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Depuis le 21 mars, l’exercice Balerit engage 600 militaires et 200 véhicules en Charente. L’opération préparée depuis presque un an est inédite dans notre région. L’opération Balerit simule l’affrontement de deux nations dotées de solides moyens militaires : artillerie, blindés, drones.

Objectifs et Moyens de l'Exercice Balerit

L’exercice Balerit réunit six régiments français et quelques soldats britanniques (les Royal Scots Dragoon Guards) sous la conduite du 1er Régiment d’infanterie de marine (Rima) d’Angoulême, dont le lieutenant-colonel Rémi dirige le bureau opération et instruction. Témoignage : « Nous testons de nouveaux modes d’action face à un ennemi qui dispose de solides moyens d’artillerie, de capacités aériennes et notamment des drones. Ici, on « joue » un conflit « symétrique », selon un « scénario crédible » digne des grandes heures de la guerre froide. Deux nations fictives aux forces armées comparables se disputent une ressource pétrolifère.

Lundi, dans la campagne, le bruit des bottes et le vacarme des blindés n’ont curieusement guère surpris les riverains. « Nous les avions informés par tous les canaux possibles », souligne le lieutenant Claire, chargée de communication du 1er Rima. Peu de coups de feu sont échangés, même si les 600 soldats sont dotés de 10 000 cartouches à blanc et priés de recueillir leurs « déchets de tir ». Ceux des canons, roquettes et missiles - impossibles en zone civile - sont virtuels.

Déroulement de l'Exercice

Lundi à l’aube, les forces bleues ont avancé dans la campagne ruffécoise, au départ des Deux-Sèvres et du Sud-Vienne. Harcelées par les rouges, les troupes ont perdu une vingtaine d’hommes et quatre blindés dans les premières escarmouches. Elles ont toutefois réussi à éviter des mines à Luxey et à échapper à une embuscade à Mansle. Mardi, elles sécurisaient l’aéroport de Brie-Champniers. C’est la guerre en Charente. Pour de faux évidemment. C’est la guerre en Charente. Pour de faux évidemment. Mais avec d’immenses moyens et beaucoup de réalisme !

Cachés dans les bois ou aux abords des bourgs, les fantassins britanniques, mêlés aux Français, combattent chez les rouges. Ils mesurent leur capacité à échanger avec les mains et un vocabulaire succinct. Ils ne parlent pas notre langue. À un autre niveau, au PC mobile, de jeunes capitaines formés à l’école de cavalerie de Saumur prennent la mesure des choix tactiques à l’ère numérique.

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Modernisation des Équipements

Cet ambitieux programme de l’armée de Terre, lancé en 2014, ne modernise pas les seuls moyens de communication. Il prévoit le remplacement progressif des vieux blindés légers AMX-10RC (dont des exemplaires ont été livrés à l’Ukraine) par un concentré de robustesse et de technologie : le Jaguar. Équipé de six roues motrices, d’un canon de 40 mm et de missiles de moyenne portée, ce blindé pèse 20 tonnes à vide. Le 1er Rima a reçu quatre modèles en juin.

Un nouveau blindé Jaguar, lors de l’exercice Balerit en Nord-Charente, le 24 mars 2025. Prêt à prendre la route : le nouvel engin blindé de reconnaissance et de combat Jaguar.

On en oublierait presque une pièce maîtresse de notre défense : les 12 drones américains Reaper. Ces avions sans pilote aux allures de grands planeurs et aux bombes guidées par laser ont fait leur preuve au Sahel, lors de l’opération Barkhane. Ils sont basés à Cognac. Deux sont déployés lors de l’exercice Balerit (un dans chaque camp).

Le RICM et ses Missions

L’opération Balerit est conduite par le 1er Régiment d’infanterie de marine (Rima) à Angoulême, une unité de cavalerie légère blindée, spécialisée dans les projections à l’étranger.

