Les revolvers Enfield et Webley sont des armes de poing emblématiques de l'histoire militaire britannique. Ils ont été largement utilisés par les officiers et les forces armées de Sa Majesté lors de nombreuses campagnes et conflits à travers le monde.
Fabriqué par la Royal Small Arms Factory d’Enfield, le revolver Enfield Mk II en .476 a été adopté en 1882 par l'armée britannique. Il armera les officiers anglais lors des deux guerres des Boers, de la guerre du Soudan, de la rebellion du Nord-West (au Canada) et lors de la guerre des Boxers. Il sera encore utilisé dans la réserve jusqu'à la Première guerre mondiale.
Caractéristiques du Revolver Enfield Mk II:
Le revolver Webley Mk I en calibre .455 lui succèdera en 1889.Arme classée en catégorie D2 § e par le décret n°2018-542 du 29 juin 2018. Achat et détention libres par des personnes majeures.
Les premiers modèles de revolver Enfield sont, en 1880, le Mark I en calibre .422 et le Mark II en 1882, en calibre .476. Ils sont les armes de poing réglementaires de l’armée britannique de 1880 à 1887, remplaçant le revolver Adams à carcasse rigide.
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Le revolver Enfield Mark II est adopté comme arme de poing par la North-West Mounted Police du Canada et est utilisé de 1883 jusqu’à 1911. Le commissionnaire Acheson G. Irvine de la NWMP commanda 200 Mark II en 1882 au prix de 17,75 dollars canadiens.
Irvine appréciait tant cette arme que sa dernière action comme commissionnaire fût de commander 600 armes supplémentaires qui furent livrés en septembre 1885. Son remplaçant, Lawrence W. Herchmer, équipa entièrement cette unité avec cette arme. Au total 1 079 armes furent livrées. Cette arme donna pleinement satisfaction malgré le peu de puissance de sa munition.
Cette arme à brisure en simple ou en double action est équipé d’un anneau à dragonne. Les broches usées ne parvenaient pas à maintenir les douilles lors de leur éjection. L’usure de l’axe du pivot augmentait le jeu au niveau du canon qui nuisait à la précision de l’arme.
Les plaintes ont commencé dès 1887, et ont conduit les britanniques à adopter le revolver Webley. A la fin de l’année 1904, le revolver Mark II commence à être remplacé par le revolver .45 Colt New Service. Cependant, l’arme reste une arme réglementaire jusqu’en 1911.
La cartouche de .476 Enfield contient une balle en plomb de 265 gr (17,2 g) et est chargée par 18 gr (1,2 g) de poudre noire. Cette cartouche se révéla insuffisamment puissante pendant la guerre d’Afghanistan et d’autres conflits coloniaux. Ainsi, son pouvoir d’arrêt était jugée insuffisante pour un usage militaire.
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Contrairement à la plupart des autres revolvers à extraction automatique (comme le Webley ou le Smith & Wesson n°3), les revolvers Enfield MkI & MkII étaient complexes à décharger avec un système d’extraction / éjection sélectif Owen Jones qui était supposé permettre au tireur d'éjecter les cartouches usagées tout en conservant les cartouches non usagées dans le barillet.
Lorsque le canon était déverrouillé, le cylindre avançait, actionnant le système d’extraction et laissant tomber les cartouches usagées. L’idée était que le cylindre avançait assez loin pour permettre aux cartouches usagées d’être complètement extraites (et éjectées par gravité), mais pas assez loin pour permettre les cartouches non usagées, plus longues, d’être enlevées.
Ce système était obsolète dès l’introduction du Enfield Mk I, d’autant plus qu’il fallait recharger à l’aide d’un portière latérale.
Le revolver Webley Mk VI est un autre revolver emblématique de l'armée britannique, notamment pendant la Première Guerre mondiale. Il a été fabriqué par Webley & Scott et était réputé pour sa robustesse et sa fiabilité.
Caractéristiques du Revolver Webley Mk VI:
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L'exemplaire illustrant cet article a été fabriqué en 1919 par Webley & Scott limited , Handsworth , Birmingham.
