Le manga et sa série animée Dragon Ball (Z), même si elle est terminée depuis maintenant 15 ans, continue aujourd’hui encore de générer une multitude de jeux sur toutes les consoles.
On a pu voir récemment à la fois de la baston sur consoles HD, de la plateforme-aventure sur Wii, et du rpg et de l’aventure sur DS... Mais il est une époque où les jeux se faisaient plus rares. Ils n’étaient pas forcément meilleurs, mais ils cristallisaient toutes les attentes des joueurs qui suivaient en direct à la télé les aventures de leurs héros préférés.
C’est ainsi qu’il y eu une période "bénie" en Europe où les jeux commencèrent à être importés rapidement du Japon... Seul un épisode de la saga Dragon Ball était apparu sur NES en Europe. Licence oblige, il fit un carton sur la console de Nintendo.
En 1990, les détenteurs de Nintendo NES tombent nez à nez en boutiques avec un tout nouveau jeu : Dragon Ball. Un jeu lancé quatre ans plus tôt au Japon, qui promet une aventure particulièrement intense en compagnie d’un jeune Goku, alors en quête des sept boules de cristal.
La promesse d’une adaptation 8 bits fidèle du manga phare de l’époque, et de quoi déclencher plus d’un achat compulsif. Mais tout cela c’était avant le drame bien entendu, avant que l’on ne se décide enfin à insérer la cartouche de jeu dans notre console…
Lire aussi: Nouveautés et artisanat : guide complet Dragon Quest XI
Aux antipodes de la bataille des téraflops, de la 4K et des 60 fps, NEO•Classics vous propose un retour vers les origines du jeu vidéo. Le jeu rêvé par toute une génération (Club Do’) !
Pendant dix ans, de 1987 à 1997, les enfants/adolescents n’ont d’yeux que pour une seule icône du PAF : Dorothée. Pour beaucoup, le Club Dorothée… c’est Dragon Ball !
C’est donc en 1990 que débarque en boutiques le jeu officiel Dragon Ball (sous-titré « Le secret du dragon »), un jeu qui promet de suivre la trame originelle des mangas… même si certains passages n’ont strictement aucun lien (direct ou non) avec la licence.
Un jeu qui promet pas moins de 14 niveaux, et dont la jaquette permettait d’identifier (plus ou moins clairement) Goku, mais aussi Bulma, Yamcha, Oolon, Plume ou encore Tortue Géniale.
Au lancement, la première bonne surprise, c’est que le jeu est intégralement traduit en français. Rappelons qu'à l'époque, si la licence Dragon Ball est ultra-populaire au Japon, elle l'est également en France, bien aidée par Dorothée et sa bande, ce qui explique sans doute cet effort de localisation.
Lire aussi: Maîtriser le Dragon Noir à Inazuma
Toutefois, dès le démarrage du jeu, difficile de ne pas tiquer face à une traduction pour le moins approximative, avec la mention « balles du dragon », en lieu et place de « boules de cristal ».
Tortue Géniale devenait "l’ermite", le nuage magique "nuage volant", les Dragon Ball "les Balles du dragon", et globalement un langage limité qui faisait déjà sacrément tâche.
Visuellement, ce Dragon Ball NES affiche une franche inspiration Zelda en ce qui concerne son premier niveau notamment, avec une palette de couleurs très similaire… mais qu’importe, on a 8 ans, on incarne Goku petit, et c’est bien là l’essentiel !
Un bouton pour sauter, un bouton pour taper, Dragon Ball repose sur un principe très simple, avec en prime des combats de boss en vue latérale 2D… comme dans un Zelda II.
Un jeu d'aventure/action comme il en existe tant d'autres à l'époque, et dont la licence suffisait à elle seule à en faire un jeu hautement désirable (à défaut d'être bon).
Lire aussi: Yu-Gi-Oh! et Despia
Toutefois, il ne faudra que quelques minutes pour regretter d’avoir demandé avec insistance à ses parents de filer au supermarché du coin pour acheter ce Dragon Ball… En effet, même à l'époque, la "hype" de ce Dragon Ball durait en général jusqu'au premier boss, avant de retomber comme soufflé….