Le véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) et ses équipements sont conçus pour être engagés au sein d’une force blindée. Manœuvre militaire en terrain montagneux : soldats et véhicule blindé en coordination tactique. Le VBCI est un véhicule à roues 8x8. Eprouvé au combat, le VBCI augmente nettement les capacités de l’infanterie en terme de mobilité, de protection, d’observation et d’agression. Pour la version VPC (Véhicule de protection des convois), il est armé d'une mitrailleuse 12,7 mm montée sur un tourelleau télé-opéré et d'un canon de 25 mm pour le VBCI positionné sur une tourelle monoplace.

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L’armée de Terre sera dotée à l’horizon 2035 de 978 Serval au titre du programme Scorpion et de 1060 Serval au titre du programme Véhicule léger tactique polyvalent protégé. Le char Leclerc XLR rénové est le premier char de combat de quatrième génération qui représente l’essentiel d’un système d’arme novateur.

Exercice Edelweiss 24 : Entraînement en Montagne

Depuis 2022, au titre de la mission Aigle, la France est la nation-cadre d’un groupement tactique multinational déployé en Roumanie dans le cadre du renforcement de la posture défensive et dissuasive de l’Otan en Europe de l’Est. Or, ce pays est traversé par le massif des Carpates, lequel compte plusieurs sommets culminant à plus de 2500 mètres d’altitude. Aussi, les forces françaises participent régulièrement à des exercices de combat en montagne avec leurs homologues roumaines, l’objectif étant d’améliorer leur interopérabilité et de partager leurs savoir-faire respectifs.

Cela étant, le combat en montagne n’est pas la seule affaire des fantassins. En effet, parmi ses unités, la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] compte le 4e Régiment de Chasseurs, dont la spécialité est le combat blindé en milieu montagneux. Et celui-ci s’apprête à mener un exercice « grandeur nature », appelé « Edelweiss 24 ». Outre les « cavaliers des cimes », ces manœuvres mobiliseront d’autres unités de la 27e BIM ainsi qu’un détachement du Light Dragoons de la British Army. Au total, 450 soldats y prendront part, avec plus d’une centaine de véhicules, dont des quads Polaris MV850 [le 4e Chasseurs en compte huit], des motos, des Véhicules blindés légers [VBL] et, évidemment, des AMX-10RC. Des drones seront aussi de la partie, l’un des objectifs étant de préparer le régiment aux « évolutions technologiques et tactiques », comme celles constatées en Ukraine.

« Cette manœuvre en terrain libre de cinq jours aura pour objectif d’entraîner le 4e Régiment de Chasseurs dans son milieu de prédilection à l’heure où les conflits en zones montagneuses se multiplient [Caucase, Liban, etc.] », résume l’armée de Terre. À noter que la communauté de communes de Vallée de l’Ubaye Serre-Ponçon se félicite de la tenue de cet exercice sur son territoire, ce qui mérite d’être souligné. « Du 13 au 18 octobre, les forces militaires seront présentes dans le col de Restefond dans le cadre de l’exercice Edelweiss 24. […] Ce site, marqué par son histoire militaire, retrouve son rôle stratégique pour un entraînement de grande ampleur. […] Cette manœuvre rappelle le lien fort qui unit notre vallée à ses racines militaires et l’importance de l’entrainement des forces armées », rappelle-t-elle.

Opérations Historiques du RCCC

Le 15 août 1944, l'annonce du débarquement franco-allié dans le sud de la France met le régiment en alerte. Le premier échelon, sous le commandement du lieutenant-colonel Charles, se prépare à faire mouvement. Le 17 août 1944, le détachement du premier échelon fait mouvement pour embarquement. Le 20 août 1944, à 1 heure, il débarque à la Nartelle, près de Saint-Maxime. Le 21 août 1944, le troisième escadron est mis à disposition du chef d'escadron de Beaufort du 5ème RCA pour l'exploitation du succès. Le 22 août 1944, le deuxième échelon débarque dans la baie de Val d'Esquere. Le détachement est employé en appui d'infanterie dans la direction de la Farlède - La Chaberte 79,2.

