L'élément le plus important du fusil est sans conteste le canon, qui conditionne ses performances. De la qualité de la fabrication du canon dépendra la qualité du tir. Les vertus primordiales pour un canon sont la force, la légèreté relative, l'élasticité, le bon équilibre et la puissance de tir.
Dans les fabrications en grande série, on utilise des barreaux qui sont percés, reforés et alésés sur des machines à commande numérique. Une technique nécessitant des machines à forger complexes et coûteuses est utilisée pour les fabrications en très grande série. Cette méthode combine le forgeage à chaud et le martelage à froid.
La fabrication des tubes est effectuée par étirage en passes successives et le résultat est obtenu par déformation de la matière, sans perçage, afin d'éviter de mélanger des adjuvants à l'acier. Sur des fusils haut de gamme, afin de conserver toute l'élasticité de l'acier et obtenir des performances supérieures, les canons ne sont pas chromés, ils sont fabriqués avec des aciers résistant davantage à l'oxydation. La protection extérieure des canons est assurée par bronzage, brunissage au chrome noir ou au téflon, chaque fabricant ayant ses méthodes et spécificités.
Sur des fusils haut de gamme et afin de conserver une meilleure élasticité de l’acier et des performances supérieures, les canons ne sont pas chromés, ils sont fabriqués avec des aciers plus fortement alliés proche des aciers inoxydables.
Il est convenu dans le monde des initiés que l’on considère un fusil à canons longs quand ces derniers mesurent au moins 75 cm. Au parcours de chasse dans les années 70- 80, la longueur était de 70-71 car les trajectoires étaient rapprochées et les tireurs venaient pour la plupart du skeet. Mais influencés par les britanniques et l’augmentation des distances de tir, la longueur standard est depuis une dizaine d’années de 76 cm avec une tendance vers des longueurs plus longues.
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Un fusil à canons longs possède une ligne de visée plus longue ce qui améliore la précision de visée ou plus exactement la précision de déplacement lors du swing. Incontestablement, cette caractéristique permet un contrôle bien meilleur des trajectoires surtout quand celles-ci sont éloignées. De plus, l’augmentation du couple par le rallongement de l’arme favorise le contrôle du swing grâce à la répartition des masses.
La longueur plus courte de l’arme conjuguée avec une répartition des masses plus compacte donnera aux fusils une vivacité plus grande. Cette qualité sera appréciée dans des situations de tir où le tireur ne dispose pas beaucoup de temps ou d’espace pour exécuter son tir. C’est pourquoi ce type de fusils est utilisé au skeet olympique.
Partie terminale du canon, le choke mène un rétrécissement progressif du diamètre de l’âme. En effet, un rétrécissement nul ou faible de l’ordre de 1 à 2 dixièmes de mm aura tendance à former une gerbe cylindrique avec une surface frontale importante, à la sortie du canon l’air pénétrant rapidement dans la gerbe éclatera cette dernière rapidement. Par voie de conséquence, le groupement des plombs sera plus important.
Il fut un temps où les chokes interchangeables étaient considérés comme une mauvaise innovation technique. Coupables de produire des gerbes irrégulières et de diminuer la portée efficace des fusils, les chokes amovibles avaient mauvaise presse. Il est vrai que certains fabricants ne portaient pas le soin nécessaire à l’usinage des chokes et, par conséquent, les performances de ces derniers étaient médiocres. Toutefois, les industriels sérieux ont toujours réalisé des fabrications de qualités et les résultats des fusils équipés de ces chokes pouvaient rivaliser avec des armes à chokes fixes.
De nos jours, grâce aux nouvelles technologies (chokes longs, rallongés extérieurs et à l’utilisation de nouveaux matériaux, aciers fortement alliés, aciers inoxydables, titane, .. Attention : Quelle que soit la qualité des chokes, il est impératif de veiller à leur entretien, notamment pour ce qui concerne la corrosion. En effet, un choke rouillé à l’intérieur du canon sera très difficile à démonter sans détériorer le taraudage du canon.
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Par exemple en CS ou PC on préconise un minimum de 2 à 3/10 de rétreint par rapport à l'alésage de 18,5 d'un cal 12 soit un diamètre de sortie de choke de 18,3 à 18,2 mm minimum.
Le sertissage a un rôle d'intervenant pour régulariser, homogénéiser l'ensemble propulsé. Le meilleur est celui à huit plis sans conteste!!! La poussée est plus homogène et bien répartie sur toute la surface frontale, un peu mieux que pour 6 plis (soit 6 secteurs angulaires d'un cercle) qui retarde un temps infime, mais suffisant, le lancement de cette forme cylindrique qu'est la charge avec une vitesse initiale optimale.
On parle de culot : son rôle essentiel est de favoriser l'extraction et d'épouser la chambre...la protéger et fermer de façon étanche l'arme.
Pour ce qui est de la poudre, il y en a de toutes sortes, de toutes formes( bâtonnets, paillettes, cubiques, cônes, cylindres, grains, et de toutes les couleurs...). L'essentiel est sa vivacité, sa porosité étant alors primordiale.
Cet usinage conique reliant la chambre à l’âme du canon a une importance significative sur la sensation de recul l’arme. De par sa longueur et sa progressivité, la sensation de recul en est fortement modifiée.
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C’est la partie la plus longue du canon comprise entre le cône de raccordement et la rampe de choke, elle conditionne grandement la qualité et la vitesse de la gerbe. À l’instar du cône de raccordement, les fabricants ont beaucoup travaillé sur l’amélioration de cette partie du canon.
BERETTA, par sa société HUMBERT France basée dans la Loire (42), a confié le tout nouveau 694 en version sporting pendant 4 semaines. Les bonnes premières impressions eues en Italie lors de la présentation mondiale allaient-elles se confirmer ?
J’aime bien les détails polis de la bascule qui rajoutent du cachet à ce fusil qui, ne l’oublions pas, joue dans la cour très concurrentielle des moyens hauts de gamme.
Indéniablement le 694 fait un saut qualitatif, la marque a de sérieuses ambitions le concernant. J’ai noté des solutions techniques qui semblent plus simples mais néanmoins recherchées et développées par les ingénieurs pour fiabiliser au maximum le 694, par exemple le montage de la longuesse avec rattrapage de jeu automatique, la manipulation est douce tout en étant ferme.
Certains ont pu s’inquiéter sur les qualités des bois sachant que la marque a communiqué sur le fait d’un grade moins important tout en priorisant le budget vers la partie technique. Un grade moins important ne signifie pas non plus de mettre un bois de palette, donc ne dramatisons rien et gardons en tête que Beretta n’est pas non plus du genre à sacrifier ses présentations fusils.
Conformément à la description le fusil pèse +/- 3550 g, le mien plus exactement 3590 g, ce qui est parfait pour nos usages sportifs. Le centre de gravité, comme indiqué dans les caractéristiques, placé sous l’axe de la bascule confère un comportement prévisible pour les disciplines PC/Compak, c’est à dire prioriser le contrôle des trajectoires donc pas trop nerveux du côté crosse comme par le passé, ce qui ne convenait pas forcément à tous les tireurs.
Pour ce qui me concerne, gaucher en mode tireur, la crosse présente un léger avantage opposé à ma morphologie, j’avais rencontré la même configuration en Italie, il faudra donc que je m’adapte pour tous les plateaux et trouver un alignement visuel avec la bande de visée fuyante de 10 à 8mm, la hauteur de pente me convenant parfaitement.
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