Dans toutes les armées, la consommation de munitions a toujours été le souci premier de leur intendance.
Cà ne date pas d'aujourd'hui, mais de l'époque où on avait adopté le chargement par culasse.
La première arme à levier de culasse, en service, avait été le fusil prussien Dreyse, modèle 1841, avec cartouche en papier et un projectile "sous-calibré" de 13 mm, tiré avec un canon rayé de 15,4 mm de diamètre d'âme pour tenir compte de la déformation de la balle en plomb, qui avait été modifié en 1862.
L'arme à chargement par la culasse et levier de manoeuvre avait très vite déclassé le fusil à canon rayé et chargement par la bouche.
De son côté, l'armée impériale française avait adopté pour ses troupes de première ligne, le fusil d'infanterie Modèle 1866, dit "Chassepot", qui tirait une balle en plomb au calibre de 11,8 mm - là, aussi, le diamètre d'âme du canon était supérieur au calibre du pélot.
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Du côté des Brits, après l'adoption du fusil Martini-Henry, calibre .45 (11,43 mm), , avec levier de sous-garde, adopté en 1871, l'école de tir entrainait couramment l'infanterie au tir à 1000 m, en salves.
La technologie évolue très rapidement, le projectile en plomb est abandonné pour un autre en acier, la cartouche en papier, qui se consumait lors du tir - comme quoi, çà ne date pas d'aujourd'hui! - cède la place à l'étui en cuivre ou en laiton, qui, lui, n'a rien à secouer des conditions météo, ni de l'encrassement de la chambre de culasse, et, au tournant de la dernière décennie du XIXème siècle, la traditionnelle poudre noire est remplacée par des mélanges chimiques - en France, la poudre B -, qui améliorent très sérieusement les performances - la Vo atteignant, désormais 700 ou +m/s -, et éliminent le problème des fumées, qui masquaient la vue des tireurs.
Dans les années 1890, l'armée française va , également, adopté, en petites quantités, les fusils et mousquetons Berthier, rechargés avec des lames-chargeurs de 3 cartouches, qui se seront modifiés, en 1916 - j'écris de mémoire!
Néanmoins, même après la mise en service du MAS 36, avec lame-chargeur de 5 cartouches, peu avant la Seconde Guerre Mondiale, l'intendance de l'armée française tousse sévèrement, quant à consommation excessive de munitions, d'autant que la "Der des Ders" a, en parallèle, largement démontré le "gaspillage", résultat, le plus souvent, du stress du combattant.
L'air de rien, on retrouve un souci identique, chez A.H, Chancelier du III. Reich et ancien combattant 14-18, accoutumé à l'emploi du Gewehr 98, raccourci durant l'entre-deux-guerres, pour devenir la Karabine 98, qui restera, principalement, en service, dans l'armée allemande, jusqu'à la fin du dernier conflit mondial.
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En gros, correctement maniée, l'arme est efficace jusqu'à 400 m, et, dans des mains expertes, à de plus grandes portées - entre temps, on l'a également équipée d'une lunette et distribuée à du personnel, certifié "tireur d'élite".
En 1943, la Heer teste, très discrêtement, le Sturmgewehr 43, sur le Front Est, sauf que, en dépit de tous ses efforts, l'info parvient à l'oreille de A.H., certains "initiés" ayant vanté ses performances.
Là, c'est un moment de grande inquiétude, car tout le monde connait l'affection que porte le Führer au Kar 98, sait que la dotation de Maschinenpistole MP38/MP40 n'avait été acceptée que pour certaines spécialités et certains grades, de même que celle des fusils semi-automatiques Gewehr 41 & 42, attribués, pour l'essentiel, aux estafettes motocyclistes ou motorisées.
Contraints, on présente le Sturmgewehr 43 à A.H., en craignant le pire et, là, divine surprise, elle lui plait; ce qui fait que, en 1944, au sein des Grenadier-Bataillonen à 4 compagnies, la première sera équipée de StGw.
Les russes ont beau "hurler" sur la paternité nationale de la Kalash, le StGw. 44 n'y est pas étranger, même si les solutions techniques peuvent différer.
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Je rappelle juste que les Soviets - de même que les Américains - avaient effectué, en 1945, une véritable razzia chez les ingénieurs et techniciens allemands, qui travaillaient précédemment dans l'industrie militaire allemande.
A l'expérience des combats et des nouvelles tactiques d'engagement, tout le monde s'était accordé pour considérer que la portée de tir "efficace" du "pinpin moyen" n'excédait, quasiment, jamais 400 m, voir moins - la distance de 200 m étant plus proche la réalité.
De même, dépassé une séquence de 3 cartouches, grâce aux armes actuelles, la "précision" du tir s'en ressent (dérive de l'arme engendrée par le recul).
La carabine US M1 était légère, maniable, mais, avec sa munition, pourtant de 7,62 mm, mais à charge "raccourcie", elle avait été conçue pour être efficace, en cas d'urgence, jusqu'à 20 m!
La munition de 5,56 mm - c'est du .22 de guerre!
Au-delà de la zone des 200/250 mètres, en oubliant les mitrailleuses, on en revient, de nos jours, à des armes personnelles lourdes, manœuvrées par des spécialistes, avec des calibres de 12,7 à 14 mm - les anciennes munitions de fusils antichars -, sur bipied, avec une lunette et un canon long "comme le bras", qui, elles, flirtouillent avec les 10 kilos, bien souvent dérivées de fusils antichars, celles qui, au calibre 50 (12,7 mm) avaient fait le bonheur dans certains film de Chuck Norris, et étaient capables de dézinguer, à plus de 500 m (et je suis gentil!), un "malfaisant" planqué derrière un mur de briques.
Au fil des dernières décennies, les armées de "référence" ont, toutes, fait leur choix, sur la base de cahiers des charges avec des spécificités nationales et un souci premier général, armer le "pinpin" de base avec une arme fiable, en toutes circonstances, et, globalement, facile à démonter, remonter et entretenir.
J'ai bien noté que certains utilisateurs "râlaient" à propos du nombre de pièces, qui constituaient le mécanisme du Famas, mais, ce n'est, hélas, que la rançon logique de leur fonctionnement.
Au passage, le mécanisme d'un fusil semi-automatique MAS 49/56 était, déjà, "très chi..."!
L’équipement et l’armement sont représentés notamment par une douzaine de bonbonnes de gaz en tôle d’acier, dont une porte encore l’inscription Nitrogen (azote), six mitrailleuses Browning de calibre 303 anglais (7,62 mm) et plusieurs centaines de cartouches du même calibre, isolées ou encore montées sur des fragments de bande articulée.
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