La chasse au gros gibier est une pratique qui suscite de nombreux enjeux, allant de la gestion des populations animales à la sécurité des chasseurs et des autres usagers de la nature. Cet article explore les différentes techniques de chasse, en particulier l'utilisation du tree stand, et les défis liés à la gestion de la faune sauvage dans le contexte des Associations Communales de Chasse Agréées (A.C.C.A.) et des territoires de chasse.
Il est essentiel d'assurer une bonne organisation technique de la chasse, notamment sur les territoires loués par les A.C.C.A. Cela passe par le maintien de la tradition de la chasse aux chiens courants, permettant aux amateurs d'assister au travail des chiens dans les massifs forestiers et les territoires où les propriétaires des chiens ont les droits de chasse.
Les dégâts de gibier représentent un enjeu majeur, avec une enveloppe de 80 millions d'euros à l'échelle nationale. Chaque fédération doit autofinancer ces dégâts au monde agricole à partir de deux sources : le produit des bracelets et la contribution territoriale à l'hectare. L'évaluation des dégâts est réglée par une équation qui prend en compte la surface et la nature de la parcelle : pré, culture, bois…
Les quotas d'animaux sont attribués par territoire de chasse aux A.C.C.A., aux chasses privées et aux lots domaniaux. Voici une répartition des bracelets et des coûts associés dans le Doubs :
Le budget d'un chasseur peut varier entre 1 000 et 2 500 euros par an, incluant le permis de chasse, la carte d'accès au territoire, l'équipement (tenue, chaussures, munitions, armes), les frais de transport et ceux liés aux chiens.
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La sécurité est une priorité, avec une centaine d'accidents de chasse par an à l'échelle nationale, dont une dizaine sont mortels. Les fédérations de chasse font de gros efforts de formation sur la sécurité et les relations avec les autres usagers de la nature. À chaque battue, les consignes de sécurité sont systématiquement répétées.
L'effectif de chasseurs dans le Doubs a chuté de 30 % en 20 ans, passant de 10 000 en 2004 à 7 000 aujourd'hui. Pour enrayer cette baisse, des initiatives comme "Un dimanche à la chasse" sont organisées pour chasser les idées reçues et casser les préjugés. Le taux de féminisation à la chasse est de 5 % dans le Doubs, avec 15 à 20 % des nouvelles recrues étant des femmes.
La gestion de la faune sauvage est un sujet complexe, avec des enjeux spécifiques pour chaque espèce :
Le tree stand est une plate-forme d'affût portative qui offre une grande réactivité et souplesse d'emploi. Il se distingue des miradors classiques par sa mobilité et son adaptabilité. Installé et démonté rapidement, il permet de se positionner selon la configuration du territoire, les habitudes des animaux et les aléas de la météo.
Le tree stand est installé à une hauteur d'environ 3m50, en retrait des passages obligés et des lisières. L'installation peut se faire à l'aide d'une échelle légère ou de tree steps. La sécurité est primordiale : le port du harnais de sécurité est obligatoire, et il faut tester la solidité des tree steps avant de transférer tout son poids.
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Dans certaines communes, des conflits locaux peuvent entraver la pratique de la chasse à l'affût. Des sociétés de chasse dominées par une "mafia des battues" peuvent bloquer toute alternative qui remettrait en question leur mainmise sur la chasse locale. Il est urgent que les autorités prennent conscience de cette situation et favorisent une gestion raisonnée des populations de sangliers.
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