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Plonger dans l'univers foisonnant de Dragon Ball Z, c'est bien plus que suivre les aventures épiques de Goku, Vegeta et des Guerriers Z face à des menaces cosmiques. C'est aussi une passion qui se vit au quotidien, pour de nombreux fans à travers le monde.

En général, j'ai tendance à adapter mon dessin au scénario. Je ne supporte pas de faire deux fois de suite la même chose. J'aurais pu dessiner Dragon Ball à la manière de Docteur Slump, mais le dessin n'aurait pas collé à l'histoire.

L'évolution du style graphique de Dragon Ball

Au début de sa publication, l'histoire était comique, c'est pourquoi les lignes étaient rondes. Ensuite, avec le Tenkaichi Budôkai, la série a été davantage orientée côté combat, et ce de plus en plus ; alors l'accent devait être mis là-dessus.

Un trait arrondi ne convenait pas pour donner une impression de vitesse ou d'intensité. Dès qu'il réalisa cela, le trait rond devint plus anguleux, plus aiguisé. Quand c'est arrivé, j'ai demandé à maître Toriyama « Ces traits ne sont-ils pas un peu trop rigides, maintenant ?

Un exemple pratique : les combats dans Dragon Ball. Plus ils faisaient rage plus il fallait que mon trait devienne simple et anguleux pour être efficace. Et puis de toute façon, à la base, j'ai l'esprit tordu. Quand je reçois une lettre d'un lecteur qui m'explique que mon dessin est devenu trop anguleux et qu'il préférait mon ancien style, ça me pousse presque à en rajouter.

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Au niveau graphique, l’auteur a progressivement changé son style pour intégrer les lignes droites et les formes plus en pointe de l’anime afin de refléter la violence des combats. Il avait en effet remarqué que les dessinateurs de l’anime adoptaient un style plus anguleux.

L'importance du design dans Dragon Ball

Torishima : Toriyama venait de la filière du design donc il excellait dans cette sensibilité. Il maîtrisait l'équilibre entre le noir et le blanc. Il disait qu'il n'avait pas assez d'argent pour acheter des trames puisqu'il vivait à la campagne.

Comme il n'en utilisait pas, sa matière première est devenue le noir et blanc. C'est pourquoi il maîtrise aussi bien les zones noires que les zones blanches. Takeda : C'est vrai. Il disait que la composition et l'équilibre étaient bons, et que c'était la seule dont il était pleinement satisfait.

La couleur dans Dragon Ball

Torishima : Tout comme ce que je disais précédemment à propos de son trait, sa manière de peindre les couleurs aussi a changé. Kondô : Dr Slump était très luxuriant. Du paysage aux personnages, tout était plein de couleurs, mais avec Dragon Ball les décors étaient très sommaires et il y avait beaucoup de gris et de brun clair. De même pour ce que portait Gokû et les autres.

Torishima : Au cours de Dr Slump, il utilisait des marqueurs puis les a changés pour de l'encre couleur au milieu de l'histoire. Je lui ai alors dit « Eh bien, on dirait presque un mangaka professionnel » et il m'a dit « J'ai une femme, à présent. Je suis marié ».

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Takeda : C'est parce que sa femme était aussi mangaka.

Anecdotes de création

À propos des dessins, je demandais souvent à maître Toriyama pourquoi le paysage était relativement clairsemé, et il me disait que dessiner des choses comme des villes était trop pénible. Je lui avais également demandé pourquoi les cheveux de Gokuh devenaient blancs quand il se transformait en Super Saiya, et il m'avait répondu que c'était parce c'était trop fastidieux de noircir les cheveux.

Torishima : C'était la seule raison. (rires) Dans Dr Slump, les décors étaient constitués de montagnes rondes et de quelques arbres. Je lui avais demandé « Pourquoi ce paysage ?

Kondô : C'est surtout visible au premier coup d'oeil. Lorsque Gokuh se transformait en Super Saiya, si ses cheveux devenaient blancs, tout le monde pouvait deviner qu'il s'agissait d'une transformation. Avec Kame-Sennin, il avait "kame" d'écrit dans le dos.

Le Media Mix et Dragon Ball

Le processus concerne un récit qui est décliné sur d’autres supports : audiovisuels, vidéoludiques et ludiques. Ce dispositif donne une visibilité maximale au récit qui est matérialisé sur une multitude de supports à travers tous les réseaux de diffusion disponibles, la couverture médiatique assurant une captation de l’attention du public cible.

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La chronologie des médias étant optimisée pour que chaque secteur puisse bénéficier d’une rentabilisation idéale, il y a toujours un décalage entre le récit source (manga) et le récit cible (anime) diffusé environ deux mois plus tard.

Le media mix n’est donc pas un simple circuit d’adaptation multisectoriel mais surtout un réglage de lecture et de réception pour différents publics.

L'impact culturel de Dragon Ball

Comme le fait remarquer à juste titre Olivier Richard dans sa biographie de l’auteur, « plus qu’être un bestseller du neuvième art, Dragon Ball relève de la même catégorie que Star Wars: celle des phénomènes culturels« .

En effet, outre son succès incroyable sur papier, Dragon Ball continue encore et toujours à faire prospérer son univers à travers divers jeux vidéos, films, adaptations animées, cartes, campagnes de publicité et rééditions de bandes dessinées.

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