Depuis quelques années, les fusils harpons de type roller ont suscité un vif engouement, rejoignant les catalogues des industriels. Bien que les fusils harpons roller existent depuis longtemps, ils étaient majoritairement le fruit d'une production artisanale. Cet article vise à explorer les raisons de cet engouement et à fournir un guide complet pour choisir l'arbalète de chasse sous-marine la plus adaptée à vos besoins.
C'est Beuchat qui a souhaité industrialiser ce type de fusil harpon en premier, en collaboration avec Marc-Antoine Berry, un chasseur sous-marin célèbre installé au Gabon, connu pour la taille extrême de ses prises. Beuchat a alors lancé la Marlin Révolution, reposant sur une technique brevetée pour des performances exceptionnelles. Ce modèle, utilisant un principe de catapulte, a fait grand bruit dans le monde de la chasse sous-marine. Peu à peu, les autres industriels ont commencé à en proposer dans leur catalogue.
Moins technique qu’un fusil pneumatique, mais avec des performances qui s’en approchent pour certains modèles, vous apprécierez ce type de fusil harpon surtout sur des poissons très rapides comme le denti ou les bonites. Les fusils harpon roller sont destinés aux chasseurs sous-marins avec de l’expérience.
La mission principale d’une arbalète de chasse sous-marine ou fusil harpon, est d’envoyer un projectile permettant la capture de poissons et de céphalopodes.
Il est important de clarifier une confusion courante : les termes "fusil harpon" et "arbalète de chasse sous-marine" désignent la même chose. Donc, non il n’y a pas une différence du point de vue du critère, des caractéristiques ou de la fonction entre un fusil harpon et une arbalète. Tous deux désignent la même chose. Cet outil sert à faire la chasse sous-marine de façon efficace et moderne. À noter que lorsque l’on parle de longueur 75 cm, il s’agit uniquement de la longueur du tube, hors tête et hors crosse.
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De nos jours, la variété de modèles d’arbalètes de chasse sous-marine et de fusils pneumatiques qui existent provoque un casse-tête dans le choix. En réalité, quatre critères doivent être pris en compte dans votre choix de fusil harpon de chasse sous-marine.
Le type de chasse que vous voudriez faire (la longueur du fût variera selon) :
Considérez également : le budget, le contenu de votre armement de chasse sous - marin (alu, carbone, bois). La technologie de propulsion du flinch : arbalète à sable ou hélice pneumatique ? Voilà autant de critères dont vous pouvez tenir compte dans le choix de votre fusil harpon de chasse sous-marine. De plus, plusieurs autres éléments doivent être pris en compte dont le type de l’arbalète, le fût, la crosse, la tête et les accessoires.
Le harpon de chasse sous-marine existe en plusieurs variétés :
En dehors de ces types de harpons de chasse sous-marine, il y a plusieurs d’autres dont le Laser Carbon Roller de la marque Pathos, le Gladius de la marque C4 Carbon et bien d’autres.
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Pour faire de la chasse sous-marine au harpon, une procédure simple mais efficace mérite d’être appliquée. En effet, il est recommandé de faire usage d’un harpon dont la longueur de la flèche correspond à celle de l’arbalète. De plus, son diamètre doit correspondre à la puissance du sandow. Retenez surtout que la flèche doit être correctement positionnée et l’ardillon (le bout de la flèche) ne doit être que très légèrement tourné pour qu’il remonte après la dispersion du poisson. S’il s’agit par exemple d’une chasse sous-marine à trou, il est conseillé de préparer son harpon, le mettre en position de tire et se placer à côté du trou. Retenez-vous toutefois que la chasse sous-marine est réglementée dans certains pays.
Le système de la pêche sous-marine au harpon est réglementé dans plusieurs pays dont la France, le Québec etc. Même si sa pratique ne nécessite pas l’obtention d’un document en guise de permis ou de. Le respect d’une certaine condition s’impose. Entre autres conditions, nous avons :
En dehors de ces conditions générales, la conformité à certaines lois de l’État est sine qua non pour être autorisé à pêcher au harpon.
Plusieurs autres accessoires doivent être ajoutés au harpon de chasse sous-marine afin de rendre la chasse plus efficace :
Fondée en 1996 par Angelos Mixalopoulos, Pathos est une grande marque grecque œuvrant dans la conception et la vente des équipements de chasse sous-marine. Sa passion pour la pêche maritime ainsi que son inspiration à concevoir son premier fusil de chasse sous-marine ont fait naître l’entreprise. Après 18 années de création, la marque Pathos propose des articles de plongée haut de gamme dans le but d’offrir plus de sécurité aux apnéistes et les satisfaire dans leurs expériences sous l’eau. Aujourd’hui, la marque Pathos est présente dans 64 pays du monde entier.
