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Si tu te donnes à fond dans tes cours de géopolitique en prépa ECG, mais que tu ne parviens pas à briller dans ta copie, ou que comme moi, tu es passionné par la matière et cherches à te démarquer des autres candidats aux concours par un moyen simple et efficace, cet article est sûrement fait pour toi ! La géoéconomie est l’étude des relations entre l’économie et la géographie politique d’un territoire.

Branche de la géopolitique, la géoéconomie se situe au croisement des sciences économiques et des relations internationales, politiques monétaires, financières, économiques, douanières, tarifaires, etc.

Une bonne copie aux concours n’est pas la copie la plus précise, ni la mieux rédigée, ni la plus longue, mais bien la plus exhaustive, la plus globale. C’est-à-dire, celle qui a su montrer au correcteur que le candidat a perçu tous les pans du sujet donné.

Alors, tu me diras : « Mais comment vais-je faire ? Comme je viens d’une filière scientifique, je ne suis pas spécialiste économique ! » Foutaises !

Il faut apprendre le minimum syndical des notions économiques (devises, imports, exports, traités de libre-échange, associations régionales de coopération économique, etc.), des théories économiques (keynésianisme, École de Chicago, marxisme, etc.), des mouvances économiques (colbertisme, mercantilisme, etc.), des indicateurs économiques (indice de Gini, PIB, taux d’inflation, taux de chômage, croissance économique, dette, taux de pauvreté, etc.), des institutions économiques (banques centrales comme la FED, la BCE, OMC, Banque mondiale, etc.), voire des modèles économiques (Kuznets, Laffer, Phillips, Schumpeter, Kondratieff, Meadows, etc.).

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Enfin, le XXIᵉ siècle marque notamment l’ère de la guerre économique à foison comme l’évoque Bernard Ésambert dans La Guerre économique mondiale. C’est notamment la rivalité sino-américaine qui illustre de nos jours cette réalité. Si un semblant de trêve se fait entrevoir à l’horizon 2020, la Chine et les États-Unis n’en demeurent pas moins rivaux endémiques.

Telle est la stratégie évoquée dans Vers la guerre : les États-Unis dans le piège de Thucydide ? Après avoir placé plusieurs entreprises chinoises sur la « entity list », Trump a suscité un tollé en accusant Pékin d’espionnage industriel et de transfert de technologie comme une atteinte à la propriété intellectuelle.

Par un « protectionnisme à l’envers », selon l’expression de Jean-Marc Vittori, la Chine a incessamment entravé tout transfert commercial vers les États-Unis et vice versa, en fixant des tarifs douaniers à hauteur de 20 % au lieu de 5 % sur certains produits phares.

Cette guerre peut même se prolonger par le droit comme l’évoque Ali Laïdi dans Le Droit : nouvelle arme de guerre économique. Il souligne ainsi l’extraterritorialité du droit américain qui a le « privilège exorbitant du dollar », selon l’expression de Barry Eichengreen, qui a permis aux États-Unis une véritable guerre économique au Moyen-Orient, au Venezuela, à l’instar du mécanisme Instex, développé par l’Union européenne pour pouvoir continuer d’échanger avec l’Iran.

L’époque est aujourd’hui celle du retour, voire de l’affirmation, de ces puissances exogènes en Afrique subsaharienne. « L’Afrique est ruinée, la Chine est preneuse ! Mais la Chine n’est pas la seule à profiter des avantages fiscaux et de la main-d’œuvre subsaharienne.

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La « Françafrique » a survécu à travers les siècles dans le succès de la zone franc CFA qui permet à la France de réaliser 30 % de ses exportations en Afrique et 7 % de ses investissements directs à l’étranger, contre 50 % de ses réserves qui doivent être détenues par le Trésor public français.

Cette « Africafrance » évoquée par Antoine Glaser dans Africa France : Quand les dirigeants africains deviennent les maîtres du monde semble pourtant aujourd’hui contestée comme une ingérence illégitime. La CEDEAO ainsi que la CEMAC se voient concurrencées par le développement d’une nouvelle monnaie : l’ECO.

L’Arabie saoudite participe au maintien du malékisme et du soufisme sunnites et dissémine des instituts coraniques pour défendre la tradition wahhabite tel un « État providence de substitution » chez les « failed states ».

L’Inde s’affirme quant à elle à travers la « Chindiafrique » de Jean-Joseph Boillot, comme Tata Industries en Tanzanie ou Kalindee Rail au Kenya.

Contrairement à Bela Balassa, Robert Mundell ne considère pas aujourd’hui l’Union européenne comme une zone monétaire optimale, car n’ayant pas assez réalisé le phénomène d’« agglomération spatiale », selon Paul Krugman, n’exploitant pas suffisamment les mobilités du facteur travail.

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Aujourd’hui, l’euro représente 20 % des réserves mondiales et 16 % des échanges internationaux. D’ailleurs, l’Union européenne est, sans l’ombre d’un doute, l’une des puissances les plus intégrées à la mondialisation, au regard de la typologie des aides économiques qu’elle émet.

Te voilà fin prêt à (ré)affronter ta prochaine dissertation de géopolitique plus sereinement ! J’espère que cet article t’aidera à éclaircir comment intégrer de la géoéconomie en géopolitique.

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