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Se lancer dans un combat de sabre laser ou jouer au hockey sous l’eau ? Qu’ils soient inspirés de la fiction ou issus d’un étonnant mélange de différentes disciplines, certains sports se démarquent des traditionnels foot-tennis-judo. Et à Lyon, il y en a pour tous les goûts.

Ultimate Frisbee : L'esprit d'équipe avant tout

Oubliez l’image du Frisbee que l’on se lance sur le sable chaud ou les pieds dans l’eau. Son histoire prend racine en pleine guerre froide, à la fin des années soixante. En plus des entraînements, différentes compétitions sont organisées au cours de l’année. La clé du jeu : collaborer. Conçu pour favoriser l’échange au sein d’une équipe, le sport repose sur la collaboration entre les joueurs. Il n’est, en effet, pas possible de courir quand on a le disque en main. La seule option est de le passer à un coéquipier.

« Cela évite l’individualisme, souligne Quentin Dupré la Tour, membre de l’ASUL Ultimate, l’un des deux clubs lyonnais. Pour s’essayer au « flying disc », rendez-vous tous les jeudis soir d’été, de 19 h à 21 h sur le terrain de rugby de l’Insa à Villeurbanne. Deux clubs proposent plusieurs entraînements hebdomadaires dans la métropole : ASUL Ultimate (Lyon 9e, Villeurbanne, la Doua, etc.) et le Club d’Ultimate des Gônes (stade de rugby de Parilly, à Oullins). Comptez environ 30 euros pour une licence loisir annuelle.

Lancer de hache : Précision et technique

Chemises de bûcherons, casques de Viking et percussions de tambour : tout est fait pour évoquer l’esprit médiévalo-fantastique des séries à succès comme Game of Thrones. À deux pas de La Guillotière, Florent et Mélody Rivoire ont créé l’année dernière L’Hachez-vous, le premier centre de lancer de hache de Lyon. Les deux Lyonnais, déjà propriétaires d’un Escape Game, cherchaient avant tout une idée ingénieuse et surprenante pour réinvestir.

« On a été séduit par le côté inédit du lancer de hache : la majorité des gens n’en n’ont jamais fait ! Figurant parmi les pionniers en France, Florent Rivoire est le gérant de L’Hachez-vous, lancer de hache Lyon. Plus technique que physique. Encadré par un protocole de sécurité, le centre comporte six cibles situées à quatre mètres de la zone de lancer. « C’est plus technique que physique. La hache standard pèse 700 grammes et il n’y a pas besoin de jouer sur la force : on reste bien posé et on déroule le bras. » Et le concept séduit : le couple a déjà ouvert une deuxième adresse à Nantes et espère comptabiliser une petite dizaine de franchises avant la fin de l’année.

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L’Hachez-vous, lancer de hache Lyon, 4 rue de l’Épée, Lyon 3e. Cible pour trois personnes : 50 euros les 55 minutes.

Combat de sabre laser : Que la force soit avec vous

Le sabre est composé d’une poignée en aluminium et d’un tube en polycarbonate éclairé par une LED. Pour engager un combat, l’apprenti Jedi doit faire passer l’arme derrière lui. Il voulait allier ses deux passions : le fleuret et Star Wars. Reconnu par la fédération d’escrime. « La règle donne priorité à celui qui attaque, l’adversaire devant se protéger, esquiver et amorcer à son tour une offensive. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’un des combattants se fasse toucher, explique l’enseignant. Le but est de s’orienter vers le développement d’un art martial à part entière ».

L’initiative de Mathieu Dhennin est loin d’être isolée dans l’Hexagone. Au niveau national, les choses deviennent même très sérieuses. « Ce qui devrait aboutir à terme à la création d’un championnat de France. Et ça bouge aussi sur le plan international. Un jour peut-être, le sabre laser sera aux Jeux olympiques ! », plaisante l’entraîneur. En attendant, cette nouvelle discipline a un atout de taille : attirer des non-sportifs inspirés par leurs héros vers une activité physique.

13 rue du Bélier, Lyon 2e. escrime-lyon.fr. Licence entre 270 et 340 euros en fonction de l’âge.

Chessboxing : Quand le corps et l'esprit ne font qu'un

À première vue, rien ne rassemble la boxe anglaise et les échecs. Rien, sauf le chessboxing. C’est LA nouvelle curiosité sportive de la rentrée prochaine à Lyon. Sur un ring, les athlètes alternent entre un round d’échec et un round de boxe de trois minutes chacun (il existe des variantes en termes de durée, NDLR).

