre emplacement qui doit être impérativement précisé sur la déclaration de marquage prévue à l'article 17 du présent arrêté.
Elles sont identiques à celles décrites ci-dessus pour les mammifères.
Pour les animaux marqués à l'aide d'un transpondeur à radiofréquences préalablement à la publication du présent arrêté, leur identification est prise en compte si le transpondeur est lisible par un lecteur conforme à la norme ISO 11785 et aux prescriptions définies au point 1 (C, b) de la présente annexe.
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