Cet article se penche sur l'histoire du dépôt de munitions de Jonchery-sur-Vesle pendant la Première Guerre Mondiale, en explorant son rôle crucial dans le contexte des opérations militaires de l'époque.
À Jonchery-sur-Vesle (IS 531), des soldats déchargent des trains de munitions pour canon de 75 mm. Ce site logistique était essentiel pour soutenir l'effort de guerre français.
À la veille du déclenchement de l'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames, l'artillerie française prépare l'attaque en pilonnant les positions allemandes. Le jour de l'attaque, le 16 avril 1917, l'opérateur assiste au transfert des premiers prisonniers de guerre allemands capturés lors de l'attaque, ainsi qu'au retour d'un char rescapé de l'attaque sur Guignicourt.
Près de Maizy (IS 533 à IS 538), retour d'un tracteur Caterpillar. Le char M1 AsCo2 n° 61157 du S/Lt Jean Bescond de retour des lignes allemandes après l'échec de l'attaque sur le village de Guignicourt. L'équipage du char Schneider pose au retour de la mission.
Dans le camp de prisonniers d'Irval, entre Vandeuil et Jonchery-sur-Vesle (IS 542 à IS 549), un jeune soldat allemand est content d'avoir été capturé. Au camp d'Irval (Aisne, 29/04/1916, V 676 à V 687), des prisonniers de guerre allemands capturés lors d'une attaque sur le Bois des Buttes près du Chemin des Dames. Les prisonniers sont rassemblés dans le camp après avoir fait leur toilette dans une rivière. Les officiers allemands sont séparés du reste de la troupe. (V 709 à V 711 BIS) les prisonniers défilent par quatre devant le commandement français du camp d'internement.
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La SPA, Section photographique de l'armée, est créée en mai 1915, soit un mois après la création de la SCA, Section cinématographique de l'armée. Le service travaille sous l'égide de 3 ministères : la Guerre (réglementation de l'envoi des photographes opérateurs sur les fronts, orientation de la thématique des reportages et du choix des prises de vues), l'Instruction publique et les Beaux-Arts (développement, tri et archivage des plaques de verre et des tirages, accueil du public), les Affaires étrangères (diffusion des photographies à l'étranger). Cette organisation influence les missions : enregistrer les actions militaires et illustrer l'effort industriel, mais aussi documenter les dommages de guerre, ruines et destructions.
La SCA et la SPA fusionnent en mars 1917. Son appellation provient de l'adresse à laquelle étaient installées la salle de lecture et les archives de la SPA sises rue de Valois. Le public pouvait y consulter des albums, sélections de reportages réalisés de 1914 à 1919, et y commander des images. Les planches d'albums sont constituées d'abord à partir des tirages réalisés d'après les plaques de verre exécutées sur le terrain par les opérateurs missionnés de la SPA. Les photographies sont précisément datées et légendées par les archivistes de la section, à partir des indications rapportées par les opérateurs.
Les albums sont complétés par des photographies collectées auprès d'autres sources : services photographiques des pays alliés (armées belge, anglaise, portugaise), presse française (agence Meurisse, journal « l'Illustration »), services officiels français (Identité judiciaire), photographes professionnels ou amateurs. Par voie de presse, la SPA fait en effet appel au don, auprès des particuliers, pour récupérer des images permettant de documenter les évènements écoulés entre le déclenchement de la guerre et la création de la section en mai 1915.
La collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), organisme créé en mai-juin 1915 par le Ministère de la Guerre. A partir de cette date, le gouvernement français dépêche sur les différents fronts occidentaux, puis d'Orient, des photographes, appelés « opérateurs », avec pour objectif de prendre tous clichés intéressants : au point de vue historique (destructions, ruines...), au point de vue de la propagande par l'image à l'étranger, au point de vue des opérations militaires, par la constitution d'archives documentaires.