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« J’imaginais une société dans laquelle l’évaluation de tout était devenue une règle, comme une dictature où l’on évalue l’intelligence, la violence, la bêtise, la beauté etc., explique l’artiste dans un commentaire vidéo. Tout naturellement, le chessboxing m’est apparu comme le meilleur évaluateur de l’excellence humaine, de façon presque caricaturale. Cérébral et physique, le duel demande à la fois endurance, intelligence et anticipation. Essoufflés par le combat de boxe et dopés par l’adrénaline, les deux adversaires doivent parvenir, après quelques instants de pause, à se concentrer, assis face à l’échiquier, et à construire rapidement leur stratégie.

Entraînements encadrés par deux professeurs (échecs et boxe) mercredi de 10 h à midi à Lyon Boxe, (8 rue de la Claire, Lyon 9e) et à partir du 18 septembre. Cotisation annuelle : 350 euros.

Hockey subaquatique : Un sport d'apnée intense

Apparu au milieu du XXe siècle, le hockey subaquatique se jouait, à l’origine, avec des bouteilles de plongée et des crosses de hockey sur glace. Peu pratique, le sport a subi un sérieux lifting au cours de son histoire. Joués par équipe de dix (six dans l’eau et quatre remplaçants), les matchs de hockey subaquatique se divisent en deux mi-temps d’environ 12 minutes. Initiations gratuites cet été.

Particulièrement physique, le hockey subaquatique est souvent comparé au squash en termes d’effort cardiaque. Avec des apnées très courtes (environ 10 à 15 secondes), les joueurs doivent constamment alterner entre le fond de la piscine et la surface.

Parkour : L'art du déplacement urbain

Vous souve­nez-vous du film Yama­kasi ? Sorti en salle au début des années 2000, ce long-métrage écrit par Luc Besson suivait les péri­pé­ties d’une bande d’amis issus des banlieues pari­siennes, adeptes de sauts périlleux et d’es­ca­lades verti­gi­neuses. « L’idée est de réap­pro­prier l’es­pace urbain en décou­vrant une autre façon de se dépla­cer, plus proche de notre instinct primi­tif », explique Louis Davion (photo), entraî­neur.

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Pas ques­tion pour autant de deve­nir un casse-cou fougueux et de sauter d’un immeuble de huit étages. « On commence déjà au sol en appre­nant d’abord à sauter un banc ou un bloc de béton et à amor­tir la chute. Une philosophie. Au-delà de l’as­pect pure­ment spor­tif, l’art du dépla­ce­ment se veut aussi une philo­sophie de vie à déployer au quoti­dien. « Les parti­ci­pants déve­loppent la culture de l’ef­fort, l’es­prit de déter­mi­na­tion et l’en­traide. Notre devise est “ On commence ensemble, on finit ensemble ”, précise Louis Davion. Par ailleurs, les dépla­cements se font dans le respect de l’en­vi­ron­ne­ment et de ceux qui l’en­tourent.

Acces­sible à partir de 8 ans. Plusieurs cours hebdomadaires gymnase Genety (Lyon 1er), gymnase Maurice-Scève (Lyon 4e) et en extérieur.

Quidditch Moldu : Le sport d'Harry Potter transposé dans le monde réel

On vous imagine faire la moue, circonspect ou éberlué. Mais, oui, c’est bien réel. Tout droit sorti des romans de J. K. Rowling, le quidditch, sport favori d’Harry Potter, existe aussi à Lyon. Ici, pas de magie ni de balais volants. Les membres Crookshanks Lyon Quidditch gardent bien les pieds sur terre. Le petit jeu est vite devenu sérieux et a connu un certain engouement outre-Atlantique.

« Ils se sont rendu compte qu’en plus d’être fun, la pratique avait un réel intérêt sportif », raconte Alice Péronnet, batteuse dans l’équipe lyonnaise. Rapidement, des tournois s’organisent. Standardisées par l’International Quidditch Association, les règles cadrent le jeu et l’adaptent au monde humain. Première particularité : les joueurs courent avec un manche à balai entre les jambes. Les équipes comportent sept joueurs : trois poursuiveurs qui se passent le souafle (ballon de volley) pour marquer des buts dans les anneaux, un gardien, deux batteurs qui tentent de toucher l’adversaire - avec un « cognard » - afin de l’éliminer temporairement. Et un attrapeur qui rentre sur le terrain à la 18e minute.

