Cet article aborde la question de la qualité des fusils Sabatti, ainsi que l'importance des chokes pour fusils de chasse et les différents types de balles disponibles.
Contrairement à l'industrie française, l'industrie italienne a su préserver un réseau de fabricants dans ses provinces armurières, perpétuant ainsi le savoir-faire italien en matière d'armes de chasse. Outre les prestigieux "3 B", il existe encore des manufactures, parfois anciennes, qui jouissent d'une réputation bien établie depuis des lustres.
Parmi ces fabricants, on retrouve :
Tout cela est fabriqué ou fini d'être monté en Italie selon un cahier des charges qu'on pourrait leur envier. Sabatti en fait partie intégrante et c'est une firme plusieurs fois centenaire. Sabatti sous-traite pour diverses marques Italiennes de carabines double-express des tubes rayés, dont à une époque pas si lointaine la grande firme Beretta, c'est une référence.
Concernant le choix du calibre, le calibre 12 est le leader pour les fusils, offrant un choix de munitions beaucoup plus important que le calibre 20.
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L’écrasante majorité des fusils de chasse dispose désormais de chokes interchangeables, ces embouts que l’on visse à l’extrémité du canon. Généralement, les armes sont livrées avec 3 ou 5 chokes : le lisse, un quart, demi, trois-quarts et full.
Le choke joue un rôle fondamental dans le groupement d’une gerbe. Fixé à l’extrémité du canon, cet embout permet de réduire le diamètre interne de celui-ci. Cela permet de concentrer davantage la gerbe. Le choke vous permet donc d’adapter votre arme à votre mode de chasse et ce, sans changer le canon, comme il était obligatoire à l’époque.
En plus de ces chokes que nous appellerons « d’origines » étant donné qu’ils sont fournis par le fabricant de l’arme directement, vous pouvez trouver sur le marché de nombreux autres modèles, fabriqués par des sociétés spécialisées. Il existe une multitude de marques, parmi les plus fameuses on retrouve : Patternmaster, Kick’s ou encore Briley.
Chaque modèle de choke propose un diamètre différent. C’est cette donnée qui influencera le groupement de la gerbe. Les fabricants respectent une norme dans la fabrication des chokes, voici les différents diamètres en mm auxquels correspondent les « cylindres de rétrécissement ».
L’incidence du choke sur la gerbe est différente selon qu’il s’agit de plombs, d’aciers ou d’autres substituts. Ces correspondances sont valables pour les fusils de calibres 10, 12, 16 et 20.
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Chaque choke peut être utile dans une situation précise. La majorité des chasseurs optent pour le full en espérant pouvoir tirer les oiseaux les plus éloignés, au risque de louper la grande majorité des gibiers qu’ils auront « dans leurs bottes ». Plus le chokage sera serré, plus l’exigence envers le tireur est grande.
Il s’agit de trouver la meilleure combinaison entre groupement de gerbes et distance moyenne de tir. On attend d’une cartouche qu’elle soit performante à une distance donnée. Pour obtenir de meilleurs résultats, la bonne cartouche doit être adaptée au bon choke.
Les gerbes varient tellement d’un choke à l’autre, d’une cartouche à l’autre voir même d’un fusil à l’autre qu’il faut exploité au maximum les capacités des chokes fournis. Le meilleur moyen pour trouver le choke qui correspondra au mieux à votre situation de chasse et à votre cartouche reste de cibler votre fusil.
Ces distances sont données à titre indicatif, comme nous ne cessons de le répéter, les résultats sont différents selon chaque cartouche, fusil et choke. Nous ne pouvons donc que vous conseiller d’effectuer des tirs d’essais sur cibles afin de trouver réellement quelle combinaison de choke/cartouche vous correspond.
Vous pouvez tout simplement n’essayer que votre modèle de cartouche favori à une distance de 35 mètres avec votre choke habituel ainsi qu’avec les modèles inférieur et supérieur.