Tout d’abord celui de Philip et James Webley qui fondirent en 1834 une manufacture d’armes à Birmingham s’inscrivant dans la continuité de l’usine de fabrication de munitions créée par leur grand père en 1790. En l’espace de vingt ans, ils deviennent un sous-traitant et un fabricant « indispensable » en Angleterre et fournisseur officiel de l’Armée de Sa Gracieuse Majesté.
Étant une des premières armées à généraliser le revolver à double action en 1856, le passage à la cartouche métallique se fit aisément à partir de 1870 en Grande-Bretagne. Les officiers de sa gracieuse majesté boudèrent donc de plus en plus les modèles « officiels » au profit de sublimes Webley Army et Tranter 1878.
En 1885, sortait le Webley Green et deux ans plus tard le fameux Webley mkI. L’Histoire était en marche et le progrès, lui, galopait. En l’espace de vingt-sept ans, six modèles Webley se succèdent, et se chevauchèrent, au grès des transformations de modèles antérieurs. de composition des aciers, d’installation de pièces d’usure, des renforcements de carcasse et de fermetures et autres améliorations.
Lancé le 21 juillet 1899, notre MkIV se distingue des MkIII, outre par ses innovations techniques (nouvel acier. chien allégé, nouveau barillet), par une production d’avantage à destination militaire et donc plus rationalisée, le plus gros des commandes étant d’ailleurs absorbées par les gouvernements britannique et sud-africain.
Il sera si solide que beaucoup y tireront les mêmes cartouches que dans le MkVI de 14-18 et des dizaines de milliers d’exemplaires seront convertis en .45ACP pour le continent américain. Il sera donc tout à fait courant de le croiser dans la boue des tranchées, en particulier celles du front d’Orient.
Comme tout revolver civil à destination potentiellement militaire qui se respecte, un anneau de calotte termine les plaquettes en bec de corbin. Leur prise en main permet d’armer très facilement le chien en simple action et de pointer avec beaucoup d’efficacité.
A ceci s’ajoutent de très beaux marquages, à commencer par celui du calibre « 455/476 » en carcasse sous le canon, la fameuse « flying bullet » caractéristique des armes civiles Webley et le marquage de modèle « Mark IV » en sommet de carcasse. Le plus beau d’entre eux est certainement l’inscription à la main et à la pointe fine sur deux lignes : « John Dickson & Son. / Edinburgh » en sommet de cadre.
Son numéro de série 80 574 nous permet d’affirmer qu’il fait partie des toutes premières productions, certainement de la première année et d’avant 1902 en tous cas.
Élément essentiel de tout revolver qui se respecte, les chambres sont vraiment très belles mais un petit coup d’écouvillon ne leur ferait pas de mal. L’indexation et le jeu sont très bons, le cône de forcement peut en témoigner. Entrefer minime.
Le guidon est tel le rocher Gibraltar: c’est à dire fidèle au poste, en parfait état et répondant à la côte africaine sous forme d’une hausse se trouvant sur l’étrier de verrouillage. La prise de visée obtenue est très rapide à acquérir et lumineuse.
Beaucoup de ces armes nous reviennent directement des anciennes colonies britanniques dans des états qui montrent qu’elles ont beaucoup servi et ont été durement traitées ces cent dernières années (souvent dans des vieux stocks de police venus d’Afrique du Sud).
Encore une fois, une arme autant qu’une une icône chez Maître Flingus. Ce morceau d’histoire fit la transition entre l’habit rouge et le kaki. Entre le monde d’avant et le notre dans le plus grand Empire de l’ère moderne. Un « gros » revolver comme on les aime, formidable à manipuler et qui a pu servir lors de la seconde guerre du Trasvaal et après. Sans l’être stricto sensu, il a tout a fait sa place dans une collection d’armes réglementaires.
Les modèles WG ou Webley-Government produits pour le marché civil à partir de 1885 jusqu'au début des années 1900, (souvent incorrectement appelé le Webley-Green) ont connu un grand succès commercial auprès des officiers anglais, qui en faisait l’achat à titre privé, et auprès des tireurs civils.
La munition de 476 était celle du revolver règlementaire Enfield Mk II règlementaire dans l’armée britannique à partir de 1880.
Arme classée en catégorie D 2 °§ e) par le décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013.
Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting” , sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées.
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