Si plusieurs dizaines d’équipes existent dans l’Hexagone, seule une a été créée à Lyon (en 2012) et se compose aujourd’hui d’une trentaine d’adhérents, dont certains jouent parfois en équipe de France. Mixité obligatoire. Le tout donne un joyeux mélange de rugby, de hand-ball et de ballon prisonnier. « C’est très physique mais accessible à tous. On n’est pas obligé de faire des plaquages tout de suite ! » Inclusif, le quidditch moldus impose une mixité avec, au maximum, quatre coéquipiers du même genre par équipe. Et rassurez-vous : c’est tout sauf un fan-club d’apprentis sorciers. « Il y a même des joueurs qui n’aiment pas Harry Potter mais qui sont simplement séduits par ce sport très complet.

Entraînements dimanche après-midi campus de la Doua et mercredi soir au square à côté des Archives départementales. lyonquidditch.wordpress.com.

Football-bulle : Rire et sport garantis

Jouer au foot enveloppé dans une bulle transparente ? Parmi les activités sportives collectives les plus farfelues, en voilà une qui vous garantit une bonne dose de fou rire. Né en Norvège en 2011 dans l’esprit taquin de deux amis, le football-bulle a attisé la curiosité de Samuel Houlès. Ce Toulousain a décidé de l’importer dans sa terre du Sud il y a six ans en créant Bubble Bump, puis dans d’autres grandes villes de France, dont Lyon. Le foot-bulle se joue au minium à quatre contre quatre.

« Le ballon devient presque accessoire, souligne Samuel Houlès. On vient d’abord pour poser son cerveau et retomber dans l’enfance. J’ai tenté d’organiser des championnats, mais la compétition ne marche pas ». Le football-bulle n’en est pas moins particulièrement éprouvant. Les parties ne durent pas plus de cinq minutes pour permettre aux deux équipes de souffler. « C’est très cardio et surtout, on rit beaucoup ! »

Session de 30 minutes : 16 euros par personne pour un groupe de 10 joueurs. Les parties peuvent s’organiser dans plusieurs complexes sportifs de la métropole.

Mermaiding : Devenez une sirène

Vous en avez rêvé une partie de votre enfance, scotché devant le VHS Disney, hypnotisé par les ondulations d’Ariel et son improbable mais mythique chevelure rouge (les plus de quarante ans auront plutôt pour référence le conte d’Andersen…). Avec le mermaiding, vous pouvez désormais effleurer votre fantasme. Le principe ? À Lyon, les cours de nage-sirène (ou de triton) ont fait leur apparition récemment, en partie grâce à Vanessa Simian, coach en natation synchronisée. En vogue aux États-Unis, la nage-sirène est plus physique qu’on pourrait l’imaginer, même si l’aspect récréatif reste un élément essentiel de ce sport.

Bonne nouvelle : pour remuer de la nageoire, pas besoin d’attendre la rentrée. Vanessa Simian anime des cours tout l’été à l’Atol de Miribel. « Tout le corps est sollicité et particulièrement la partie basse, de la ceinture abdominale jusqu’aux pieds », souligne la coach. Une fois à l’aise, vous pourrez même tenter quelques variantes en ondoyant sur le dos ou en faisant surgir votre nageoire à la surface. À la fin de l’été, les sessions se poursuivront en piscine, notamment à Villeurbanne. 30 euros le cours d’une heure. Dès 10 ans pour les enfants à l’aise dans l’eau.

Kayak-polo : Un sport d'équipe aquatique dynamique

Un étrange ballet agite les eaux paisibles du Grand Large, dans l’Est lyonnais. Sur un terrain rectangulaire, en équipe de cinq, les joueurs de kayak-polo pagaient, se font des passes et basculent l’ennemi pour tenter de marquer des buts dans la cage située à deux mètres de haut dans le camp adverse. Pour se protéger des coups de pagaie, les joueurs de kayak-polo s’équipent d’un casque de hockey et d’un gilet de sauvetage. Un beau spectacle.

Dans la métropole lyonnaise, c’est le club Canoë-Kayak Décines Meyzieu (CKDM) qui encadre des entraînements (loisir et compétition régionale ou nationale). « L’avantage de ce sport est d’allier kayak et jeu collectif », souligne Anthony Tabacco, responsable de la section. Pour se jeter à l’eau, une maîtrise minimum du bateau est requise afin d’être capable de sprinter mais aussi d’esquimauter, technique permettant de redresser un kayak chaviré. Adhésion annuelle au club 185 euros (170 euros pour les habitants de Décines et Meyzieu). L’hiver les entraînements ont lieu en piscine à Décines.

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