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Pour bien choisir son arbalète, il est important de comprendre les différents types de chasse sous-marine :
La longueur de l'arbalète est également un critère essentiel :
Pour débuter, il est conseillé de choisir une arbalète polyvalente de 75 cm ou 90 cm, avec une tête fermée pour faciliter le réarmement et une flèche tahitienne (en un seul morceau). Un obus articulé sera plus résistant et facile à mettre en place. Le guide flèche intégral est un plus pour la précision.
La gamme Beuchat en cette fin de saison 2009 est véritablement bien garnie : un modèle bois (Marlin Pacific), un modèle doté d’une crosse avec un bon angle et décliné en alu et carbone (La gamme Marlin), un modèle équipé d’une crosse avec peu d’angle et de 28mm de diamètre (la Mundial), et enfin deux modèles dotés d’un tube de 25 mm de diamètre : les Arka et Espadon. Il ne manquait plus à cela qu’un modèle destiné aux tirs les plus extrêmes (La Marlin Révolution) et le tour était fait.
L'Espadon Sport est dotée d’une poignée possédant un angle assez important ( 28 degrés) et surtout recouverte d’un matériau souple sur sa face arrière. Le passage de doigt est bien large et entoure une queue de détente de taille moyenne et bien souple dans cette configuration de sandows. Enfin le choix a été fait de ne pas mettre ni de talon de chargement ni d’accroche fil (ce dernier est remplacé par un pince fil). La tête reprend un peu le standard du modèle de la Mundial mais en plus petit.
En milieu chloré et malgré une taille ou plutôt un diamètre pas forcément adapté, l’Espadon se comporte assez bien. En surface, l’arbalète est bien équilibrée et possède une bonne maniabilité.
Au fond, l’Espadon reste bien à plat et donne une impression assez rassurante de précision. En effet, en plus de cette stabilité, on va apprécier pour la réalisation de la mire, l’absence de talon de chargement. Rien ne vient perturber l’œil à ce moment délicat. La gâchette libère la flèche tout en souplesse et le résultat est assez précis. On obtient une régularité de tir plutôt intéressante pour ce type de modèle.
Dès les premiers mètres, on retrouve chez L’Espadon Sport une bonne maniabilité et une légèreté fort agréable sur les longs parcours. Les chargements malgré son obus classique (petit équipement à changer pour plus de confort) se font sans problèmes particuliers. Dans le courant, on sent directement l’influence de son faible diamètre et l’on aura moins à subir de contrainte. Idem côté maniabilité où les déplacements s’en trouvent bien facilités. Vient le moment du tir, la gâchette libère la flèche tout en souplesse et les sandows propulsent plutôt bien. A l’agachon, le tir est toujours bien linéaire et orienté un peu bas.
Voici quelques avis d'experts sur l'Espadon Sport :
La société Beuchat chasse sous-marine a été créée en 1934 à Marseille par Georges Beuchat, cofondateur de la FFESSM (Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins). En 1947, Georges Beuchat inventa la première arbalète de chasse sous-marine avec un système de propulsion à sandows. La marque a continué d'innover, avec des produits emblématiques comme la combinaison de plongée isothermique en 1953 et les palmes Jetfin en 1964.
Beuchat fait le buzz sur les réseaux sociaux en annonçant la sortie d’une gamme de flèches dites planantes capables d’augmenter la portée (30%) mais aussi la précision du tir. C’est rassurant nous direz-vous. Et effectivement, d’emblée la couleur est annoncée avec au niveau de la pointe de flèche une précision estimée à 5cm sur une portée de 3m.
Une pointe non plus conique mais de type seringue. La pénétration est sensée être plus nette autant que plus rapide. Jusque là rien de révolutionnaire direz vous peut être. Là où la marque phocéenne va plus loin c’est qu’avec l’usinage très atypique de cette pointe elle annonce une augmentation de la portée de 30%. Ce n’est pas rien !
Pour ce test, nous avons voulu volontairement choisir deux arbalètes de marques concurrentes : une Marc Valentin N°6 en 100cm pour le test de la Rockwell planante 6.5mm et une Omer E.T Roller en 95cm pour la Superteel planante à coulisseau. On va immédiatement constater un écart de portée de pas loin d’un mètre sur la 6.5mm et 1.5m en 7mm.