Outre un intérêt général relativement discutable, le jeu est une cruelle désillusion technique, y compris pour celui qui renouvelait chaque année sa carte de membre du Club Dorothée.
Le jeu est en effet plombé par des soucis de collision, et une hitbox très (très) approximative, qui flingue aussitôt le côté « stratégique » des différents combats.
Cela n'empêchait pas aux jeunes joueurs que nous étions de nous amuser (un peu), mais rares sont ceux, déjà à l'époque, qui considéraient ce Dragon Ball comme "un bon jeu".
À cela s’ajoute une musique ultra (uuuuultra) répétitive et surtout, une jauge de vie qui descend progressivement… sans jamais vraiment comprendre pourquoi d’ailleurs.
Si les jeunes joueurs français de l’époque ont eu de quoi écarquiller les yeux face à cette adaptation on ne peut plus hasardeuse de Dragon Ball, leurs homologues américains ont quant à eux connu une aventure bien différente.
Pour l’occasion, Bandai America décide de modifier divers aspects du jeu. Dans un premier temps, la jaquette du jeu est totalement remaniée, afin de ne plus faire la moindre référence au manga Dragon Ball.
Outre le titre du jeu et la jaquette, Bandai America décide d’aller encore plus loin, en modifiant directement le contenu du jeu. Ainsi, de nombreuses références à l’univers Dragon Ball sont retirées, notamment certaines musiques, et le personnage principal du jeu (Goku donc) a été relooké avec plus ou (surtout) moins de talent.
Exit le visage de Goku, remplacé ici par ce qui s’apparente à une tête de singe souriant, avec un bandana blanc… Le corps est inchangé, seule la tête du personnage a été grossièrement modifiée.
Puis vint en Europe la saga des Dragon Ball Z sur Super Nintendo. Pour la première fois, au milieu des jeux de plateformes, rpg, ou autres jeux de cartes parus au Japon, les jeux s’orientent vers le jeu de baston, dans la droite ligne du nouvel esprit que prend la saga vers la fin de Dragon Ball et son apogée dans Dragon Ball Z.
A noter qu’à l’époque, je n’ai en fait acheté aucun de ces jeux de baston neuf. C’est comme ça que j’ai découvert le premier sur Super Nintendo. Le jeu avait reçu des avis mitigés, entre les fans qui jubilaient de pouvoir enfin jouer à du Dragon Ball Z sur leur console française, et ceux qui malgré leur excitation arrivaient quand même à voir que ce n’était pas terrible.
En baston, il était en confrontation directe avec Street Fighter 2 avec lequel il ne pouvait guère rivaliser. De fait ce DBZ proposait un jeu à deux assez original avec son écran qui splittait lorsque les deux adversaires s’éloignaient.
Les personnages étaient bien dessinés, les coups sympathiques, et le gameplay correct. Si le premier jeu obtient un bon succès, l’attente est ensuite très grande pour le deuxième épisode.
Dragon Ball Z 2 la légende sayien propose de bien meilleurs graphismes, améliore grandement le gameplay et les surfaces de combat sont plus variées : les montagnes explosent lorsque vous êtes projeté dessus, des zones sous-marines font leur apparition.
Dans Dragon Ball Z 3 l’ultime menace, tout est repris du précédent épisode, sauf le mode histoire ! En effet les précédents jeux proposaient un mode deux joueurs, un mode championnat, et un mode histoire pour les joueurs solitaires.
Au final rien d’extraordinaire, le minimum syndical oserais-je dire, et pourtant, ce mode histoire est absent de cet épisode ! Une raison possible de cette suppression se trouve dans la rapide localisation du jeu en Europe, alors que les nouveaux personnages à incarner, ceux de la saga Bou, ne sont même pas encore apparus dans la série diffusée en France !
A noter que c’est le seul épisode où j’ai réussi à sortir toutes les attaques spéciales des persos (je n’y suis jamais arrivé sur le 2 !).