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Le 23 août 1944, l'attaque de la Valette a lieu avec l'appui de chars légers et moyens et de T.D. Le peloton Roussel neutralise l'antichar et les batteries ennemies, permettant à l'infanterie d'atteindre et de dépasser la Valette. Le reste du 3e escadron et le peloton de reconnaissance effectuent les nettoyages de la région sud-ouest de Beaulieu. Le peloton Van Ruymbeke reconnaît les abords du fort Sainte-Catherine à Toulon, neutralise des mitrailleuses lourdes et participe à la reddition de l'arsenal de terre.

Le 25 août 1944, le détachement du lieutenant-colonel Charles est dissous. Le 5 septembre 1944, le régiment fait mouvement sur la région de Voiron. Le 9 septembre 1944, le lieutenant-colonel Charles prend le commandement du régiment colonial de chasseurs de chars. Le 10 septembre 1944, le régiment reçoit l'ordre d'exécuter le mouvement prévu. Le 11 septembre 1944, le régiment fait mouvement sur la région nord de Morteau.

Le 12 septembre 1944, le deuxième escadron est mis à la disposition de la 3e D.I.N.A. Le premier escadron fait mouvement sur Provenchère. Le 13 septembre 1944, tir de harcèlement sur le peloton Ricour à Goux. Le 14 septembre 1944, le premier escadron fait mouvement sur Crosey-le-Grand. Le 16 septembre 1944, le peloton Binet se porte dans la région Tournedoz-Lantehans. Le 18 septembre 1944, le dispositif du régiment doit être modifié. Le 19 septembre 1944, un groupe de T.D. est dirigé sur Remondans. Le 20 septembre 1944, un peloton de reconnaissance est mis à la disposition du 4e escadron à Danbelin.

Le 23 septembre 1944, le peloton de Cussac, le peloton Rambaud et une partie des pionniers participent à l'attaque de Saint-Maurice Echelotte. Le peloton de reconnaissance, le 2e groupe de T.D. et les pionniers forment un groupement aux ordres du lieutenant Rambaud. Le 24 septembre 1944, le peloton Blanchet est désigné pour entrer dans la composition d'un groupement. Le 25 septembre 1944, le régiment reçoit l'ordre d'alerter le 3e escadron. Le 28 septembre 1944, le peloton du lieutenant de Cussac est mis en réserve à Hyémondans. Le 29 septembre 1944, le peloton du lieutenant Rambaud effectue des reconnaissances dans le quartier est de Goux. Le 30 septembre 1944, le stationnement des unités du régiment est modifié.

Le 2 octobre 1944, le 4e escadron a fait mouvement sur Montecheroux. Le 11 octobre 1944, des reconnaissances sont effectuées par le 4e escadron en vue d'étudier la possibilité d'effectuer des tirs sur Ecurcey. Le 13 octobre 1944, le groupement Maurel est en réserve du sous-secteur ouest.

L'AML90 Panhard

L’appellation « Auto-Mitrailleuse Légère » (AML) désigne un véhicule blindé léger sur pneus. Une AML90 de l’escadron Ivanoff du 1°REC, dans la région d’Ati. Ces automitrailleuses légères sur pneus avaient besoin d’être accompagnées d’infanterie. Complémentaires, on était faits pour s’entendre. Les AML90 sont des petits blindés légers auxquels j’ai déjà fait allusion. Il s'agit d'AML90 Panhard que vous connaissez peut-être.

Caractéristiques principales de l'AML90 Panhard
Caractéristique Description
Type Auto-Mitrailleuse Légère
Mobilité Sur pneus
Armement principal Canon de 90 mm
Utilisation Reconnaissance et appui feu

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