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La firme transalpine Sabatti baptise son modèle Canardier, mais il s'agit de ce que les « huttiers » appellent depuis toujours un « canardouze ». C'est-à-dire un fusil juxtaposé à longs canons parfaitement parallèles, conçu pour le tir simultané de ses deux coups sur des oiseaux posés sur l'eau. Le canardouze ne convient d'ailleurs que pour cela.
Son poids, 5,280 kg ici sans la lunette installée par l'importateur (6,260 kg avec !), en rend l'usage impossible pour le tir au vol. L'engin expédie donc en une seule salve deux charges de billes d'acier 12/76 ou 12/89, soit de 64 à 84 g de grenaille.
Il est cependant bizarre que les deux canons de 81 cm de notre arme de test, équipés de chokes interchangeables intérieurs longs de 51 mm, aient été dotés d'embouts demi-choke et plein-choke « plomb ». Et non de deux embouts demi-choke « plomb », soit plein-choke « acier ». Cela éviterait les gerbes assez « surprenantes » observées sur nos cibles...
En revanche, le canon droit utilisé seul, donc en configuration plein-choke « acier », a produit des résultats tout à fait convaincants : que ce soit avec les munitions à grenaille d'acier (Fob ZH) ou avec celles à billes de cuivre doux (Fob Sweet Copper) employées pour nos tirs.
La prise en main excelle autant sur la poignée pistolet asymétrique de la crosse que sur le devant en « queue de castor ». Ensuite, la bascule paraît bien fine. Elle est établie aux cotes du calibre 12. Un autre point remarquable est la netteté, la franchise et même la douceur de la seconde détente lorsqu'elle est utilisée pour le déclenchement synchronisé des deux coups. Cette partie du mécanisme, cruciale pour un canardouze, a été étudiée avec grand soin. L'adaptation d'une lunette de visée de nuit avec réticule en U est également très appréciable, d'autant que le grain d'orge doré qui termine la bande s'avère trop fin pour permettre une visée correcte par faible luminosité.
La percussion, confiée à une classique batterie Anson, se montre puissante à souhait. Le double verrou inférieur massif chargé de solidariser l'énorme faisceau de canons avec le reste du fusil remplit scrupuleusement sa mission. à l'instar du gros extracteur et de la sûreté confiée à un poussoir sur la queue de bascule.
Côté finitions : le noyer de la crosse et du devant ignore presque toute idée de « veines ». Le ponçage à l'huile du bois l'assombrit sans réellement le valoriser. Le jaspage de la bascule en acier rappelle celui de l'ancien Robust 221 de Manufrance : version bas de gamme du mythique juxtaposé stéphanois. Cette bascule est dépourvue de la plus infime esquisse de gravure. Le traitement noir mat des canons, probablement très résistant à l'oxydation, se raye en revanche à la première occasion...
Le Sabatti Canardier est un pur « fusil-outil ». Rustre, basique, destiné à une frange d'utilisateurs qui n'en attendent que l'efficacité la plus extrême. Et là, le contrat est rempli. à condition cependant de toujours équiper les deux canons d'embouts demi-choke « plomb », soit, rappelons-le une fois encore, plein-choke « acier », dont il est incompréhensible que cet impressionnant fusil ne soit pas pourvu d'origine.
Le fusil est l’arme de chasse la plus polyvalente. D’ailleurs, si on ne devait avoir qu’une arme, il faudrait avoir un fusil ! Depuis la balle ronde en passant par la BRENNEKE, qui a ouvert la voie aux balles modernes, les balles de fusil existent sous des formes très variées, et sont souvent plus techniques que les balles de carabine.
Le couple fusil-balle peut être caractériel. Méfiez vous du vendeur qui vous dit: « Celle-là, c’est la meilleure ». Seul un essai sur cible en condition « stand » peut déterminer celle qui sera la plus précise.
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