En action, une fois encore sur des tirs sur cible proches, on remarque une bonne pénétration de la flèche. Toutefois, on va noter une petite différence avec les observations en bassin. En effet, les flèches étant équipées ici de leur fil nylon, le frottement au moment du tir est bien supérieur à du tir libre. Sur du tir en limite de portée, on remarquera par ailleurs une nécessité d’adaptation en raison du trajet non parabolique de ce modèle.
Pour être honnête, au départ lorsque l’on a vu l’annonce de ces nouvelles flèches, nous n’y croyions que peu. Après avoir subi nos batteries de test, force est de reconnaitre que le système fonctionne et apporte des tirs à la fois plus tendus et plus longs. Bien joué !
Pourquoi ajouter des poulies sur une arbalète de chasse sous-marine, quel but et surtout pour quel résultat ? Sur une arbalète à poulie, c’est totalement différent puisque les sandows situés sous l’arbalète vont continuer à tracter lorsque le sandow du dessus sera revenu à sa taille non étirée. L’obus vient alors s’arrêter littéralement dans la tête.
Afin de créer ce nouveau modèle, les ingénieurs de chez Beuchat ont voulu s’appuyer sur des éléments de fabrication aux caractéristiques et à la fiabilité éprouvées. Ainsi on retrouve une crosse Marlin commune à toute la gamme connue pour sa résistance (jusqu’à 290kg en traction). Cette dernière est réalisée en nylon et est équipée d’une poignée ambidextre et d’un talon de chargement recouvert de Prosoft. La gâchette est donnée pour une sensibilité de 600gr pour 50kg de charge.
Une fois à l’eau, l’arbalète surprend par un équilibre de très très haut niveau. La réalisation de la mire se fait sans trop de problème même si certains de nos testeurs ont été perturbés par le coloris blanc du prosoft du talon de chargement. La gâchette bien souple libère un tir sans risque de coup de doigt. Deuxième surprise, la vitesse du tir, difficile à chiffrer certes mais suffisamment rapide pour sentir la flèche buter sur l’amortisseur alors qu’on vient à peine de presser la queue de détente. Enfin dernière surprise, la force de pénétration.
Lors du palmage, l’arbalète se cale parallèle à la surface et se fait totalement oublier lors des déplacements. Arrivé au fond, à l’agachon, on retrouve les sensations découvertes en piscine. Stable, permettant une bonne vision d’ensemble lors de l’alignement de la cible et relativement maniable vue sa taille, vous l’aurez compris on est totalement dans son domaine de prédilection.
A la coulée, on retrouve toujours cette légèreté incroyable, l’arbalète se cale verticalement et permet un alignement de cible sans faille. Le tir part rapidement et la portée est telle qu’on pourra utiliser une triple longueur si l’on prend l’option moulinet.
Bertrand : « Là où je l’imaginais lourd, peu maniable et encombrant, je trouve à la place un modèle léger, puissant, très équilibré et assez maniable. J’appréhendais le chargement, au final je le charge en 16 secondes.
Alain : « le Marlin Révolution, c’est plus qu’une arbalète c’est un objet à part. Technologiquement différent, il permet en plus de gagner presque 20cm de long à puissance égale.
Le Marlin Pacific c’est donc au départ un tube ovale à diamètre diminuant à mesure qu’on s’approche de la tête. L’angle mesuré est de 30 degrés. Enfin cette crosse est équipé du fameux mécanisme propre à toute la gamme Marlin et résistant jusqu’à 290kg de traction. Côté sensibilité, ce modèle est donné pour 600gr pour 50kg de traction.
D’une manière assez surprenante ce Marlin Pacific, une fois à l’eau, ne fait pas son poids. En effet, en surface, les déplacements se font sans avoir à fournir trop d’efforts. Enfin, les déplacements à la palme car dès que l’on parle de déplacements latéraux là il vaut mieux incliner l’arbalète sur le côté pour profiter d’une meilleur maniabilité.
Nous avons eu la possibilité de tester le nouveau moulinet Pacific avec cette arbalète. Facile à installer, il devient parfaitement accessible et aisé d’utilisation dans l’eau. Que dire du système de frein réglable ? Et qu’il est un peu comme la climatisation sur une voiture ! Bref, il s’agit d’une belle innovation qui permet de programmer la force de freinage au moment du départ du poisson, de notre côté on a adoré.
Bertrand: « Tester une 115cm c’est toujours un peu exceptionnel et là avec la Marlin Pacific, ca l’est encore plus car l’objet est en plus très joli. Une fois à l’eau, on veut du rendement et là aussi la Marlin Pacific est généreuse.
Luis; « La Marlin Pacific est précise, puissante et équilibrée. Je l’ai trouvée très esthétique avec son côté glacé.
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