L'image de deux armes à feu qui se croisent peut évoquer diverses interprétations, allant des superstitions populaires aux symboles plus profonds liés à la vie, à la mort et à la protection.
Dans certaines cultures, croiser des objets, comme des couteaux, est considéré comme un signe de malheur. L'hypothèse de départ est que deux couteaux croisés sur une table portent malheur. Offrir un couteau coupe l’amitié ou l’amour à moins de l’« échanger » contre une pièce de monnaie.
Les couteaux croisés ont-ils un message théologique à nous délivrer, sachant qu'en plus ils forment une croix ? Deux couteaux plein de sang formant une croix rouge, le sort s'inverse-t-il ? Est-il possible de ressuciter un défunt en posant des couteaux croisés sur lui, afin de signer son arrêt de mort ?
Afin de vérifier la puissance mystique de deux couteaux croisés, un test de comparaison a été effectué avec divers autres artefacts de prières, notamment un chapelet, un cierge, et une église. Chaque soir, le croyant doit adresser ses prières au travers (ou à l'intérieur) d'un de ces objets, sans nécessité de contact, afin que personne ne se blesse. Au bout d'un mois, les résultats sur la vie de chacun sont relevés. Etrangement, on remarque que les couteaux fournissent un service divin plus efficace que le cierge, par exemple.
En effet, l'adorateur des couteaux, au bout d'un mois, ne présentait aucun signe de problème majeur dans sa vie, tandis que la plupart des autres personnes à prier dans la même salle (afin d'assurer des conditions similaires à chacun) étaient soit décédées, soit gravement entaillées et hospitalisés. On raconte même que l'une d'entre elles se serait faite poignarder peu de temps après l'heure de prière fixée par notre équipe. Dès lors, nous sommes forcés de reconnaître que l'efficacité théologique des couteaux se révèle des plus frappantes. Oui, voilà, frappante, c'est le mot.
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Puisque la première expérience avait permis d'obtenir plusieurs couteaux sanguinolents, il a été possible de faire l'expérience nous même. Dans un élan de courage inouï, bravant toute contre-indication populaire, l'équipe déposa deux couteaux, croisés et pleins de sang, sur une table, et attendit de voir ce qu'il se passerait sur différents termes. Excepté René, qui se fit une petite entaille en coupant son saucisson, aucune victime ne fut à déplorer. De plus, deux de nos collaborateurs qui souffraient respectivement d'une gastro et d'un rhume, guérirent rapidement. Dès lors, nous serions bien tentés d'affirmer que oui, les couteaux croisés sur une table, lorsqu'ils sont pleins de sang, forment une croix rouge protectrice permettant une guérison certaine et une santé de fer. Ou d'inox, selon le type de couteau, mais c'est plus souvent inox, quand même, il faut le reconnaître.
L'expérience la plus terrifiante de notre vie fut de nous rendre dans un cimetière, et, n'écoutant que notre courage, de croiser des couteaux sur le plus de stèles possibles, dont certains pleins de sang (ceux de l'expérience deux que nous avions repris, pour faire des économies). Malheureusement pour nous, le délai de résurrection n'étant spécifié nulle part, nous ne pouvions savoir avec certitude le temps que cela prendrait. Si ça fonctionne effectivement, alors le temps nécessaire dépasse probablement les quinze minutes que nous avons passées dans ce cimetière effrayant au beau milieu de la nuit. En plus, il y avait plein de bruits bizarres, au point que nous avons peut-être réussi, mais, la fuite n'aidant pas l'extraction des résultats, nous ne pouvons l'affirmer avec certitude. Le journal local n'ayant rien relevé de particulier, cela n'aura probablement été qu'une horde de petits animaux taquins courant dans les feuilles mortes pour nous faire peur.
Non. D'après Matoumba, grand sorcier vaudou du troisième quart de la lune noire, il faut une initiation très particulière pour pouvoir faire revenir l'être aimé, suivie d'un rituel très rigoureux (quoique propre à chaque grand sorcier vaudou), et l'apprentissage est réservé à une élite, sans doute de par le fait que son prix avoisinnant les quarante mille €uros ne la rende pas des plus abordables au chômeur et au RMIste. Et ne comptez pas sur l'ANPE pour vous payer la formation, même si le métier rapporte énormément. Décidément, ce monde ne tourne vraiment pas rond. En tous cas, ce ne sont pas de vulgaires outils de cuisine qui pourront remplacer un vrai grand sorcier vaudou d'appellation contrôlée moralement par auto-régulation. C'est magique, ça fonctionne tout seul, un peu comme le capitalisme, sans qu'on mette le nez dedans.
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