La dilatation pyélocalicielle, également appelée hydronéphrose, est une condition caractérisée par l'étirement des cavités du bassinet et des calices rénaux. Cet étirement peut empêcher le transfert normal de l'urine depuis la vessie vers l'urètre.
La dilatation pyélocalicielle (DPC), ou hydronéphrose, est une maladie qui touche l’appareil urinaire, en particulier le bassinet et les calices des reins. Elle est consécutive à une rétention de l’urine, provoquée par un rétrécissement ou une obstruction sur le trajet de l’un ou des deux uretères, les conduits situés entre les reins et la vessie.
Les causes de la pyélectasie sont multiples et souvent intriquées. La cause la plus fréquente reste l'obstruction de la jonction pyélo-urétérale, cette zone de transition entre le bassinet et l'uretère. Cette obstruction peut être congénitale, liée à un développement anormal des fibres musculaires, ou acquise suite à une compression externe.
Cette pathologie a pour cause trois facteurs qui sont souvent des anomalies morphologiques créant des obstacles au passage de l'urine.
Dans la plupart des cas, l'hydronéphrose est une pathologie découverte chez l'enfant, dans le cadre d'une malformation de l'arbre urinaire appelée syndrome de la jonction pyélo-urétérale et définie par une anomalie de l'implantation de l'uretère dans le bassinet.
Chez l'adulte, l'hydronéphrose survient lorsqu'un obstacle (caillot, calculs, tumeur) empêche l'urine de s'écouler. La pression au-dessus de cet obstacle augmente, ce qui peut entraîner une dilatation des cavités du rein qui produisent l'urine. Ainsi dilaté, le bassinet va moins bien fonctionner.
Pendant la grossesse, le fœtus peut appuyer sur les uretères, d'où la nécessité de surveiller la femme enceinte à ce niveau-là, et de s'assurer qu'elle n'a pas d'infection. Néanmoins dans la majorité des cas, l'hydronéphrose est découverte avant même la naissance.
Le diagnostic de l'hydronéphrose se fait par le biais d'une échographie qui révèle la taille du bassinet, des calices et du rein. Cet examen permet aussi de détecter un éventuel obstacle à l'écoulement des urines mais, la plupart du temps, c'est la mise en évidence d'une anomalie morphologique et, le plus souvent, un syndrome de la jonction pyélo-urétéral qui sera retrouvé.
La consultation médicale est la première étape du diagnostic du syndrome de la jonction pyélo-urétérale. Elle est généralement motivée par des signes cliniques tels qu’une colique néphrétique, notamment en cas d’hydratation importante.
Des examens d’imagerie sont nécessaires. Le scanner abdomino-pelvien avec injection est généralement l’examen de référence pour diagnostiquer le syndrome de la jonction pyélo-urétérale. La scintigraphie rénale au Mag 3 fait aussi partie des examens du diagnostic du syndrome de la jonction pyélo-urétérale puisqu’elle permet de révéler le retard d’excrétion rénale et de contrôler la fonction rénale partagée.
La pyélectasie est souvent asymptomatique, surtout dans ses formes légères. Chez le fœtus, elle est généralement découverte de manière fortuite lors de l'échographie morphologique du deuxième trimestre.
Le parcours diagnostic comprend généralement :
Le traitement de l'hydronéphrose dépend de la cause de celle-ci. Il s'agit de supprimer la cause de l'obstruction. Si la pathologie est d'origine congénitale, l'opération aura pour but de corriger le défaut anatomique.
Dans la majorité des cas, particulièrement pour les formes légères à modérées, l'observation attentive reste la stratégie de choix. En effet, jusqu'à 80% des pyélectasies légères se résorbent spontanément au cours de la première année de vie.
Quand un traitement actif devient nécessaire, la pyéloplastie représente l'intervention de référence. Cette chirurgie consiste à reconstruire la jonction entre le bassinet et l'uretère pour lever l'obstruction. Aujourd'hui, elle peut être réalisée par voie ouverte, laparoscopique ou robot-assistée, avec des taux de succès dépassant 95%.
Le traitement médical conservateur inclut la prévention des infections urinaires par une antibiothérapie prophylactique si nécessaire, et la surveillance régulière de la fonction rénale. L'important à retenir : chaque cas est unique et nécessite une approche personnalisée.
Lorsque le syndrome de la jonction pyélo-urétérale entraîne des symptômes invalidants au quotidien ou s’il est responsable de complications, un traitement chirurgical est nécessaire.
La pyéloplastie par voie laparoscopique permet de retirer la zone lésée de l’uretère, de réparer le pyélon et de suturer la zone entre le bassinet et l’uretère sain.
La chirurgie robotique assistée permet de réaliser une pyéloplastie davantage précise avec des instruments plus flexibles.
En pré-natal, la classification de la SFU (Society for Foetal Urology) est utilisée pour caractériser la dilatation rénale.
| Grade SFU | Description |
|---|---|
| 0 | Pas de dilatation |
| 1 | Dilatation minime du bassinet sans dilatation des calices |
| 2 | Dilatation du bassinet et des calices |
| 3 | Dilatation modérée du bassinet et des calices avec arrondi des fornix |
| 4 | Dilatation importante du bassinet et des calices avec amincissement du parenchyme rénal |
tags: #dilatation #pyelocalicielle #bilaterale #causes #et #traitement