Si cette trilogie nous fut servie année après année, il a fallut attendre un peu plus longtemps pour profiter de Dragon Ball Z Hyper Dimension, le dernier opus à être sorti sur Super Nintendo.
Et pour cause, il change radicalement de style, autant graphique que dans son gameplay. La séparation d’écran a disparu et les persos sont donc "enfermés" dans un écran qui change selon que l’adversaire vous envoie suffisamment fort pour valser ailleurs.
A la même époque, une seule version est sortie sur Megadrive Dragon Ball Z L’appel du destin. Le jeu est d’honnête facture.
Des jeux Dragon Ball en veux-tu en voilà, des Budokaï sur Gamecube, à Dragon Ball Advance sur GBA, aux Budokai Tenkaïchi sur Wii (les meilleurs ?), nous aurons eu de quoi alimenter cette passion pour cet univers passionnant !
Dragon Ball en jeux vidéo, c’est mieux maintenant ? Après ce traumatisme NES, beaucoup de fans de Dragon Ball se sont par la suite montrés (très) méfiants vis-à-vis des adaptations de mangas.
Heureusement, en ce qui concerne la carrière vidéoludique de Dragon Ball, les choses se sont rapidement améliorées, avec notamment les adaptations assez mémorables sur Super Nintendo. Au fil des années, ces derniers ont pu (plus ou moins) profiter des nombreux opus Budokai, Tenkaichi ou encore Tenkaichi.
Il est important de noter que la qualité des jeux Dragon Ball a considérablement évolué au fil des ans, passant des adaptations maladroites sur NES aux titres plus aboutis et fidèles à l'esprit de la série sur Super Nintendo et les consoles plus récentes.
Voici une liste non exhaustive de jeux Dragon Ball, avec une appréciation personnelle :
| Titre | Console | Appréciation | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Dragon Ball Z : La Légende Saien (Super Butōden 2) | Nintendo 3DS, Super Nintendo | 8/10 | Impossible à détrôner dans mon cœur : J'étais adolescent et en pleine "DBZmania" Les graphismes étaient enfin dignes de la série La bataille de Kaméhaméha avec le martelage du bouton A : INTENSE ! Les personnages disponibles (Broly nous était inconnu à l'époque) |
| Dragon Ball Z: Budokai HD Collection | Xbox 360, PlayStation 3 | 6/10 | Pour le prix d'un petit jeu, on a un des meilleurs jeux de combat DBZ en 3D.... et Budokai 1 en bonus :O |
| Dragon Ball Z: Budokai 3 | PlayStation 2, PlayStation 3, Xbox 360 | 7/10 | Pour moi, c'est la 1ère vraie sensation de jouer à un épisode de l'anime. Et là, on a ENFIN les voix en japonais. |
| Dragon Ball Z: Budokai Tenkaichi 3 | PlayStation 2, Wii | 7/10 | Le gameplay des Tenkaichi est particulier et j'ai trouvé que seul ce 3e volet permettait d'en apprécier toutes les subtilités. Et puis mimer un Kamehameha et qu'il se passe quelque chose : un rêve de gosse qui se réalise ! |
| Dragon Ball Z: Supersonic Warriors 2 | Nintendo DS | 7/10 | Un épisode DS qui a du punch ! Le mode histoire est sympa avec ses versions alternatives et ses What if. Le tout est agrémenté d'une jouabilité fluide et bien nerveuse. |
| Dragon Ball: Advanced Adventure | Game Boy Advance | 7/10 | Tout l'esprit de DB (sans le Z) dans une petite cartouche GBA. Du bon ! |
| Dragon Ball: Origins | Nintendo DS | 6/10 | On retourne aux sources ici avec l'esprit de la série originelle mais ses défauts se font sentir. |
| Dragon Ball Z: Shin Budokai | PSP | 7/10 | Un épisode PSP qui n'a rien à envier à ses homologues de l'époque sur console de salon. Un bon petit DBZ des familles qui s'emporte dans la poche. |
| Dragon Ball Z (Super Butōden) | Super Nintendo | 6/10 | - |
tags: #dragon #ball #z #la #legende #de