Une amorce est un détonateur à percussion constitué d'un corps en laiton, en acier laitonné, cuivré ou nickelé, ou simplement en cuivre. Ce corps se présente sous la forme d'un petit vase avec un rebord qui sert de frein lorsqu'un rechargeur introduit l'amorce dans son logement sur la douille.
Ensuite, il y a la capsule, un petit "récipient" enchâssé dans le corps et qui est censé recevoir le mélange détonnant. À l'intérieur, on trouve l'enclume, une sorte de petit triangle de métal dur, généralement de l'acier, qui sert de percuteur. Sous l'action du coup donné par le percuteur de l'arme, l'enclume va taper sur le mélange détonnant et faire jaillir une petite flamme par la bouche ou les bouches de l'amorce. Certaines amorces comportent plusieurs trous appelés bouches de l'amorce par lesquelles sortiront les dards de la détonation.
Il existe différents types d'amorces, notamment celles pour la chasse, la poudre noire, les pistolets et revolvers, ou les carabines de guerre. On distingue deux sortes d'amorces : les amorces communes et les doubles forces.
La couleur devrait en principe indiquer la force de l'amorce, mais certains fabricants ont opté pour un code propre, notamment en Espagne et dans les pays de l'Est.
Les amorces communes ont été un peu abandonnées, mais on trouve encore quelques dimensions convoitées par les rechargeurs de cartouches de petit calibre ou chargées à la poudre noire :
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Pour ce qui est des amorces double force (DF), elles ont été fabriquées en de nombreuses dimensions dont les plus courantes ont été : le 5,68 , le 5,75 ,le 6,10 , le 6,4 et le 6,65 .
La venue du marché mondial a fait que la CIP a un peu mis de l'ordre et édicté une mesure standard que la CIP a nommée le type .209. Notez bien qu'il y a un point devant le 209 ceci correspondrait plus ou moins a la dimension du godet contenant le mélange détonnant soit 0,209 x 25,4 = 5,30mm mais avec un corps englobant ce godet ayant un diamètre de 6,15 avec une tolérance jusqu'a 6,20mm .
Les amorces ont un mélange détonnant ou explosif qui est maintenant bien strict. Il s'agit d'un mélange de nature INOX, autrement dit anti-corrosif, alors que les poudres anciennes étaient des composés agressifs pour l'acier des canons. Ce mélange est dosé et introduit sous forme humide dans leur support, ce qui réduit considérablement le danger lors de la fabrication.
En principe, les amorces .209 contiennent entre 4 et 8 mg de mélange explosif. Ce mélange explosif peut avoir une composition variable qui déterminera la forme de la flamme, la température des gaz produits, le temps de détonation, la projection ou non de particules incandescentes dans la poudre, etc. Ces mélanges explosifs sont mis en œuvre sous l'influence de chocs, de la chaleur ou d'autres facteurs externes comme la compression. Les anciennes amorces produisaient plus de chaleur que les modernes, mais les amorces modernes produisent plus d'énergie.
Quelques exemples d'amorces avec leurs couleurs :
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Les amorces de forte puissance sont destinées à recharger des cartouches de faibles charges de plomb et limitent l'emploi de poudres vives ou semi-vives avec des chargements moyens à lourds.
La poudre noire est un explosif constitué de trois éléments principaux : le salpêtre (nitrate de potassium KNO3), le soufre et le charbon de bois. C'est le premier explosif découvert par les hommes et elle est restée le seul explosif connu jusqu'au XIXe siècle.
L'origine de la poudre noire est très obscure. On sait néanmoins qu'elle a été utilisée dès le Xe siècle par les Chinois pour des feux d'artifice et que les Arabes s'en servaient au XIVe siècle pour lancer des flèches à partir de sarbacanes ou de canons. Les Européens l'ont adoptée à peu près à la même époque, également à des fins militaires puis, à partir du XVIIe siècle, pour des buts « civils », notamment dans les mines et pour des travaux publics.
Les proportions des trois constituants varient dans les limites suivantes :
Le salpêtre apporte l'oxygène, le soufre régularise la combustion et facilite l'allumage.
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Au cours du XIXe siècle, les chimistes de l'époque mirent au point un procédé permettant d'obtenir de la poudre noire en grains, dont la taille peut être modulée selon l'usage prévu : plus les grains sont petits, plus la poudre obtenue est dite « vive », c'est-à-dire qu'elle présente une vitesse de combustion élevée.
Caractéristiques et Utilisation : La poudre noire donne une fumée abondante, chargée de particules solides et riche en oxyde de carbone ; un kilogramme de poudre libère environ 300 litres de produits gazeux. La température de l'explosion atteint 2 400 °C.
Parmi les avantages de la poudre noire, notons qu'elle est peu onéreuse, stable et qu'une faible quantité d'énergie en provoque la combustion. Ainsi, peut-on l'enflammer à l'aide d'une flamme, d'un impact, d'une friction, d'une étincelle, ou même d'un laser. Il en résulte que sa manipulation est dangereuse.
Voici un tableau récapitulatif des compositions de la poudre noire à différentes époques :
| Époque/Usage | Salpêtre | Soufre | Charbon |
|---|---|---|---|
| XIVe et XVe siècles | 6 parties | 1 partie | 1 partie |
| Poudre de mine (lente) | 40 % | 30 % | 30 % |
| Poudre de chasse | 78 % | 10 % | 12 % |
| Poudre de guerre | 75 % | 12,5 % | 12,5 % |
| Pièces d'artifices | 75 % | 10 % | 15 % |
Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien, utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Chaque modèle évoque une époque différente.
Qui utilise ces armes ?
En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). Dans certains pays européens, la législation est plus stricte.
Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, surtout en matière de stockage à domicile.
Il s’agit de résidus d’amorce, résidus de poudre, de fumée, de particules de graisse ou de lubrifiant ainsi que de résidus métalliques provenant du projectile, de la douille et/ou de l’arme. Ils sont produits dès le départ du coup de feu, lorsque le percuteur va percuter la capsule d’amorçage.
Lors du départ d’un coup de feu, les gaz de combustion se détendent principalement par la bouche du canon, ainsi que par tous les espaces non hermétiquement fermés de l’arme.
Il n’est pas rare de retrouver des résidus de tirs au niveau du visage, des cheveux et des vêtements du tireur. La persistance des résidus de tirs est d’ailleurs, plus importante dans les cheveux que sur les mains du tireur.
Pour estimer une distance de tir et déterminer si une personne a tiré ou non avec une arme, la Police Technique et Scientifique utilise des méthodes optiques, chimiques et instrumentales.
La méthode la plus simple consiste à visualiser les résidus de tirs à l’œil nu ou à l’aide d’un macroscope, sous différents éclairages et agrandissements.
Ces procédés se basent sur des réactions chimiques engendrant la coloration des particules de résidus de tirs. La plupart de ces tests ne sont pas spécifiques aux résidus de tirs, et sont donc des tests d’orientation.
Exemples de Tests Chromophoriques : Test de Griess modifié : révèle les nitrites (particules de poudre brûlées) présents sur la cible.
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