Portant plus spécifiquement sur les fronts en France et en Belgique, les albums Valois de La Contemporaine contiennent des tirages originaux, provenant pour la très grande majorité de ces « opérateurs » du SPA, mais aussi d'agences photographiques, d'institutions étrangères, ou de particuliers. Les planches d'albums sont toutes précisément localisées parfois jusqu'au lieu-dit, datées, légendées, et permettent d'identifier l'opérateur. Ce fonds comprend à la fois des documents protégés au titre du droit d'auteur et des documents sous licence ouverte. Les archives de la section sont partagées entre l'ECPAD (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense), la MAP (Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine) et La Contemporaine.
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À la veille de la « Grande Guerre » et dans tous les pays, la lutte contre les aéronefs en est à ses balbutiements : d’une part il y a peu de dirigeables, et l’avion n’est apparu que quelques années seulement auparavant et son utilisation à des fins militaires n’est pas répandue. Déjà, si l’on pressent que l’avion va trouver avec son homologue un adversaire à sa mesure, il n’en est pas de même pour lutter contre les dirigeables qui sont capables d’évoluer à de hautes altitudes (entre 3.000 et 4.000 mètres) : selon les modèles d’avions, il faut à ceux-ci entre quinze et trente minutes pour atteindre de telles hauteurs, alors qu’un projectile tiré par un canon antiaérien le fait en quelques secondes.
En France, l’engouement pour les aéronefs a déjà incité les artilleurs à réfléchir aux moyens de défense appropriés à combattre ce type de menace. Le 22/4/1900, le lieutenant-colonel Sainte-Claire-Deville, directeur de la Section Technique de l’Artillerie, adresse au Ministre de la Guerre une note sur un "programme de recherche des moyens d’attaquer les dirigeables". Le 6/6/1908, l’exécution de ce projet est confiée à l’Atelier de construction de Puteaux par l’Inspection permanente des Fabrications d’Artillerie. Les premières présentations du matériel ainsi réalisé ont eu lieu en 1910 au camp de Chalons, ainsi que celles d’autres armes antiaériennes et dispositifs (canons de 37mm et 47mm, affût permettant le tir vertical des mitrailleuses).
La fabrication en (petite) série de l’autocanon de 75 mm modèle 1913 prend du temps et il n’en existe qu’un seul exemplaire à la déclaration de la guerre. Il équipe la première pièce d’autocanon commandée par le lieutenant Lange, affectée administrativement au 10ème Régiment d’artillerie (Rennes) et préposée à la défense du Grand Quartier Général, à Vitry-le-François. Ces divers dispositifs sont nocifs pour le frein de tir du canon de 75 qui n’est pas conçu pour tirer à site élevé.
Aux armées, le tir contre les aéronefs s’effectue aussi avec les armes d’infanterie, par section de mitrailleuses tirant « en tenaille ». Pour appliquer les nouvelles méthodes de tir, il n’est plus possible de se contenter du personnel disparate du début de la guerre. Le 21/12/1915 est institué, dans chaque Armée, un « Organe de surveillance et d’instruction des postes des DCA et des sections d’autocanons » dont la direction doit être confiée à un officier (de l’artillerie de DCA). Le 1/1/1916, la direction du Centre d’Arnouville est confiée au commandant Pagezy qui est également nommé à la présidence de la Commission d’études pratique du tir contre objectifs aériens.
À partir de l’été 1915, les livraisons des matériels affectés aux Armées et à la Défense du territoire se produisent à cadence satisfaisante. Lors de l’arrivée aux Armées des premiers canons antiaériens, ceux-ci sont employés en ordre dispersé, seul ou par section de deux pièces ; en 1915, on décide qu’on affectera une section de DCA par Division.
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En janvier 1916 est créée l’Inspection Technique de la DCA aux Armées, au sein de l’Inspection du Matériel d’Artillerie aux Armées ; elle est placée sous l’autorité de Sainte-Claire-Deville, qui est passé général. Le 1er octobre 1916 est prise une double décision. A l’été 1916, à l’initiative du chef d’escadron Bons, on commence à organiser les postes semi-fixes en "Groupements". Mis d’abord en place au sein de la IV° armée, ceux-ci sont progressivement généralisés et prennent l’appellation de "Secteurs de défense contre avion" qui ne seront formellement institués qu’à l’automne 1917.
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